Le Prix Mind The Gap 2014

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Il faut innover pour aller plus haut. Alors j’ai décidé de créer mon propre prix littéraire pour l’année 2013 et de le reconduire en 2014  : Le Prix Mind The Gap 2014 qui sera remis au terme d’une année de lecture. 

Mais cette année le prix sera double :

1. Le prix Mind The gap
Le membre unique du jury est moi même dans toute sa splendeur et en toute modestie…
Les règles sont très simples, chaque fois que je publierai une chronique de livre sur ce blog (je ne parle ici  que des livres que j’ai appréciés un minimum ) j’indiquerai si le livre en question est en compétition pour le Prix Mind The Gap 2014,  en insérant le logo à la fin de l’article .

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Je sélectionnerai les livres que j’ai vraiment aimés et désignerai le lauréat fin 2014.
Je précise que seuls les auteurs vivants peuvent concourir car je compte bien envoyer le prix à l’éditeur du lauréat du prix…on va au bout des choses ou pas !

2. Le prix des lectrices du blog Mind The Gap
Parmi la sélection des livres en compétition, je vous demanderai de voter pour élire le lauréat des lecteurs et des lectrices.

Bien entendu, vous n’aurez lu que quelques livres dans la sélection alors le vote sera partiellement représentatif mais étant donné que le but n’est pas de concurrencer le Goncourt…

Je publierai la liste définitive des nominés début décembre, mais à ce jour, voici les livres qui rentrent en compétition :

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Rendez-vous bientôt pour la sélection complète et les votes de celles et ceux qui voudront bien participer.

Les lauréats du prix 2013 sont : Ici.

 

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Ce qu’il manque…

chien qui manque son coup

Quand on  n’ est pas malade, qu’on a un travail, un toit et une moitié qu’on aime on devrait pas se plaindre….on devrait avoir la banane permanente, bref être un peu imbécile heureux  et pourtant les choses ne sont pas si simples.

Hé oui, il y a un mal invisible à l’oeil nu et invincible au cœur  : le manque !

Le manque de quoi me direz vous ? Le manque tout simplement je répondrai car chacun le ressent différemment en fonction de sa personnalité , de sa sensibilité, de son chemin de vie.

Quand il est là, rien ne va, rien n’est possible, on passe à côté de tout, surtout de soi-même ce qui est embêtant car on n’a pas de seconde chance…ce qui est perdu est perdu (sauf si on est un peu bouddhiste au fond de soi ou un peu trop naïf). Mais quand il disparait, la vie est belle.

Alors il y a le travail, on a sa place dans la société…place bien étriquée car si demain je plante tout, après demain quelqu’un prendra cette place étriquée et dans quelques semaines (disons trois en étant optimiste)  on se souviendra à peine que j’étais à cette place là.

Dans une de ses chansons, Stromaé dit ceci :

 

Tu n’as pas sommeil

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Le froid, la soif, la dalle, t’as tout

Mais tu n’as pas sommeil

Ta mère, ta femme, ta fille, t’as nous

Mais tu n’as pas sommeil

Ton toit, ton taf, ta caisse, tes sous

Mais tu n’as pas sommeil

La vie, santé, bonheur

Avoue que tu n’as pas sommeil.

Ce qui crée le manque paradoxalement n’est pas ce que l’on n’a pas mais bien ce que l’on pourrait avoir et qu’on aura jamais. Rêver ne sert à rien sur le long terme, cela ne permet que d’évacuer la monotonie et la mélancolie….faut pas rêver, comme le dit le titre de l’émission…faut passer à l’acte !

David Foenkinos écrit ceci : « La vie est une machine à explorer notre insensibilité. On survit si bien aux morts. C’est toujours étrange de se dire que l’on peut continuer à avancer, même amputés de nos amours » . On arrive peut-être à  faire le deuil de certaines personnes de leur vivant, ça permet de gagner du temps pour la suite voire de se libérer. Par contre faire le deuil des amours mortes comme il dit, c’est une autre paire de manches.

« Plaisir d’amour ne dure qu’un moment,
Chagrin d’amour dure toute la vie. »

C’est ce que dit une très vieille chanson…très vieille, même ma grand-mère n’était pas encore née à l’époque…enfin je crois ! 

Vous trouvez sûrement que je pars dans tous les sens et que ce que j’écris est déprimant au possible…et bien tant pis j’avais envie de l’écrire, ça me manquait…alors c’est fait.

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Et une petite pensée de Rabelais pour terminer  :  » C’est grande pitié quand beauté manque à cul de bonne volonté »  Il avait un peu trop fêté les vendanges le François à mon humble avis…mais qu’a-t-il voulu dire?

 

Demons – Imagine Dragons

Voici  quatre garçons dans le vent…sauf que ceux-ci ne sont pas vraiment  des reliques et sont américains.

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Le groupe Imagine Dragons est apparu en 2008, un premier album est sorti en 2012 et le second album va arriver. Ils font partie du rock dit  » alternatif «  (si vous  ne voyez pas de quoi il s’agit, mettez vous au courant….)

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Ce titre   » Demons » est pour moi un peu le tube de l’été du printemps dernier. J’aime cette chanson là, tout simplement. Je ne comprends pas toutes les paroles, il y a des mots un peu trop compliqués pour moi ( déjà en français j’ai du mal alors en anglais…) mais ce n’est pas gai du tout comme texte, ça aborde la mort…

Alors, vous aimez ou pas ?

Oona et Salinger de Frédéric Beigbeder

oona et salinger

New York 1940 : Alors que la guerre a éclaté en Europe, la jeunesse dorée américaine traîne dans les bars branchés de la ville. Un soir, Jérôme David Salinger, 20 ans, alors écrivain débutant, croise le regard de Oona O Neill, 15 ans, fille du plus célèbre dramaturge du moment. Pour Salinger c’est le coup de foudre immédiat. S’en suit une histoire d’amour adolescente, qui débute en 1941, passionnée et difficile. Alors qu’Oona commence à se lasser de Salinger, ce dernier est mobilisé et part en Europe au combat. Oona abandonne son amour d’écrivain et part à Hollywood où elle rencontre Charlie Chaplin alors âgé de 54 ans. A ses 18 ans, elle se marie avec le cinéaste et restera son épouse jusqu’à la mort de Charlie. A priori, Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants…vraiment beaucoup (huit).

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Dans Oona et Salinger, Frédéric Beigbeder imagine leur rencontre, leur brève histoire d’amour, leur séparation pour faute de guerre  et les lettres que Salinger écrivit à Oona depuis la guerre, sans obtenir de réponses de sa belle…comme ici :

On ne décide pas de ressentir : on ressent ce qu’on peut, le cœur se sert de ce qu’il a en magasin, et le mien est encore gorgé de toi. Tu m’aides. Pas toi, l’idée de toi. Ton principe de bébé pur qui se plaint de tout et envoie des baisers salés sur les planches, de l’autre côté de l’Atlantique, sur fond d’orgue de Barbarie pourri. Tu n’étais pas une femme, tu étais un concept : l’amour impossible, perdu, l’amour gâché, une briseuse de cœur qui n’arrive pas à cesser d’attendrir. Tu m’as fait tellement de mal que je ne t’en veux pas, c’est insensé comme tu es forte, tout de même. Ton visage est devenu le masque de Dieu. Tu es sa doublure, une remplaçante pour une perfection supérieure, le reflet charnel d’une autre vérité. Ton front bombé, ton regard mouillé, ta voix sucrée, ton corps pur trompent ma soif de sainteté sous le ciel de métal en fusion.

Je le dis tout de suite, j’ai adoré ce roman, de A à Z, je l’ai dévoré. Beigbeder a osé inventer une histoire d’amour bien réelle entre un écrivain qu’il vénère (L’Attrape-cœurs, unique roman publié par Jerry Salinger et vendu à 35 millions d’exemplaires dans le monde est, selon Beigbeder, le livre qu’il a lu le plus grand nombre de fois) et une jeune fille que le tout New York des années 40 espérait séduire. D’ailleurs, je trouve que le livre rend bien plus hommage à Oona qu’à Salinger et cette histoire d’amour qu’on peut qualifier d’adolescente  m’a vraiment touchée.

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Voici Oona en 1942, lors d’essais cinéma, carrière qu’elle abandonna très vite après sa rencontre avec Chaplin.

Voici une photo de Salinger.

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Pour le lecteur qui comme moi n’est pas cultivé et peu au fait de la période 1940 à 1945 aux USA, Oona et Salinger est un enchantement. On y croise Truman Capote (qui resta ami avec Oona jusqu’à sa mort mais qui ne put rien faire malgré son nom, pour limiter la procréation du couple Chaplin…), Fitzgerald, Orson Welles, Hemingway. D’ailleurs, le chapitre relatant la rencontre entre Salinger et Hemingway est passionnant. Ils se livrent à un échange sur l’écriture foisonnant et drôle…

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Contrairement à ce que certaines critiques disent, Beigbeder est d’une sobriété jamais égalée dans Oona et Salinger : on sent qu’il aime ses deux héros et il parle beaucoup moins de lui dans ce roman que d’habitude. Croyez-moi sur parole, j’ai déjà lu six romans du lascar (et jeté deux autres très mauvais…) je sais de quoi je parle. Il fanfaronne juste un peu car il vient de se marier avec une belle nana qui pourrait être sa fille, mais c’est Beigbeder et puis il a l’air tellement amoureux qu’on lui pardonne ce transfert narcissique entre Salinger et lui…

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Il y a bien quelques passages où il s’éloigne un peu du sujet mais très peu…son écriture est humble et respectueuse.

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L’horreur de la guerre et le post traumatisme de Salinger qui en résulte est émouvant bien qu’un peu trop jeté en pâture par l’auteur. Salinger refusera toute sa vie de parler de la guerre et de témoigner sur le débarquement en Normandie, la libération de Paris et surtout la libération des camps d’extermination nazis). L’Attrape-cœurs célèbrera l’enfance ou l’adolescence et sa pureté face à la barbarie des adultes.

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On retrouve le coté sale gosse irrévérencieux et escroc de Frédéric Beigbeder mais ça me plait…les dialogues de ses personnages sont disons, parfois étonnamment modernes pour les années 40…ça va faire bondir les puristes et Galéa…

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De même, quelques pensées et aphorismes Beigbedéens sont bien présents mais encore une fois, il est à mon sens resté très sage. J’aime beaucoup ceux-là…

Seuls les vieillards s’intéressent au nom des fleurs : ils veulent connaître les plantes qui bientôt vont leur pousser dessus.

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Si la lune est ronde et jaune comme une rondelle de citron, c’est que toute la vie est un cocktail.

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Les silences sont moins embarrassants en bord de mer.

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L’amour est l’utopie de deux égoïstes solitaires qui veulent s’entraider pour rendre leur condamnation supportable. L’amour est une lutte contre l’absurde pat l’absurde. L’amour est une religion athée. Si c’est provisoire où est le problème ? La vie l’est aussi, après tout.

Voilà, je me suis régalé en lisant Oona et Salinger, je le conseille à tout le monde ou presque et je vais de ce pas me procurer L’Attrape-Cœurs, l’unique roman culte de Salinger et la biographie d’Oona sortie en 2010. Il est vraiment trop fort ce Beigbeder, je le déteste…

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Ce livre est sélectionné pour le prix Mind The Gap 2014.

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Merci à la jolie dame de Ragounite, de m’avoir offert ce livre.

Avant le départ…

Nostagie vacances.

Je ne sais pas pour vous mais bizarrement je n’aime pas le dernier jour avant les vacances ou même le jour du départ en vacances.

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Et pourtant je suis toujours prêt à lever le camp, à voir du pays et à bouger, c’est indispensable à ma vie, je ferais que cela (ou presque) si je le pouvais. J’ai des souvenirs impérissables de la Suisse, du Pays Basque, de la Corse, de la Bretagne, de Londres ou Venise. Lire la suite

Someone, Somewhere in Summer time – Simple Minds

chanson-du-jour.

Je propose à nouveau ici de découvrir ou redécouvrir des morceaux de musique que j’aime avec si possible des nouveaux artistes (pas aujourd’hui toutefois ) Je n’en proposerai qu’un par article afin que vous puissiez avoir le temps de l’écouter si vous en avez envie.

J’ai réécouté cet été ce titre de Simple Minds : Someone, somewhere, in summer time.
J’aime ce groupe écossais né en 1977, qui a connu un grand succès jusqu’à la fin des années 80. Le groupe est classé new wave, plutôt rock. Il existe encore mais depuis les années 90, il est bien plus confidentiel.
J’aime beaucoup cette chanson, une sombre d’histoire d’ombre…. et  de lumière; enfin pour ce que j’arrive à comprendre des paroles. Lire la suite

Au boulot !!

travailNB : j’ai programmé la publication de ce texte  pour demain, mais en modifiant l’article et en cliquant sur « publier », il est apparu immédiatement…pas grave, je comprendrai au fur et à mesure !

Allez j’inaugure un petit billet d’humeur en lien direct avec la rentrée…la rentrée c’est le boulot!

Non mais franchement, on nous rabat les oreilles depuis toujours  sur le travail…il faut travailler pour être heureux, rechercher l’épanouissement au travail . Moi je dis que tout ça est un ramassis de bêtises.

Il va s’épanouir au travail l’ouvrier à la chaîne, le maçon, le bureaucrate, le veilleur de nuit et j’en passe ? Non moi je suis d’accord avec Boris Vian.

Le travail est l’opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué. (Boris Vian)

 

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Lectures d’été (volume 1 )

 

Coucou, je suis donc  de retour ici pour la  suite des aventures de MTG sur la blogosphère. Il sera toujours question de livres, de musique, de textes mais aussi d’humeurs et de monologues et j’espère de rires…

Merci à Asphodèle et Syl pour le coup de main initial  sur WordPress, je m’approprie petit à petit l’administration du blog depuis cette nouvelle plate forme. Merci de votre indulgence pour la mise en page et la personnalisation du blog et des articles, ici c’est moins simple et convivial  que sur Over Blog, ça viendra petit à petit ! C’est pas assez coloré encore mais c’est un début.

Pour le moment, le copié collé des images ne marche pas comme sur Over Blog…alors pas d’images dans cet article…la publication sur FB ne marche pas non plus bien que programmée…et l’article a été publié avec 2 heures de retard…mais c’est pas grave !

N’oubliez pas d’indiquer votre e mail et de cliquer sur  « suivre » pour pouvoir être informés de la publication des articles.

En attendant la suite des aventures de MTG sur la blogosphère, je reviens en douceur avec un article sur mes lectures d’été !

A très bientôt !

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739819  Prince d’ Orchestre
de Métin ARDITI


(Merci à Soène la comploteuse de
me l’avoir offert)

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J’ai littéralement adoré ce roman.   Je ne connaissais pas du tout l’auteur et pour moi, c’est un raconteur d’histoire hors pair.  Prince d’ Orchestre raconte la vie et l’œuvre  d’Alexis Kandilis, un chef d’orchestre adulé, de renommée internationale, en plein succès au début du livre. Et puis, après un incident a-priori banal, où Kandilis s’en prend verbalement  à un musicien, le grand chef vacille.  On va assister à la chute d’un mythe et à une descente aux enfers vertigineuse, jusqu’à ce que…

Je suis hélas hermétique à la musique classique mais assez fasciné pour son univers et le roman de Métin ARDITI est celui, je pense, d’un amoureux de ce genre de musique. Mais surtout, c’est un récit bouleversant ou l’auteur démonte la mécanique du succès pour plonger le lecteur dans les abîmes de l’âme humaine. Ce chef d’orchestre, au départ énervant, narcissique et pervers devient  attachant et attendrissant au fil des pages.

Le style de Métin ARDITI est d’une fluidité particulière avec un vocabulaire simple et sans effets de style. On ne décolle pas de l’histoire du début jusqu’à la fin et même la conclusion du livre m’a étonnée. Un très beau livre et assurément un auteur que j’aurai envie de retrouver prochainement.

Prince d’Orchestre est sélectionné pour le prix Mind The Gap 2014

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photo-4684812-LNoces de Neige
de Gaëlle Josse


(Merci à Asphodèle la comploteuse de me l’
avoir offert)

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Après avoir adoré «  Nos vies désaccordées » et avoir été plutôt déçu par «  Les heures silencieuses », j’ai retrouvé avec plaisir et bonheur la grâce des mots de Gaëlle Josse.

Noces de neige est le récit de deux histoires d’amour en parallèle :

  • En 1881, une jeune femme  aristocrate russe rentre à Saint-Pétersbourg  après avoir passé l’hiver sur la Riviera française. Dans le train qui la ramène chez elle, elle pense à Dimitri, un jeune officier qu’elle aime sans que la réciproque soit vraie…
  •   En 2012, Une jeune femme  russe prend le train,  quitte la Russie pour fuir une vie rude et miséreuse et retrouver un jeune banquier Niçois avec lequel elle a échangé une correspondance par mail via un site de rencontre.

Ce roman est un vrai régal de lecture. C’est une histoire romanesque à souhait, magnifiquement ciselée par Gaëlle Josse, légère et profonde à la fois. Le train, la Russie, l’amour…on ne peut s’empêcher de penser à Anna Karénine…mais la comparaison s’arrête là. C’est un livre réussi et beau, tout simplement.

Vivement la lecture du prochain opus de Gaëlle Josse qui vient tout juste d’être publié. (Le dernier gardien d’Ellis Island).

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IMG_3584 (2)La vie en mieux
d’Anna Gavalda

 (Merci à belle-maman de me l’avoir offert)

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Ce que j’aime beaucoup dès le début avec Anna Gavalda, c’est qu’il n’y a pas de quatrième de couverture traditionnelle mais juste ceci «  Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n’en vivre aucune. ».

Et c’est un fidèle condensé de ces deux grosses nouvelles qui sont réjouissantes à souhait, tour à tour féroces et drôles, mais aussi  tendres et profondes.

La première, qui raconte un bout d’existence de Mathilde est dans la lignée de Billie, une lecture jouissive mais il n’y a pas vraiment de chute ce qui m’a laissé un peu sur ma faim malgré les éclats de rire répétés à la lecture.

La seconde, qui raconte un bout d’existence de Yann, se rapproche plus des grands romans dAnna Gavalda et je l’ai beaucoup aimée.

J’aime Anna Gavalda, et son nouvel opus est un bon cru !

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frank-andriat-jolie-libraire-dans-la-lumiere-9782220063959Jolie libraire dans la lumière
de Franck Andriat

(Merci à Cériat la comploteuse de me l’avoir offert)

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J’ai dévoré cette histoire qui est à la fois une histoire d’amour et une ode à la littérature.

Un matin, un homme passe devant une librairie, entre et découvre la jolie libraire en train de parcourir un livre qu’il finit par acheter à son tour. Sauf que le livre en question, raconte mot pour mot l’histoire de la libraire et une période difficile de sa vie passée. Sauf que cet homme n’est pas totalement étranger à cette histoire.

Jolie libraire dans la lumière est un livre original, délicat, soyeux, subtil…un vrai bonheur de lecteur et une petite perle d’écriture. L’auteur, Franck Andriat, rend un hommage tout à la fois romanesque et appuyé aux amoureux des livres, quels qu’ils soient. Ce n’est pas un livre tapageur mais une vraie douceur sucrée que je vous conseille pour cette rentrée.

Jolie libraire dans la lumière  est sélectionné pour le prix Mind The Gap 2014.

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Enfin , j’ai relu Le Confident, d’Hélène Grémillon, avec autant de plaisir que la première fois. Ce roman est mon livre préféré de mes découvertes 2014, et c’est l’article taquin et fouillé de Galéa qui m’a donné envie de le relire. Son article est ICI. Ma chronique est ICI.

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