Sauvages !

panda

Selon le W.W.F, entre 1970 et 2010, la moitié des animaux sauvages de la planète  ont été décimés (ou a été décimée?? ) par l’homme, directement ou indirectement.

Dans la même période soit 40 ans, la population mondiale a quasiment doublée  : le seul animal sauvage qui prospère est  l’homme, hélas…

Je dis hélas car l’homme est probablement le moins évolué et le plus crétin de tous les animaux sauvages. Il n’a toujours pas compris qu’il est le dernier maillon de la chaîne. Lorsque la nature meurt, les animaux meurent et lorsque les animaux meurent, l’homme meurt. Bien sur, tout ceci se fait à grande échelle, sur de très longues durées, alors on s’en tape. On sera morts et nos enfants aussi avant que le pire n’arrive. Par contre, pour nos petits-enfants et nos arrières  petits enfants…ce n’est peut-être pas de la science-fiction. De très sérieuses études montrent que si les abeilles disparaissaient, la vie s’arrêterait sur terre. Or les abeilles sont décimées, petit à petit…

Pitié pour les abeilles !
Pitié pour les abeilles !

Comment peut-on respecter la vie humaine lorsqu’on n’est déjà pas capable de respecter les forêts, les fleurs et les animaux?

Maintenant, la seule façon de préserver les animaux sauvages c’est de les enfermer dans des zoos où des millions de parents  se pressent avec leurs rejetons et s’extasient béatement devant les enclos, sans se rendre compte du paradoxe effrayant de la chose. Réfléchissons un minimum avant d’agir !

Avant, les animaux sauvages n’arrivaient pas à se reproduire en captivité alors que maintenant, il faut les mettre en prison pour les protéger !

Je ne parle pas des animaux de cirque, vaut mieux éviter d’être franchement désagréable, Je ne suis pas Galéa, j’ai  pas beaucoup de lecteurs alors je vais essayer encore d’en garder quelques uns…

Il y a quelques jours, on a  montré à la télévision l’image d’une colonie de  35000 morses, échouée (ou échoués?? ) sur une plage en Alaska  faute de banquise, cette dernière ayant fondue en raison des activités humaines. Et comme j’ai beaucoup pris l’avion ces quelques dernières années, j’ai vraiment pas de quoi être fier devant ce désastre. Je ne donne pas de leçons, je constate à quel point l’homme est stupide et égoïste.

C’est drôle mais en voyant ces morses, j’ai eu l’impression de voir les populations après le passage d’un tsunami…ils sont échoués  exactement de la même manière, si ce n’est qu’ils sont au milieu du chaos matériel et pas de la trompeuse quiétude d’une plage.

Un avant-goût de ce qui attend les générations futures à qui nous laisseront le soin de se démerder avec tout ça.

Mais terminons sur une pirouette : si la France est le pays d’Europe qui fait le plus d’enfants, c’est sûrement parce qu’on pense que ce seront des futurs  Prix Nobel comme Modiano et le professeur d’économie toulousain,  capables de résoudre le problème alors que nous avons un Q.I de bâton de dynamite made in China… (Nobel : dynamite : pirouette !! )

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Hollysiz : The Fall

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J’ai déjà présenté un titre de Hollysiz avant l’été. Il n’y a que quelques titres qui me plaisent sur l’ album , mais de très bons morceaux.

Celui-ci est mon préféré, il s’intitule The Fall….

C’est un morceau progressif, avec quelques nappes de synthé, discrètes, relayées par la guitare qui prend de plus en plus d’ampleur vers la fin du morceau !

J’adore ce morceau et vous ??  Vachement bien Hollysiz

Complicité…

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Voici ma participation aux plumes de miss Aspho sur le thème de la complicité avec les mots suivants à placer : Regard, secret, main, larrons, tiroir, drap, couverture, partager, (se) tramer, connivence, confident, bêtise, proche, rival, neige, empathie, ensemble , amants (au pluriel), nacrer, nomade, noir.

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Lorsque, dans le secret de notre alcôve, mes mains nomades effleurent le sommet de tes seins, les draps de soie s’écartent en toute connivence du chemin de mes phalanges.

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Les coussins observent, la couverture, jalouse, empathie.

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L’oreiller ne jouera heureusement pas au confident avec les autres, tous ces fâcheux qui nous banniraient s’ils savaient que tu n’as pas encore l’âge de voter.

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Tout d’un coup, tes mamelons n’ont pour rivaux que les pointes arrondies des moyennes montagnes lorsque la neige les nacre de toute sa quintessence.

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Ensemble, nous sommes les amants que les livres dans tes tiroirs cachés ne veulent partager, tellement notre amour est proche de celui des anges de chair et de béatitude.

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Lorsqu’un regard se trame, l’azur de tes iris adoucit le noir profond de mes corolles.

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L’amour est impossible ?  Bêtise ! La passion est friandise, son suc est gourmandise.  Son poison n’est qu’une incise qui réchauffe notre banquise existentielle.

logo plumes

La dernière conquête du Major Pettigrew d’ Helen SIMONSON

major

Ernest Pettigrew est un militaire anglais en retraite, élevé au rang de Major, ancien membre du bataillon du Royal Sussex Le vieux bonhomme vit dans la verte campagne anglaise, il est veuf. Il partage ses journées entre golf, thé, parties de chasse, thé, lectures, thé et promenades. C’est un homme de l’ancienne école, pour qui le bon goût et l’éducation comptent encore beaucoup, lesquels sont mis à mal par Roger, son escroc de fils.
Le hasard l’amène à fréquenter Madame Ali, qui tient l’épicerie du village. Elle est plus jeune que le Major d’une dizaine année, veuve également…et pakistanaise !
Ernest et Yasminah arrivent-il à s’aimer au sein de cette société anglaise conservatrice et hypocrite et à résister à la décadence du monde actuel ?

Ma chère Madame Ali, j’aurais peine à prétendre que vous soyez vieille. Vous êtes dans ce que j’appellerais la toute première fleur de l’âge de la maturité féminine. »
C’était un peu grandiloquent, mais il espérait surprendre un rougissement. Au lieu de quoi, elle rit de lui, aux éclats.
« Je n’ai jamais entendu personne se donner tant de mal pour appliquer, à la truelle, une telle couche de flatterie sur les rides et l’empâtement d’un âge mûr déjà très avancé, major, fit-elle. J’ai cinquante-huit ans et je pense avoir basculé bien au-delà de la fleur de l’âge. Tout ce que je puis espérer désormais, c’est de sécher dans un de ces bouquets de fleurs éternelles.
– Eh bien, j’ai dix ans de plus que vous, répliqua-t-il, j’en déduis que cela fait de moi un vrai fossile. »

C’est l’histoire que nous raconte Helen Simonson dans La Dernière Conquête du Major Pettigrew, avec beaucoup de talent, de brio et d’humour.

La quatrième de couverture fait référence aux livres de Jane Austen et pour une fois, ce n’est pas une argumentation commerciale et je le prouve.

  • Il y a une foultitude de personnages secondaires en plus des deux héros mais contrairement aux histoires de Jane, on arrive à suivre facilement dès le début.
  • C’est un pavé (500 pages écrites serrées) et les 100 premières pages sont, disons, assez soporifiques…
  • Il y a un bal, enfin une soirée anniversaire du club de golf du Major, qui d’ailleurs dégénère joyeusement.
  • Après le bal, les personnages se rapprochent et l’histoire devient petit à petit intéressante puis passionnante.

On imagine la fin de l’histoire qui forcément sera joyeuse !

Par contre, on n’est pas au dix-neuvième siècle, l’action se déroule à l’époque moderne et Helen Simonson confronte dans son livre, la tradition et le modernisme et aborde les questions du racisme, de la religion, de l’opposition entre villes et campagnes (entre autres…).

Mais le plus intéressant, c’est ce personnage du Major Pettigrew qui petit à petit va révéler son cœur et ses principes, pas si rigides qu’on pourrait le penser au départ vont révéler un homme d’une grande humanité.

C’est un livre à l’anglaise, fin, délicat, avec des répliques cinglantes et un humour comme je l’aime.

« – De nos jours, les hommes attendent de leur femme qu’elle soit aussi époustouflante que leur maîtresse.
-C’est atroce. Comment donc les distingueront-ils l’une de l’autre ? »

La Dernière Conquête du Major Pettigrew est une respiration qui se déguste lentement, comme une chiquette de Saint Malo. Il ne faut pas se presser et en apprécier toutes les saveurs.

Merci à Syl de m’avoir offert ce roman lors de l’opération « complot pour les 3 ans du blog ».

Macarons…

macaron solitude

Au fond, j’aurai passé une partie de ma vie à rechercher l’allégresse dans la dégustation de macarons. Je n’ai jamais vraiment compris leur poésie et peu de gens se rendent compte du potentiel érotique de ces gâteaux. Je mourrai sans en avoir percé les mystères, et à vrai dire, je ne cherche plus, je n’ai même plus l’envie de donner ma langue aux chats, fussent-ils des mignons minous.

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Je suis assise là, sur les berges du fleuve, avec mon ballotin de douceurs colorées et fondantes. Comme souvent, je regarde passer les bateaux-croisière pour les touristes pressés de rentabiliser leurs journées de vacances. Les péniches ont disparu, mon sourire aussi. Plus personne ne navigue excepté en eaux troubles.

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Lorsqu’il fait beau, je contemple le balai des traînées de kérosène laissées par les avions décidés à partir vers l’ailleurs. Suivant l’heure, les couleurs du ciel, du fleuve, des berges et des bâtiments en brique rose arrivent à être en parfaite harmonie. Ma petite joie est d’accorder ma dégustation de macaron aux couleurs du moment. Ce soir, c’est le violet qui domine, à défaut d’amour je me rabats  donc sur la mure.

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Je ne vais plus au bout du fleuve. Celui-ci se meurt dans l’océan et je n’ai plus envie d’arpenter les falaises embruyérées. Je les ai pourtant chéries, avant, lorsque l’une de mes amantes m’avait une nouvelle fois brisé le cœur. Avec le temps même la mélancolie se dépoétise. Je ne sais pas pourquoi j’ai renoncé si jeune à l’amour. Sait-on jamais vraiment de quoi sont faits nos renoncements ?

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Désormais, je laisse fondre la myriade de parfums, de confitures et de poudres d’amandes et puis je rentre chez moi respirer la brume de mes lectures. Puis je m’endors. Demain matin en me levant, J’aurai cinquante cinq ans et seul le pâtissier aura une pensée pour moi.

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Fera-t-il beau  demain ?

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PS: Merci à mes sponsors, Kleenex et Lexomil, pour leur fidélité et leurs encouragements.

C’est une belle journée de Mylène Farmer

chanson-du-jour

Cela fait une éternité que je n’ai pas proposé de chanson de Mylène Farmer.

J’adore celle-ci, intitulée « C’est une belle journée » où l’on retrouve tout l’univers de Mylène Farmer…une chanson très entraînante avec un texte très noir dont on n’a pas forcément conscience en écoutant la chanson…

Ce n’est pas une nouveauté ni une découverte mais juste un plaisir que de réécouter ce morceau-là.

Sur la dernière tournée, Timeless 2014, la version scène de cette chanson  était très spectaculaire avec une chorégraphie de robots industriels qui ont été humanisés de manière assez troublante…

Un beau souvenir de concert !

 

WordPress et moi – Bilan après un mois !

Pou pou pidou !
Pou pou pidou !

Chassé d’Over-Blog par la publicité, je suis arrivé ici il y a un mois environ, aidé par la Comtesse du Berry et miss Aspho. Au départ, ça cafouillait pas mal mais maintenant ça va…encore quelques bizarreries mais  je gère.

Voici le petit bilan du premier mois sur World Company…car ici c’est l’ Amérique, comme disait Tom !

  • Mais que m’arrive t-il ?? Je suis  enfin devenu une star en changeant de plate forme…c’est incroyable ! Presque 300 commentaires en un mois. Ha mince non c’est juste que mes réponses sont comptabilisées dans les commentaires ! Et puis, j’ai quitté OB avec 21 abonnés après 3 ans et me voilà avec 64 abonnés après un mois. Serais-je enfin  reconnu à ma juste valeur ? Ha zut, non, ils comptent mes amis Facebook. Le souci c’est que j’ai des amis que je ne connais même pas sur FB, certains sont issus de mon premier compte FB il y a longtemps, peut être ils sont morts…bref je suis dégoûté, j’y ai cru ! En fait j’ai 13 abonnés…bouh ! A votre bon coeur mesdames et messieurs…un petit abonnement à mon blog, ça coute rien et ce serait votre BA du jour…

  • Il faut être au top aux USA…alors j’ai le top 6 des commentateurs sur WP. Enfin le top 7 car le premier commentateur, très loin devant les autres  c’est moi-même…normal si vous avez suivi le premier point . Ceci dit, c’est vrai que je suis le seul blogueur qui parfois s’auto-commente et répond à son propre commentaire. En général, quand je publie et qu’après une demi-journée je n’ai toujours pas de commentaire, ça me met en rage alors j’en publie un. Donc, dans l’ordre voici les  top commentatrices  du premier mois que je remercie : Aspho, Syl, Malika, Somaja, Valentyne et Galéa.

  • Ha oui chose très américaine aussi, quand vous commentez je sais plein de choses sur vous…votre  IP, votre  Whois (que je sais même pas à quoi ça sert), je connais votre fournisseur d’accès et même votre région ! Je sais qu’Aspho est près de Nantes, que Soène est près de Lyon que Célestine habite à jyksbcddk  (je ne peux pas le dire, elle a trop d’admirateurs…)  etc ! Big brother est là ! Bon quand même, je suis déçu car en fait, si je pouvais juste  avoir les mensurations des commentatrices, je préférerais mais bon on ne peut pas tout avoir… (noter sur mon agenda du jour : prévoir claque   à la maison dès lecture de cet article par qui vous savez…)

  • Et je peux vous censurer à ma guise : qu’on puisse modérer les commentaires, supprimer, black-lister soit. Mais je peux changer des mots, rajouter des phrases si vous n’êtes pas politiquement corrects dans vos propos. Par exemples , si Jean-Charles (au hasard)  venait à insérer une « couille » dans un commentaire, je pourrais la transformer immédiatement en testicule. idem pour une b..e, je pourrais en faire une  v…e (Mo Mo Motus….)

En résumé, je suis bien  ici sur WordPress, c’est pas une plate forme de loser, c’est Hollywood sans le chewing gum !   Et le blog est reparti comme avant !! Youpi !! Restez connectés sur le blog de Mind The Gap, le meilleur blog que vous connaissez (que même les américains ils en ont pas un comme ça ) !

Charlotte de David Foenkinos

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Charlotte Salomon est née en 1917 à Berlin, elle est juive et issue d’une longue lignée familiale de suicidés, dont sa propre mère. Artiste peintre talentueuse, elle doit renoncer au premier prix des beaux-arts en 1938 car elle est juive et que nous sommes en Allemagne où un ancien recalé aux beaux-arts a pris démocratiquement le pouvoir depuis 5 ans. En 1939, les persécutions antisémites s’aggravent et Charlotte se résigne à partir retrouver ses grands parents réfugiés à Nice. Elle laisse alors son père Albert, sa belle-mère, Paula et l’amour passionnel de sa vie, l’excentrique Alfred qui sur le quai de la gare lui murmurera ce message d’adieu:  » Puisses-tu ne jamais oublier que je crois en toi ». En 1940, elle commence à peindre de manière effrénée et lorsque la France est occupée à son  tour, elle comprend l’urgence d’achever son oeuvre, l’oeuvre d’une vie. C’est chose faite en 1942. Charlotte Salomon a créé une « pièce de théâtre de tableaux » peints à la gouache, accompagnés de textes et même des morceaux de musique ou chansons qu’elle fredonnait en peignant. Cette oeuvre totalement autobiographique,  » Leber oder Théater » est confiée à l’un de ses amis à qui elle dira :  » C’est toute ma vie «   En 1943, âgée de 26 ans, Charlotte meurt à Auschwitz. « Vie ou théâtre »  est aujourd’hui conservée par le musée juif d’ Amsterdam, elle a été exposée dans le monde entier et publiée dans de nombreuses langues. Quelques mois avant sa mort, Charlotte Salomon disait ceci :

charlotte salomon 2
Auto-portrait de Charlotte Salomon

« J’étais tous les personnages dans ma pièce.
J’ai appris à emprunter tous les chemins.
Et ainsi je suis devenue moi-même. »

Mais quelle mouche a piqué David Foenkinos, pour écrire cette biographie romancée de la vie tragique de Charlotte Salomon? Simplement la rencontre de deux artistes. Il découvre un jour dans un musée l’exposition de  » Vie ou théâtre  » et il a tout de suite l’impression de connaître cette oeuvre, cette artiste…il dira  » j’ai enfin trouvé ce que je cherchais ».

A partir de là, Foenkinos part à la recherche de Charlotte, de manière quasi-obsessionnelle et après plusieurs tentatives, il parviendra à écrire  » Charlotte ».

Ce livre m’a interpellé, bouleversé, choqué même. C’est, je crois, le livre qui montre le plus le lien étroit existant entre la souffrance et la création artistique. Charlotte a peint pour repousser la mort…ce qu’elle est parvenue à faire. Repousser durablement la barbarie Nazie était impossible pour cette jeune femme. D’ailleurs, comment ne pas se demander 70 ans après , comment des êtres humains pareils ont-ils pu exister? Et comment d’autres êtres humains, infiniment plus nombreux qu’eux, n’ont-ils pas pu, pas su, pas voulu les arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Ce n’est pas le sujet du livre de David Foenkinos, mais c’est la question posée en filigrane.

Et puis dans « Charlotte », David Foenkinos a pris un vrai risque. Il sort de ses histoires habituelles dont j’avais fini par me lasser. Il laisse la facilité pour écrire un récit implacable, sobre, juste, sans aucune fioriture et sans la moindre pirouette.

Visuellement, on dirait un poème de 230 pages. Il n’en est rien, c’est un récit romanesque mais Foenkinos s’est imposé (il explique pourquoi dans le livre) de ne faire que des phrases de moins d’une ligne : une ligne de texte, un passage à la ligne.

Le romancier réussit parfaitement son coup, il nous transmet son amour pour Charlotte Salomon, sa détresse devant cette vie d’une tristesse crasse,  presque son obsession  pour cette jeune femme dont le seul crime était d’être juive en 1940. J’ai déjà repéré une biographie de Charlotte, quant à son oeuvre, l’édition française se trouve sur Internet à 170€…espérons que le succès du livre de David Foenkinos permette une réédition.

charlotte salomon 1
Leber oder théater

Vous aurez compris que ce livre est un gros coup de coeur, il m’a vraiment touché, secoué,  séduit, apaisé et  excité en même temps.

Un romancier qui raconte la vie d’un autre artiste est une chose banale dans la littérature, les horreurs du nazisme ont été contées des milliers de fois, mais « Charlotte » est unique, c’est un cri d’amour sincère et inspiré  d’un être humain pour un autre être humain.

« Charlotte » est enfin une ode à la création artistique :

 » Il lui fallait pour quelque temps disparaître de la surface humaine, et pour cela consentir à tous les sacrifices, afin de recréer des profondeurs de son être son univers ».

Disparaître de la surface humaine…

Charlotte de David Foenkinos est sélectionné pour le prix Mind The Gap 2014. (et accessoirement, apparait dans la première sélection du prix Interallié, la deuxième sélection du Renaudot et la deuxième sélection du Goncourt. On croise les doigts)

Pric-MTG-2014-

Vitalic : Poison Lips.

chanson-du-jourJ’ai entendu cette chanson juste avant l’entrée sur scène d’ Indochine, lors de leur dernière tournée. Le son est alors  monté dans le Zénith et l’ambiance avec…

L’artiste  s’appelle Vitalic, il a déjà produit 3 albums électro, avec synthétiseur omniprésent. Il est influencé entre autres par Laurent Garnier et Jean-Michel Jarre (qui a influencé des centaines d’artistes électro dans le monde entier).

Ce morceau, Poison Lips rappelle les sonorités disco et funk de la toute fin des années 70 voire  début des années 80.

C’est à écouter avec des écouteurs en en montant un peu le son…j’aime !

Petits bonheurs du jour…bonheur toujours??

bonheur gif

J’ai été tagué par la fougueuse jument verte, alias Valentyne , alors je me soumets , craignant un retour de sabot.

Il s’agit de noter pendant 3 jours consécutifs, 3  petits bonheurs soit 9 en tout. Ce serait sympa également avec 9 lose ou petits malheurs du jour…alors je ne tague personne mais si quelqu’un veut s’y atteler….

Mercredi 24 septembre 2014

  • Lire au soleil dans le jardin après le déjeuner, avant de retourner bosser
  • Me mettre sous la couette dans la chambre fraîche tout contre la Douce (fraîche aussi d’ailleurs 😀 ) juste avant de dormir
  • Entendre une chouette hululer au loin

Jeudi 25 septembre 2014

  • Aller chez Gibert essayer de dénicher des livres d’occasion de la rentrée littéraire ( raté pour cette fois-ci)
  • Manger du chocolat
  • Découvrir que Christine And The Queens est l’invitée du Grand Journal sur Canal

Vendredi 26 septembre 2014

  • Faire une bonne sieste alors que les autres travaillent ou sont dehors à profiter du soleil
  • Découvrir un commentaire sur mon blog qui met en pièce Oona et Salinger de Frédéric Beigbeder, livre que j’ai beaucoup aimé
  • Boire la dernière bière bretonne rescapée des vacances avant que la fraîcheur ne perce.

Alors, elle est pas belle la vie ??

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