Complicité…

mamelon 1

Voici ma participation aux plumes de miss Aspho sur le thème de la complicité avec les mots suivants à placer : Regard, secret, main, larrons, tiroir, drap, couverture, partager, (se) tramer, connivence, confident, bêtise, proche, rival, neige, empathie, ensemble , amants (au pluriel), nacrer, nomade, noir.

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Lorsque, dans le secret de notre alcôve, mes mains nomades effleurent le sommet de tes seins, les draps de soie s’écartent en toute connivence du chemin de mes phalanges.

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Les coussins observent, la couverture, jalouse, empathie.

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L’oreiller ne jouera heureusement pas au confident avec les autres, tous ces fâcheux qui nous banniraient s’ils savaient que tu n’as pas encore l’âge de voter.

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Tout d’un coup, tes mamelons n’ont pour rivaux que les pointes arrondies des moyennes montagnes lorsque la neige les nacre de toute sa quintessence.

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Ensemble, nous sommes les amants que les livres dans tes tiroirs cachés ne veulent partager, tellement notre amour est proche de celui des anges de chair et de béatitude.

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Lorsqu’un regard se trame, l’azur de tes iris adoucit le noir profond de mes corolles.

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L’amour est impossible ?  Bêtise ! La passion est friandise, son suc est gourmandise.  Son poison n’est qu’une incise qui réchauffe notre banquise existentielle.

logo plumes

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60 réflexions sur “Complicité…

  1. dimdamdom592013

    Nuit torride, les draps doivent encore s’en souvenir 🙂
    C’est très poétique, tu semble dire que tu as fait n’importe quoi, moi je dirais comme je le dis sur mes blogs « Le pouvoir des mots est immense, du sublime au ridicule ils font notre destinée ».
    Bises amicales.
    Domi.
    Je me permets de laisser mon lien ici car j’étais très en retard pour la publication et que je sais par expérience que rares sont les gens qui vont rechercher le lien sur le blog d’Aspho!!!
    http://dimdamdom59.apln-blog.fr/2014/10/25/complicite-cesse-lamour-sevanouit/

  2. Chalut !
    Moi, j’ai l’esprit qui divague.
    J’imagine ce que la couverture pourrait raconter, furibarde, à ses copines le jour où elle serait conduite à la laverie.
    Bon dimanche !

  3. On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans.
    – Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
    Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
    – On va sous les tilleuls verts de la promenade.

    Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
    L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;
    Le vent chargé de bruits – la ville n’est pas loin –
    A des parfums de vigne et des parfums de bière…

    II

    – Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon
    D’azur sombre, encadré d’une petite branche,
    Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond
    Avec de doux frissons, petite et toute blanche…

    Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.
    La sève est du champagne et vous monte à la tête…
    On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
    Qui palpite là, comme une petite bête…

    III

    Le coeur fou Robinsonne à travers les romans,
    Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,
    Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
    Sous l’ombre du faux col effrayant de son père…

    Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
    Tout en faisant trotter ses petites bottines,
    Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif…
    – Sur vos lèvres alors meurent les cavatines…

    IV

    Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.
    Vous êtes amoureux. – Vos sonnets La font rire.
    Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.
    – Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire… !

    – Ce soir là,… – vous rentrez aux cafés éclatants,
    Vous demandez des bocks ou de la limonade…
    – On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
    Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.

    Arthur Rimbaud

    29 septembre 1870

    1. Il est parfait ce poème pour aller dans le sens de tous les commentaires précédents. je ne pensais pas trouver du Baudelaire et du Rimbaud à l’occasion de ces plumes…comme quoi.
      Je suis plutôt hermétique à la poésie en général , mais ce texte est simple, beau et je trouve finalement assez moderne…
      Merci de ta visite !

  4. sous les galets

    ouai ouai ouai…fais gaffe Fredo déteint sur toi MTG (à moins que ce ne soit Nabokov, mais je pencherai plus pour Fred)…Tu as drôlement bien amené le subversif dans l’érotique quand même…;-) allez bravo à toi
    Bon dimanche

    1. Comment ça Galinette, tu veux dire que j’ai plus une tête à lire du Beigbeder plutôt que le classique de Nabokov?
      Pfffff. Le pire c’est que c’est vrai… 😀
      j’aime bien le subversif en général !
      Merci de ta visite…

  5. Très réussi 🙂
    J’aime particulièrement le dernier paragraphe et ses rimes 🙂
    Cela m’a donné envie de fredonner Gainsbourg et son exquise esquisse, délicieuse enfant… »
    Bon weekend 🙂

  6. Bien troussé ; j’aime beaucoup les couvertures, cousins et linges de maison qui assistent et accompagnent….
    pour les mots « imposés, disons que l’amour est un égoïsme qui se partage, et tant pis si l’empathie en pâtit.

      1. Lolita, le livre sulfureux par excellence, sordide apologie de la pédophilie ? ou œuvre d’écriture géniale sur un amour impossible et dévorant ? La question n’a jamais été tranchée.
        Mais le livre vaut d’être lu. Ne serait-ce que pour te faire ta propre idée…

  7. Mais mais Mindounet, j’en suis toute z’émue !!! 😆 C’est très joli cette version du « paradis des amours enfantines », enfin adolescentes dirons-nous… Je vois qu’empathie ne t’a pas inspiré non plus… Bravo pour le détournement, c’est mieux que de ne pas le mettre du tout !!! Bises, gai luron…

    1. Merci…tu dois parler d’une référence littéraire mais je ne la connais pas ! Oui les amours adolescentes ou juste après l’adolescence peuvent être poétiques ou pas du tout…ça dépend des protagonistes ! Empathie m’a embêté et larrons encore plus, pas envie de mettre les larrons en foire alors je l’ai éjecté (et j’ai respecté le règlement en plus…)
      Bises !

      1. Et qu’elle référence littéraire, de mon poète préférence !

        Dis-moi ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe,
        Loin du noir océan de l’immonde cité
        Vers un autre océan où la splendeur éclate,
        Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
        Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe ?

        La mer la vaste mer, console nos labeurs !
        Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
        Qu’accompagne l’immense orgue des vents grondeurs,
        De cette fonction sublime de berceuse ?
        La mer, la vaste mer, console nos labeurs !

        Emporte-moi wagon! Enlève-moi, frégate !
        Loin! Loin! Ici la boue est faite de nos pleurs !
        – Est-il vrai que parfois le triste coeur d’Agathe
        Dise: Loin des remords, des crimes, des douleurs,
        Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?

        Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
        Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,
        Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,
        Où dans la volupté pure le coeur se noie !
        Comme vous êtes loin, paradis parfumé !

        Mais le vert paradis des amours enfantines,
        Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
        Les violons vibrant derrière les collines,
        Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
        – Mais le vert paradis des amours enfantines,

        L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
        Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?
        Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
        Et l’animer encore d’une voix argentine,
        L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?

        Les Fleurs du mal – Spleen et Idéal – Charles Baudelaire

    1. Un jour j’ai entendu Jean DORMESSON dire qu’un écrivain, c’est quelqu’un qui invente ses souvenirs. Je trouve cette formule géniale.
      Ceci dit, je te rassure si besoin était, je ne me prends pas pour un écrivain, pour moi c’est cuit !!

      1. tututut y a que les carottes qui sont cuites mon cher monsieur quand à la formule elle est du meilleur effet effectivement.
        Il faudra que je me penche un jour sur un livre de ce monsieur je me le dis souvent sans le faire.

    1. Ben non…le jeune homme est certainement mineur lui aussi…le premier amour adolescent…ou pas 😀
      Je n’ai toujours pas vu Lolita en film, il faudrait quand même, je n’ai pas lu non plus le livre qui a inspiré le film!
      Bises madame …c’est hot ici !! 😀

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