La solitude des soirs d’été d’ Anaïs Jeanneret

solitude des soirs d'été

A paris, un soir de vernissage dans le beau monde, Louis et sa petite amie Lucy, croisent Richard et Alda. Alors qu’ils conversent au milieu du brouhaha, Alda, la quarantaine passée, invite le jeune couple âgé d’une vingtaine d’années, à venir passer des vacances dans sa maison provençale. Louis, qui essaye d’écrire son premier roman est troublé par Alda, il n’ose lui dire oui, mais Lucy accepte l’invitation. Au cœur de l’été et de la Provence, un jeu troublant du chat et de la souris va se mettre en place.

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Je ne connaissais pas Anaïs Jeanneret et c’est la quatrième de couverture qui m’a fait remarquer ce livre à la librairie.
Le récit de « La solitude des soirs d’été » est sobre, élégant avec des éclairs mélancoliques qui trouent les nuits étoilées décrites dans le livre.
 » On se retire du monde avec l’espoir d’éloigner les fantômes. Alors on s’égare, on ne sait plus qui on est. Et on devient soi-même un fantôme. On avance à tâtons. C’est à peine si l’on se souvient d’avant. »

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Le thème central développé par Anaïs Jeanneret est l’amour : « Finalement, dans une vie, il n’y a que quelques rencontres marquantes. Nous ne sommes que deux ou trois moments, le reste part en fumée ».

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La solitude des soirs d’été est un roman qui joue la carte du chaud et du froid. Le chaud de la Provence et le froid de l’âme humaine. L’univers du livre m’a fait penser, peut-être à tort, à celui de Bonjour tristesse et des romans de Simonetta Gréggio.
Mais en moins bien abouti car je n’ai pas été subjugué par l’intrigue peu fouillée ni par le style de l’auteur, assez conventionnel et plutôt lisse.

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Le roman d’Anaïs Jeanneret est un bon moment de lecture, sans plus, et un joli portrait de femme insaisissable.
« Alda représentait ce monde romanesque à travers lequel je l’étais souvent évadé de ma vie, celle où les enfants criaient et n’étaient jamais sages, où les femmes, charnelles jusque dans leur lassitude, ne cachaient rien de leurs peurs ni  de leurs pleurs, cette vie où les hommes montraient trop volontiers leurs biceps. Dans ce monde rêvé, les héroïnes égarées dans leurs existences ignoraient les ravages qu’elles faisaient dans le cœur des hommes. Elles passaient, insaisissables et bouleversées. Irrésistibles. »

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Un grand merci et un gros bisou à Célestine, la comploteuse, qui m’a offert ce livre

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