Blog en pause because holidays !

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Hello les ami(e)s,  demain soir je suis en congés , et jeudi nous partons en vacances la Douce et moi.

Le blog est donc en pause, réouverture du bar , dès le 9 juillet…pour presque toute  la période estivale (en attendant les prochaines vacances début septembre).

Rendez-vous donc très vite, pour la suite des aventures et les cocktails  d’été.

Et d’ici là, à tous et toutes,

pace e saluté !

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Georges Sand, Jean de la Roche et moi…

sandDe George Sand, (de son vrai nom Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant) je connaissais seulement des passages de ses correspondances avec Alfred de Musset et quelques bribes  de sa vie , notamment son côté avant-gardiste et défenseur de la femme.

Aujourd’hui j’en sais davantage, depuis que j’ai visité sa demeure située dans le fin fond du Berry, à Nohant-Vic. J’ai pu voir le parc où elle se promenait, la cuisine ou les domestiques s’affairaient sur l’un des premiers fourneaux modernes de l’époque.

nohant

Mais surtout, j’ai pu voir la chambre bleue, où elle dormait, la chambre où Chopin résidait et composait lorsqu’ils se fréquentaient , et ce boudoir de poche dans lequel George Sand écrivait, frénétiquement, souvent tard le soir.

Et j’ai appris que George Sand écrivait énormément, un peu à la chaine, pour gagner de l’argent afin de parvenir à son indépendance financière et divorcer de son mari de l’époque. Une auteur qui a rencontré le succès dès ses premiers écrits, (le premier signé sous son pseudonyme date de 1832, celui  sous son nom initial  de 1829)  et  qui pouvait publier de 1 à 5  livres par an en comptant tous les genres littéraires auxquels elle s’intéressait, une auteur qui semble t-il  écrivait en deux temps et trois mouvements des livres parfois  à la commande…

George Sand était également journaliste et critique littéraire, elle a fréquenté tous les grands noms  de son époque en terme de littérature, notamment à Paris où elle résidait la moitié de l’année.

Et lorsqu’elle était  au château de Nohant-Vic, comme malgré tout , on s’ennuyait le soir dans ce coin perdu de la France , surtout l’hiver, les habitants avaient créé  deux théâtres, l’un de personnages réels, avec scène, décors, costumes,  et l’autre de marionnettes.

nohant bis

Et bien entendu, j’ai eu envie aussi de découvrir l’un des 85 romans publiés de George Sand…et parmi ce vaste choix, la Comtesse du Berry, lointaine parente de la Baronne  Dudevant, m’a offert Jean de La Roche, paru en 1859.

Jean est un jeune comte sans fortune. De retour de Paris après une vie dissolue, il revient au domaine familial, situé en Auvergne, vit avec sa mère,   et  tombe éperdument amoureux de Love Butler, une énigmatique jeune fille  anglaise de 16 ans, en villégiature dans ce coin perdu d’Auvergne.

« Elle était remarquablement jolie… Sa personne offrait des contrastes et de ces contrastes naissait précisément une harmonie charmante. Elle était plutôt petite que grande, mais elle paraissait grande ; cela provenait de la délicatesse de sa face, de l’attitude élancée de son cou, et de la ténuité élégante de ses formes, à la fois rondes et allongées. Elle me rappela certains bronzes antiques, plutôt égyptiens que grecs, qui semblent avoir servi de type à une époque de la statuaire française… Elle pouvait se passer d’avoir un joli visage. Sa personne seule constituait une beauté de premier ordre. »

Jean se fait accepter par le père de Love et Love elle même, qui lui promet alors de l’épouser. Mais Love à un jeune frère, Hope, lequel est jaloux compulsif de Jean et se met à dépérir tragiquement…jusqu’à ce que sa soeur revienne sur sa parole, ayant juré à sa mère sur son lit de mort, de s’occuper du bonheur de son père et de son frère.

Fou de chagrin, Jean de la Roche, part courir le monde et revient cinq ans plus tard, guéri…mais guérit-on de se genre d’amour?

« J’avais vingt-sept ans, et je vivais avec cette blessure, qui saignait de temps en temps d’elle-même, et que de temps en temps aussi je rouvrais de mes propres mains, pour ne pas la laisser guérir. »

Au début du livre, j’avoue avoir eu du mal avec les mots de George Sand, les imparfaits du subjonctif et le coté plutôt descriptif. L’histoire est longue à se mettre en place.

Et puis, peu à peu, les personnages prennent corps et ils sont très accrocheurs, les sentiments prennent place et la passion est présente tout le long du récit. Car, oui il s’agit d’une histoire passionnelle et George Sand, était l’une des rares auteurs de l’époque  (et même d’autres époques) à encenser la passion amoureuse, à encourager la femme à la vivre pleinement.

Le récit est rythmé jusqu’à la fin, avec en prime un joli portrait naturaliste de la campagne française et de certaines classes sociales de l’époque, avec en filigrane la question de l’érudition et de l’éducation.  Il y a au final beaucoup de romanesque, un peu de romantisme et un rappel du message favori de l’auteur sur la condition de la femme et le mariage d’amour ou de raison.

Et comme ce livre a été choisi et offert  par Syl (que je remercie et embrasse à cette occasion), pour celles qui la connaissent, vous devez avoir une petite idée de la fin du livre que je ne dévoilerai pas, mais sachez néanmoins que  cela ne se termine ni en  suicide collectif ni en bain de sang.

Au final, j’ai pris du plaisir à découvrir Jean de la Roche, ce titre peu connu de George Sand (il y en beaucoup vu la masse de livres publiés)  qui m’a replongé dans une histoire d’amour tourmentée comme je les apprécie.

jean de la roche

Morcheeba : Otherwise

chanson-du-jour

C’est à l’époque Laure, une ancienne (et peut être future)  blogueuse qui m’avait conseillé ce groupe anglais : Morcheeba.

J’avais écouté quelques titres et j’avais beaucoup aimé. Je viens de me mettre plus sérieusement à découvrir leur univers et celui de la chanteuse originale du groupe : Skye Edwards. En effet, il y a eu 4 chanteuses différentes au cours du temps, et Skye a fini par revenir dans le groupe.

J’adore ce style de musique, planante, de type chillout ou lounge avec des tendances pop, et surtout j’aime la voix de la chanteuse…

Ecoutez et profitez…le titre s’appelle Otherwise, il date de 2002 !

Béa-titude

kerguelenÎle de Kerguelen, terres australes françaises, 02 novembre 2013.

Croyez-vous comme le prétendent les censeurs que la passion ne soit qu’une onde bienfaisante poussée à son paroxysme,  toujours  vouée à l’échec?

Confirmez-vous que si elle  permet de transformer un coup de foudre en éclairs, sa flamme  permet seulement à l’homme de naviguer à l’aveugle dans l’inouïe profondeur de son vide intérieur ?

Pensez-vous que la passion se subisse et entraîne l’être humain vers des ténèbres  où seul le manque éclaire les souterrains boueux  menant à son âme en peine ?

Croyez-vous que la solitude du passionné ne soit qu’une angoisse de la perte imminente de l’autre qui  l’oblige alors à répéter sans cesse l’acte d’amour pour avoir retarder l’échéance de sa déchéance?

Estimez-vous que l’acte d’amour sans cesse répété condamne les amants à l’errance, comme si aucune rue ne donnait jamais sur aucune porte ?

Détrompez-vous, l’acte d’amour passionné peut être apaisant et exaltant, il suffit de le pratiquer régulièrement, plusieurs fois par jour, dans un silence verbal absolu et une hystérie frénétique, pour oublier le temps qui sévit et  la vie qui  se tend.

Je sais de quoi je parle, à toute heure et dans toutes les positions je me donne à lui, je m’abandonne à lui, et me plonge dans la couleur obsidienne de ses yeux.Juste lui et moi.

Je l’aime débout, sur ma couche, assise, c’est selon nos humeurs mais je préfère l’aimer à genoux, la bouche entièrement offerte , presque béate de satisfaction et sans aucune ambivalence.

Ne soyez pas choqués, comprenez-moi : Seule la musique sacrée de ses gémissements ensanglantés me parle. Je veux qu’il me prenne dès qu’il le désire et autant qu’il le désire,  qu’il rentre au plus profond de moi, de la rosée du petit matin au clair de lune en sonate.

Je veux me laisser totalement pénétrer et pouvoir jouir en paix.

Ne soyez pas choqués, ne me jugez pas, vivez pleinement vos vies et vous transformerez les orages en lacs paisibles et reposants.

Sœur Béatrice, Monastère de la Désolation.

Note de l’auteur : il n’y a aucun monastère aux Kerguelen, mais Soeur Béatrice existe vraiment, c’est la belle du Seigneur…nonne-sexy 1

Première publication : 2 novembre 2013.

les préférés des français…

gif danse 3Un sondage BVA est paru en mai dernier, concernant la chanson française.On a demandé à plus de 1000 personnes représentatives de la population française (hommes et femmes, jeunes et vieux, Sud et Nord, pauvres et riches…etc) de désigner parmi une liste de 20 ou 30 , leurs chansons, chanteurs et chanteuses préférés de tous les temps.

Et voici le top 15 des 3 catégories, les médias n’ayant parlé que des 3 ou 5 premiers, j’ai trouve intéressant d’aller plus loin !

Les 5 chansons préférées de tous les temps: (taux de chanteurs morts : 40%)

  1. Mistral gagnant de Renaud
  2. Ne me quitte pas de Jacques Brel
  3. L’aigle noir de Barbara
  4. Les lacs du Connémara de Michel Sardou
  5. Là-bas de Jean-Jacques Goldman.
  6. La montagne de Jean-ferrat
  7. Je te donne de Jean-Jacques Goldman
  8. Petite Marie de Francis Cabrel
  9. L’hymne à l’amour d’Edith Piaf
  10. Comme toi de Jean-Jacques Goldman
  11. Amsterdam de Jacques Brel
  12. L’auvergnat de Georges Brassens
  13. Papaoutai de Stromaé
  14. Le France de Michel Sardou
  15. La bohème de Charles Aznavour

Je trouve que c’est mérité pour Renaud, qui ne peut être sensible et troublé en l’écoutant? Là-bas n’est pas ma chanson favorite de Goldman mais elle est emblématique de sa carrière. Rien à dire pour les autres, ils sont des monuments. Seul  jeune chanteur : Stromaé. Les femmes plébiscitent Ne me quitte pas…

Les 15 chanteurs préférés de tous les temps (taux de chanteurs morts 33%)

  1. Jean-Jacques Goldman
  2. Jacques Brel
  3. Georges Brassens
  4. Jean Ferrat
  5. Renaud
  6. Michel Sardou
  7. Stromaé
  8. Calogéro
  9. Serge Gainsbourg
  10. Johnny Hallyday
  11. Francis Cabrel
  12. Daniel Balavoine
  13. Florent Pagny
  14. Charles Aznavour
  15. Patrick Bruel

Goldman reste le chanteur quasi universel et inter générations, même s’il ne fait plus rien depuis 15 ans ( denier album sorti en 2001…), et aussi la personnalité préférée des français ou du moins l’une des 3. Apparaissent  Ici Ferrat et Brassens qui sont aussi des monuments et qui ont conservé leurs fans. Dans la jeune génération, Stromaé et Calogéro. A noter que c’est Brel qui remporte la palme chez les plus de 65 ans.

Les 15 chanteuses préférées de tous les temps (taux de chanteuses mortes 13 %)

  1. Edith Pïaf
  2. Barbara
  3. Céline Dion
  4. Mylène Farmer
  5. Nolwen Leroy
  6. Zazie
  7. France Gall
  8. Venessa Paradis
  9. Patricia Kaas
  10. Véronique Sanson
  11. Françoise Hardy
  12. Christine and the queens
  13. Zaz
  14. Catherine Ringer
  15. Maurane

Alors là, j’avoue que je ne comprends pas pour Nolwen Leroy…pourtant j’ai bien lu 2 fois sur 2 sources différentes…qui peut citer un tube de Nolwen Leroy?? Le reste du palmarès est logique…Piaf sera toujours Piaf même si j’avoue ne pas la supporter… par contre, il y a plus de jeunes ou moins de 60 ans chez les chanteuses. Et puis Mylène Farmer est la chanteuse préférée de tous les temps chez les 35 à 64 ans.

Et vous les ami(e)s, qu’en pensez-vous, qu’auriez-vous répondu ??

 

 

 

Izia

chanson-du-jourIzia a déjà fait deux albums très rocks et en anglais, et le peu que j’ai entendu avait tendance à me faire fuir, je n’aime toujours pas ce qui est vraiment rock.

Et là, en févier 2015, est sorti son troisième album, intitulé  » La vague ». Changement de cap : même si l’on reste dans l’univers rock, l’album est tourné vers l’électro pop et Izia chante en français.

J’ai écouté et j’aime beaucoup ce court album de 9 titres, que je trouve très cohérent avec une belle sonorité et une belle énergie. Bref, j’aime a nouvelle vague et le nouveau style d’ Izia, cette jeune chanteuse de 25 ans qui a baigné dans la musique depuis sa plus tendre enfance.

A suivre.

Je vous propose d’écouter et de découvrir 2 extraits de l’album.

Bridges.

Autour de toi.

 

Virginia Woolf : Biographie par Viviane Forrester.

virginia WoolfC’est le troisième livre que je lis sur Virginia Woolf, qui m’intéresse, voire me fascine un peu, même si je ne suis pas parvenu à la lire, malgré deux tentatives sur deux livres différents.

Ici il s’agit d’une vraie biographie, écrite par Viviane Forrester, qui touche à beaucoup de genres littéraires différents et qui est depuis toujours passionnée par Virginia . Son livre a d’ailleurs obtenu le Prix Goncourt de la biographie.

Même si le style  d’écriture de Viviane Forrester ne m’a pas séduit, la construction de la biographie et sa restitution de l’existence de cette grande dame de la littérature anglaise  sont réussies et hyper intéressantes. Et surtout, l’auteur donne quelques clés nouvelles et d’autres versions que les biographies habituelles. C’est cela dont je vais parler ici.

Tout d’abord, le rôle de Léonard Woolf, son unique mari avec qui elle resta jusqu’à son suicide en 1941 est remis en question par l’auteur. On découvre que Léonard était lui même très noir et perturbé avant de la rencontrer et qu’il ne s’agissait pas  d’un mariage d’amour. Que ce mariage lui permettait de fréquenter le monde d’intellectuels auprès de qui il aspirait à évoluer, étant lui même auteur, éditeur et intellectuel mais pas de la trempe ni du  milieu de Virginia Woolf. Et Viviane Forrester, démontre que sous couvert de protection de Virginia, prétendue menacée de folie irrémédiable à chaque instant, Léonard Woolf exacerba totalement l’écrivain tout en écrasant la femme, la condamnant à la chasteté conjugale et à ne pas avoir d’enfant pour ne pas plonger Virginia dans la folie.En somme, il vénéra l’auteur au point de sacrifier sa propre carrière d’écrivain mais brida la femme.

Viviane Forrester nous peint une Virginia Woolf non pas frigide comme le veut sa légende, mais au contraire tellement désireuse sexuellement que ses partenaires (notamment Léonard et sa maîtresse Vita Sockeville) , ne voulurent plus lui faire l’amour.

L’on découvre aussi qu’en effet Virginia souffrait de maniaco dépression (cela on le savait) mais que ses crises étaient toutes justifiées par des évènements tragiques de sa vie, comme l’inexistence de sa mère auprès d’elle , la mort de son frère mais aussi celle de son père, pour qui Virginia nourrissait peut être un amour au delà de l’amour filial, lequel  père eut un comportement incestueux avec sa belle-fille, à la mort la mère de Virginia , parce qu’elle ressemblait physiquement à elle dans sa prime jeunesse.

Enfin, Viviane Forrester décrit le milieu de naissance et les amis de Virginia Woolf et l’on découvre une Virginia élitiste, volontiers méchante et cynique avec ses pairs, conservatrice et ouvertement anti-sémite comme il était de bon ton de l’être dans les milieux bourgeois et intellectuels anglais dans les années 30.

Et d’ailleurs, sur la question juive, on retrouve toute la complexité du personnage : Léonard est juif…il est respecté en tant l’intellectuel, auteur et éditeur mais pas en tant qu’homme et en tant que juif. Et même si Virginia a ouvertement combattu Hitler et sa haine des juifs, au point de décider de se suicider avec Léonard si jamais les allemands envahissaient l’ Angleterre, ce numéro d’équilibriste dans le couple fut lourd à tenir, pour tous les deux.

Au final, Virginia Woolf qui connut un succès fulgurant dès ses premiers livres , laisse une oeuvre riche et dense, complexe et pas facile d’accès lorsque on ne connait pas sa vie car elle a peut être inventé l’auto-fiction moderne.

Alors que la guerre sévissait de plus belle et que Virginia avait été mise à l’abri et à l’écart de sa vie londonienne par son mari Léonard, afin de la protéger, elle choisit de mettre fin à sa vie en se jetant dans la rivière Ouse, les poches remplies de pierres. Virginia  était fascinée par l’eau sous toutes ses formes. Léonard ne s’était pas rendu compte que loin de tout, sa femme dépérissait et pour le coup était vraiment menacée de folie…et pourtant, entre Virginia et Léonard, il y eut une forme  très forte d’amour, mais pas celui qui épanouit les être humains.

Et pour terminer, cette chanson en hommage à Virginia Woolf, écrite par Mylène Farmer en 2004.