Manderlay For Ever – Tatiana De Rosnay (2015)

manderley for ever

Il y a longtemps que je n’avais pas pris autant de plaisir à lire. Je choisis de temps en temps une biographie, lorsque je suis fasciné par la personne concernée, ce qui est le cas avec Daphné Du Maurier.  Et je dois dire, que c’est la meilleure biographie qu’il m’ait été permis de lire à ce jour.

Tatiana de Rosnay à fait un travail remarquable, elle devait bien ça à Daphné qui est l’une de ses idoles, mais le pari n’était pas gagné…

« Daphné Du Maurier est entrée dans ma vie lorsque ma mère, anglaise, m’a offert Rebecca pour Noël. Je devais avoir 12 ans, et j’étais un vrai rat de bibliothèque. Ce livre a été une révélation. Je voulais déjà être romancière, et je signais Tatiana Du Maurier. Bref, j’étais complètement possédée. »

Comment ne pas être tentée d’encenser cette auteur hors du commun, ou de faire de la surenchère autour de sa vie ? Simplement en étant humble, en n’essayant pas de titrer des suppositions intellos, psychologiques ou  croustillantes, en ne prenant pas partie, en s’en tenant aux faits et à l’oeuvre de Daphné Du Maurier. En allant sur les lieux où vécut Daphné, en rencontrant ses enfants, en lisant ses mémoires, ses correspondances, son journal intime jamais publié, les autres biographies…etc.

Au final, Manderlay For Ever, de Tatiana de Rosnay est passionnante, jamais ennuyeuse, sans style alambiqué ou  savant comme si le biographe devait dépasser son sujet et affirmer son niveau littéraire, bref un vrai bonheur et une mine d’informations sur cette auteur anglaise secrète.

Daphné du Maurier, une fille issue d’un milieu d’artistes (grand père dessinateur et romancier, père grand acteur de théâtre), bourgeois, à la jeunesse dorée…gâtée et pourtant solitaire dès son enfance, tétanisée à l’idée de devoir fréquenter les soirées mondaines , ce qui perdurera toute sa vie. Daphné la sauvage, qui ne donna aucune interview avant un âge très avancé, qui ne fréquentait jamais les salons, les librairies, qui ne rencontrait jamais aucun lecteur…mais qui répondait à chacune de leurs lettres, seule sur sa machine à écrire, avant de se mettre à écrire dans sa Cornouailles sublime, face à la mer, aux fleurs et aux rochers…

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Daphné,  l’ambivalente, qui préférait la compagnie des femmes et les amours féminines, bien qu’elle ait eu aussi des amants, et un mari militaire de carrière avec qui elle resta jusqu’à la mort de ce dernier et eut trois enfants. Elle s’est toujours senti plus garçon que fille. Daphné était irrésistible dès son adolescence, personne ne lui résistait d’un point de vue séduction. Elle ressentit son premier émoi avec l’un de ses cousins, marié, vingt ans plus vieux qu’elle. La seule à l’avoir éconduite amoureusement, fut l’épouse de son éditeur américain, avec qui elle partagea néanmoins une amitié forte malgré un chagrin d’amour évident Daphné était alors au faite de sa gloire.

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Daphné l’égoïste aussi, ne vivant que pour et par l’écriture et les maisons dans lesquelles elle écrivait.  Pratiquant la voile, la marche sur les sentiers douaniers, accompagnée de son chien. Allant jusqu’à délaisser ses propres filles ou son mari pour venir à bout d’un livre, refusant qu’on la dérange. Allant jusqu’à imposer de vivre dans un vieux manoir glacial au milieu des bois dans la Cornouailles anglaise,  le fameux Menabilly qui lui inspira en  partie Manderlay.

 » J’ai un peu honte de l’admettre, mais je crois que je préfère Mena aux gens »

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Mais avait-elle le choix?  Daphné était comme son grand-père et son père, sujette au « ruban noir »…ce fil de tristesse intime  pouvant faire ressortir son côté sombre et torturé, et la faire basculer dans une mélancolie régressive…écrire était sa porte de sortie, sa survie.

 » Pourquoi je me sens ainsi, si mal ? Je sais bien que nous sommes des enfants gâtées et que je ne devrais pas me plaindre, je devrais être heureuse d’être en famille, en vacances, mais il y a ce vide profond en moi et je ne sais comment le combler. Cette sensation reste ne permanence , pourquoi? Je ne puis rien dire aux autres, ils ne comprennent pas, ils me trouvent d’humeur changeante , fatigante, trop amère pour mon jeune âge. C’est quand même terrible d’être déjà lassées par la vie, non ? »

Daphné  la paradoxale vis à vis de des proches, qui d’un côté ne pensait qu’à écrire et faisait passer les autres après cette ambition , mais Daphné la généreuse qui dépensait ses revenus pour aider sa famille, ses enfants, sa vieille tante malade,  finançait en partie les bateaux de son mari, (passionné de voile comme elle…leurs meilleurs moments à deux) ses gouvernantes et autres domestiques…Daphné que le succès et l’argent n’ont jamais changée, qui n’a jamais vécu dans le luxe une fois indépendante. préférant voyager sans cesse, prenant des notes partout pour ses futurs écrits, et s’y replongeant plus tard…

Tatiana de Rosnay dit ceci :

 » Daphné fait partie de ces écrivains qui préfèrent regarder en arrière, pas de l’avant, qui sont capables de noircir des pages entières sur ce qui fut, un lieu, une trace, mettre des mots sur la fugacité de l’instant, la fragilité du souvenir qu’il faut embouteiller comme un parfum ».

Et quels écrits, et c’est là tout l’intérêt de cette biographie, Tatiana de Rosnay montre comment Daphné écrivait. Elle partait toujours de sa vie réelle, des lieux, des maisons, de ses proches, de rencontres…elle laissait  » infuser «  jusqu’à ce que le livre prenne corps dans sa tête et alors se mettait au travail, six à sept heures par jour jusqu’à la fin du livre. Son oeuvre est riche et Daphné  désespérait de passer simplement pour une auteur romantique et une grande raconteuse d’histoire. Et de fait, outre des romans à succès, elle écrivit beaucoup de nouvelles terrifiantes voire carrément trash, des biographies, des livres sur sa famille ou plutôt sur son ascendance française dont elle était très fière, des essais, des livres mélangeant fiction et histoire…et souvent ,elle était descendue par la critique et pouvait décevoir aussi ses lecteurs…qu’importe, elle était libre, indépendante et écrivait ce qu’elle avait envie d’écrire.

Bien entendu Rébecca, lui a changé la vie, même si elle avait déjà rencontré le succès bien avant. A partir de là, elle fut éditée dans de multiples pays, adaptée au cinéma, pas toujours avec bonheur selon elle, on lui offrit jusqu’à 25% de droits d’auteurs. Rébecca, inspirée par  beaucoup d’éléments réels pour nombre de rebondissements…

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Daphné l’ambivalente encore une fois,  la femme d’exception, et la femme ordinaire, fière mais jamais prétentieuse, toujours fidèle mais  souvent dure en amour, irrésistible et pourtant paniquée en société, gaie à l’humour ravageur et pourtant noire et mortuaire dans ses écrits…

Et puis, à la fin de sa vie, Daphné l’être humain  ordinaire, rattrapé par l’âge, les soucis ,  la panne d’inspiration, le deuil de ses proches, le déclin de ses facultés…la fin de Manderlay For Ever est vraiment triste…et vous savez quoi, l’avantage des biographies c’est qu’on peut révéler que la personne meurt sans spoiler quoi que ce soit…

Quant à moi, j’ai noté deux ou trois  titres que je souhaite lire de Daphné du Maurier, et je n’arrive pas à la quitter…comme lorsque je lisais les soeurs Brontë, auteurs favoris de Daphné. Du coup, non seulement je dois déjà aller dans le Yorkshire, mais en plus voilà maintenant que je vais devoir aller dans la Cornouailles  anglaise…merci Tatiana de Rosnay.

Le dernier mot est pour Daphné :

  » Nous sommes tous doubles. Tout le monde l’est, chacun possède un côté obscur – quelle face vaincra l’autre ? Le mal en nous remonte toujours à la surface. Si nous ne le reconnaissons pas à temps, si nous ne l’acceptons pas, ne le comprenons pas, nous seront tous annihilés, comme mes personnages dans Les Oiseaux »

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Rébecca for ever !

rebeccaLorsque j’étais petit, je jugerais que j’ai vu plusieurs fois un téléfilm adaptation de Rébecca, c’était l’après-midi , sur TF1, juste après le journal de 13h, certainement dans les années 77 à 84. Je revois presque encore la tête de Madame Danvers. Mais voilà, impossible de retrouver la moindre trace de ce téléfilm là…et pourtant je suis certain de moi, j’étais absolument fasciné par cette histoire, cette atmosphère, ces lieus…

Depuis, j’ai vu les 2 films et je sais qu’il existe une série de la BBC que je vais essayer de trouver, mais je n’ai jamais retrouvé ce téléfilm originel pour moi. J’ai lu le livre en 2012 et je l’ai chroniqué  ICI.

EDIT du 27 juillet à 8h : Punaise, c’est bien la série de la BBC que j’ai vue enfant, on la trouve sur Internet, j’ai reconnu tout de suite… elle est sortie en 1979 j’avais donc surement 11 ou 12 ans quand elle est passée en France. Maintenant, le challenge ça va être de trouver un DVD en version française ou au moins avec les sous-titres français…je suis trop content !!

EDIT du 27 juillet à 11h : Je suis dégoûté, il n’existe pas de DVD de cette adaptation par la BBC, pas même en Angleterre. Il ne reste que les épisodes en VO découpés en morceaux sur you tube…!

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Et puis, en 2015, est sortie une nouvelle édition et donc une nouvelle traduction , supposée bien meilleure que celle parue en 1939 en France (le livre est sorti en 1938 en Angleterre).

Que dire de plus sur ce monument que tout le monde connaît, si ce n’est que c’est peut être le plus grand roman de tous les temps, un livre parfait, énormissime ?

Daphné du Maurier donne le premier rôle à un lieu, Manderley, le deuxième à un fantôme, Rébecca, la première femme de Maxime de Winter morte un an plus tôt)  et le troisième à une gouvernante (l’horrible Madame Danvers) et fait raconter l’histoire par la seconde épouse de Maxime, ombre narratrice dont nous ne saurons jamais le prénom…Daphné n’arrivait pas à trouver un prénom qui lui convienne, alors elle l’a laissé sans prénom et puis ça collait bien avec le personnage.

C’est l’un des meilleurs suspense psychologique de tous les temps, le livre est souvent considéré à tort comme l’un des 10 meilleurs polars au monde. Je dis à tort, car pour moi ce n’est en rien un polar, mais un thriller psychologique ébouriffant, un livre d’atmosphère avant tout, ce qui explique l’intérêt d’Hitchcock pour ce roman.

Et puis, Rébecca est vraiment une oeuvre 300 % romanesque, un vrai roman gothique , dans la veine de ceux des Brontë (que l’auteur a beaucoup lu avant, au point d’écrire l’une des biographies sur la famille , le frère Brontë…)  mais en plus moderne, plus efficace, plus cinématographique. Daphné du Maurier, n’aimait pas qu’on la qualifie d’auteur romantique et pourtant, on est quand même dans le vif du sujet avec cette histoire.  Il est vrai que l’histoire est très noire, plus complexe qu’il n’y parait.

Si on y rajoute l’Angleterre et cette description quasi géniale de ce grand domaine qu’est Manderley, on obtient là le livre parfait…puzzle de la vie réelle de Daphné du Maurier puisque le domaine est la somme de deux maisons où vécut l’auteur, la plage avec le cottage existe, le naufrage d’un voilier, Daphné en a été témoin, la première épouse envahissante d’un veuf aussi…etc. Ce qui confirme pour moi l’idée qu’un auteur ne fait que raconter sa vie et que tous les débats sur le biographique, l’auto-fiction, le roman sont stériles !

Alors, relisons Rébecca et mettons le livre à disposition des jeunes, il est facile à lire, pas de temps morts, pas de phrases compliquées, que du bonheur…

De mon côté, j’ai fini  la biographie de Daphné du Maurier, écrite par Tatiana de Rosnay et qui est sortie au printemps dernier…à suivre donc car j’ai dévoré ce livre réussi, sur cette femme hors du commun…

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J’aime pas l’été

gif orageDans la série, ce mec, décidément, il est pas normal, il est chiant…je vais vous faire (ou plutôt refaire)  une confidence, je n’aime pas l’été. Et c’est pas nouveau, c’est pas juste parce qu’on va tous crever du dérèglement climatique parce que mis à part Nicolas Hulot, personne en a rien à faire (enfin pas nous, nos enfants ou petits enfants…) c’est juste que j’aime pas cette saison qui s’éternise dans la monotonie des couleurs du soleil et de la chaleur nébuleuse.

L’été, ça pue…tout le monde transpire et selon les études, il y a environ 2 français sur 3 seulement qui utilisent du déodorant tous les jours. Et même, si l’on en met déjà le matin en partant de chez soi, ben le soir dans le métro quand tout le monde s’agrippe aux barres de toit, c’est juste insoutenable. On devrait obliger les gens à en mettre matin, midi et soir !  Et encore , à la plage aussi ça peut sentir le gnou ! Sans compter les papiers gras, le Tour de France, le bruit, les conversations qui font passer le néant pour le nirvana…l’été quoi…qui transforme les plages en salle des fêtes en plein air!

L’été…la belle saison …pour les nantis qui peuvent partir en vacances, dont je fais partie…parce que les autres, dans leur HLM et leur béton, la chaleur doit pas les faire rire. De voir ces belles images dans les JT, de vacances heureuses, quand on ne peut pas s’en payer ça c’est aussi  l’été. En ce qui me concerne, j’adore l’été lorsque je pars en vacances, mais si demain je ne peux plus partir parce que je n’ai plus les moyens, je ne vois pas l’intérêt de l’été…bouffer en groupe  des saucisses de porcs élevés en batterie dans des conditions inhumaines, cuites sur des barbecues qui filent le cancer…merci bien!

Je ne  parle même pas des ouvriers sur les routes, des gens qui bossent dans le BTP, des bureaux miteux au dernier étage d’immeubles pourris, sans climatisation, des cuisiniers, des boulangers…des malades et des très vieux…ha le beau soleil et la jolie chaleur…youpi l’été !

L’été, la saison où la solitude est la plus rude à supporter…tout le monde n’a pas de famille ou de conjoint ou d’amis…et quand on est seuls au monde, l’été est pire que toute autre saison…on se sent encore moins que rien . Il reste la télé, où ne subsistent  que les rediffusions , les films vus 500 fois et les documentaires animaliers, Fort Boyard et les vannes du père Fourras, Kho lanta et Secret Story…L’amer est dans le prout (pardon l’amour est dans le pré)…

Saviez-vous que le taux de suicide le plus élevé de l’année  se situe en juin, juste avant les vacances et pas du tout en novembre ou décembre quand le temps est tout gris ou supposé l’être? C’est une question d’harmonie en fait, le gris sied hélas bien à quantités de vies d’êtres humains, le jaune et le bleu de l’été, beaucoup moins !  Et si vous croyez que c’est juste dans notre société actuelle, vous vous trompez…c’était déjà le cas au dix neuvième siècle en France…pic de suicide au début de l’été !

Et Voilà, moi ça va mieux…j’ai massacré l’été, ça m’a rafraîchit l’esprit et climatisé temporairement les neurones…et en plus je pars en vacances fin août…je ne suis pas à un paradoxe près de toutes façons…

Top 50 !

gif chat 1Mais qu’achetons-nous comme livres en cette période de l’année? Voici le top 50 des meilleures ventes de livres au 5 juillet 2015 (source Edistat)…avec les commentaires de l’expert.

Je précise que je zappe tous les cahiers de vacances pour les enfants qui polluent ce classement…car oui, même en vacances il faut que nos jeunes se tapent des devoirs de vacances…même si pour les 2/3 d’entre eux, cela ne sert à rien, si ce n’est à vendre du livre…ben oui, pour ceux qui sont pas doués  ou pas motivés cela ne changera rien et pour les bons élèves, ça ne sert à  rien juste à rassurer les parents qui flippent !

On est partis, je sélectionne certains titres parce que 50 ça fait beaucoup !

1 : Anna Gavalda : La vie en mieux (2015) : je suis ravi, j’aime beaucoup Gavalda même si ce livre-là est loin d’être son meilleur.

2: Guillaume Musso : Central Park (2014) : indétrônable le guillaume…

3: Paula Hawkins : La fille du train (2015) : ce Thriller passe pour l’un des meilleurs de tous les temps, véritable carton mondial…j’ai  envie de le lire pour vérifier…même le grand Stephen King est sur le cul…il aurait jamais imaginé que l’avocat fut aussi le frère caché de l’héroïne, et que c’était lui l’assassin…

4: Marc Levy : Une autre idée du bonheur (2014) : Levy est devenu le Poulidor de la littérature française depuis Musso…pauvre Marc, l’élève a fini par dépasser le maître (pas Maître Gims, hein, il a pas encore fait de livre…)

6.David Hume : Dissertation sur les passions – Traité sur la nature humaine (tome 2)  (1759) : Oh punaise…mais que se passe-t-il là? Je sais, la bande à Galéa a fait des achats récemment…génial ça sur la plage d’ Argelès sur mer non ?? Heu finalement je vais acheter un  petit Lévy avant de partir en congés…

7. Honoré de Balzac : La cousine Bette (1847) : Houla oui, on est bien en période de canicule…je connaissait la cousine Berthe mais rien à voir je crois…Balzac…Balzac…Syl soit connaître !!

9 : Julia Henders : Le Charme discret de l’intestin (2015) : énigmatique ce titre de livre…voyons voyons…nan quand même pas ??

10: Jean Racine : Andromaque (1667). Punaise, qu’est-ce qu’elles dépensent les copines à Galéa quand même…Perso je préfère encore  bayer aux corneilles…

15 : Maylis de Kérangal : réparer les vivants (2014) : j’attends de découvrir l’auteur mais pas avec ce titre… plutôt avec Tangente vers l’Est…j’attends qu’on me l’offre en fait…

16 : E. L James : 50 nuances plus sombres (2015) : je compte l’offrir à Aspho pour son anniv, je sais qu’elle a adoré le premier tome…j’espère au moins qu’elle ne l’a pas mis en pratique…pas bon pour les problèmes de dos à mon avis…

18 : Pierre Lemaître : Au-revoir là-haut (2014) : j’attends qu’on me l’offre pour le lire…mais ça fait longtemps qu’on ne m’a pas offert…ça a eu payé de bloguer mais ça paye plus comme disait l’autre…oui je peux avoir des références de vieux , très vieux même…

20 : Docteur Frédéric Saldmann : Prenez votre santé en main (2015) :ok doc, je vais donc doubler l’apéro, excellent pour ma santé mentale…regardez Soène, elle est en forme !!

24 : Virginie Despentes : Vernon Subutex- Tome 2 (2015) : heu…elle est space quand même Virginie non ?? Moi elle me fait peur rien qu’à la voir…

28 : John Green : La face cachée de Margo (2008)…titre énigmatique…lucky man va…!

31: Jean-Christophe Ruffin : le collier rouge (2014) : heu non…il m’a gavé grave à La big library…tant pis, ces livres c’est comme les macarons Ladurée, il paraît qu’ils sont bons (en fait pas meilleurs qu’un bon pâtissier local…)

36 : Valérie Zénati : Jacob Jacob (2015) : Il a l’air super super ce bouquin bouquin…j’attendrais la sortie en poche poche ou qu’on me l’offre l’offre…c’est la crise crise !

37 : Agnès Martin-Lugand : Les gens heureux lisent et boivent du café (2013 ) : ha ben voilà, celui là est sur mes étagères…je le lis bientôt ! Je ne bois du café que le matin et je ne lis que le soir…voila , la boucle est bouclée !

42 : Pape François : Lettre encyclique sur l’écologie (2015) : OMG ! Mais il fait quoi de ses droit d’auteurs le Pape ? Il plante des arbres pour compenser ceux qu’il a fallu détruire pour imprimer sa prose?

45 : Bernard Minier : N’éteins pas la lumière (2015) : A ne pas confondre avec Bernard Minet, le chanteur de Bioman, Bioman, héros de l’univers…l’un des morceaux préférés de Philisine (avant qu’elle n’ait attaqué l’apéro…après c’est pas racontable ici…)

49: Paolo Cuelo : Adultère (2014) : Lui, on va lui envoyer une encyclique de Jean-Paul 2, ça va vite le calmer !

50 : Antoine Compagnon : Un été avec Baudelaire (2015) : Tout finit par de la poésie !

 Conclusion : Je suis un peu dépité, je ne connais quasiment rien dans cette sélection…pffff ! Et vous ??

 

 

 

 

Mes mauvaises pensées de Nina Bouraoui (2005)

mes mauvaises penséesIl est des auteurs à qui on pourrait raconter toute sa vie, des sortes de frères et soeurs littéraires en quelque sorte. Je crois que Nina Bouraoui est dans cette catégorie. C’est la troisième fois que je la lis et à chaque fois je suis séduit, d’autant que les styles et les histoires sont très différents à chaque livre. Dans La voyeuse interdite, son premier livre, le style est très poétique et cru en même temps. Dans Standard, l’un de mes  gros de coeur de 2014, le romanesque et le mélancolique sont magnifiés par l’auteur.

Les mauvaises pensées est un long monologue , sous la forme d’une conversation à une psychanalyste, à qui  la narratrice raconte sa vie. Il y est question de son enfance, de son déracinement vis-a-vis de l’Algérie, son pays natal, de sa famille algérienne et française, de ses amours pour les autres femmes…entre autres choses.

 » j’ai passé moi aussi ma vie à compter les corps, les visages et les coeurs brisés, puis à compter mes jours français qui dépassent, depuis peu mes jours algériens, et je crois que ma vie peut commencer, que je suis en supériorité numérique , que la fille que j’ai inventée au 118 rue Saint Charles est bien plus vivante que celle qui jouait sous les orangers »

Ce n’est pas un livre facile à lire, car ce monologue fait 350 pages , il n’y a pas de respirations, pas de structure scénarisée, pas d’effets de styles poétiques. Il s’agit d’un récit brut, fort et sonore, d’une femme qui à peur d’elle même et de ses phobies, de sa grande colère intérieure, de sa violence et qui cherche plus ou moins à approcher les origines du mal.

Ce qui me touche chez Nina Bouraoui, c’est sa façon de parler de la tristesse, les  trois romans que j’ai lus d’elle, renvoient à  une tristesse intérieure, un ennui existentiel , une instabilité qui se traduit par des comportements pouvant apparaître exubérants pour qui ne connaît pas ces sentiments là.

Alors bien sur, ces mots peuvent faire fuir quand elle parle de « ses mauvaises pensées ».

« Les phobies se sont déplacées comme moi je me déplace , du réel à un monde qui n’existe plus, l’angoisse est une chute vertigineuse, de l’esprit dans le corps: je tombe ou je me tombe, je deviens le vigile de mes mains, celles qui pourraient griffer, étrangler, dépecer; on se réveille un jour et ce jour n’est plus je jour d’avant, on se réveille avec un visage, et sous la beauté de la peau se déploient les écailles d’un monstre , je ne sais plus qui je suis, et pire encore, je crois devenir ce que j’ai toujours été »

Ces mots peuvent aussi déprimer quand la narratrice parle des amours mortes et du temps qui passe.

« Je n’ai jamais cessé d’aimer Diane; il y a un cimetière amoureux je crois, il faudrait écrire sur ce lieu, il faudrait reprendre  Le mausolée des amants d’Hervé Guilbert et reconstituer l’édifice des filles puis des femmes de ma vie; j’écrirai sur les femmes de ma vie; j’écrirai sur les femmes de Provincetown, celles de mon hôtel, plus âgées que celles de la nuit, il faudrait écrire sur leur peau fine que protègent du soleil, sur leur corps si délicats, sur la peur de ne plus séduire…. »

En somme, Nina Bouraoui parle de la vie , et donc de la mort (notez que le Prozac n’est pas vendu avec le livre, je le précise au passage) .

 » Je ne supporte pas cette idée de disparition entière, je ne peux pas la soutenir. Je crois que ma fascination pour la beauté vient de là, de cette peur, ce n’est pas juste la peur de la mort, c’est la peur de la disparition; et l’on peut disparaître sans mourir, c’est de cela que j’ai peur, être et ne plus être… ».

Et pour terminer, Mes mauvaises pensées aborde aussi la question de l’écriture.

 » Les livres ont ce pouvoir d’annuler le monde, d’étouffer les cris; ce sont des livres murailles, il y a plusieurs façons de quitter la vie, les livres sont de cette drogue ».

J’ai déjà hâte de retrouver Nina Bouraoui dans un prochain roman. Celui-ci a obtenu le prix Renaudot en 2005.

 

 

 

Le retour du Maître…

chanson-du-jourDepuis le méga succès de l’album l ‘Apogée de Sexion d’Assaut en 2010 (800000 ventes) , il est omniprésent sur la scène musicale française.

Pour ceux qui étaient sur une autre planète, Sexion D’assaut c’est ça…

Ensuite, le Maître a fait un carton en solo avec son album Subliminal (1 million de ventes…) passant du Rap à la variété.

Il revient…et son deuxième album solo, intitulé Mon coeur avait raison, sortira le 28 août prochain.

Le premier extrait est ici. Il a peur de rien le Maître…même pas des quolibets des autres rappeurs. Il vend du disque, est devenu un leader d’opinion chez certains jeunes…et le retour du Rap de Sexion d’ Assaut est prévu pour fin 2015 !

Est-ce-que tu m’aimes ?

Gazette du blog , Juillet 2015.

gif animé katy perry 1Me voilà de retour et c’est l’heure du point trimestriel sur l’état du blog !

Le 5 juillet dernier, le blog a eu 4 ans !! Pas de célébration ni de jeu concours cette année pour cause de calendrier des vacances. 486 articles ont été publiés, ce qui fait en moyenne une chronique tous les 3 jours…bientôt le 500 ième !

Coté fréquentation, le record est de 109 pages vues, en moyenne 45, lorsque je publie le nombre de vues se situe entre 50 et 90. Coté chroniques de livres, les plus vues (ce qui ne veut pas dire lues…mais vous le saviez non ??)  ont été:

  • Charlotte de David Foenkinos (109)
  • Le coeur du pélican de Cécile Coulon (98 vues)
  • Pardonnable, impardonnable de Valérie Tong Cuong (87)
  • Ce que je peux de tire d’elles de Anne Icart (71 vues)
  • Un hiver à Paris de Jean-Philippe Blondel ( 68 vues).

Mais tout le monde un tant soit peu honnête sait que le nombre de visiteurs uniques est bidon et ne reflète pas la réalité…pour moi c’est le nombre de commentaires qui compte et ma foi, il baisse  , il baisse depuis 3 mois consécutifs…

Je n’ai aucune requête croustillante à vous livrer, ce qui prouve le sérieux, le bon goût et la grande tenue générale de ce blog…pas comme certains que je ne citerais pas.

Au  niveau des pays de provenance des visiteurs, j’ai noté:

  • 2 visiteurs de Haïti
  • 1 visiteur du Mali
  • 1 Kangourou d’Australie
  • 1 Gabonais (pas  encore abonné)
  • 40 Italiens…ou peut être des italiennes légères et court vêtues, des Ciciolinas en herbe…ok je me calme, l’espoir fait vivre non ?

J’ai 43 abonnés, j’en connais de nom  certains (au delà de la petite bande de fidèles) car ils ont un blog littéraire mais d’autres pas du tout et ils ne commentent jamais…il y a même des auteurs, un éiteur et un site culturel…mais oui mais oui…incroyable…je suis sûr qu’ils me piquent les textes de mes chroniques, ils sont jaloux…forcément, ils cherchent des idées !

Et enfin, ce que tout le monde attend, le top 6 des commentatrices au premier juillet 2015 (en cumul depuis le début de l’année)

Après avoir perdu Célestine le trimestre dernier….gif-sexy - 9

C’est Valentyne qui sort du top 6, balayée d’un coup de sabot mal placé…et qui  a rejoint Célestine à l’atelier tricot…(aie on ne tape pas sur le tête merci !)

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Et voici donc  le nouveau  top 6  des commentatrices du blog de Mind The Gap

6ième : Galéa qui perd une place mais s’accroche  par sa fidélité naturelle à mes articles de fond hautement culturels… gif-sexy - 12

5ième : Syl qui perd une place mais s’accroche par  sa noblesse légendaire de vraie Comtesse…gif-sexy - 104 ième : Emilie Berd qui fait une entrée fracassante dans le palmarès…gif sexy 11

3 ième : Somaja qui  maintient sa position et s’accroche par son côté peste légendaire…gif-sexy - 6

2 ième : Asphodèle qui garde la même place et s’accroche grâce à son côté bavarde congénitale…gif sexy 7

1 ière : Philisine qui maintient son hégémonie et nargue une fois de plus  ses copinettes de blog ! Killeuse va !!gif sexy 13

Et enfin, côté projets, pas d’idées en ce moment (si homme avoir idées ça se saurait depuis le temps…)  mais je garde toujours mon envie de rencontre bloguesque improvisée (un jour…)  , j’y pense vraiment , et je ferai peut-être un jeu concours avant la fin de l’année, une fois par an j’aime bien proposer ça, si j’ai une idée je le ferai peut être !

Quoi qu’il en soit, merci encore de votre fidélité , certaines depuis les débuts ( Valentyne, Célestine, Aspho et Soène en particulier, mais aussi Syl , Somaja et Jeanne  depuis 2012),  et merci aux nouvelles recrues et aux futures aussi ! Le blog de Mind The Gap reste LE blog  qu’il faut fréquenter pour être hype et swag…

Bises à tout le monde et à très vite pour le 487 ième article !!

Balagne en Balade…

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Corsica…

J’étais prêt à graver ton image à l’encre noire sous mes paupières
Afin de te voir, même dans un sommeil éternel…

Les villages fleuris au soleil…c’est un endroit qui ressemble à l’Italie…on dirait le sud…

Photo portable pat 1313Photo portable pat 1283Photo portable pat 1284Photo portable pat 1331Photo portable pat 1320Photo portable pat 1332La mer…qu’on voit dansoter, le long des criques claires…

Photo portable pat 1370Photo portable pat 1358Photo portable pat 1357Photo portable pat 1321Photo portable pat 1275Photo portable pat 1353Le maquis…senteur omniprésente, odeurs  d’immortelles,de myrte, d’arbousier, de lentisque…Photo portable pat 1308Photo portable pat 1268Photo portable pat 1270Photo portable pat 1269Les fleurs…les lauriers si prêts des cyprès…Photo portable pat 1274Photo portable pat 1312Photo portable pat 1331La volupté…Photo portable pat 1315Photo portable pat 1261Photo portable pat 1362

Photo portable pat 1317Le soleil qui se couche et finit par avoir son rendez-vous avec la lune…

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