D’après une histoire vraie de Delphine De VIGAN (2015)

delphine

Delphine, la narratrice, a connu un succès retentissant avec son précédent livre, largement autobiographique qui narrait l’histoire de sa mère et de son suicide. Alors qu’elle connaît le syndrome de la page blanche, Delphine rencontre  la mystérieuse L. lors d’une banale soirée à Paris. Les deux femmes sympathisent très vite, deviennent amies. Mais l’indécision littéraire  légitime de Delphine  sur « l’après » se transforme bientôt  en véritable phobie de l’écriture et en dépression,  alors que l’amitié de L se révèle être intrusive, exclusive et petit à petit destructrice…

Delphine décrit ainsi son burn-out littéraire lors d’une séance de dédicace où elle craque :

« Je ne pouvais pas lui dire Madame, je suis désolée, je n’y arrive plus, je suis fatiguée, je n’ai pas l’étoffe, la carrure, voilà tout, je sais bien que d’autres peuvent tenir des heures sans rien boire ni manger…mais moi non, pas aujourd’hui, je n’en peux plus d’écrire mon nom, mon nom est une imposture, une mystification, croyez-moi, mon nom sur ce livre n’a pas plus de valeur qu’une merde de pigeon  qui serait tombée par malchance sur la page de garde ».

Ayant une affection particulière pour Delphine de Vigan après avoir lu tous ses précédents livres, j’attendais depuis longtemps de pouvoir relire sa plume et moi aussi je me demandais ce qu’on pouvait bien écrire après le tsunami engendré par  Rien ne s’oppose à la nuit, aussi bien pour les lecteurs, pour l’auteur et pour le milieu de l’édition compte tenu des chiffres de vente hallucinants de ce roman (un million d’exemplaires)  très personnel et dur, très impudique ont dit  les détracteurs.

Delphine de Vigan devait-elle poursuivre dans cette veine du réel comme l’exhorte L. dans  d‘Après une histoire vraie au point de la harceler moralement ou bien revenir à une totale fiction comme le voudrait Delphine, la narratrice du livre ? Qu’est ce que l’écriture, et la vérité en écriture ? Peut-on écrire la réalité telle qu’elle est ? La fiction qui ne part pas de faits réels existe-t-elle ? L’ écriture est-elle autre chose qu’une imposture ?

En somme, c’est le débat récurent sur la légitimité de l’autofiction en littérature ou encore la légitimité de ceux qui écrivent sur leur vie réelle , leur famille, leurs phobies, leur enfance…

Hé bien  je dois dire que j’ai beaucoup aimé ce nouvel opus de Delphine de Vigan, parce que pour moi ce débat, bien qu’intéressant et logique, est  purement intellectuel et vain : les grandes histoires romanesques classiques que l’on pense être des pures fictions , je pense par exemple à Rébecca ou Belle du Seigneur (voire à Madame Bovary que je connais moins que les deux autres) reposent sur quantités de faits réels qui constituaient la vraie vie de leurs auteurs. De même, comment peut-on raconter la réalité d’un traumatisme d’enfance lorsqu’on est devenu écrivain, qu’on est mère de famille, épouse, qu’il s’est écoulé parfois plus de 20 ans, sans transformer cette réalité ?

D’après une histoire vraie met une gauche dans la tête  des fans du tout fiction et une droite dans  celle du camp du tout réel . Delphine de Vigan manie les gants de boxe avec brio, comme dans cette conversation entre L. et Delphine:

 » D : Que la vie qu’on raconte dans les livres soit vraie ou fausse, est-ce-que c’est si important ?

L: Oui c’est important. Il importe que ce soit vrai

D: Mais qui prétend le savoir ? Les gens , comme tu dis, ont peut-être seulement besoin que ça sonne juste.D’ailleurs c’est peut-être  ça le mystère de l’écriture: c’est juste ou ça ne l’est pas. Je crois que les gens savent que rien de ce que nous écrivons ne nous est tout à fait étranger. Ils savent qu’il y a toujours un fil, un motif, une faille, qui nous relie au texte.Mais ils acceptent que l’on transpose, que l’on condense, que l’on déplace, que l’on travestisse. Et que l’on invente. « 

Le livre est construit comme un thriller, le suspens psychologique monte progressivement, le déroulement est intelligent, rythmé. Le lecteur assidu essaye de séparer le grain de l’ivraie, de voir ce qui est vrai et ce qui est faux et finit par se poser beaucoup de questions  sur L, cette femme qui prend possession petit à petit de la vie de Delphine.

L’auteur  se régale à brouiller les pistes mais aussi à semer des petits cailloux biscornus et colorés pour mettre le lecteur sur la piste…ou la fausse piste.

C’est un livre que j’ai dévoré et j’ai dégusté cette crise de boulimie de mots De Viganiens.

Toutefois, D’après une histoire vraie ne sera pas mon livre préféré de l’auteur et cela pour deux raisons.

La première est que j’ai été en manque des phrases sublimes  qui dans Un soir de décembre  ou Les heures souterraines , voire dans No et moi et dans Rien ne s’oppose à la nuit m’avaient bouleversé presque aux larmes. Pourtant il y est aussi  question de la solitude, mais davantage de celle de l’écrivain, comme dans cette charge de L.

 » Demande-toi qui t’aime vraiment. Puisqu’on en parle. Je ne suis pas sûre que tu puisses faire l’économie de la solitude, je crois même que tu as intérêt à t’y préparer parce que c’est le sort de l’écrivain, creuser la fosse autour de lui, je ne pense pas qu’il y ait une autre voie, l’écriture ne répare rien, là-dessus, pour une fois, on est bien d’accord, elle creuse, elle laboure, elle dessine des tranchées de plus en plus larges, de plus en plus profondes, elle fait le vide autour de toi. Un espace nécessaire. »

La deuxième est que la pirouette de la dernière page (surtout débrouillez vous pour ne jamais tomber sur la dernière page, demandez à un proche de vous la coller proprement…faites-moi confiance) bien que géniale est une bombe à avancement et on comprend qui est L. bien avant la fin du livre.

En résumé, pour moi, d’ Après une histoire vraie  est l’épilogue nécessaire à Rien ne s’oppose à la nuit, il va permettre à Delphine de Vigan d’être vraiment  libérée de l’emprise de son récit et de pouvoir écrire aussi bien de la fiction que des récits autobiographiques maintenant que les pendules auront été remises à l’heure. Je parierais  volontiers que son prochain roman sortira bien avant quatre  ans et sera encore une fois tout en émotion et en sensibilité.

Deux phrases encore pour finir…

 » Toute écriture de soi est un roman. Le récit est une illusion. Il n’existe pas. Aucun livre ne devrait être autorisé à porter cette mention. »

 » Peu de gens savent se manifester si on ne  les appelle pas. Peu de gens savent franchir les barrières que nous avons plantées dans le terre meuble et bourbeuse de nos tranchées. Peu de gens sont capables de venir nous chercher là où nous sommes vraiment ».

Pour ceux et celles qui aiment les mots de Delphine de Vigan, vous pouvez lire mes autres chroniques.

« Je ne suis pas triste. Mais il y a un vide à l’intérieur de moi, qui bat et coupe le souffle. Je suis absent à moi-même ».

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Les 10 bonnes raisons by MTG d’ apprécier Maître GIMS

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  • Parce qu’il est persuadé d’être le meilleur dans son domaine et qu’il se prend pour Dieu
  • Parce qu’avec Sexion D’assaut, il est parvenu à me faire écouter un album de rap en entier et avec ses albums, des chansons de rap en entier, alors que je déteste totalement ce courant artistique
  • Parce qu’il a réussi de passer du rap à la variété sans états d’âmes et sans se décrédibiliser au niveau du rap
  • Parce que c’est un vrai chanteur, il peut faire autre chose que réciter des textes et dire  » yo « 
  • Parce qu’il est lucide sur le fait que c’est un imposteur, que ça ne durera pas, qu’il occupe la place au maximum pour gagner le jackpot, que ça contredit ses valeurs et qu’il fait le contraire de qu’il dit…
  • Parce qu’en 2013, il est parvenu à être le troisième artiste ayant généré le plus de droits d’auteurs ce qui n’était pas gagné au départ
  • Parce que c’est un bosseur, il est partout, il fait de tout, il écrit les textes, co écrit les musiques, produit ses albums, produit d’autres artistes, vend des fringues…
  • Parce que mes neveux et les gamins en général adorent Maître Gims, les ados aussi…
  • Parce qu’aimer Maître GIMS à 45 ans quand on est fonctionnaire , marié et qu’on fréquente certains blogs littéraires, c’est drôle et SWAG !
  • Parce qu’il n’hésite pas à parler d’amour, c’est à contre courant vu son pédigrée.

Sinon, son nouvel album, mi rap mi variété, s’intitule « Mon Coeur Avait Raison ».  Je le trouve largement  moins bon que le précédent qui a  fait un carton (500 000  exemplaires, Mylène Farmer n’atteint plus ces chiffres depuis quelques albums c’est pour dire !)  mais il est dans la continuité, avec 4 ou 5  tubes imparables. Il est actuellement numéro un des ventes de CD en France (devant Louane et Kenji… 😀 😀 ).

Le nouvel extrait actuellement matraqué sur les radios de d’jeuns s’intitule   » Brisé ». Le voici  , attention chanson à texte !!

Shirley de Charlotte BRONTË (1849)

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Nous sommes dans le Yorkshire, en 1812, lors des guerres napoléoniennes et de leurs conséquences désastreuses pour les manufactures anglaises.

Mr Moore, responsable d’une draperie, doit faire face à la pénurie économique et à la révolte des ouvriers qui ont du mal à manger. Il est aidé financièrement par une jeune et riche héritière, Shirley, 22 ans, qui est propriétaire des locaux de l’entreprise de Moore. A ses côtés également, sa jeune et timide cousine, Caroline Helstone, 18 ans, qui va tomber amoureuse de Moore et devenir l’amie de Shirley.

 » A dix-huit ans, nous touchons aux confins de l’illusion : la terre des fées est derrière nous, les rivages de la réalité se lèvent à l’horizon. Nous croyons à l’espérance qui nous sourit et nous promet le bonheur. Si l’amour vient, comme un ange exilé errer autour de notre porte, il est aussitôt admis, fêté, caressé. Nous n’apercevons pas son carquois; si ses flèches nous percent , les blessures qu’elles font ressemblent au frisson d’une vie nouvelle; nous ne craignons pas le poison ni le dard qu’aucun médecin ne put jamais extraire. Nous considérons comme une bénédiction cette passion périlleuse qui, par moments, est en quelque sorte un supplice et qui, pour certains êtres, ne cesse jamais d’en être un ».

L’histoire est difficile à raconter , car ce roman de Charlotte Brontë, publié en 1949, soit 2 ans après l’immense succès rencontré par Jane Eyre, est multi facettes et dense (730 pages).

C’est surtout une peinture sociale et de moeurs de cette région de l’Angleterre et de ses habitants, doublée d’un aspect historique sur la récession économique, la mécanisation  et la condition ouvrière. On y croise ainsi les entrepreneurs, les ouvriers et forcément des pasteurs et des vicaires, ces derniers en prenant pour leur grade et faisant les frais de l’ironie parfois mordante de Charlotte Brontë, qui connaissait parfaitement le sujet.

C’est aussi une fresque romanesque avec bien entendu le côté romantique exacerbé propre aux soeurs Brontë et qui me plaît tellement. Il y a dans Shirley une forte préoccupation féministe , déjà présente dans les autres livres de Charlotte mais plus clairement énoncée ici. Il y a aussi de l’amour et du sentiment, du vrai, pas comme chez Jane Austen même si l’intrigue sentimentale et la fin de Shirley fait penser à la grande Jane…Charlotte, parle d’amour avec un grand A !

 » l’amour pardonne tout, sauf la bassesse, qui tue l’amour et mutile les affections naturelles : sans estime, l’amour sûr et fidèle ne saurait exister « 

 » l’homme qui n’est pas sentimental est celui qui est incapable  de pensées, d’idées ou de notions « .

Ce livre est intéressant de bout en bout, jamais lourd ni long malgré son côté un peu foutraque et désordonné, dû au fait que Charlotte Brontë l’interrompit à la mort de ses 2 soeurs et le termina rapidement ensuite.

Et tout l’intérêt du livre, est d’une part  de retrouver le style de Charlotte Brontë, parfois lyrique parfois hyper réaliste, la complicité quelle entretient avec le lecteur en le tutoyant fréquemment et en s’adressant à lui. Mais, d’autre part, le personnage de Caroline est inspiré de son amie intime  et confidente Helen Nussey  et surtout celui de Shirley est directement inspiré par sa soeur Emily. Et même si Charlotte est très loin de percer le mystère d’Emily, on retrouve son caractère vif et masculin, son courage vis à vis des difficultés et de la maladie, son amour pour les chiens (supposés féroces) et les choses de la nature et d’autres aspects encore.

Shirley est un vrai plaisir de lecture même pour celui qui ne connaît rien à la vie des Brontë. Alors que Le Professeur et Vilette (deus autres de ses romans)  ont parfois un côté ennuyeux et peut être trop auto-biographique, Shirley est dans la même veine que Jane Eyre, en moins romanesque et gothique. Mais ne vous y trompez pas, Charlotte Brontë était aussi  pleine de vie, comme ses soeurs et cela ressort dans ce livre ci.

 » Je sens que la monotonie et la mort ont presque la même signification…mieux vaut essayer de toutes choses et les trouver vides que de ne rien essayer et mener une vie nulle »

Il ne faut donc pas avoir peur de l’épaisseur, de la réputation de l’auteur ni de l’époque . C’est justement un roman extrêmement moderne et direct pour cette  époque qui se lit comme une histoire d’aujourd’hui.

J’ai terminé la lecture des 7 romans des soeurs Brontë. J’ai également lu 3 biographies et 2 variations biographiques sur la famille. Il me resterait le recueil de poèmes mais la poésie n’est pas pour moi (surtout en version originale) et les fragments ou extraits de récits qui ont pu être publiés de ci de là,  ne m’intéressent pas. Je relirai donc à l’occasion certains des romans qui m’ont le plus remué, en attendant d’aller voir les landes du Yorkshire et le presbytère d’Haworth des soeurs Brontë.

Et pour finir, cette réflexion sur les hommes et les femmes…qui sort de la bouche de Shirley.

 » Si les hommes pouvaient nous voir telles que nous sommes réellement, ils en seraient vraiment étonnés; mais les plus remarquables, les plus sensés se font souvent illusion sur les femmes: ils ne les comprennent ni pour le bien, ni pour le mal. Ce qu’ils appellent une femme vraiment bonne est un être fantastique, moitié ange et moitié poupée; leur méchante femme est presque toujours un démon. Il faut les entendre s’extasier sur les créations de l’un d’entre eux ! ils portent aux nues, l’héroïne de tel poème, roman ou drame et la trouvent superbe, divine ! Elle est peut-être superbe et divine…mais combien artificielle  ! Souvent elle n’est pas plus vraie que la rose qui orne mon chapeau ! Si je disais tout ce que je pense sur ce sujet…en une demi-heure je serais morte, écrasée sous le poids des pierres vengeresses « .

Et si jamais il y a un lecteur ou une lectrice passionné comme moi par les soeurs Brontë, ici se trouvent 13 autres chroniques sur leurs livres et leurs vies : JE SUIS POSSEDE PAR LES BRONTË

La rentrée à la corde…

corde

Bon c’est la rentrée alors…décalée en ce qui me concerne ! Alors petit point rentrée histoire de déprimer un bon coup, compatissez pour moi merci d’avance.

  •  Je n’ai plus que 6 jours de congés à prendre en 2015, dont 4 bloqués en raison de  Noël…donc 2 jours de réels congés. Quand je pense que la Cour des Comptes vient de rendre un rapport disant que les fonctionnaires ne bossaient pas assez, je suis dégoûté. Je ne sais pas si les rapporteurs de la Cour s’incluent eux-mêmes dans les fonctionnaires susnommés…eux qui ont un travail passionnant comme  tous les agents publics. Quant à Emmanuel Macron qui estime qu’on devrait supprimer le statut des fonctionnaires et l’emploi à vie (de certains parce que dans la réalité il y a beaucoup de précaires dans la fonction publique sans compter les salaires de misère des catégories C qui les obligent parfois à Paris de vivre dans leur voiture ou d’aller aux restau du coeur, mais ça personne n’en parle), je parie qu’il a les boules parce qu’il est contractuel…il lui reste au mieux 2 ans…pas bien Manu d’être jaloux des autres.

 

  • Ils ont viré Claire Chazal…fini ses interviews de star incroyables, je pense notamment à ses échanges avec Mylène Farmer ou  Johnny Halliday  et d’autres… à mourir de rire. En même temps, il faut bien rajeunir les présentateurs sur TFI, quand on regarde les 3 vieilles peaux de la météo…faudrait que le patron de TFI fasse quelque chose avant  de dégager lui même  à la fin de l’année. Et Michel Drucker alors ??

 

  • Sur Canal plus , plus rien ne va, le grand journal est mort, plus de trucs drôles, plus de guignols , et plus de miss météo et ça vraiment, rien que d’y penser, j’ai envie de programmer une bonne douzaine de séances de psy. C’est le déclin de la société, ni plus ni moins. Heureusement il reste le Petit Journal !

 

  • Rentrée littéraire avec toujours les mêmes débats sur ce qu’est la littérature, la bonne pour intellos et la mauvaise pour le peuple,  ce qu’est la vérité en littérature (le roman, l’autofiction et l’autobiographie)  les mêmes livres chroniqués en masse  sur les blogs littéraires qui les reçoivent gratos des éditeurs  etc…du coup, ma prochaine chronique de livre sera sur un classique du dix neuvième siècle…en attendant celle sur Delphine de Vigan (D’après une histoire vraie règle le débat réalité fiction avec brio ) que Busnel n’a à priori pas osé inviter sur son  plateau comme il y a 4 ans. Et zut, on la voit jamais à la télé enfin, si on la voit, je ne le sais pas. Franchement, si les présentateurs télé arrêtaient de recevoir toutes les nanas avec qui ils couchent, il faudrait inviter n’importe qui pour remplir leurs émissions (relisez là phrase , elle est à double sens !! )

 

  • Les impôts…je ne comprends pas, ils ont encore augmenté cette année, pas de beaucoup mais quand même, pourquoi moi hein ??  Ceci dit, comme je suis fonctionnaire, en payant mes impôts je m’auto-paye…et vous aussi qui me lisez et n’êtes pas fonctionnaire, merci du fond du coeur de contribuer à mon bonheur,  je saurais m’en souvenir ! Par contre, quand je pense que mes impôts servent à payer Macron…fuck ! (c’est pas bien Mind d’être jaloux des autres… :D)

 

  • J’ai vraiment une VDM ( vie de merde)  en cette rentrée . La preuve ? Je dois pour cela vous raconter un peu ma vie (réelle)  forcément passionnante, je vous sens trépigner d’impatience . Le matin, tous les matins, je vais balader mon chien pendant une demi heure avant d’aller bosser et nous croisons une dame du coin qui marche tous les matins  et caresse le chien, on échange quelques mots . Et le jour de notre départ en vacances, c’est la Douce qui a fait la balade avec le chien , du temps que je chargeais la voiture. (On ne charge plus à deux la voiture lors des départs en vacances pour éviter les embrouilles…) Le mardi matin de ma reprise du travail , j’ai   la dame qui me dit  » j’ai vu le toutou l’autre fois mais c’était pas vous, c’était votre fille qui le promenait ». Moi :  » Ce n’est pas ma fille, mais mon épouse, elle est plus jeune que moi  » Elle  » ha oui, elle fait très jeune en effet…bonne journée ». Je dois vous préciser que j’ai 45 ans et la Douce 8 ans de moins ! Deux réactions possibles, être flatté tel le coq car j’ai la chance d’avoir une jeune (et jolie ) épouse…MOA…malgré mon âge avancé …ou alors être dépité en pensant que je dois vraiment  ressembler à un vieux schnock. Pourtant je connais tout Maître Gims, j’écoute de la Trance , je mets des habits avec des couleurs flashy , je n’écoute pas les antennes de Radio France, et surtout j’utilise tous les matins des anti- cernes et des anti fatigue (sans compter les gommages et les masques périodiques), que des produits hors de prix !  Bref pas gagné pour moi…suis dégoûté, vie de merde et puis c’est tout !

 Donc,  c’est la rentrée et je suis dégoûté…j’ai presque envie de me pendre, mais je compte sur vous pour me remonter le moral…compatissez pour moi et  surtout j’attends vos anecdotes VDM de cette rentrée pour me remonter le moral 😀 😀 😀 !

La fille du train de Paula HAWKINS (2015)

fille du train

Tous les jours, Rachel prend un train de banlieue pour se rendre au centre de Londres, et tous les jours le convoi s’arrête à un feu de signalisation, juste en face de la maison occupée par Scott et Mégan. Elle imagine ce  couple  en totale osmose, alors que le sien vient d’éclater, son mari Tom l’ayant quitté pour une autre femme, Anna, avec qui il vient d’avoir un enfant. Et Tom habite avec Anna, dans une maison identique à celle de Scott  et Megan, située 50 mètres plus loin. C’est dans cette maison que  Rachel fut heureuse avec Tom, avant de sombrer dans la dépression et l’excès de boisson.

Un jour, alors que le train est stoppé au feu rouge, Rachel voit Megan dans les bras d’un autre homme que Scott. Juste après , Megan disparaît. Rachel , de manière obsessionnelle, veut alors  savoir ce qu’il s’est passé.

Impossible de ne pas parler de l’aura de ce roman, qui correspond à un succès d’édition comme il n’en arrive que rarement. La fille du train  est le premier roman publié par l’anglaise  Paula Hawkins sous son vrai nom (il semble qu’elle ait déjà écrit d’autres livres sous un pseudonyme mais jamais de roman), traduit en 42 langues,  vendu bientôt 4 millions d’exemplaires, numéro un des ventes en Angleterre aux Etats Unis et en France pendant l’été , droits d’adaptation achetés par Spielberg dès la lecture du livre, critiques élogieuses, comparaison avec Laura Kasischque,  même Stéphen King trouve le livre génial…

Du coup, moi qui n’aime pas les polars ni tellement les thrillers , j’ai eu envie d’essayer et comme les autres, j’ai été happé par l’histoire et j’ai dévoré les 150 dernières pages comme rarement.

C’est une vraie réussite, un univers passe partout dans lequel beaucoup peuvent se reconnaître, une intrigue très classique mais parfaitement maîtrisée, un fond très noir du point de vue des personnages, du suspens et une fin très cinématographique, peut-être un peu trop mais c’est la loi du genre.

Il ne faut pas attendre autre chose que ce que l’on est en droit d’attendre de ce genre de livre, il n’y a pas d’originalité dans la construction ou sur le fond et le style de Paula Hawkins n’a rien de spécial ou de remarquable. Mais la grande force de La fille du train, c’est les personnages du roman, qui existent au point que le lecteur les voit évoluer  devant lui. Les trois hommes et les trois femmes qui sont au centre de cette histoire sont vraiment bien construits par l’auteur.

Ce que j’ai aimé, c’est qu’il n’y a pas de violence ou très peu, pas de sang ou très peu, pas de scènes « gore « , pas de coups de feu intempestifs ni  de flics omniprésents, tout repose sur la construction psychologique  et la tension progresse avec le déroulé de l’histoire. Ce n’est donc pas vraiment un polar selon moi  et c’est d’ailleurs pourquoi le livre m’a plu.  Paula Hawkins arrive à rendre attachants ses personnages alors qu’ils sont meurtris, égoïstes, et pas vraiment sympathiques.  Elle arrive à scotcher le lecteur en jouant sur le doute, la paranoïa, le psychotique et c’est vraiment réussi.

En résumé, je ne crie pas au génie parce que j’avoue ne pas être touché par les romans policiers et les thrillers mais j’ai passé un moment de lecture fantastique et je conseille à tous les amateurs du genre d’essayer, peut être ne serait-ce que pour voir les failles de La fille du train.

Je vous laisse avec un petit extrait du livre…

Le vide : voilà bien une chose que je comprends. Je commence à croire qu’il n’y a rien à faire pour le réparer. C’est ce que m’ont appris mes séances de psy : les manques dans ma vie seront éternels. Il faut grandir autour d’eux, comme les racines d’un arbre autour d’un bloc de béton, on se façonne malgré les creux. Je sais tout cela, mais je n’en parle pas à haute voix, pas pour l’instant.

Gazette du blog – 3 ième trimestre 2015

logo gazette mtg

Je suis de retour et avec deux semaines d’avance, voici la gazette du blog du troisième trimestre 2015 : mais que diable s’est-il passé ces 3 derniers mois ?

 Début septembre  je n’étais pas là donc faible activité.

En août, j’ai publié l’article numéro 500 !

Juillet a été un gros mois, avec 900 visiteurs. Le blog a eu 4 ans le 5 juillet et le record des vues est tombé le 9 juillet…avec 113 pages consultées. Et ce jour là, c’était la parution de la gazette du deuxième trimestre.

Les articles qui ont marché le mieux, restent centrés sur le blog ou sur mes humeurs :

  • gazette du blog second trimestre : 71 vues (serait- ce l’effet de ces Gif sexy pour mes commentatrices les plus actives ?)
  • Souvenirs de la Balagne : 66 vues ( publier ses photos de vacances, c’est un bon plan)
  • Article numéro 500 : 69 vues (je ne sais même plus de quoi il parlait…)
  • J’aime pas l’ été : 66 vues : râler fonctionne aussi
  • Insomnia : 55 vues : billet d’humeur aussi

Du coup, la musique, les textes et les chroniques de livres marchent beaucoup moins mais je continue dans ce mélange de genre  un peu bordélique de blog non littéraire qui parle aussi de livres mais pas que…

Sinon, changement de design, pour le moment contrarié par un petit souci technique chez WP, je voudrais mettre un  joli papier peint foncé aux reflets verts, mais je reste coincé sur le violet comme couleur de fond ! Bon c’est ma couleur préférée mais pas la votre, je le sais…

Parmi les pays exotiques d’où viennent les lecteurs et lectrices, j’aimerais bien savoir comment certains arrivent sur ce blog, je me doute que c’est juste le hasard mais quand même ça m’interroge:

  • Biélorussie
  • Slovénie
  • Comores
  • Kazakhstan
  • Islande
  • îles Vanuatu (mon préféré…si jamais y a moyen d’avoir un logis gratos là-bas…)

Toujours plus d’abonnés qu’on ne voit jamais…plus de 50 actuellement…la part d’ombre de ce blog essentiel et fondamental…

Au niveau des projets, ben aucun, vous verrez bien…enfin si quand même un, il y aura un jeu concours 2015, sûrement pour Noël, une fois par an j’aime bien proposer ce petit défi avec cadeau à la clé ! Reste à trouver l’idée !

Sinon j’ai l’envie de bloguer, il reste à trouver les idées d’articles et le temps aussi  !

Mais cette gazette se serait rien sans le palmarès des commentatrices les plus actives (arrêté au 15 septembre) : WordPress établit le top 6 des commentatrices basé sur les 1000 derniers commentaires du blog.

Et ce trimestre, il y a de gros changements encore…regardez plutôt.

Tout d’abord, on a perdu Somaja ! Après Valentyne au trimestre dernier, qui avait rejoint l’ atelier couture, Somaja a semble-t-il rejoint un atelier crêpes ! gif bretagne 2

Et voici le nouveau Palmarès !

6) Le plus gros gadin du trimestre est signé Philisine, qui était première lors des 2 trimestres derniers… gif strange 25) Asphodèle est toujours dans le classement malgré sa longue absence pour raison de congés au centre de loisirs façon goulag…gif sexy 15

4) Galéa qui gagne 2 places et confirme son côté gagneuse (diesel mais quand même il faut le souligner)gif sexy 19

3) Syl, la Comtesse du Berry qui gagne aussi 2 places malgré la période estivale ralentie sur son propre blog…gif sexy 14

2) C’est une entrée et directement sur la deuxième marche du podium : Monesille ! gif-sexy - 13

1) Et enfin, avec  3 places de gagnées, la top des commentatrices du trimestre est...Emilie Berd !gif sexy 18

Merci encore à tous ceux et celles qui viennent ici régulièrement ou de temps en temps et qui font que ce blog existe et vit, sans vous il n’y aurait pas de gazette ni d’articles. Il n’est pas utile d’avoir beaucoup de lecteurs, on peut rester  confidentiel et vivant si on a une petite communauté fidèle autour de soi et j’ai la chance de l’avoir !