5 juillet : 5 ans !!

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Oui enfin, la fête sera modeste vu le contexte…Warf   mais j’adore ce logo made in Vendée !

Mais quand même, après 3 années passées chez Overblog puis 2 années passées ici, chez WordPress, le blog est encore là ! Et j’arrive bientôt au six-centième article (celui ci est le 591 ième très exactement).

Alors merci à tous et surtout à  toutes pour votre fidélité puisque sans lectorat il n’y a pas de blog, merci à celles et ceux qui sont dans la lumière, visibles, c’est à dire qui commentent et laissent des traces. Merci aussi à ceux et celles qui sous-marinent et lisent en douce sans jamais se manifester, ce qui est bien dommage…

La période est difficile (je ne parle pas du monde en général, là je regarde juste mon nombril)  beaucoup de mes blogo-proches sont en pause plus ou moins longue, certains ont carrément arrêté et je n’ai pas envie d’aller draguer à droite et à gauche pour me rapprocher de nouveaux blogs, le hasard suffit souvent pour dénicher des personnes avec qui on pourra échanger voire nouer des relations bloguesques , puis  hors blog parce que c’est ça qui m’intéresse le plus  au fond. Le blog est juste un support.

Comme je l’ai dit, je vais beaucoup publier cet été car je vais rapatrier des articles abandonnés sur Overblog…ceux qui méritent selon moi d’être sauvés ici !! Il y aura aussi des articles inédits évidement puisque le bar reste ouvert jusqu’au 25 août, avant ma pause vacances comme toujours. En somme, alors que la motivation globale est en baisse, je vais publier 2 fois plus cet été, vous savez cette période où personne ne blogue…Warf ! C’est bien le moment non ? Mais bon plutôt que de suivre le mouvement, de pauser, d’arrêter ou de me pendre avec une corde vert fluo, je vais continuer !

J’ai toujours une idée de rencontre collective impromptue, genre rendez-vous tel jour à tel endroit et vient  qui veut et peut (je choisirai quand même un endroit que j’aime où je pourrai passer un top week-end en solitaire…). Et puis, depuis longtemps me trotte dans la tête une série d’articles puis intimistes, des états d’âme, comme si ça intéressait le public !

Pas de récapitulatif pour cet anniversaire , ni de bilan de ces 5 années.

Ce qui est certain, c’est que j’ai vieilli, que je m’habille de plus en plus jeune (au grand désarroi de La Douce…quoique…) et toujours autant coloré, que maintenant  je dors vraiment quand je fais la sieste , que je veux encore aller voir l’océan déchiqueté partout où c’est possible, que je n’ai pas encore besoin de Viagra ni d’amphétamines, que je n’écoute toujours pas Radio France, que je n’ai toujours pas un centime de côté en cas de souci et que je serais certainement à la charge de la société à la retraite,que j’aime de plus en plus prendre l’apéro et les gâteaux,  que je lis toujours autant et avec autant de plaisir mais toujours pas les classiques chiants français, bref je continue de subir  cette décrépitude qui nous attends tous dans la joie, la déprime et la bonne humeur…

Et toute cette fatuité bloguesque me ravit toujours, elle ressemble à l’existence, c’est aussi pour ça que je continue, parce que c’est vain et que ce qui est vain est beau.

Enjoy Leblogdemindthegap tant qu’il est encore là  et n’oubliez pas les paroles…pas celle du jeu à la con de Nagui mais celles ci , de l’illustre Proust (que promis je vais lire car Galinette la tronchette essaye comme Asphodèle la Grande Prêtresse de faire mon éducation littéraire…alors entre 2 titres Trance et 2 chansons de maître Gims, je promets de m’y mettre…). Et je dédie ces mots à vous tous et toutes.

« Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur, elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries ».

Et rendez-vous après demain pour le 192 ième article.

 

Cornouailles : une parenthèse enchantée (1)

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J’étais plus ou moins attendu pour raconter notre périple en Angleterre, dans la région de la Cornouailles que vous voyez sur la carte ci dessus.

Alors je vais raconter en plusieurs étapes parce que ce genre de billet est long à faire et qu’il y a beaucoup de photos…

Jour 1 : Arrivée à Bristol

Bristol n’est pas la capitale de la Cornouailles, mais elle est située à 2h30 de route et une ligne directe depuis Toulouse existe, avec Easy-jet, le partenaire habituel de mes escapades, avec seulement 1h30 de vol.

Bristol ne fait pas rêver, on n’ imagine pas grand chose en entendant ce nom. C’est une ville de 400000 habitants, comme Toulouse, au Sud de Londres. J’ai aimé m’y promener, l’ambiance est très zen, une ville provinciale sans gros centre ville, avec de jolies contrastes de lumières à partir des caprices de la météo, et de jolis endroits…il faut garder la tête en l’air à Bristol.

Voici quelques aperçus de la ville.

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Jour 2  : Tintagel – Jamaïqua Inn – Arrivée à notre location

Nous prenons la route (à gauche) avec une voiture de location, plus grande que prévue, toute neuve (20 miles au compteur) et bourrée d’électronique…un bonheur !! Mais la motivation est là.

Premier arrêt à Tintagel. Ce village serait celui du fameux Arthur (pas l’animateur de télé celui de la Table Ronde) , son lieu de naissance et l’on peut visiter les ruines de son château, au milieu d’un univers éblouissant de falaises , d’océan et de landes.  Voyez plutôt !

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Deuxième arrêt, sur la route allant vers notre location, la fameuse Auberge de la Jamaïque, celle qui inspira le premier Best Seller de Daphné du Maurier (ma chronique sur le livre arrive). A l’époque où elle l’a découvert par hasard, il n’y avait pas d’autoroute en dessous ni d’habitations proches…mais même aujourd’hui, elle reste assez flippant avec ce granit gris, encore plus si l’on observe les Moor de Bodmin, juste autour. C’est très touristique, avec un joli intérieur, un bar rustique croquignolet, les personnages du livre , une grande boutique où l’on trouve tous les livres de Daphné …etc. Quand on est fan, c’est un passage immanquable…

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Le soir vers 19h, nous arrivons à notre location, située près de Truro, en rase campagne. Elle s’appelle le Cottage mais c’est en fait un studio façon chalet. On voit la campagne anglaise, des chevaux, des lapins, des oiseaux et la propriétaire des lieux, une certaine Bella…

Jour 3:  Jardin de Trélissick et Saint Mawes

La météo n’est pas bonne, pluie et couverture nuageuse ensuite…ce sera le moins beau jour du séjour.

Aujourd’hui, visite de l’un des nombreux jardins de Cornouailles, beaucoup étant sous l’égide du National Trust (un organisme qui conserve avec brio le patrimoine naturel et architectural de l’ Angleterre).  Ce jardin est celui de Trelissick avec une belle vue sur un estuaire et des grandes allées en forêt, plus on moins fleuries. Mai est meilleur que juin pour les fleurs…mais patience, il y aura plus tard du bien plus fleuri !

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L’après midi, nous visitons Saint Mawes, le premier port de notre séjour, avec déjà de belles maisons , de belles fleurs, des bateaux et aussi un joli château parfaitement conservé. Il fait bon flâner en prenant tout son temps et en observant les changements de luminosité.

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A suivre…le meilleur et le soleil sont à venir…

 

L’Auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier

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Troisième et dernier livre de ce recueil de trois romans de Cornouailles, voici l’ Auberge de la Jamaïque, publié en 1936 et qui fut le premier best-seller de Daphné Du Maurier (son troisième roman).

Devenue orpheline et pauvre,  la jeune Mary Yellan n’a pas d’autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de la Cornouailles . Dès son arrivée à l’Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu’elle a connue jeune et gaie n’est plus qu’une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de l’auberge. Mary, au caractère bien trempé et aventureux, soupçonne un trafic de contrebande…

L’ Auberge de le Jamaïque est encore un livre génial de Daphné du Maurier. Le début fait vraiment penser aux Hauts de Hurlevent d ‘Emily Brontë, qui l’a inspirée en tant qu’auteur (ainsi que les autres membres de la famille),  mais il ne s’agit pas ici d’une histoire d’amour passionnelle dévastatrice. C’est un roman d’aventure pur et dur, très noir comme d’habitude chez la romancière anglaise.

C’est incroyable comme elle arrive à varier la thématique de ses livres, tout en gardant toujours les mêmes ingrédients : un personnage de femme au comportement masculin, la mer, les bateaux, un vieux manoir qui ici est une auberge grise en granit au milieu d’une plaine désolée, non loin de la côte. Et puis, la noirceur, certaines scènes sont  macabres voire choquantes pour l’époque.

On retrouve également dans l’ Auberge de la Jamaïque, le suspens psychologique habituel qui plaît tellement à ses lecteurs.

Ceci dit, ce ne sera  pas mon livre préféré, j’ai du mal avec l’aventure comme genre littéraire de toute manière.  La fin est plus heureuse que d’habitude et un peu téléphonée, comme si Daphné du Maurier voulait s’excuser de tout ce qu’elle a fait subir à la jeune Mary dans cette histoire. Et puis, on comprend quand même avant le terme,  le fin mot de cette horrible affaire, trop de rebondissements tuent parfois le rebondissement.

En résumé, un moment de lecture privilégié avec ce sixième livre lu de Daphné, mais  je reste sur La Crique du Français et Ma Cousine Rachel comme favoris (sans parler de  Rébecca qui sortit juste après l ‘Auberge de la Jamaïque et qui apporta gloire et reconnaissance mondiale à Daphné).

Je vous laisse juste un extrait, histoire de vous plonger dans l’ambiance…

Ici,sur le sommet, le vent s’agitait et pleurait avec des murmures de craintes, sanglotait à de vieux souvenirs de sang versé et de désespoir : il y avait là une note déchirante dont l’écho se répercutait et se perdait dans le granit, très haut au-dessus de la tête de Mary, sur le pic même de Roughtor, comme si les dieux eux-mêmes étaient là, dressant vers le ciel leurs têtes imposantes.
En imagination, la jeune fille entendait le murmure de milliers de voix, les pas de milliers de pieds ; elle voyait les pierres autour d’elle se changer en hommes. Mais leurs faces étaient inhumaines, plus vieilles que le temps, sculptées et rugueuses comme le granit et ils parlaient une langue qu’elle ne pouvait comprendre.

Et j’ajoute que j’ai vu l’auberge en vraie pendant les vacances en Cornouailles…et même si aujourd’hui il y a des routes et quelques maisons autour et un village pas loin, je comprends qu’à l’époque cet endroit ait bouleversé la jeune Daphné au point de le choisir pour compter cette histoire…