Stop ou encore – épisode 5

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Hé bien voici le résultat de l’épisode 4 où nous avons eu 22 votes.

Niagara et Jean-Jacques Goldman ont chacun 36% des voix donc nous avons une égalité. Marc Lavoine a 28%.

Ainsi, Niagara revient en seconde semaine et Jean-Jacques Goldman en troisième. J’ai retenu le mot  » Quand «  pour ce cinquième épisode du jeu.

Proposition 1

Jean-Jacques Goldman: Quand la musique est bonne. Un de ses plus gros tubes des débuts (1982) et bizarrement, ce n’est pas un titre que j’aime trop…

Proposition 2

Niagara : Quand la ville dort . Le titre est sorti en 1987 et figure sur le premier des 4 albums du groupe. Ici, la version maxi, comme dans les années 80…

Proposition 3

Mylène Farmer : Quand .  Ce titre est extrait de l’album Monkey Me, sorti en 2012, un poème à la Farmer et une musique à la Boutonnat…un régal (sortez les kleenex)

Quel artiste souhaitez-vous écouter la semaine prochaine ? Votez ici !

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Lettres d’amour…

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L’autre jour en librairie, j’ai vu ce recueil de lettres de François Mitterrand envoyées à Anne Pingeot,  (la mère de sa fille, Mazarine), avec qui il vécut une histoire d’amour pendant 40 années. Je n’ai pas encore  lu cet ouvrage, un pavé de 1260 pages, qui , si j’ai bien suivi, est composé  que de lettres d’amour…mais j’avoue être tenté pour le mettre sur ma liste de Noël.

C’est particulier comme livre, déjà le poids de l’objet…cela représente des centaines et des centaines de correspondances, des milliers et des milliers de mots. Et puis, je doute  quand même qu’il ne s’agisse que de lettres d’amour…j’imagine aussi que Mitterrand doit aborder des questions plus générales, sur la vie, l’existence, ses passions, le temps qui passe etc.

C’est un personnage phare du vingtième siècle, une personnalité complexe, riche, contradictoire, et un témoignage aussi sur la double vie sentimentale. Cet homme a été fidèle à sa femme et à sa maîtresse pendant presque toute sa vie, c’est particulier comme fidélité , j’en conviens.

Bien sur, vous me direz que c’est un peu du voyeurisme, qu’on pénètre dans l’intimité d’un couple, d’une relation. Que peut-être que François Mitterrand n’aurait pas aimé que ses mots soient livrés au public.

Oui mais quand on envoie une lettre d’amour, elle n’appartient plus à son auteur , mais à l’objet de son amour, à savoir la personne à qui elle est adressée. Ces milliers de lettres sont à Anne Pingeot et si elle a jugé bon de les publier, c’est sa décision et son choix à elle.

Comme souvent dans les recueils épistolaires, il n’y a pas les réponses de Anne à François, mais c’est logique puisque les réponses appartenaient à François.

La seule chose qui me fait hésiter, c’est que je me demande si ça peut être captivant pendant 1300 pages…ceci dit on peut le lire par phases, par années par exemple, comme une respiration entre deux autres livres…

Vous avez envie de l’acheter  vous ??

En voici un extrait…

Anne, parmi les raisons qui donnent à ma vie une signification nouvelle en même temps que s’enrichit et s’approfondit notre entente, il en est une, très simple et sans fracas, qui compte plus qu’on ne croit: fussent-ils dénués d’importance j’ai besoin de vous rapporter mes pensées et mes actes, d’aller à vous à tout moment. Quand je dis qu’avec vous s’éveillent des sentiments que je n’ai jamais connus (et là, vous avez tendance à mettre ces paroles sous la rubrique du «coquillage») cet aspect de ma tendresse pour vous justifie mon propos: pour la première fois, je sors de moi.

Si vous saviez comme j’ai appris à garder pour moi seul mes rêves, mes ambitions, mes peines! Mêlé trop tôt à des collectivités indifférentes ou brutales, j’ai dû composer ma force autour d’un raidissement intérieur que rien ne pouvait fléchir. Exprimer ce que je possédais de plus authentique me semblait aveu de faiblesse. Et peu à peu s’est noué en moi un lacis de refus. Au milieu des passions et des intérêts j’ai abrité le secret de mon être derrière un mur si haut et si épais que lorsque j’ai aimé, ou bien lorsque j’ai voulu convaincre, l’obstacle qui m’avait si longtemps préservé a fini par m’enfermer. Dans l’isolement où je m’étais complu ni la joie ni la paix ne venaient plus me visiter. Avec vous j’échange, je communique, je communie. Je suis comme délivré.

Oui, j’ai grand besoin de vous, mon Anne.

Oui, je suis heureux par vous. Et je n’ai plus qu’une volonté: vous donner l’équivalent de ce que je reçois. Servir à mon tour votre vie.

(Lundi 13 avril 1964)

 

La dinde française !

Alors voilà, je suis tombé par hasard sur la publicité suivante, diffusée dans un magazine spécialisé ennuyeux, destiné aux collectivités territoriales (élus, décideurs, chefs de services ou agents territoriaux) et comment dire, j’ai eu instantanément envie de faire un article ici. Je suis désolé, la photo est très mauvaise mais on arrive à bien voir la publicité quand même…

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Donc , c’est une pub pour la « dinde française »….

Et donc, comment dire, il faut comprendre que la dinde française , c’est bien le volatile et non la dame sur la photo, au doux prénom de Marion…amies féministes bonjour mais avouez que cela fait penser à ça non ?

Et puis, comment dire aussi, cette pauvre Marion, avec son costume blanc qui fait penser au service d’un repas dans un hôpital public au bord de la crise de nerf, et son assiette de dinde, elle prête à rire non ?

Et les couleurs…le bleu blanc rouge…moi madame, je mange de la volaille française…de la viande d’animaux élevés en batterie, dans des conditions inhumaines, avec tout ce qu’il faut d’antibiotiques et de produits chimiques, bref de la merde à 5 euros le kilo qu’on trouve dans les supermarchés (et aussi les hôpitaux et cantines scolaires  ) mais c’est du Merde in France  ! Allons zenfants, etc etc, comme dirait Gainsbourg.

Et puis enfin regardez l’assiette avec ses rondelles de dindes asseptisées et les légumes…en comparaison, le Flunch c’est du Michelin 2 étoiles !

Bref, de la pub comme on en fait plus…enfin si la preuve, mais bon c’est la crise que voulez-vous !

Et pour finir , je le redis, la dinde c’est pas Marion, la nana sur l’affiche, c’est bien le volatile qui est gracié chaque année par le Président des USA avant Noël…Obama paraît-il va gracier Kim Kardachiasse pour finir son mandat avec classe, punaise je me demande qui Trump pourra bien gracier en 2017…

Stop ou encore – Volume 4

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Après 3 semaines consécutives dans le Stop ou encore, Indochine est destitué.

Les 20 votes de l’épisode précédent ont donné 10% pour Benjamin Biolay, 35% pour Indochine et 55% pour Goldman. C’est donc Dieu himself qui revient cette semaine face à 2 nouveaux adversaires.

Le mot fil rouge que j’ai choisi est le mot :  » Amour «  et les chansons que j’ai choisies parce que je les apprécient sont les suivantes:

Proposition 1.

Jean-jacques Goldman : C’est pas d’l’amour . Ici , une version live enregistrée au New Morning, avec ses 2 complices, Michael Jones et Carol Frédériks

Proposition 2.

Niagara : L’amour à la plage. L’un des plus grand tubes de ce duo des années 80, qui faisait de la pop sympa et riante…nous sommes en 1986.

 

Proposition 3 .

Marc Lavoine : Toi mon amour.  Cette chanson est extraite de son album L »heure d’été , sorti en 2005. Je vous ai mis le clip les filles…

Voilà, vous avez une semaine pour voter pour votre artiste préféré et rendez-vous pour l’épisode 5 !

Libertango de Frédérique DEGHELT (2016)

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 Luis est né en 1935, patte et main gauches raides, langage déstructuré, dans une famille espagnole. Son enfance parisienne est mortifère, entre un père bête et méchant, une mère plus idiote que méchante et une soeur aînée à l’égoïsme fou. Seule échappatoire, la radio, qu’il écoute frénétiquement et sa plus jeune soeur.

A  20 ans, sur les quais de la Seine, Luis rencontre Astor, joueur argentin de bandonéon, et, dans la foulée, Lalo le pianiste. Une révélation! Il n’est pas que le « fils dégénéré », il est un jeune homme à l’oreille fine et aux goûts musicaux certains.

A 21 ans, il quitte sa famille qu’il ne reverra jamais (sauf sa plus jeune soeur) , s’immisce  dans le milieu fermé de la musique classique, jusqu’à devenir chef d’orchestre, puis maestro…

Je suis né en morceaux, mais la musique répare et nous nous en servons si peu. Sa vibration physique agit comme une nuée de particules qui viennent harmoniser le corps. Tandis que le reste, ce qui s’entend, ce qui navigue dans ce qui  ne s’entend pas mais se perçoit, entre dans l’esprit, caresse l’âme, dissout toute tension dramatique et nous élève où nous ne saurions aller seul.

La musique est l’exercice arithmétique secret d’un esprit qui ne sait pas qu’il est en train de calculer.

Pffiou ! Quel livre  : 300 pages denses et étourdissantes, et quelle plume ! Je ne suis pas surpris, j’avais beaucoup aimé La grand-mère de Jade et La vie d’une Autre, mais le dernier roman de Frédérique Deghelt est vraiment magnifique.

Je commence par le bémol, j’y ai trouvé des longueurs, des hauts et des bas, comme l’on peut trouver dans un morceau de musique de dix minutes et je suis parfois resté au bord du chemin quand Libertango pénètre  trop dans le détail, la vie d’un orchestre et de la musique classique.

Mais en dehors de cela, j’ai été happé par les mots de Frédérique Deghelt et par le destin hors normes de Luis, dont on suit 80 ans de vie à travers des interviews réalisées par Léa, une jeune femme passionnée par la vie de ce chef d’orchestre, des extraits de ses journaux intimes, des lettres.

Luis qui passe du statut d’enfant handicapé , boulet pour sa famille, à musicien, chef d’orchestre de second plan malgré son bras gauche grippé, puis maestro, dirigeant les plus grands musiciens du monde. Luis devient adulé, riche, égoïste, diva…puis comprend qu’il a « raté » sa vie…

Libertango est un livre d’une richesse inouïe, profondément juste et émouvant, un livre humaniste qui donne encore un peu de crédit en l’être humain. L’histoire est en plus très actuelle, la musique de Luis est un  refuge face au chaos du monde, à la violence des hommes.

J’ai apprécié aussi certaines positions de l’auteur, certaines pensées bien pensées et j’ai retrouvé avec plaisir la délicatesse de Frédérique Deghelt, sa sensibilité et son érudition.

Ici en version triste…

On ne guérit pas d’être vieux. On guérit encore moins de se sentir trop vieux, trop seul, trop triste. Tout est à faire décidément ! Quel boulot ce matin ! Se récupérer chaque jour est le plus difficile. Piocher minute par minute, les particules d’un bonheur désormais impossible, et les regarder autrement. Ce qui est important n’est pas ce qu’on vit, mais la manière dont on regarde ce qu’on vit.

Ici en version gaie…

Les petites lueurs dont on se saisit pour en faire de la lumière sont des lucioles qui pourraient s’évanouir , faute de travail, de chance , de coïncidences miraculeuses »

Ou bien là en version mi triste mi gaie…

Les vrais handicapés ne sont pas ceux qui boitent ou bégayent, ce sont ceux dont le coeur est boiteux et la parole menteuse…

Je me suis attaché à Luis et c’est dur de le quitter , d’autant que la fin aurait pu être moins rapide, bien qu’il s’agisse d’un long texte au regard de ce que proposent les auteurs actuels, là j’aurais bien repris une petite symphonie…

Libertango est aussi une véritable histoire d’amour, celle avec la musique, omniprésente, mais aussi celle avec Emilie, la femme que Luis a aimé, perdu, retrouvé, aimé, perdu et aimera jusqu’à sa mort…comme le prouve ce long passage écrit dans le journal de Luis…

Ne pas se souvenir des soirs d’orage où Emilie décidait de jouer les suites de Bach, face à l’océan, comme si elle devait affronter la noirceur des nuages qui nous arrivaient de l’ Atlantique. Je me posais tout près d’elle pour ne pas perdre une note que les grondements du ciel essayaient de nous dérober. Ne pas se souvenir  de sa main serrée dans la mienne quand je venais derrière le rideau lui enlever le trac, avant ses concerts de soliste, quand nous sommes connus. Ne pas se souvenir du regard soyeux qu’elle portait sur les enfants qui la prenaient pour une fée posée sur le bord de leur lit, dans cette salle de réveil de l’hôpital où elle m’avait emmené pour que je les voie. Ne pas se souvenir ce serait un crime qui n’effacerait pas celui qui a eu lieu. Ne pas se souvenir est impossible quand on a vécu de si belles choses avec  une femme qu’on ne pourra plus jamais cesser d’aimer, parce qu’elle a emporté au tombeau toute raison de lui en vouloir un jour.

 Vous l’avez compris, c’est un vrai coup de coeur, je trouve que l’on n’a pas trop parlé de ce livre sorti au printemps dernier, j’espère néanmoins qu’il a rencontré le même succès que les premiers romans de Frédérique Deghelt, auteur discrète et talentueuse.

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Questions pour pas un champion…

myrtillesVoici quelques questions que je m’auto-pose…récupérées sur le net…il y a plein de questionnaires improbables, foireux, étonnants….

Chantes-tu dans ta douche ? Non, je laisse l’eau chanter !

Est-ce que tu réciterais un poème à une femme / un homme ? Ben je voudrais bien, mais je peux point…j’en connais pas !

Est-ce que les jeans serrés font que les gars ont l’air gay ? Non, ils me vont bien et je ne suis pas gay,  (parfois gai) dans mon jean moulant !

Connais-tu tous les mots de l’hymne national ? Houla non, je m’en tamponne en plus !

Quelle serait la première chose que tu ferais si tu gagnais à l’Euromillion ? Ho, je prendrais un Lexomil entier, après je commencerais à réfléchir où partir…IMAG0885

Si c’est écrit « Tirez » sur une porte, pousses-tu automatiquement ? Oui, carrément, je n’ai aucun intérêt pour ce genre d’informations…alors je ne la vois pas.

Sais-tu combien de calories tu brûles en remplissant ce questionnaire ? Non, je brûle le temps il me semble, plus que les calories.

Si tu pouvais revivre un jour de ta vie, lequel serait-ce ? Le premier, pour renaître, recommencer en sachant ce que je sais.

Un grand groupe d’amis ou un meilleur ami ? Ben j’ai pas d’amis en vrai, très peu, et je fuis les groupes, au-delà de 4 personnes il n’y a plus de conversation possible de toute manière…

Es-tu une personne expressive ? J’ai du mal à m’exprimer sur ce point…x files 7

Qu’est-ce que tu souhaiterais avoir fait dans le passé, mais que tu n’as pas fait ? : Le tour du monde…ou du Royaume uni, ou de l’ Italie ou de Corse…

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Fumes-tu ? Non, jamais fumé, ça sent trop mauvais…j’aime le parfum, les fleurs, donc pour le tabac c’est raté !

Quand était la dernière fois où tu es allée à un pique-nique ? Il n’y a pas longtemps, sur la montagne en face de chez moi avec La Douce !

Quel est ton humoriste préféré ? Aucun, c’est de l’arnaque les humoristes, c’est juste des acteurs sur un registre comique!

La phrase ou la citation que t’es pas prêt(e) d’oublier ? Celle que je vais découvrir dans un prochain livre !

Aimes-tu quelqu’un qui ne le sait pas ? Oui, je ne suis qu’amour, j’aime mon prochain de manière universelle et illimitée…gif amour

Si je te demande de me faire un pléonasme en es-tu capable ? Monter en haut,  crétin de chasseur…

Qu’est-ce que tu inscrirais sur ta tombe ? Merci de bien vouloir frapper avant d’entrer.

La partie du corps que tu trouves la plus douuuce ? Les mains, enfin il paraît…

Un mot d’amour, ça serait… ? Ce serait génial, je ne sais pas écrire ce genre de choses…

Peux-tu me citer trois personnages de Friends ? Non, ce n’est  pas ma tasse de thé !

Si tu avais le pouvoir de te rendre invisible, que ferais-tu ? J’irai dans les douches et les salles de bains de toutes les jolies femmes…

Quel est ton péché mignon ? Katy Perry , ses seins et ceux de toutes les jolies femmes ( sous la douche. ) gif animé katy perry 8

Le dernier film que tu as vu au ciné ? Juste la fin du monde de Xavier Dolan, juste un film génial.

Quel est ton gâteau préféré ? Le macaron puisqu’il faut en choisir un, mais aussi les gâteaux aux myrtilles…myrtilles1

Que commandes-tu si on va boire un verre ? Une bonne bière locale.

Penses-tu que la carte bancaire fait dépenser plus que lorsqu’on n’en a pas ? C’est certain !

Quelle est la plus grande question que tu te poses ? Pourquoi je fais ce questionnaire à la con ?corde

Es-tu pour ou contre la dépénalisation des drogues douces ? Ni pour ni contre, je n’ai pas d’avis, je ne connais pas assez le sujet.

As-tu une sonnerie de téléphone originale ? Pas du tout, c’est l’une de celles fournies dans le smartphone,  mais mon téléphone ne sonne pas beaucoup…je n’aime pas le téléphone.

En quoi l’amour diffère- t-il du chocolat? Il fait perdre des calories, sinon c’est exactement la même addcition il me semble.

La virginité est-elle un handicap? Non, chez la femme,  c’est même  le fantasme caché et inavoué de beaucoup d’hommes…femmes qui lisent 1

La vulgarité est-elle un signe de faiblesse?  Complètement, comme disait Coluche, grossier oui, mais jamais vulgaire ! Mais la vulgarité, la vraie, où est-elle ?

 

Stop ou encore volume 3.

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Hé bien voilà, à l’heure ou j’écris cet article, il y a une égalité sur le match précédent : Indochine et Benjamin Biolay ont chacun 36% des votes.  Il y a eu 19 votes. Indochine revient donc en troisième semaine et Biolay en seconde ! Voici  le troisième épisode du Stop ou Encore, le mot fil rouge est « nuit ».

Proposition 1

Indochine: Les plus mauvaises nuits, sur la tournée géniale Nuits intimes, Une tournée acoustique particulièrement belle.

Proposition 2

Benjamin Biolay : Nuits blanches. Le titre est de 2003, il était tout jeune le Benji mais ce n’est pas différent de ce qu’il fait aujourd’hui.

Proposition 3

Jean Jacques Goldman  : Nuit. Une magnifique chanson intimiste de Goldman, alors au sommet de son art, sur la tournée de 2002.

A vous de voter pour votre titre préféré et l’artiste qui reviendra la semaine prochaine.

My Kingdom par Evangeline (2016)

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Comment dire ? Ben juste le coup de foudre absolu pour ce titre d’une jeune chanteuse Australienne qui crée le buzz en ce moment, dans le milieu de l’électro pop.

Ceux qui me suivent sur FB sont déjà au courant…d’ailleurs venez me retrouver sur FB (tapez mind the gap pour me trouver ça devrait marcher), ce n’est pas une page pour le blog, c’est vraiment moi qui suis sur FB…donc c’est top :

Je reviens à mon coup de foudre…

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Il y a tout ce que j’aime  et sa voix est hypnotique. Bienvenue dans le royaume d’Evangeline.

Et pour ceux qui pensent encore que dans l’électro, les artistes ne savent pas chanter, que tout est faux, numérisé….voici un live du même titre !

La défaite heureuse…

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J’ai vu Laurent Gaudé lors de l’émission de rentrée de La Grande Librairie et je dois dire que son discours sur le concept de défaite m’a scotché car j’avais un peu l’impression qu’il parlait de moi. Alors j’ai écrit cette chronique en suivant, 2 ou 3 jours après l’émission,  et je la publie ce jour.

En résumé, il explique qu’il arrive un âge, pas le même pour tous, disons un moment dans la vie,  où l’on se rend compte que le temps a créé une faille. Cette faille a mis un terme à la période de « jeunesse » mais pas au sens strict de l’âge de la personne. Je l’interprète comme la période des initiatives, des croyances, de la volonté d’avoir une vie comme ci ou comme ça…

Et donc, arrive le moment dans la vie de chacun, de la défaite, lorsqu’on comprend qu’on a perdu la partie, ce qui est inéluctable et que le renoncement ou l’abdication reste la meilleure des options. Là aussi j’interprète un peu certainement les propos du grand Laurent !

 Mais là où ça devient vraiment  intéressant, c’est que Gaudé explique qu’il ne faut pas confondre défaite et échec, que cette défaite est normale, universelle et qu’il ne faut pas la prendre comme un échec. Là je suis plus sceptique. Je veux bien croire que Gaudé ressente cette défaite vu son âge avancé, après tout c’est un homme aussi, mais je trouve un peu facile de dire que ce n’est pas un échec étant donné son statut d’auteur à succès encensé par le milieu littéraire, intellectuel et ses lecteurs.

Et il va même un peu plus loin, puisqu’en gros, il faudrait non seulement considérer que la défaite est normale mais encore s’en arranger, pour arriver finalement à vivre dans une situation de défaite heureuse, joyeuse. C’est pour cela que je parlais de renoncement ou de relativisation de ce qui nous arrive. Je me rends  bien compte en prenant de l’âge que renoncer facilite la vie, c’est certain, mais quand même, j’ai du mal à dissocier la défaite de l’échec, enfin dans mon cas personnel.

Du coup, je me dis qu’ ils sont forts ces écrivains, ils arrivent toujours à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, pour reprendre cette expression célèbre que je trouve nase et dont je ne sais pas l’origine.

Mais certains sont plus réalistes ou pessimistes dans leur approche de la défaite, comme ici Nina Bouraoui :  » Passé la quarantaine, les choses changent, on a un autre angle de vue sur l’existence, on n’est pas plus sage, on manque d’illusion, c’est ça la vraie vieillesse, ce ne sont ni la peau changée ni les rides, c’est de ne plus croire ».  

Merci Nina…au moins comme ça c’est clair mais ça sent le Lexomil !

Mais au final,  je retiens que la défaite est normale et qu’on peut s’arranger pour positiver avec ça…trop fort Laurent Gaudé, qui, lui,  nous remonte le moral.  Maintenant , j’attends le guide de la défaite heureuse par Laurent Gaudé…

 

Beaux rivages de Nina BOURAOUI (2016)

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Les sentiments ressemblent aux longs filaments des méduses qui brûlent même séparés de l’animal.

l’histoire tient en un mot : après huit années passées en couple,  A,  la quarantaine,   est quittée par Adrian, qui part  pour une autre femme. Beaux rivages raconte ce chagrin d’amour vécu douloureusement par A, la narratrice.

Le sujet est banal, casse gueule car déjà vu et lu des milliers de fois, que dire de plus , qu’apporter au lecteur? l’important n’est pas toujours le thème mais bien souvent la façon dont l’auteur le traite , et de ce point de vue , Nina Bouraoui s’en sort plutôt bien.

Je dois avouer que je ne suis pas autant enthousiaste que pour d’autres de ses romans, notamment Standard, son précédent, que j’avais adoré. C’est souvent ce qui se produit après un vrai coup de coeur.

D’une part, je trouve le découpage du chagrin d’amour un peu schématique (la stupéfaction, la douleur, la colère, la haine, l’acceptation…) puis la renaissance comme ici :

Pour m’endormir, j’imagine ce qui se transforme à l’extérieur des murs de notre maison et, tandis que le ressac efface les pas, les châteaux et les dessins, lavant ainsi les coeurs de leurs attentes et de leurs plaies, je lui fais promettre de ne jamais craindre les sentiments, ces rivages que l’on accoste sans en mesurer le danger ni la beauté. Il promet.

D’ autre part j’ai trouvé le récit de A , un peu trop nombriliste, et je pense qu’au final , Beaux rivages est un texte libérateur autant pour l’auteur que pour le lecteur qui vivrait la même chose. Mais peut-être ressent-on les choses différemment si on lit le roman au moment où on est confronté au chagrin d’amour.

L’amour à chaque fois qu’il se perd rejoint le cimetière des amours mortes et son deuil est impossible à envisager.

Ceci dit, j’ai lu Beaux rivages avec plaisir car j’y retrouve ce qui me plaît dans les mots de Nina Bouraoui, roman après roman…enfin j’en ai lu seulement quatre, mais c’est déjà beaucoup finalement.

Le style est simple mais  percutant, elle arrive à rentrer au coeur du chagrin d’amour, à disséquer, autopsier la peine, la colère, la haine et finalement l’amour que ressent A vis à vis d’Adrien.

L’amour n’existe pas, c’est juste un reflet dans une flaque d’eau , un petit miracle que l’on croit entr’apercevoir entre les ombres et qui disparaît dès que l’on s’en approche de trop prêt; c’est ça l’amour,  c’est tout et rien à la fois, il suffit juste de la savoir pour s’en protéger, pour ne pas avoir trop mal quand on tombe du manège enchanté.

Et puis, je trouve la grâce naturelle, la sensualité, et le côté sans fard dans les  mots de Nina Bouraoui, ce qui fait sa force et que j’aime chez elle.   De même, j’ai retrouvé son talent naturel pour s’immiscer dans la tête, le coeur et les tripes de son héroïne .

Un très beau moment de lecture, qui n’est toutefois pas un coup de coeur, mais j’aime lire les mots d’une amoureuse qui parle d’amour…ces Beaux rivages ne sont pas des déferlantes mais des vagues sur lesquelles vous surferez avec plaisir !

Cette petite pensée pour finir :

Les larmes rassemblent davantage que les baisers.