Jeu de Noël 2017 – dixième énigme

Le jeu est fini, bravo à La Douce et Martine qui gagnent 1 point. Il fallait trouver la Reine Victoria, qui est restée 63 ans sur son trône (Elisabeth en est presque à 66 ans)…et puis Victoria Secret 😀 😀 Rendez-vous en novembre avec 2 énigmes de plus !

Voici venue l’heure de la dixième énigme du jeu de Noël 2017.

Tout d’abord, voici le récapitulatif des prétendantes au colis de Noël:

  • Lydia qui a 3 points
  • Manou dans la forêt, Estelle, La Douce, Valentyne et Martine qui ont 2 points
  • Emilie qui a 1 point

Je rappelle que c’est désormais les 2 premières bonnes réponses en commentaire (n’oubliez pas le mot Fernandel) qui marquent un point !

Pour cette  dixième énigme, il s’agit aujourd’hui de trouver un personnage « historique et politique » anglais  à travers les indices suivants :

  • 63 ans
  • Secret
  • Londres
  • Femme

Allez, si c’est trop dur (difficile parfois de juger mais je pense que c’est plus dur )  la prochaine énigme sera plus simple !!

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Les jouisseurs de Sigolène VINSON – 2017

Si tu devais écrire le roman du siècle, quel siècle choisirais-tu ? N’importe, ils se ressemblent tous, tous disent pourquoi on en est arrivés là. Sinon opte pour celui où le train électrique a été inventé.

 

Olivier, un écrivain qui n’arrive plus à écrire vole un automate dans un musée pour qu’il noircisse des pages à sa place.

Sa compagne, Eléonore, est visiteuse médicale pour un laboratoire qui vend des psychotropes en tout genre. Elle teste et avale en masse les comprimés de son employeur, et c’est elle qui va utiliser l’automate pour écrire le roman.

Ce roman, raconte le périple de deux contrebandiers au Maroc, à la fin du dix- neuvième siècle. Il s’agit d’Olé et Léonie, embarqués chacun dans le désert,  dans une caravane solitaire, à deux  jours de distance l’un de l’autre…

Raconter les livres de Sigolène Vinson et les chroniquer  n’ est pas chose facile…et pour  » Les jouisseurs » c’est encore plus difficile, car des quatre romans de l’auteur, c’est celui qui m’a semblé le plus improbable et aussi je dois le dire,  le plus difficile d’accès. Donc peut être le plus poétique.

J’ai eu du mal à y rentrer et je n’ai pas tout compris sur le périple dans le désert marocain. Je suis pourtant habitué à ces récits africains avec Sigolène Vinson, mais c’était un peu compliqué pour moi…ceci dit, à la seconde lecture je serai plus au clair ! Oui, parce que je les ai tous lu deux fois, pour le plaisir.

Et pourtant…

Je viens de finir le livre, je chronique donc  à chaud, et , je ne saurais dire pourquoi, mais je suis comme aimanté par les  mots et la sensibilité de Sigolène, son humour plutôt décalé, désespéré…

Je n’ai aucun besoin d’être ou de me réaliser. Vraiment, cela me convient bien de ne rien créer. Je l’ai même répété à mon gynécologue quand il a placé mon stérilet.

Car dans « Les jouisseurs », j’ai retrouvé toute la mélancolie et la tristesse , toute la lucidité et la vérité , toute l’humanité dont l’auteur sait faire preuve pour décrire l’inhumanité des humains…

Je suis pour l’extinction des hommes. Tous les moyens sont bons, la décadence et l’obscénité en premier. Voler les vieilles, accaparer les terres pour leur uranium, être actionnaire pour que les riches soient toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, provoquer les famines et les épidémies, ouvrir ou fermer  les portes aux migrants, armer les fous de Dieu…le gros bordel généralisé quoi. Le  sursaut collectif ! Disparaître tous autant que nous sommes. C’est ma part d’humanité et je vous la donne.

On retrouve les racines et la fibre intime de l’auteur dans les quatre personnages du livre. L’ Afrique, je l’ai déjà dit, la difficulté d’être,  l’ennui, la folie douce , la poésie, la Corse et la charge contre la société omnibulée par l’argent. Et puis, ses personnages sont des rêveurs, comme la plupart de ceux de ses autres livres, mais des rêveurs un peu décadents…et c’est bien cela qui me plait au fond !

Au final, je pense que « Les Jouisseurs » est un livre de transition pour Sigolène Vinson, c’est le roman du retour à l’écriture, non pas qu’elle l’ait abandonnée, mais disons qu’elle a traversé une période où il lui était impossible d’écrire, enfin c’est ce que j’ai lu ou entendu…

Ici, je vous conseille de visionner cette courte présentation par l’auteur, enregistrée au salon du livre de Nancy (où d’ailleurs Sido, qui pour une fois n’était pas en vacance…a eu la chance de la rencontrer) : Sigolène.

Et pour ceux ou celles qui ne connaissent pas encore Sigolène Vinson,dont on parle peu et c’est pas plus mal d’ailleurs, et qui voudraient découvrir celle qui est pour moi  LA rencontre littéraire de ces dernières années, ses autres romans sont ici !

Et pour finir, cette pensée…

L’artiste ne sauve jamais personne. Pire, il est tué au cours d’un combat qu’il n’a pas mené…

Mini gazette du blog octobre 2017

Hi guys !

Je n’ai pas fait mon bilan trimestriel en septembre, faute de temps et d’envie ! J’en ferai un fin décembre ou début janvier avec le classement habituel des commentatrices les plus sexy du blog, mais aujourd’hui je fais un petit point d’étape !

Aucun évênement particulier à venir jusqu’à décembre, si ce n’est la poursuite du jeu de Noël , il reste encore 5 énigmes et toutes les participantes ont encore leur chance de décrocher le cadeau de Noël !  A venir également, un coup de foudre pour un livre…c’est hyper rare ici, il y a pas mal de coups de coeur mais très peu de coups de foudre !

Côté nouveaux pays, ce trimestre j’ai eu une visite d’ Irak, de Birmanie, du Cap Vert, de Saint Marin…et d’un endroit vraiment craignons : Monaco !

Quelques requêtes en provenance des moteurs de recherche…un peu toujours dans le même ordre d’idées…je n’ai aucune requête culturo intello façon France Culture…je ne comprends vraiment pas pourquoi…

  • Réflexion sur l’ennui existentiel : ok, mais j’en parle de moins en moins, car parler de mon ennui existentiel chronique m’ennuie vraiment…
  • Fille sexy à moitié nue : voilà, là je suis fier de moi, et pourtant je trouve que j’en mets moins des photos de ce style…va falloir que je me reprenne sérieusement…
  • Rater son bac avec un avis très favorable : ha ha ha, le comble de la lose, ami(e) qui a tapé ces mots sur gogol, tu es le ou la  bienvenue ici !
  • J’y arriverai jamais dans la vie. Mais si, il faut jamais désespérer…regarde ce blog, on est pas bien là ?

Et puis quand même, le classement des tops commentatrices au 20 octobre 2017, sinon Soène est capable de m’envoyer un tueur à gages…

  • Sixième : Syl, la Comtesse du Berry, qui capte Internet du fin fond des douves du château…où il se passe des choses étranges paraît-il…
  • Cinquième: Asphodèle, qui ne figurera plus dans le classement à la fin de l’année, pour les raisons que nous savons.
  • Quatrième : Valérie , qui je crois n’a encore jamais eu droit à son effigie sexy…rendez-vous en décembre donc, si elle est encore dans le palmarès
  • Troisième : Soène , qui progresse encore dans le classement (ouf, j’ai évité son tueur à gages pour cette fois…), et qui aura droit à une effigie bien gratinée pour l’occasion…
  • Seconde : Emilie, qui a perdu sa place de leader historique …c’est moche moi je dis que tout fout le camp…elle a dû arrêter le Hula hop et c’est bien dommage…
  • Première : Lydia, qui accède à la première marche et est largement en tête des commentatrices aujourd’hui !

Voilà, merci de votre fidélité et rendez-vous fin décembre ou début janvier pour le vrai  classement…

Aux origines…

Pour ceux qui me suivent fidèlement, vous vous rappelez peut-être qu’en mai dernier, j’étais à Haworth, dans la maison des Brontë. Une artiste anglaise, proposait aux visiteurs du Presbytère d’écrire chacun une ligne du texte original des Hauts de Hurlevent, afin de re créer une sorte de manuscrit original (dans tous les sens du terme). En effet, Emily Brontë l’a probablement détruit avant sa mort.

Bon, maintenant vous avez 2 choix possibles !

Soit vous dire, encore les Brontë, il me gonfle avec ces auteurs-là…

Sauf que mon petit doigt me dit que si le blog dure encore , vous avez pas fini d’en entendre parler !

Soit vous dire que c’est une super idée, et que peut être vous aimeriez avoir une réplique d’un manuscrit original d’un auteur culte !

Hé bien figurez-vous que sur FB, j’ai vu un post indiquant qu’un éditeur sortait la reproduction du manuscrit original de Jane Eyre, écrit de la main de Charlotte Brontë , puisque le sien a survécu. Ce n’est peut-être pas le premier, car elle écrivait façon pattes de mouches, mais probablement celui qu’elle a fourni juste avant la fabrication du livre !

Et en allant voir sur le site, j’ai trouvé d’autres auteurs qui ne m’intéressent pas…mais peut être qu’ils vous tenteront.

Evidemment, c’est des beaux objets, en tirage limité, qui sont destinés aux collectionneurs ou bibliophiles, mais pas seulement.

Le manuscrit de Jane Eyre, l’original en 3 volumes, représente 800 pages manuscrites. Il y a 1000 exemplaires numérotés. Le prix est de 249 €.

249 euros, c’est cher…surtout que lire Jane Eyre en anglais et écrit à la main, c’est pas aisé pour moi…mais c’est quand même tentant.

Mais les auteurs français sont moins chers…en moyenne c’est 150€ .

Si ça vous intéresse, c’est ici : LES SAINTS PERES

POLDARK- saison 1

Nous sommes en 1783. Ross Poldark revient de la guerre d’indépendance américaine pour les Cornouailles.
Sa région natale est en pleine récession. Pendant son absence, son père est mort. La mine familiale a fermé. Et son amour de jeunesse, Elizabeth, s’est fiancée à son cousin Francis.
Trahi par les siens, Ross tente de reconstruire sa vie avec son nouvel amour, Demelza…

Je ne regarde que très rarement des séries , parce que ça prend du temps et que je préfère de beaucoup les films.

Mais, là, quand j’ai vu qu’il s’agissait de l’ Angleterre, d’une romance sur fond d’une chronique sociale, de la BBC qui excelle pour adapter les grands succès littéraires des auteurs classiques ou actuels, je me suis laissé tenté. Et puis, il faut dire que j’ai été en Cornouailles et que l’idée  revoir ses paysages somptueux furent  la cerise sur le cup-cake !

A tel point que j’irai voir la mine la prochaine fois que je serai là-bas…

Et j’ai été bien inspiré, j’adore cette histoire, qui est l’adaptation télé de 13 romans écrits par un certain Winston Graham, qui a mis plus de 50 ans pour écrire cette saga (il faut dire qu’il n’a pas écrit que ça…).

Dans Poldark, il y a une véritable intrigue, du suspens permanent et la réalisation sait y faire pour rendre le téléspectateur addict , dès le premier épisode.

Le décor naturel de la Cornouailles, cette mine dont les restes existent vraiment, l’océan et la verte prairie sont pour moi fantastiques. Les décors reconstitués sont réussis, les seconds rôles parfaits et le couple d’acteurs principaux vraiment bien choisis.

Ross, le valeureux Capitaine, prototype de l’homme courageux et bon…

Demelza, la jeune femme pauvre qui s’échappe de sa condition miséreuse…

Elizabeth, qui perd peu à peu sa situation confortable et privilégiée, mais saura probablement la retrouver…

J’ai presque fini le visionnage des 8 épisodes de la saison 1, il reste à voir  les 18 épisodes des saisons 2 et 3. La saison 4 est actuellement en tournage, la série marche très fort sur la BBC en Angleterre.

L’intégrale de la saison 1  (3 DVD / VOD soit 8 heures de films ) sera disponible le 25 octobre .

Si ça vous tente, voici la bande annonce de la BBC.

Je remercie KOBA films, diffuseur des adaptations de la BBC, pour ce partenariat.

La salle de bal de Anna HOPE – 2017

Nous sommes dans le Yorkshire , au début du vingtième siècle, dans l’asile de Sharston. Dans cet établissement sont internés des aliénés, des faibles d’esprits, mais aussi des indigents, des pauvres livrés à eux-mêmes, des personnes ayant eu un incident de parcours dont personne ne veut plus,  sans pathologie psychiatrique.

A Sharston, il y a le pavillon des femmes, avec Ella, qui épuisée par ses conditions de travail dans une filature a défoncé une fenêtre avec sa tête. Les femmes travaillent à l’intérieur des bâtiments. Il y a le pavillon des hommes, avec John, un Irlandais au passé tourmenté. Les hommes travaillent à l’extérieur.

Les soins (et les contraintes de force en cas de rébellion des pensionnaires)  sont dirigés par le Docteur Charles Fuller. Celui-ci anime un orchestre au sein de l’établissement, et tous les vendredis soirs, une partie des hommes et des femmes , triés sur le volet, se retrouvent autour d’un bal, où Ella et John vont se croiser, dans La salle de bal…

Mais le Docteur Fuller, personnage ambitieux et frustré, va s’intéresser à la théorie de l’ eugénisme, en vogue à cette époque en Angleterre, notamment appréciée par Churchill…

Waouh, quel livre, je reconnais encore une fois le brio et le savoir-faire d’un auteur anglais, qui de plus est un  » jeune » auteur  puisque La salle de bal n’est que le second roman d’ Anna Hope, par ailleurs actrice.

C’est pour moi le roman parfait.

Le roman qui est capable de créer et de faire vivre trois personnages principaux d’une densité forte entourés de nombreux seconds rôles, tous parfaitement accordés. Je pense notamment à Clem et à ses livres…

Le Docteur Fuller m’a fait penser à Arien Deume, dans Belle du seigneur. Ella et John sont des personnages très anglais, j’ai pensé à la littérature du dix-neuvième siècle…celle que j’affectionne…

Un roman qui est capable de dérouler une belle histoire, à la fois sentimentale, humaine  et historique , totalement fictionnelle bien qu’ inspirée de faits historiques et d’un ancêtre de l’auteur. Anna Hope écrit avec légèreté et efficacité, elle sait parfaitement camper son décor, faire naître ses personnages, émouvoir le lecteur, puis le captiver à partir d’un suspense haletant sur le dernier tiers du roman. J’avoue avoir lu en diagonale et très vite certaines pages pour avancer et aller au bout.

La grande Histoire est présente aussi, en arrière plan, avec la situation de l’Angleterre avant la première guerre mondiale, la crise industrielle, la pauvreté, la violence et la question de l’ eugénisme dont on n’entend pas trop parler dans les romans et sur laquelle j’ai appris des choses.

La salle de bal est un livre tout en sensibilité, un livre qui fait réfléchir , qui serre le coeur sans toutefois vouloir choquer le lecteur à tout prix.

L’écriture d‘Anna Hope est fluide et belle, poétique parfois, simple, sincère…bref je n’arrive pas à trouver de défaut, peut-être que l’intrigue met un peu de temps à s’installer au tout début du roman.

En plus contrairement à beaucoup d’auteurs actuels , ce n’est pas un texte qui tient sur 20 pages Word et qui coûte quand même 17 € voire plus,  c’est un vrai roman de 450 pages, en trois parties chronologiques.

Et donc, je vais m’empresser d’aller acheter le premier roman d’ Anna Hope qui s’appelle Le chagrin des vivants.

Bientôt Noël…pensez à offrir La salle de bal

Dommage !

Les rappeurs Toulousains Big Flo et Oli font un sacré beau parcours. Ils ne sont connus que depuis 2015 et leur second album,  » La vraie vie »  les place dans « La cour des grands » (titre de leur premier album).

Je ne suis pas fan mais j’ai entendu cette chanson et j’aime beaucoup ce qu’elle raconte…

Elle a été réalisé avec Stromaé !

Le titre s’intitule Dommage (Eliane…)

Jeu de Noël 2017 – Neuvième énigme

L’énigme est terminée pour aujourd’hui, il fallait trouver A-PAIX-RIZ-TIF, et Lydia et Estelle sont les deux gagnantes du jour ! Rendez-vous avant la fin du mois pour la suite !

Petit point sur le jeu de Noël  2017 du blog!

Il y aura 2 énigmes en octobre, 2 en novembre et 2 en décembre et dorénavant, je vais prendre en compte les 2 premières bonnes réponses en commentaire. Je vous rappelle que vous devez impérativement mettre le mot  » Fernandel » dans votre réponse, ce qui permet de ne pas afficher directement les commentaires.

A la fin du jeu, il y aura une seule gagnante qui recevra un petit colis de Noël !

Du côté des participantes:

  • Ont 2 points: Martine, Valentyne, La Douce , Manou dans la forêt  et Lydia.
  • Ont 1 point : Estelle et Emilie.

Voici donc la neuvième énigme.

Il s’agit aujourd’hui de trouver un moment de la semaine à travers une charade que voici :

  • Mon premier est la première
  • Mon second n’est pas en guerre
  • Mon troisième est une céréale
  • Mon quatrième peut être blond, roux, gris…

Et donc, mon tout est un moment de la semaine ! A vous de jouer !

c’est en septembre…

Je vais vous faire une confidence, quand tout va bien ici, j’ai entre 2 et 3 semaines d’articles de programmés, il m’est arrivé d’aller au delà ! Mais là, c’est un peu la panne , alors je vais faire comme beaucoup de blogueuses amies , un petit retour sur septembre, qui a été comme un mois de septembre mais en pire…

C’est donc en septembre…

Que j’ai mangé des succulents muffins aux myrtilles chez Asphodèle, avant que le ciel (ou l’innommable pour reprendre les mots de Galéa)  ne lui tombe sur la tête

Que l’album d’ Indochine « 13 » est sorti, et que  j’ai vu un mini concert du groupe sur la page FB de Quotidien et je me suis dit, vivement le live en mars à Toulouse.

Que j’ai eu une  panne de lecture de plus de 15 jours, ce qui ne m’arrive jamais.

Que j’ai malgré tout réussi à lire  » Femme à la mobylette  » de Jean-Luc Seigle, roman d’un tristesse absolue, tellement que je déconseille de passer Au Vieux Campeur acheter une corde d’escalade en sortant de la librairie…

Que j’ai rencontré à Metz, une blogueuse qui part plus souvent en vacances que moi, ce qui me désole et n’est pas normal !

Que je me suis fait  indirectement traiter de pipelette par une autre blogueuse avec qui  j’ai conversé pour la première fois par téléphone…je reste sans voix du coup !

Que la même semaine, je me suis trouvé successivement à Montpellier, Toulouse, Nice, Metz et Lyon…l’année prochaine, je tenterai la même chose mais sur un seul jour.

Que j’ai appris que Sigolène Vinson, qui est pour moi LA rencontre littéraire de ces dernières années, avait sorti un nouveau roman en août, sans que je le sache !

Que j’étais invité  à un repas célébrant des noces d’or…ce qui me paraît juste incroyable !

Que je me suis rendu compte que cette année n’était pas une année à noix,  (mais peut-être plus  à la noix.)

Que je me dis qu’il est grand temps de concrétiser des projets,  de  reprendre un chien  (puisqu’ après un an, le deuil n’est toujours pas fait et que je comprends qu’il ne se fera pas totalement),  de faire une cagnotte permettant d’aller voir les aurores boréales (au risque de finir congelé en statue de givre boréal)

Que je me dis qu’octobre aura sa revanche…

 

Bakhita de Véronique OLMI – 2017

 

Parfois, la connaissance du monde est une grande fatigue.

Quelle épopée, terrible et sublime que nous raconte Véronique Olmi dans son dernier roman, Bakhita.

Celle d’un jeune fille de sept ans, enlevée par des négriers dans son village du Soudan en 1835, pour être livré à l’esclavage le plus sordide jusqu’à ses 14 ans. A partir de là, achetée par le consul d’Italie au Soudan, elle reste esclave mais ne subira plus de sévices. Elle sera ramenée en Italie où elle sera protégée et instruite par une congrégation de religieuses à Venise. Elle ne quittera plus l’église, deviendra elle-même religieuse , s’occupant d’enfants orphelins et pauvres, jusqu’à sa mort. Devenue célèbre de par sa couleur noir prononcé et sa foi, utilisée par l’ Eglise Catholique à des fins d’évangélisation, elle sera canonisée par Jean-Paul 2, bien après sa mort.

J’ai du mal à rédiger cette chronique, j’ai fini le livre il y a trois semaines . J’aime beaucoup Véronique Olmi et avec Bakhita, elle prouve qu’elle peut changer totalement d’univers, se mettre au service exclusif de cette femme au destin hors du commun et raconter sa vie, la vie, l’humain, l’inhumain, avec sobriété et retenuse,mais avec une force inouïe. Il faut dire que l’auteur de Bord de mer sait écrire avec une force peu commune parmi les auteurs de notre génération.

Du coup, les 200 premières pages sont dures à encaisser, lorsqu’on sait que l’histoire racontée , bien que romancée est l’ HISTOIRE de l’esclavage et notre humanité il n’y a pas si longtemps que ça. D’ailleurs, dans Bakhita, on balaye partiellement 80 ans d’histoire, avec notamment les 2 guerres mondiales du vingtième siècle.

Elle voudrait leur dire comme la vie est rapide, ce n’est qu’une flèche, brûlante et fine, la vie est un seul rassemblement, furieux et miraculeux, on vit on aime et on perd ce qu’on aime, alors on aime à nouveau et c’est toujours la même personne que l’on cherche à travers toutes les autres. Il n’y a qu’un seul amour. Une seule hostie partagée. Un seul pain multiplié. Elle voudrait leur dire, mais avec son mélange et sa timidité, qui la comprendrait ?

La suite est plus  réjouissante, et je dois dire que moi qui suis athée et tout en respectant la foi, farouchement critique voire opposé à toute Eglise, j’ai eu envie de croire , et c’est un tour de force de Véronique Olmi.

C’est un livre essentiel, qui ne fait pas de bruit, comme son auteur, et comme dirait une blogueuse amie qui hélas ne voudra pas lire Bakhita, c’est toujours les personnes qui la ramènent le moins qui sont les plus intéressantes.

Au final, ce roman déchirant est un hommage à cette femme mais aussi à la femme en général et à tout être humain qui possède une grandeur d’âme, et celle de Bakhita est infiniment puissante.

Le fil conducteur de l’histoire est la séparation…la vie de Bakhita est faite de séparations , douloureuses et multiples. Seul Dieu ne se séparera jamais d’elle…

« Elle sait qu’il ne faut s’attacher à personne, qu’à Dieu. C’est ce qu’ils disent mais elle n’y croit pas. Ce qu’elle croit, c’est qu’il faut aimer au-delà de ses forces, et elle ne craint pas les séparations, elle a quitté tant de personnes, elle est remplie d’absences et de solitudes. »

PS: Véronique Olmi a eu le prix Fnac 2017 pour ce roman, lequel est un vrai prix décerné par des lecteurs, libraires et clients de la FNAC. Il est en lisse également pour le Fémina et le Goncourt, mais après étude du dossier, je parie que Véronique Olmi sera dans la dernière sélection mais ne l’aura pas…l’ Académie Goncourt alterne chaque année entre un livre intello et un livre populaire et cette année c’est au tour de l’intello. Pas très important, c’est un succès de librairie depuis sa sortie !