Jésus VS Harry Potter

L’autre jour, je suis tombé sur les livres les plus diffusés de tous les temps à travers le monde..j’avais déjà vu ce classement depuis longtemps mais là quelque chose a attiré mon attention.

Voici tout d’abord ce classement!

  • 1 – La Bible (4 milliards d’exemplaires) …
  • 2 – Le Coran (+ de 3 milliards d’exemplaires) …
  • 3 – « Les Citations du Président Mao Tse-Toung » (800 millions d’exemplaires) …
  • 4 – « Don Quijote de la Mancha », Miguel de Cervantes (500 millions d’exemplaires) …
  • 5 – Saga « Harry Potter », JK Rowling (450 millions d’exemplaires)

Donc la Bible est le livre le plus lu dans le monde ??

Pas certain…je suis de la génération Harry Potter et j’aime bien manipuler les chiffres…

La Bible est difficile à dater mais disons que si elle à 20 siècles…pour arrondir, ça veut dire qu’elle s’est vendue ou diffusée à raison de 200 millions d’exemplaires par siècle donc 2 millions par années

Harry Potter a été publié entre 1997 et 2007 pour les 7 romans originaux donc depuis 1997 à aujourd’hui, en gros cela fait 20 ans , cela signifie que le livre s’est diffusé à hauteur de 22 millions d’exemplaires par an ! CQFD !  Harry Potter est bien plus diffusé que la bible !

Bien entendu, vous allez me dire , et dans 5 siècles, est-ce qu’ Harry Potter sera encore connu et présent dans le monde entier ?

Et ben j’ai envie de dire oui…le fait que le sorcier Potter ait plus de popularité que le leader de secte Jésus est un marqueur du changement  des temps et de la societé.

Bon, on ne trouve pas encore des exemplaires d’Harry Potter dans les hôtels anglo-saxons, contrairement à des bibles , mais qui sait un jour futur…

En plus, j’ai envie de dire qu’il y a des points de comparaison entre Potter et Jésus, les deux font des miracles en  quelque sorte, ou du moins de la magie et à leur manière, oeuvrent pour le bien de l’humanité….ou pas, sont de grands mystificateurs !

Quoi qu’il en soit, se méfier des chiffres bruts et dans le match La Bible VS la saga Hary Potter, c’est ce dernier qui l’emporte !

Pour finir, je n’ai lu ni l’un ni l’autre et je n’en ai toujours pas l’intention !

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La musique qui me ressemble…

Je ne sais pas vous, mais de mon côté, la musique a toujours fait partie de moi depuis tout gamin et je dirais même qu’elle m’a sauvé quelque part…

Depuis il s’en est passé du temps et des choses, mais la musique est toujours présente et je passe beaucoup de temps avec le Bose sur les oreilles (oui à Noël dernier on m’a offert un casque Bose), je  ne peux pas m’en passer ! j’alterne avec la lecture dont je ne peux pas me passer non plus mais si je devais faire le choix entre les deux, je ne pourrais pas.

La musique est pour moi un anti déprime naturel, voire même un anti-dépresseur naturel qui ne coûte rien à la sécurité sociale…reste à trouver celle qui nous correspond.

J’ai eu diverses périodes mais depuis deux ans environ, je passe la majeure partie de mes évasions musicales à écouter de la Trance. C’est un genre de musique électronique né dans les années 90 en Europe d’une part, dérivée de ce que l’on appelait alors l’Acid house  et en Inde d’autre part, avec le mouvement GOA qui a initié la Trance dite psychédélique.

S’il y en a que ça intéressent, vous pouvez voir l’article de WIKI : ICI

Car c’est cela la musique Trance, un rythme rapide, des mélodies entraînantes  et des arpèges qui montent et descendent sans cesse. Aujourd’hui, la Trance la plus représentée est le mouvement dit Uplifting dont le but le but premier de cette musique est de faire monter au plus haut l’état émotionnel et sentimental de l’auditeur.  Pour cela , des accords de synthé mélancoliques, des breaks sans aucune boite à rythme avec parfois seulement un piano, puis la mélodie et le beat reprennent pour ne plus nous lâcher.

Et c’est pour cela que cette musique est ma musique, je dirais que la Trance est la transcription musicale d’une mélancolie joyeuse…elle me parle. Et j’ai découvert qu’en fait, dans les années 90, tous les morceaux que je qualifiais alors de Dance Music et qui e touchaient, était des morceaux qu’aujourd’hui on considère comme des classiques de la Trance. Comme quoi, je ne le savais pas mais j’étais déjà happé par le mouvement dès sa naissance.

Je vous mets quand même un morceau pour les plus téméraires, mais gentil…c’est à dire que c’est de la Trance mais vocale et arrangée Dance , pour une large audience. C’est l’un des plus gros tubes de 2017 sur la planète Trance.

GarethEmery & Standerwickfeat. HALIENE – Saving Light

Et même un autre morceau, qui est mon coup de coeur 2017 !

Et vous, avez-vous une musique, un style, un artiste qui vous correspond, qui est votre refuge musical ?

Paula HAWKINS – Au fond de l’eau- 2017 – Sonatine – 405 pages – 0.05€ la page

Nous sommes dans un village anglais, Beckford, où coule une rivière, laquelle forme un bassin dans lequel au cours du temps, on a retrouvé des corps de femmes. Certaines se sont peut-être suicidées, d’autres ont peut-être été assassinées.

Alors qu’elle est fâchée avec sa soeur depuis de nombreuses années, Julia apprend que le corps de sa soeur, Nell, vient être retrouvée dans le bassin aux noyées du village de son enfance.  La veille, Nell avait contacté Julia pat téléphone mais cette dernière ne lui avait pas répondu, comme d’habitude. Elle n’a pas d’autre choix que de se confronter à cette disparition et à son enfance dans cet endroit à l’atmosphère noire, tendue, quasi mystique même.

Beckford est donc un endroit bizarre rempli de gens bizarres, avec une histoire bizarre. Et au milieu, il y a une rivière, et c’est cette rivière qui est le plus étrange, parce qu’on a l’impression que de quelque côté qu’on se tourne, quelle que soit la direction vers laquelle on se dirige, on finit toujours par tomber dessus.

Ceux qui me suivent ici régulièrement savent que je ne lis pas de polars…mais j’ai fait une exception pour Au fond de l’eau, car il s’agit du second roman de Paula Hawkins, l’auteur de La fille du train, livre vendu à 12 millions d’exemplaires dans le monde et lu par plus de 20 millions de personnes. Et comme j’avais adoré cette histoire, je me suis rué sur ce second roman .

Et j’ai bien fait, car il s’agit d’un thriller psychologique haletant, parfaitement maîtrisé et addictif dès les premières pages.  Le récit est fait sous la forme classique et très répandue du « choral » et l’auteur donne vie à une galerie de personnages plus ou moins inquiétants.

Ce qui m’a plu également, c’est que Paula Hawkins a créé un univers très féminin, toutes les disparues sont des femmes et les proches de ces disparues également. L’air de rien, il y a dans Au fond de l’eau, une dimension un peu féministe, à savoir une charge (gentille mais récurrente) contre les sociétés patriarcales.

Nickie disait qu’il y avait dans ce village des hommes prêt à vous condamner au premier regard, qu’il y en avait toujours eu. Mais évidemment, les gens fermaient les yeux. Ils n’aimaient pas penser au fait que l’eau de leur rivière était infectée par le sang et la bile de femmes persécutées, de femmes malheureuses : ils la buvaient tous les jours

Le suspens est entretenu jusqu’au bout, même si au final, je trouve la fin du livre moins maîtrisée que dans La fille du train.

Par contre, d’un point de vue de la tension psychologique, je trouve que le degré est encore supérieur dans Au fond de l’eau. Probablement que les lieux décrits par l’auteur sont encore plus flippants que le Londres retranscrit dans La fille du train.

Je ne sais pas quand je relirai un roman apparenté au polar, mais je suis certain de lire le troisième livre de l’anglaise Paula Hawkins lorsqu’il sortira, d’ici quelques années.

Un dernier extrait pour finir…

Et, ce n’est pas grave, le monde est ainsi fait, la rivière est ainsi faite- elle peut fouiller dans le passé et recracher sur la berge ce qu’elle a exhumé, aux yeux de tous. La rivière le peut, mais pas les gens. Pas les femmes. Quand on se met à poser des questions et à placarder des annonces dans les magasins et les pubs, quand on commence à prendre des photos, à entrer en contact avec les journaux et à s’interroger sur les sorcières, les femmes et les âmes perdues, ce n’est pas des réponses que l’on cherche, mais des ennuis.

Putain mais où est le soleil ?

Bon, je vis dans le Sud, mais depuis fin novembre, il fait un temps pourri de chez pourri. Habituellement, au pied des Pyrénées nous avons de longues périodes de soleil en hiver, mais là non et au moment où je rédige cet article, une semaine de plus de pourrie est prévue selon la météo !

Alors, voilà, je vous propose un peu de soleil en photo, de la vitamine D numérique à fixer du regard, en attendant mieux. Une petite pause s’impose et c’est le soleil qui prend la pause.

Voyons ce que nous avons en stock sur l’ordinateur…

Tiens , comme c’est bizarre…la Bretagne, l’Angleterre, Le pays du Mont blanc, la Corse…et il y a même l’ Ariège…

Et vivement les prochaines vacances ce printemps et cet été…rêvons un peu !

Et HOP !

Vous aimeriez prendre l’avion tout en étant payés pour cela (sauf Emilie bien entendu…) ? Si si c’est possible et c’est AIR FRANCE qui vous offre cette possibilité, notamment à travers sa filiale qui effectue des vols régionaux province / province à savoir HOP (qui va bientôt disparaître pour réapparaître sous le doux non de JOON).

Je voulais vous donner le tuyau parce que ça fait 15 ans qu’on les pratique pour faire des Toulouse Metz. On pratique aussi un peu les navettes au départ de Paris, qui là sont assurées par AIR FRANCE mais c’est plus difficile d’être payé pour prendre leur avion dans ce cas là, car ils sont plus performants pour les parisiens que pour les ploucs de province !

Je vais pas vous raconter 15 ans de trajets avec AIR FRANCE puis HOP (sauf si je reçois une demande écrite de votre part, accompagnée d’un petit chèque pour mes bonnes oeuvres, merci !) mais disons seulement 3 des 4 derniers voyages. Et vous allez voir c’est bingo ! Plein de tunes à se faire en prenant HOP AIR FRANCE !

Donc en avril dernier , pas de bol, une grève du personnel de cabine de la compagnie HOP…nous devons faire un Toulouse Nice puis Nice Metz. Ouf, à Toulouse on embarque, les 2 vols semblent ne pas être impactés. Joli temps sur Nice, bel atterrissage presque sur la grande bleue…mais les passagers pour Metz sont réceptionnés au pied de l’avion (sans fanfare ni verre de Limoncello…) et on nous apprends que le vol pour Metz est annulé. Haaaaaaaa. Bon on va bien nous trouver une solution…allez Hop, un vol Nice Paris. Après par contre, ben à nous de nous démerder…alors taxi, gare de l’ Est et TGV…ouf il reste des places, bon quand on réserve en dernière minute c’est cher…je crois 180 € en tout pour 2. Que l’on doit avancer bien entendu…ben non, AIR FRANCE ne ferait pas une réservation pour ses clients déroutés !  Nous ça va, on peut le faire, je veux dire avancer de nouveaux frais, pour d’autres…ben il reste le stop. Et on arrive à Metz  avec je ne sais plus combien d’heures de retard.  C’était pour le loisir ouf, si c’était pour aller enterrer une vielle tante voire rendre une dernière visite à la susnommée en espérant qu’elle modifie son testament à votre profit,  ou un entretien d’embauche, ben tant pis pour vous ! Mais le droit de grève est un droit…et puis ça change des pilotes.  Par contre les employés d’AIR France à Nice, peu solidaires de leurs collègues de Toulouse, s’interrogèrent  du pourquoi on nous a laissé embarquer dans l’avion pour Nice sachant qu’on serait coincés là-bas, alors qu’il suffisait de nous mettre direct dans un Toulouse Paris. On se le demande aussi…

Et là bingo les amis, voilà qu ‘AIR FRANCE nous dédommage…soit 250€ en cash soit 350€ en avoir chez eux. Comme sur Toulouse Metz il n’y a que eux, on a pris le bon d’achat…et toc 700€  dans la poche (mois le prix du trajet initial et le taxi et le tgv, mais quand même on a gagné plein de tunes !

Et donc en décembre , pour le 23 décembre, on a repris un Toulouse Lyon et Lyon Metz. Et là, organisation…pas de grève de prévue, mais le vol Lyon Metz est annulé et je dois reconnaître que là ils ont bien anticipé, on l’a su quelques jours avant ! On nous propose heureusement un plan B… youpi ! Bon c’est pas le même jour, c’est le 22 décembre , mais on aurait pu faire un effort, après le boulot, en roulant à fond sur l’autoroute… Sauf qu’on nous propose un vol au départ de Nice. Donc on a un Toulouse Lyon puis Nice Metz !  Là on rigole quand même…c’est comique au final. Et donc, ben il faut passer une bonne demi heure au téléphone pour avoir encore un Toulouse Paris, puis TGV etc. Mais là, ils ont prévu l’annulation…c’est top quand même par rapport à avril non ? Du coup ce sera 250€ en cash et pis c’est tout…pas possible d’avoir 350€ en bon d’achats qu’on aurait refusés de toute manière . Et re bingo…500€ de plus dans le cochon ! Merci HOP enfin AIR FRANCE car oui c’est le service réclamation AIR FRANCE qui gère les soucis de HOP (taux de suicide des employés du service non communiqué à ce jour…courage les gars et les filles )

Mais aller à Metz c’est une chose, en revenir en est une autre…et là donc le 27 décembre, tout se passe bien sauf qu’au dernier moment, bien qu’enregistrés avec un numéro de siège, impossible d’embarquer dans l’avion…et HOP, 4 joyeux lurons ont été sélectionnés pour ne pas embarquer…l’enregistrement est bien validé mais au dernier point , bip…vous attendez s’il vous plaît. 52 passagers pour un avion de 48 places. Officiellement, l’avion initial avait un souci technique donc ils ont trouvé un avion plus petit …officiellement…ou alors surbooking ou alors…mais la question que je me pose c’est comment ils ont choisi les 4 heureux élus ? Oui puisque l’ordinateur disait oui on non et pas en fonction des premiers arrivés. Et donc, ben taxi jusqu’à l’ aéroport du Luxembourg, vol jusqu’à Roissy et puis arrivés là-bas, l’employé air France nous indique que pour le Paris Toulouse, aucun siège n’a été réservé pour nous…mais Dieu Existe, même Chez AIR FRANCE….il restait 4 places dans l’avion…donc on est arrivés à Toulouse  avec 4 heures de retard .

Et top re bingo…là, c’est à nouveau 250€ cash ou 350€ en avoir.

Et là, vous allez rire, mais vraiment La Douce est moi on est pas intéressés par l’argent, on prend les 250€ et pas les 350€ d’avoir…pour un prochain trajet  Allez Hop 500€ de plus dans le cochon .

Pourquoi on prend pas les 350€ parce que HOP, AIR FRANCE, et toutes leurs filiales, KLM, TRANSAVIA et donc JOON la future top low cost compagnie du groupe, c’est fini.  Bouhouhou….15 ans de galères avec eux, ça crée des liens quand même.  Ceci dit pas de scrupules, quand le taxi nous explique que sa femme est agent de voyage sur les destinations lointaines et que bien que vendant des trajets long courrier AIR FRANCE à ses clients, jamais ils ne prennent la compagnie pour leur propre voyages , notamment dans les îles…parce qu’ils savent !

 Pour nous, pauvres ploucs de province qui n’allons pas dans les îles, dorénavant ce sera Toulouse Bordeaux en train puis Bordeaux Luxembourg avec Easy Jet ou alors Toulouse Paris avec Easy Jet puis Paris Metz en train.

Bon ok, je vous vois venir, vous allez me dire que le train, c’est la SNCF et la SNCF c’est la compagnie Française. Oui mais voilà, pour le moment on n’a pas encore de concurrence par voie ferrée. On a pas l’ EASY JET ferré…alors hein on fait ce qu’on peut !

Quoi qu’il en soit, si vous recherchez l’aventure sans sortir de l’hexagone et aimez jouer au casino, allez HOP, n’hésitez pas, c’est cadeau…

 

 

Les loyautés de Delphine de Vigan – 2018 – Lattes- 0.08€ la page

Parfois je me dis que devenir adulte ne sert à rien d’autre qu’à ça : réparer les pertes et les dommages du commencement. Et tenir les promesses de l’enfant que nous avons été.

Théo et Mathis sont deux collégiens au début de leur adolescence. Ils sont issus  d’une famille fracassée pour l’un et en voie de l’être pour l’autre. Dans leur collège, ils ont trouvé une planque pour se réfugier et boire en cachette, des flasques ou des mini bouteilles d’alcool qu’ils se procurent comme ils peuvent. Hélène, professeur de SVT voit bien que Théo est différent de la norme, qu’il ne va pas bien et qu’il cache une souffrance , mais laquelle ?

Commencer 2018 par le nouveau livre de Delphine de Vigan est à la fois pour moi un bonheur et une évidence. Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas trop, c’est l’une de mes auteurs âme-soeur.

Je dois dire qu’après la déferlante Rien ne s’oppose à la nuit et le succès phénoménal de D’après une histoire vraie, j’étais à la fois curieux et heureux de la retrouver avec un roman, pour peut-être revenir à ses histoires belles et fortes dont elle a le secret.

Après avoir dévoré Les loyautés, je dirais que j’ai été à la fois comblé et frustré.

Comblé, parce que Delphine de Vigan apporte une pierre précieuse supplémentaire à son oeuvre et aborde une fois de plus la solitude humaine, dans toute sa splendeur terrifiante. On retrouve son obsession autour de l’enfance meurtrie , volée, violentée, son amour des êtres humains blessés et aussi le métro parisien !  On retrouve sa plume légère et puissante comme les premiers flocons de neige qui parviennent à adhérer sur le sol gelé.

On retrouve aussi cette idée troublante que l’autre, même très proche, est toujours une énigme, parfois même un inconnu, et c’est bien flippant !

Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d’innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même de démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ?

Frustré, parce qu’en adoptant un très court texte (206 petites pages) qui est pour moi plus une grosse nouvelle qu’un court roman, l’auteur a produit un texte un peu réducteur je trouve, par rapport à ses autres longs romans. La fin ouverte pourra satisfaire tout le monde mais la progression pourra sembler à vitesse forcée et les détracteurs de la belle Delphine diront qu’elle en fait trop sur le pathos ou la sensibilité du lecteur en n’ampoulant pas ses mots dans des formules intellos ou métaphoriques.

Les loyautés envers sa famille, ses parents, ses amis, ceux que l’on aime peuvent être pesantes et destructrices pour soi-même. Elles sont respectables et courageuses, mais ô combien dévastatrices quand on est enfant ou adolescent.

Ce sont les lois de l’enfance qui sommeillent à l’intérieur de nos corps, les valeurs au nom desquelles nous nous tenons droits, les fondements qui nous permettent de résister, les principes illisibles qui nous rongent et nous enferment. Nos ailes et nos carcans.
Ce sont les tremplins sur lesquels nos forces se déploient et les tranchées dans lesquelles nous enterrons nos rêves.

En résumé, un livre absolument indispensable pour tout lecteur qui a un jour été saisi par l’humanité brute de l’auteur et son hyper sensibilité. Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, je conseillerais de découvrir Delphine de Vigan avec Un soir de décembre, un roman dont on a beaucoup moins parlé que les autres et que personnellement j’adore.

Un grand merci à Estelle qui m’a offert ma première lecture de 2018.

Aimons-nous vivants…

Non, ce titre d’article n’est pas un hommage au chanteur préféré de Syl, François Valéry 😀 .

C’est juste une réflexion sur « être vivant »,  Et rester vivant pour reprendre le titre d’un des meilleurs livres de Jean-Philippe Blondel  (qui vient de publier avant-hier son nouveau roman , La mise à nu, avec peut-être une photo pour légender le titre…). Et pourquoi me direz-vous ? Parce que, ici c’est chez moi et chez moi, je fais ce que je veux ! Donc article à la WTF en vue!

Nan mais voilà, je me suis fixé comme but d’arriver à quitter mon emploi, ma fonction publique  et mon lieu de vie actuel au plus tard l’année de mes 50 ans, soit dans moins de 3 ans, et de le faire par choix, c’est à dire pour faire  enfin quelque chose de ma vie que j’aurai choisi.  Mais là j’ai besoin d’un plan, et pas évident d’en trouver un qui se déroule sans accroc (pour citer L’agence tous risques dont Barracuda est le frère de sang d’ Emilie Berd, seulement  concernant sa peur de l’avion hein…quoi que les bijoux…enfin bref)  Et ce n’est pas tout…je veux aussi réaliser un projet personnel qui me tient à coeur, autour des Brontë, je ne sais pas encore sous quelle forme, j’ai 6 mois pour y réfléchir et m’y lancer , j’ai un plan A, et un plan B commence à se profiler.  Et je veux aussi faire plein d’autres choses,  Pour le plaisir (ceci est un clin d’oeil à un autre chanteur favori de Syl…mais chuuuut ! ).

Normal, j’ai fait ma crise de la quarantaine il y a quelques années. C’est très simple la crise de la quarantaine (pas à vivre, à comprendre), on prend conscience qu’on est mortel et qu’on a fait en gros la moitié du chemin et que ce chemin n’est pas vraiment celui qu’on aurait voulu ou tout au moins, qu’il ne nous satisfait pas . Bien sur, quand on a des enfants, on peut voir les choses autrement mais je ne pense pas qu’on puisse être comblé et se satisfaire du seul statut de père ou mère de famille…les enfants ça grandit et ça s’en va (et sa revient parfois, là c’est un clin d’oeil à Asphodèle, lors de sa grande époque Claudette…il y aurait des photos en circulation sur le net, hélas, je n’ai pas l’adresse des liens).

La crise se transforme en dépression si l’on doit renoncer à être vivant, car ça veut dire alors qu’on va mourir et si on a peur de mourir ben on se tape une bonne dépression, celle dite du milieu de vie, lorsqu’on perd l’illusion de la jeunesse…donc de la vie éternelle.

Et puis le temps passe, on s’en remet, on fait des choses et on oublie qu’on est mortels et heureusement sinon on  ne rigolerait pas beaucoup. Et la cinquantaine se profile et on se rend compte que, oui, on sait davantage se faire plaisir à mesure que le temps passe, mais que foncièrement on n’ a pas tiré toutes les leçons de la crise précédente. Bien sur, on admet de laisser tomber des projets ou des personnes qui au final, n’en valent pas la peine, on se simplifie le quotidien et les relations humaines qui de toute manière sont vouées à l’échec, on est toujours déçus par l’autre…ce n’est qu’une question de temps, et comme on est aussi l’autre, on déçoit de la même façon.

Mais on ne renonce pas à tout, et à l’instar de Somaja, une ancienne blogueuse qui va voir tous les concerts de cantiques de sa région, je ne renonce pas à me rendre un jour à un concert de Trance music, même si vu mon âge j’aurai l’air un peu con…et en 2018, il y aura des vacances, l’océan, la mer, les retrouvailles ou les rencontres avec des blogueuses…la vie quoi

Donc  perso, j’ai décidé d’anticiper afin de m’éviter de replonger dans une nouvelle crise d’ici 2 à 3 ans…mais voilà, une fois que c’est dit et annoncé, faut passer à l’acte. Alors y a plus qu’à. Faudra que j’en reparle et que je vous tienne au courant car ma vie est passionnante non ?

Voilà, voilà, si je vous ai sapé le moral, ben tant pis pour vous, fallait aller lire bisounours blog (mais bon je le suis aussi un peu quand je veux non ?)

Bilan littéraire de 2017 !

2017 est terminée,  petit regard dans le rétroviseur littéraire de l’année…et petite sélection parmi les 43 livres lus ces 12 derniers mois.

L’auteur que j’ai lue le plus : Sigolène Vinson.

C’est clairement ma préférence 2017, puisque j’ai lu 2 fois Danser avec les ombres, 2 fois J’ai déserté le pays de l’ enfance, que j’ai relu Le Caillou pour la troisième fois, que j’ai lu son roman sorti en août 2017, Les Jouisseurs, et enfin que j’ai découvert un texte de jeunesse en quelque sorte, une histoire de Dromadaires sur la route du héron !

Les classiques.

Uniquement des classiques anglais , ben oui, les classiques français me gavent copieusement en général:

  • Daphné du Maurier : La chaîne d’amour et Les oiseaux
  • Jane Austen : Persuasion (pas son meilleur …)
  • Oscar Wilde : Le portrait de Dorian Gray

Les découvertes

Belle pioche cette année pour moi avec les premières fois pour un auteur:

  • Marie Laberge : géniale auteure canadienne  , lue 2 fois avec Ceux qui restent et Le poids des ombres
  • Marcus Malte avec Le garçon, une histoire qu’on n’oublie pas de si tôt
  • Catherine Poulain, avec Le Grand Marin
  • Anna Hope : géniale jeune auteur anglaise avec La salle de bal et Le chagrin des vivants

Les Brontë

  • J’ai relu 2 fois Wuthering Heights, dont une fois en même temps qu’ Emilie…un monument. Je vais tenter de le lire en version originale en 2018
  • Une bio de Charlotte (en français) et une bio d’Émily (en anglais)
  • Les lettres des Brontë, une sélection de correspondances, surtout celles de Charlotte

Les confirmations

  • Véronique Olmi avec Bakhita, gros succès public
  • Leila Slimani avec Le jardin de l’ogre, son premier roman, top…
  • Gaêlle Josse avec Un été à quatre mains.
  • Valérie Tong Cuong, avec Par amour

En conclusion, une très belle année 2017, très peu de déceptions ou d’abandons, je ne me souviens même pas des titres  !

Et zou, c’est parti pour  2018 !