Gazette du blog – premier trimestre 2018

Nous sommes déjà fin mars, c’est l’heure de la gazette du blog du premier trimestre 2018.

Que dire des statistiques ? Ben les temps sont durs, elles sont en nette baisse…je fais de moins en moins recette ! Alors petit sondage express pour savoir ce que je dois faire…pour me renouveler et arriver au moins à fêter les 7 ans du blog en juillet prochain !

Donc, merci de répondre à ce sondage express, ce sera votre BA du jour !

J’ai beaucoup de personnes qui s’abonnent en ce moment , des vraies, pas des robots ou des trucs craignos comme parfois sur WP. Oui mais voilà, pitié, si vous vous abonnez et lisez, manifestez-vous, je ne mords pas (seulement si on me le demande gentiment…) car ce qui m’intéresse c’est de causer, pas d’avoir des ombres qui s’abonnent .

Par contre, je dis bonjour à de nouveaux amis qui sont tombés (j’espère sans se faire mal…) sur le blog depuis:

  • Le Népal
  • L’ Irak
  • Le Kazakhstan
  • Barheim
  • El Salvador (que je savais même pas que ça existait…)

Un petit tour maintenant sur les requêtes tapées sur les moteurs de recherche pour arriver jusqu’à cette grotte…

  • Handjob : Heu, quand même, certaines photos sont hot ici (voir plus bas) mais bon, ce blog est de bonne tenue et je ne suis pas star du X…mais star de la Louze…c’est pas pareil  !
  • Concours de bonhomme de neige : Bah mais c’est plus la saison (ha si, on me dit dans l’oreillette que l’hiver arrive…)
  • Née le 29 février mais pas cette année- remercier les gens qui me l’ont souhaiter  (notamment Omar m’a tuer…) Bon d’accord, ça part d’un bon sentiment mais ta pensée est un peu confuse non ?
  • L’hiver s’éternise : hé , si tu crois que je t’ai pas reconnu , tu es la même personne que celle des concours de bonhomme de neige non  ?

Et maintenant, un peu de hot et de sexy…enfin  !! Voici le palmarès des commentatrices les plus fidèles ce trimestre (statistiques arrêtées au 22/03)

Sixième  : Sharon qui rentre à nouveau dans le classement et se met à l’aise du coup…sous le beau soleil normand

Cinquième : Valérie qui ne bouge pas, enfin dans le classement…parce qu’en vrai elle remue tellement dans la douce nuit normande  que l’image en devient floue…

Quatrième : Estelle qui perd une place… mais gagne vraiment à être connue , comme elle l’est dans toute la Normandie ! (tu as vu, je t’ai laissée habillée quand même…je connais ton côté prude maintenant, mais bon tu devrais quand même essayer de te balader un peu dénudée…:D  )

PS : Ce blog fait un carton en Normandie, vous avez vu ça !!!

Troisième : Soène qui gagne une place et se la joue grave… si elle atteint la seconde place ce sera un gif d’elle totalement nue !

Seconde : Lydia qui conserve sa place de Poulidore et se transforme en Katy Perry !

Première : Emilie , ma jumelle astrale, toujours number one , qui pratique intensément le Houla hop…quelle que soit la saison ….admirez sa technique…

En hiver… à la nuit tombée

Au printemps…en toute décontraction et en contre plongée verticale

L’été , au bord du lac…

En automne…quelle classe !

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Retour sur le top 20 des ventes d’album en 2017.

Salut les p’tis clous ! Et si on jetait un oeil sur les albums les plus vendus en France en 2017 (selon le SNEP). ?

Avec bien entendu les commentaires de l’expert…

Les 20 meilleures ventes d’albums en France en 2017

1. Soprano – « L’Everest » (406.100 ventes) : Album déjà beaucoup vendu en 2016, l’artiste qui cartonne le plus en ce moment, de beaux textes , j’aime ce qu’il fait !

2. Ed Sheeran – « Divide » (387.000 ventes) : Bien aussi, c’est l’artiste international le plus en vogue avec Coldplay, hyper sympa en plus…

3. Vianney – « Vianney » (310.300 ventes): Alors je n’aime pas du tout ce qu’il fait, mais le bonhomme est sympa, différent et il vient de faire un duo avec Maître Gims qui est très chouette.

4. « On a tous quelque chose de Johnny » (302.100 ventes) : pas ma came !

5. Kids United – « Forever United » (276.400 ventes) ; quand je vois ces résultats , je me dis qu’on aurait dû donner le prix Nobel à Monsieur Condom, qui passe pour être l’inventeur du préservatif…

6. Johnny Hallyday – « 50 plus belles chansons » (269.100 ventes) toujours pas ma came

7. Calogero – « Liberté Chérie » (268.300 ventes) il me saoule grave, après s a période « je chante le malheur » il revient sur du plus positif mais voilà…

8. Claudio Capéo – « Claudio Capéo » (265.300 ventes) : J’en peux plus de ces chansons là, tant mieux pour lui s’il est sorti de la merde grâce à son talent mais pas pour moi  !

9. Les Enfoirés – « Mission Enfoirés » (263.200 ventes) ; j’en suis un vrai parce que je les supporte plus non plus !

10. Louane – « Louane » (240.800 ventes) : j’aime beaucoup cette fille qui sait s’entourer de talents pour faire des chansons qui ont du sens et qui lui ressemblent.

11. Indochine – « 13 » (239.700 ventes) : Voilà quoi, avec bientôt 40 ans de carrière, ils restent au top…et renouvèlent sans cesse leur public ! Bravo Nico !

12. Rag’N’Bone Man – « Human » (239.300 ventes) : voix et style très intéressants.

13. Julien Doré – « & » (211.200 ventes) : J’aime beaucoup à la base, mais maintenant il saoule, on le voit trop…allez hop Julien, retourne dans tes montagnes du Mercantour ou à Winipeg et reviens-nous plus tard en pleine forme !

14. Michel Sardou – Le Choix du fou » (193.000 ventes) : incroyable vu son âge et l’état de sa voix…

15.Florent Pagny – « Le Présent d’abord » (174.100 ventes) : Il résiste le bougre, je n’aime pas ce qu’il fait  mais il est drôle et cash !

16. Bigflo & Oli – « La Vraie vie » (164.000 ventes) : Les Toulousains qui cartonnent, à suivre, je ne connais pas assez !

17. Orelsan – « La Fête est finie » (153.300 ventes) : Lui il envoie au niveau de ses textes, vriament pas mal du tout, je vais aller écouter son album en totalité.

18. U2 – « Songs of Experience » (136.300 ventes) : toujours là les papys du rock mais en perte de vitesse.

19. Compilation « NRJ Music Awards 2017 » (134.700 ventes) : Hit music Only !

20. Les Insus – « Les Insus Live » (130.400 ventes) : Heu non merci, c’est tellement poussiéreux que j’ai l’impression que je vais mourir quand j’entends ça !

Et vous, qu’en dites-vous ?

Hop Hop Hop…

Vous vous souvenez peut-être de mon article sur HOP AIR FRANCE avec nos déboires et 3 annulations de vols consécutives ? Voici la suite…

Donc, suite aux annulations nous avons eu droit à l’indemnisation, soit 250€ remboursés soit un avoir de 350€.  La première fois on a pris l’avoir et repris un vol HOP, également annulé. La seconde fois on a pris les 250€, et là tout s’est bien passé, sauf qu’il a fallu 3 semaines pour avoir l’argent…normal on est en France avec la compagnie nationale ! La troisième fois, ben La Douce à pris l’avoir et moi j’ai demandé les 250e étant donné que plus jamais je n’utiliserai AIR FRANCE et ses filiales. C’est là que ça c’est compliqué…

Allez savoir pourquoi, cette fois-ci, on m’a dit qu’il fallait que j’aille dans une agence AIR FRANCE pour avoir les 250€, pas possible de virer directement sur mon compte comme la deuxième fois…petite musique d’X Files en fond , vous l’entendez ? Mais en Ariège, pas d’agence AIR FRANCE, on a que des vaches ! Donc j’ai demandé si c’était pas possible de me faire un virement. Et là, pas de réponse. La Douce a demandé, on a lui a répondu qu’on ne pouvait la rembourser puisqu’elle avait choisi l’avoir. Logique sauf qu’on était 2 deux sur le vol et que c’est mon indemnisation à moi dont il était question et pas la sienne. Nouveau mail et là aucune réponse. Bon , j’ai laissé l’affaire là, je me suis dis qu’étant donné l’état de la compagnie, les agents du service réclamation devaient pas rigoler, autant  la personne s’était pendue entre temps…bref !

Er donc, devant aller à Toulouse, j’ai été à une agence AIR FRANCE . 2 dames d’un certain âge se sont occupées de moi , encadrées par une troisième, plus jeune, et il a bien fallu 20 minutes de travail sur l’ordinateur et qu’elle s’y mettent à 3 pour arriver à faire la manipulation. Un truc de malade, des pages de codes à rentrer…la plus jeune voyant la date de la réclamation a dit , je cite  » Chez AIR FRANCE, on n’est jamais pressé de rembourser » !  Mais au final, j’ai été hyper bien traité et 4 jours après j’avais les 250 euros sur mon compte.Et en fait, j’ai compris que c’était pas simple pour le personnel dans cette agence…ça sent le fin de règne et le personnel de base doit pas être à la fête chez AIR RANCE…heu  AIR FRANCE.

Et là c’est donc fini entre cette chère compagnie aérienne nationale (chère au sens pécuniaire du terme ) et moi. Allons Zenfants de la patrie, le jour de gloire est périmé…

Juste pour l’anecdote, j’ai dû faire un AR Toulouse Lyon pour raison professionnelle, bien entendu j’ai pris EASY JET…70€ l’ aller retour et vol impeccable, l’avion était embarqué 15 minutes avant l’heure prévue mais on a pas pu décoller avant l’heure …peut-être le temps de laisser passe les avions AIR FRANCE et HOP en retard…je ne sais pas, mais on est arrivés avec un peu d’avance quand même.  Si j’en parle c’est que le matin sur le tableau d’affichage à Toulouse, anxieux, je vois un vol annulé…un seul. Le vol Toulouse Metz…et c’est qui qui  ? Une compagnie qui s’appelle TWIN JET et qui fait partie de qui qui  ? AIR FRANCE !  Et le soir à Lyon, une annonce bizarre pendant que j’embarquais…on annonce sur un vol que tous les bagages à main de type trolley doivent être  obligatoirement ramenés au point d’embarquement….donc pas possible d’embarquer dans l’avion avec comme prévu au départ. Et c’est qui qui  ? Un vol TRANSAVIA…et c’est qui qui ? AIR FRANCE !

Et voici l’épilogue…si vous avez suivi (pauvres de vous) La Douce elle a demandé l’avoir de 350€ car pour faire Toulouse Metz, le plus rapide si tout marche c’est de prendre HOP, c’est les seuls qui proposent d’aller là bas en 4h environ avec une escale. Elle a donc réservé un vol pour le 23 mars…aujourd’hui. Et vous avez deviné la chute non  ? C’est qui qui est en grève aujourd’hui ? HOP HOP HOP !!!

Haaaaaa, dommage Eliane !!!  Va falloir annuler et changer de date et donc recevoir un avoir sur un avoir…. 

Ha mince, le service réclamation et remboursement était fermé le 20 mars, exceptionnellement, peut -être un suicide collectif. Et le 21, impossible à joindre, 30€ de cramé en attente pour rien, parce que oui, vous vous en doutez, c’est un numéro surtaxé pour les réclamations chez AIR FRANCE !

Du coup, La Douce va, je crois et j’espère faire ses adieux à la compagnie nationale (Allons Zenfants….)

Et pour mes propres  adieux à AIR FRANCE, cette publicité datant de 1999, absolument géniale et belle (et là je ne suis pas ironique).

De l’art …

je savais que j’allais m’intéresser un peu plus à Marina Abramovic, qui est le fil rouge dans La Beauté des jours , le dernier roman de Claudie Gallay, que j’ai chroniqué dans mon précédent article.

Pour le moment, j’ai juste lu sa wiki fiche… ICI.

Et je reprends sa citation sur l’artiste…

J’ai longtemps cru qu’on devenait une artiste à partir d’une enfance difficile ou alors si on avait connu un drame ou bien la guerre, ou alors si on avait un don. Mais ce n’est pas ça. On devient artiste parce qu’on est sensible et parce qu’on est mal dans le monde. Ce n’est pas une question de don mais d’incapacité à vivre avec les autres. Et cette incapacité à vivre crée le don.

Je suis tout à fait d’accord avec elle sur le début du texte mais pas vraiment sur la fin.

Hélas, l’incapacité à vivre avec les autres, ou l’autre au sens large, ou à s’adapter au monde tel que nous le connaissons  ne fait pas de nous des artistes. Cette incapacité ne créé pas le don, j’en suis convaincu, sans cela vous seriez en train de lire un artiste et je m’attelerais à la création artistique, pas à ce blog.

J’aurais bien voulu , mais je ne suis pas un artiste ni même un créateur !

Bien entendu, je repense à cette célèbre phrase qu’on applique à beaucoup de domaines, aussi bien les mathématiques que la cuisine ou les arts : le génie, c’est 1% d’inspiration et 99% de transpiration. Autrement dit, bien plus que le don, ce qu’il faut c’est travailler, bosser, s’accrocher pour créer et être artiste.

Mais voilà, je n’y crois pas une seconde…sans cela, s’il suffisait de bosser d’arrache pieds pour pondre des oeuvres, il suffirait d’être sur motivé pour arriver à devenir artiste…mais ce n’est pas comme ça que ça marche enfin je ne pense pas. Et la quête du 1% de génie peut ne jamais aboutir !

Il reste qu’ heureusement, n’importe qui peut s’essayer à écrire, chanter, peindre pour son propre plaisir et juste pour lui, sans chercher à aller au delà. Mais ça ne fera pas de lui un artiste, pour être artiste il faut avoir un public, un retour sur ses créations.

Toujours est-il que je suis curieux de cette Marina Abramovic…à suivre peut-être dans un prochain article.

La beauté des jours de Claudie GALLAY- 2017 – Actes Sud – 0.05€ la page

Jeanne à 43 ans, elle vit dans une petite ville de Province. Son existence est tranquille, un mari qui l’aime,  Rémy, ses 2 filles ont quitté la maison, son travail est routinier, sa meilleure amie habite à quelques mètres. Toute sa vie est bornée, structurée. Jeanne ne se plaint pas, s’estime heureuse, mais elle s’ennuie. Intérieurement, Jeanne se permet des fantaisies comme attendre un renard qui vient boire dans son jardin à la nuit tombée ou suivre des inconnus dans la rue. Un jour, elle rencontre Martin, un amour de jeunesse, juste après que la photo de son idole, Marina Abramovic (qui est une célébrité de l’art contemporain, spécialisée dans les performances autour de l’art corporel) , soit tombée du cadre dans l’entrée…

Je ne sais pas pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour relire Claudie Gallay, après Les déferlantes , immense succès de 2012 que j’avais adoré.  J’ai eu tort d’attendre car même si je n’ai pas été autant emporté par la vague avec La beauté des jours, j’ai vraiment aimé ce livre qui met en valeur le style particulier de l’auteur.

Claudie Gallay excelle pour mettre en valeur une femme tout à fait ordinaire, banale même, mais qui dans son fort intérieur, sait mettre de la poésie et de l’intérêt à son existence, même si tout ne coule pas de source et si l’âge venant, elle s’interroge sur le sens de sa vie et le reste à accomplir.

La vie se déroule comme ça, on se fixe des points, des horizons. Et on y va. Quand on a atteint ce point, on s’en donne un autre à atteindre, quelque part dans le temps. Peu importe le temps que ça prend.

La beauté des jours est un roman aux multiples facettes, qui aborde le couple, l’amour aussi bien fusionnel que passionnel, les relations avec la famille , avec de beaux moments de liens entre Jeanne et sa petite nièce Zoé, ainsi que sa grand-mère.

Et puis j’ai beaucoup aimé la découverte de cette artiste Serbe qu’est Marina Abramovic, qui fascine Jeanne et bien plus encore Claudie Gallay. Car la Beauté des jours est aussi un livre qui parle de l’art et de la place qu’il peut prendre dans la vie de l’artiste, ou du spectateur.

Voici ce que dit l’artiste en question.

J’ai longtemps cru qu’on devenait une artiste à partir d’une enfance difficile ou alors si on avait connu un drame ou bien la guerre, ou alors si on avait un don. Mais ce n’est pas ça. On devient artiste parce qu’on est sensible et parce qu’on est mal dans le monde. Ce n’est pas une question de don mais d’incapacité à vivre avec les autres. Et cette incapacité à vivre crée le don.

Le style d’écriture est vraiment particulier, c’est des phrases très courtes, très simples, naïves, avec des répétitions. J’avais de mémoire parlé d’un côté un peu autiste dans l’écriture à propos des Déferlantes. Sauf qu’au final, il y a tout au long du livre cette petite flamme qui veille et qui finit par éclairer et sublimer l’histoire et le lecteur .

Jeanne était d’une nature heureuse. Tout l’émerveillait. Même les choses les plus simples. Le lever du jour. Le coucher du soleil. La pluie sur les vitres. Une abeille sur une fleur. Le jardin. En automne, le brouillard l’estompait, elle n’en voyait plus le bout. L’hiver, c’est la neige qui le recouvrait. Quand les filles étaient bébés, Jeanne les lavait dans un bac en plastique. Les filles avaient grandi. Jeanne avait gardé le bac. Mis dans le jardin. Plein d’eau de pluie. Les oiseaux venaient boire dedans. Les écureuils aussi. Un renard passait certains soirs, un peu après 23 heures. Une fourrure rouge, comme du feu. Jeanne aimait l’apercevoir.

En somme, il y a une foultitude de beaux moments et de petites pépites dans ce livre qui au départ peut laisser un peu froid, mais qui devient très vite assez addictif.

Et un gros bisou à Emilie qui m’a offert ce livre.

Random de Eddy de Pretto

C’est le chanteur français qui fait parler de lui en ce moment…

Eddy de Pretto vient après des artistes comme Christine and the Queens ou Stromaé, ces nouveaux artistes un peu intello, un peu psycho,   un peu branchouillo aussi, mais qui ont un univers très personnel, décalé et qui font seul leur musique , avec les moyens du bord !

J’aime beaucoup ce que j’entends de cet artiste qui a une force de frappe particulière , et qui, du coup,  me fait vraiment  penser à Stromaé…

Son premier album intitulé « Cure  » vient de sortir, je l’ai écouté et j’ai vraiment aimé, il faut s’accrocher car il y a du texte et tout n’est pas limpide…

Eddy de Pretto a déclaré n’être heureux que pendant le sexe, la fête et sur scène…

2 extraits ont déjà été publiés, le plus récent en date s’appelle Random. Le voici !

Le premier extrait, que vous connaissez sûrement, s’appelle  » La fête de trop« .

La neige : Oh les boules !

L’autre matin, avant le journal sur France Inter, l’animatrice disait :  » Attention, la neige, c’est comme l’amour, c’est beau mais c’est dangereux ».

A 6 heures du matin, je me suis dit,  » Oh les boules ! » . Déjà qu’ils annoncent ensuite dans le journal des horreurs , ils te pré-sapent le moral même avant de commencer leur litanie de mauvaises nouvelles.

Pourtant, l’amour c’est comme les boules de neige de notre enfance, c’est rempli de paillettes scintillantes qui virevoltent dès qu’on les sollicite non ?  Qui sont toujours enfouies dans leur cocon , parfois bien immobiles, mais toujours prêtes à se rappeler à notre bon souvenir ?

Mais je ne sais pas si c’était l’idée de l’animatrice de France Inter…peut être qu’elle voulait dire qu’en amour on peut déraper, chuter , se vautrer?

Ou alors que l’amour peut fondre comme neige au soleil et alors la boule passe de la neige à l’estomac.

Ou encore que si la bulle d’amour se crève , elle se transforme en stalactite et laissera une mini congère résistante à la chaleur , dans le coeur des hommes et des femmes.

Je ne sais pas…si ça se trouve, cette animatrice venait juste de se faire plaquer ou alors elle essayait d’envoyer un message désespéré au journaliste qui allait présenter le JT, un peu comme un flocon qui voudrait se transformer en boule de neige sans y parvenir.

Je n’en sais rien…la neige, les boules, l’amour…la vie quoi !

PS: Qui collectionne ce genre de boules ridicules mais touchantes ?

 

La mise à nu de Jean-Philippe BLONDEL – 2018 – Buchet Chastel – 0.06€ la page

J’absorbe et je diffracte la lumière grise du dehors. Je suis un lustre de cristal. Mes souvenirs sont des larmes de verre.

Louis Claret est un professeur d’anglais de lycée de province, 58 ans, divorcé , 2 enfants qui vivent loin , une tendance certaine à la mélancolie et à l’introspection. Lors d’un vernissage , il croise Alexandre Laudet, l’un de ses anciens élèves, connu aujourd’hui en tant qu’artiste peintre , lequel ne lui a laissé que très peu de souvenirs en tant qu’enseignant. Alexandre rejoint en aparté son ancien professeur et de fil en aiguille, il va lui proposer de poser pour lui…

Je ne suis guère attiré par le passé. Pas plus que par l’avenir, d’ailleurs. Seul l’actuel peut retenir mon attention, et encore, de façon intermittente. Je suis le maître d’un monde flottant. Je me laisse dériver et advienne que pourra. J’ai cherché à profiter du jour présent pendant des décennies sans jamais y parvenir, et j’y suis arrivé par inadvertance, une fois la cinquantaine passée. Je vis dans une atonie ironique.

Jean-Philippe Blondel,  peut-être le seul auteur de ma génération qui fait rouler ses personnages sur une rocade et pas sur un périphérique est de retour, comme tous les deux ans avec un nouveau roman intimiste et sensible.

Et comme toujours, on est happé par l’histoire dès les trois premières pages et comme toujours, on ressent beaucoup d’empathie pour le personnage principal, ce prof vieillissant et désabusé qui au fond nous ressemble et peut nous ressembler quel que soit notre âge et notre profession. Faut juste être sujet à la mélancolie…

Quand les contraintes s’estompent, nous ne savons comment occuper notre liberté nouvelle. Restent des photophores. Des souvenirs qui dessinent un chemin sur terre. Parfois, l’un de ces replis de la mémoire devient plus lumineux que d’autres. Presque phosphorescent. Un ver luisant dans un cimetière de souvenirs.

La mise à nu est une sorte de bilan intermédiaire avant la retraite (par le passé on a déjà eu droit dans les romans de Blondel à la crise de la quarantaine ou de jeunesse si je puis dire), une sorte de rétroviseur nostalgique et tendre , le miroir étant ici cette rencontre inattendue avec cet artiste peintre, connu internationalement.

L’écriture de Jean-Philippe Blondel me fait l’effet d’un ourson en  guimauve mais inversé, qui serait tendre à l’extérieur et dur à l’intérieur. C’est peut être ce mélange de masculinité et de féminité qu’on retrouve dans la plupart des personnages principaux des romans de l’auteur, qui sont d’ailleurs toujours des hommes, enfin pour les livres que j’ai lus et mémorisés…

Et puis, la construction de La mise à nu est vraiment bien fichue, on a un vrai suspens qui s’installe l’air de rien, psychologique et émotionnel à la fois.

En résumé, j’ai beaucoup aimé La mise à nu, qui pour moi, est l’un des meilleurs romans publiés par Jean-Philippe Blondel, au même titre que 6h48 (oui c’est un TER donc il est forcément en retard…)  ou Et rester vivant…cela n’engage que moi.

Un bémol néanmoins, alors que j’enrage des textes trop courts de Blondel tellement je prends du plaisir à la retrouver tous les deux ans, je dirais que les huit dernières pages sont de trop…et n’apportent rien. Ce n’est pas une vraie fin et comme souvent, j’ai l’impresion que les auteurs savent commencer leur roman mais ont du mal pour le terminer !

Rendez-vous dans deux ans pour un nouvel opus, et en attendant méditons (avec une petite Bière ???) sur cette pensée…

Quand-est ce qu’on s’arrête qu’on s’assied un peu pour souffler et réfléchir à qui on est vraiment et à ce qu’on souhaite, au fond? On passe notre temps à esquiver ces interrogations. On se laisse happer par l’espèce de course artificielle qu’on monte nous-mêmes de toutes pièces pour nous donner l’illusion d’appartenir à l’humanité.