Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin – 2015 – Premier roman

Il faut écouter dans l’urgence parce que le silence n’est jamais loin.

Justine à 21 ans, elle est aide soignante à la maison de retraite de Milly, le village de son enfance où elle habite depuis toujours. Ses parents sont morts en même temps que ceux de son cousin Jules, dans un accident de voiture lorsqu’elle était petite. Justine et Jules vivent toujours chez leurs grands-parents. La jeune femme se passionne pour son travail et ses « oubliés du dimanche »  et noue une relation particulière avec Hélène, une pensionnaire qui tenait autrefois le café de Milly, avec Lucien. Hélène va confier sa vie à Justine, et ces confessions bouleversantes vont pousser Justine à s’interroger sur sa propre famille…et sur elle même.

Ce que je ne trouve pas joli chez moi, je me dis qu’un jour ce sera la beauté de quelqu’un. Quelqu’un qui m’aimera et qui deviendra mon peintre. Ce sera celui qui me continuera. Qui me fera passer du brouillon au chef d’oeuvre si j’ai une grande histoire d’amour. On est tous le Michel-Ange de quelqu’un , le problème c’est qu’il faut le rencontrer.

Premier livre de ma série, j’achète au feeling en furetant dans la librairie et je lis des premiers romans.

Hé bien, ça va m’encourager à poursuivre , j’ai littéralement dévoré et adoré cette histoire et la façon de la raconter de l’auteur. Pourtant, la dédicace à Claude Lelouch m’avait un peu refroidi, je ne supporte pas ses films ni lui même !

Valérie Perrin est tout d’abord une grande raconteuse d’histoire, et là aussi c’est paradoxal car elle est scénariste et les scénarios et Lelouch…mais je m’éloigne encore du sujet !

Plus sérieusement, Les oubliés du dimanche est une histoire totalement maîtrisée, qui sait tenir en haleine le lecteur et toucher sa sensibilité. Il ressort beaucoup de dimension humaine dans ce récit qui mélange aujourd’hui , la période de la seconde guerre mondiale et les années 80.

C’est avant tout une grande histoire d’amour, enfin même plusieurs belles histoires d’amour que Valérie Perrin arrive habilement à relier entre elles. L’auteur sait émouvoir son lectorat sans toutefois en faire des tonnes.

Sa vie était foutue. Comme la machine à laver. Elle le savait qu’elle était foutue, bien avant que Marcel ne vérifie « une dernière chose ». Et quand la vie est foutue, on ne tremble plus, on ne pleure plus, on hait.

Son style est simple mais j’y ai trouvé beaucoup de sensibilité et beaucoup de poésie, dans le bon se,s du terme…du genre en lisant je me suis dit souvent  » Waouh c’est beau ! »

Elle lui affirme que chaque être humain est relié à un oiseau . Et que certaines personnes ont le même. Il suffit d’observer le ciel pour voir que son oiseau n’est jamais loin. Elle dit que les oiseaux ne meurent pas, qu’ils se donnent à l’infini. Dès qu’on met un oiseau en cage, un homme devient fou.

En résumé, j’ai passé un moment magnifique et Les oubliés du dimanche m’a rappelé un peu Le Confident d’ Hélène Grémillon que j’avais adoré à l’époque. Ce premier roman est parfait pour une lecture d’été .

Et cette petite dernière que j’aime beaucoup…

 » Tu sais pourquoi Lucien n’a jamais voulu m’épouser? Parce que l’alliance encercle le seul doigt qui possède une veine aillant vers le coeur ».

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Simple Minds en live.

Le 20 juillet, la Douce et moi sommes allés voir Simple Minds en live dans le cadre du festival de Carcassonne.

Je trouve que c’est l’un des meilleurs groupes de New wave / Rock des années 80 avec un nombre incroyable.  de titres devenus des tubes . Le Groupe écossais  existe toujours, fait de nombreux concerts et sort même des albums  (leur dernier et vingtième album est sorti en 2018) mais on attend franchement leurs tubes de l’époque.

Le Leader, Jim Kerr, tient la route en tant que papi du rock, il est très sympa avec quelques tics de vieux chanteur un peu ringard sur scène. Il s’en sort bien côté voix et sa formation  (avec notamment des jeunes musiciens et choristes mais aussi un membre du premier jour et des habitués du groupe) assure vraiment !

On a eu droit à une orchestration très rock des morceaux phare de Simple Minds, très peu de claviers sur ce tour là !

Et l’avantage de Carcassonne, c’est que les concerts se font en plein  air, dans un théâtre avec en toile de fond, des tours médiévales, le ciel, les étoiles…ou les éclairs et l’orage qui est arrivé sur la fin du concert, donnant un effet jeux d’eau aux jeux de lumière de la scène.

Bref, 1h45 qui est passée très vite et une belle prestation !

Ci dessous un live de mon morceau préféré du groupe, qui n’a pas été enregistré à Carcassonne mais à Edimbourg en 2015…

Enjoy !

Je laisse la liesse…

Fini le mondial de foot !

C’est l’occasion de s’interroger sur ce phénomène de liesse , de partage , d’hystérie collective autour de l’évènement, du patriotisme, de la fierté d’être français…

Personnellement, je suis complètement à côté de ça, totalement hermétique à ces sentiments là. Je ne m’intéresse absolument pas au foot ni aux autres sports collectifs d’ailleurs, certainement un manque d’initiation quand j’étais enfant. C’est souvent le père , puis l’école qui transmettent cet engouement pour le foot.

Mais même sans cela, il est évident qu’il y a dans les rues des personnes qui ne sont pas particulièrement fan de foot ou de sport, mais qui se sentent en phase avec ceux qui le sont ou simplement avec ce sentiment de fierté d’avoir gagné une compétition mondiale, d’être de la même nationalité que l’équipe la plus forte dans le monde entier !  D’ailleurs c’est drôle mais on n’entend pas les racistes de tout poil quand l’équipe de France gagne le mondial, pourtant il y a du black, du marron…

De mon côté rien n’y fait, j’aimerais je crois sincèrement faire partie de la norme ou de la majorité et sortir mon petit drapeau français et encourager l’esprit de réussite et aller dans la rue, mais je n’y arrive pas…je m’en tamponne totalement. Je ne suis pas patriote pour 2 sous…je me méfie du patriotisme…en temps de guerre oui, il le faut, en temps de paix, du patriotisme on passe vite au nationalisme et du nationalisme…

Et pour être honnête, on rappelle dans les médias qu’un tel rassemblement de français ne se voit qu’après les attentats ou après avoir gagné la coupe de monde de football. Après les attentats, c’est peut-être un besoin de rassembler, après la victoire des bleus, plus une envie, je ne sais pas. C’est bizarre de voir rassemblés et comparés ces 2 évènements.

Ce que je sais, c’est qu’un mois après le grand rassemblement post attentats ou un mois après le grand rassemblement pour fêter la victoire des bleus, il ne va pas rester grand chose de cette liesse collective. Et puis, j’aimerais vraiment que les français se rassemblent pour des choses qui en valent vraiment  la peine. Certes, se serrer les coudes et rendre un hommage aux victimes des attentats  est louable , de même que faire la fête pour célébrer l’équipe nationale du sport le plus populaire au monde, certes, mais n’y aurait-il pas mieux à faire d’un point de vue des masses populaires ?

Bref, le mondial est fini, c’est les vacances…repos et tant mieux !

Une part de ciel de Claudie GALLAY – 2013 – Poche

Ce n’est pas les ans qui font l’habitude. C’est le renoncement.

Carole est une citadine qui vit seule, ses filles sont temporairement à l’étranger. A l’approche de Noël, elle  prend le train et rejoint le Val, le village perdu de son enfance, dans les Alpes, au pied des pistes de ski.  En effet, Curtil, son père a envoyé une boule à neige, signal habituel qui marque son retour temporaire dans sa famille . Carole va retrouver Gaby, sa soeur  et Philippe, son frère, renouer avec les lieux et les personnes qui ont peuplé sa jeunesse et les habitants du Val…

Troisième roman lu de Claudie Gallay depuis le début de l’année et encore une fois j’ai adoré ! Bon, quelques longueurs car il fait plus de 600 pages, il ne faut pas se presser pour lire Une part de Ciel. L’intrigue se tisse petit à petit, un peu comme une perfusion au goutte à goutte qui finit par irriguer tous les sens du lecteur.

Déjà la description du lieu, le Val, et de son environnement est parfaitement maîtrisée. Le village de montagne… J’ai pensé un peu aux 3 Gueules dans le livre de Cécile Coulon, sauf que du coup à côté du Val, les 3 gueules font  un peu Disney Land comme description. La terre est très importante dans ce roman, elle donne l’atmosphère générale du livre.

Et puis, comme souvent chez Claudie Gallay, des personnages qui au départ n’ont rien de spécial, rien pour plaire ou accrocher le lecteur , mais qui peu à peu se révèlent et deviennent touchants, faibles et forts à la fois. Peut-être qu’on leur ressemble et c’est  ce qui nous touche.

J’ai toujours froid quand je reviens au Val. Un instant j’ai ressenti l’envie terrible de rester dans le train. Je suis née ici, d’un ventre et de ce lieu. Une naissance par le siège et sans pousser un cri. Ma mère a enterré mon cordon de vie dans la forêt. Elle m’a condamnée à ça, imiter ce que je sais faire, revenir toujours au même lieu et le fuir dès que je le retrouve.

 Mais quel est le thème du livre me direz-vous ? Une part de Ciel est un livre sur les silences, les non-dits, les murmures et l’amour caché qu’il peut y avoir dans une famille, une fratrie, celui qui est là mais ne s’exprime pas, sinon dans le reproche ou la méfiance…

Dans toutes les vies il n’est question que de cela, l’amour, le manque, les interdits. Si tout se passe bien, on finit la conscience tranquille. Mais il est rare que tout se passe bien.

On rencontre aussi une galerie de personnages secondaires vraiment bien vus, comme Sam, l’épicier qui va fermer sa boutique…

La plus grande des solitudes, c’est quand plus personne ne vous a connu enfant, que plus personne ne sait votre passé, votre jeunesse. Vous ne pouvez plus parler de vous alors vous vous repliez et vous vous taisez. J’aime infiniment la vie et j’ai aussi affreusement peur de la perdre. Je ne connais personne qui n’a pas peur.

En résumé,  Une part de ciel est un vrai beau roman, dans la lignée des précédents de Claudie Gallay, avec ce style très personnel qui fait sa force.

Une dernière pensée pour terminer.

Et tout être humain il y a un lac, une tristesse liquide que les oignons aident à vider.

Lecture de mes lectures

 

Vous connaissez cette photo par coeur, mais je l’adore…

Depuis la fin de l’année 2017 et encore plus depuis 2018, je me rends compte que je ne lis plus pareil, je veux dire que je ne prends plus autant de plaisir, que je ne n’arrive pas à m’immerger dans les mots des auteurs, je n’arrive pas à évacuer en somme. J’ai moins de coups de coeur aussi mais ceci explique peut être cela.

Alors ce n’est pas vraiment une panne sèche de lecture mais il faut que je réagisse parce que la lecture, c’est une partie de mon équilibre personnel…et j’ai envie de continuer toujours à un rythme régulier.

Action réaction, comme dirait l’avion  (sauf si c’est un avion AIR FRANCE hein, mais vous le savez…) !

Voici ce que j’envisage pour la fin de l’année 2018  et 2019.

  • Acheter des livres totalement au pif en librairie, uniquement des poches, au feeling…et j’ai commencé la semaine dernière avec deux romans qui m’ont parlés, comme ça…

 

  • Relire des titres qui ont été de vrais coups de coeur, depuis que j’ai ouvert le blog et je sais par lequel je vais commencer : Et rester vivant de Jean-Philippe Blondel, en voyant un post sur FB de Galéa , j’ai eu envie de relire ce roman là…

 

  • Me foutre totalement de l’actualité littéraire, sauf bien entendu s’il y avait une sortie d’un de mes auteurs phare.

 

  • Pour les grands formats, ne lire que des premiers romans…vous savez ceux qui sont noyés par les sorties des rentrées littéraires et dont pas grand monde ne parle car business is business…

 

  • Prendre des amphétamines juste avant les séances de lecture.

 

Je ne sais pas ce que vous en pensez, enfin si vous en pensez quelque chose, mais je vais partir là dessus, car je n’ai pas envie d’essayer d’arrêter de lire même juste pour 1 mois, pour retrouver le feel good !

Bien entendu, si vous avez un coup de coeur absolu pour un premier roman ou un poche, vous pouvez essayer de me le vendre !

A suivre donc, j’ai encore des livres dans ma PAL que je vais écouler et après je m’y mets !

Les plumes d’Asphodèle – Les textes !

Nous voici arrivés au 9 juillet 2018, date anniversaire des plumes d’Asphodèle : il y a 7 ans, paraissait le premier épisode de cet atelier d’écriture , animé de main de maître (et de coups de règles en bois aussi bien souvent…) par la Grande Prêtresse  !

Ci dessous, voici les liens vers les textes des participants qui ont joué le jeu, merci à eux.  Si jamais ils ne fonctionnent pas, rendez-vous sur leur blog pour voir leur inspiration avec les mots récoltés , qui pour mémoire étaient: Aquarelle, Voyelle, Mirabelle, Maternelle, Stèle, Eternel, Bretelles, Ribambelle, Infidèle, Dentelle, Cannelle, Passerelle, Balancelle et Ritournelle.

Par ordre d’arrivée, ont célébré l’anniversaire des plumes d’Asphodèle , en espérant que tous les liens marchent:

 

Et voici mon texte…va falloir être indulgents, je n’arrive plus à écrire comme avant…par contre je vous rassure , c’est toujours aussi déprimant 😀

Pendant longtemps je me suis couché,  pas de bonne heure mais à celle où les  nouveaux amants n’en finissent plus de s’unir sous leurs draps de satin, jouisseurs infidèles devant l’éternel, fossoyeurs de dessous en dentelles.

Non, chez moi  ce sont toujours les draps en flanelle qui peinent à compenser la froideur de stèle de ma couche.

Vous vous dites, allez encore la sempiternelle ritournelle sur la solitude, le chagrin d’amour, le refoulement paternel ou  l’envie de meurtre maternel !

Vous faites fausse route : j’ai simplement compris que l’acte d’amour n’était qu’un mouvement de balancelle et que voyou ou voyelle, peu importait au final, le genre et le nombre des partenaires.

Ribambelle d’aventures ou amour d’une vie ? Quelle importance…no way !

Si l’amour était un tableau, il faudrait  qu’en le regardant, on sente le doux parfum de la cannelle ou le subtil nectar des mirabelles, sortes de passerelle entre le peintre et le spectateur.

Mais l’amour n’est que très rarement une aquarelle…le plus souvent il devient une toile qui se remplit d’araignées…

 

Gazette du blog du second trimestre 2018 – Spécial 7 ans.

Hello les amies ! Je suis reviendu de vacances…bouhhhhhh !

Oui mais réjouissez-vous, non seulement je suis là mais en plus vous aurez sûrement droit à mes photos de vacances en Corse…vi vi vi  enfin peut-être, c’est chiant comme article à faire ça !

Et aujourd’hui nous sommes le 5 juillet 2018, et cela fait 7 ans que le blog de Mind The Gap existe ! C’est assez improbable en y réfléchissant, je ne sais pas pour encore combien de temps, tout comme vous j’imagine, mais ça continue pour le moment…youpi !

Et coïncidence, aujourd’hui c’est le 400 ième article publié sur cette plate forme…ce qui fait exactement 798 articles publié en comptant le début du blog sur Overblog. Et comme wordpress me dit qu’en moyenne mes articles font 486 mots, on peut évaluer à 384636, le nombre de mots écrits sur le blog !

Un roman de 300 pages fait 75000 mots en moyenne, un de 200 pages fait 50000 mots. J’ai donc écrit l’équivalent de 5 à 8 romans !! Enfin en volume, car le roman de ce blog , c’est pas du Proust…ou alors il faut enlever le S :D.

Bref, merci à vous de continuer à me lire et à me supporter, certaines d’entre vous sont là depuis le début, elles se reconnaîtront, les autres sont arrivées ensuite…

Ce trimestre, pas de requêtes marrantes tapées sur les moteurs de recherche ni de pays étrange d’origine étrange à vous indiquer.

Et comme on est à la fin du second trimestre 2018, c’est le moment de vous donner le classement des top commentatrices du trimestre. Je rappelle qu’il est basé non pas sur les seuls commentaires du trimestre écoulé, mais sur les 1000 derniers commentaires ! WP fonctionne comme ça…alors patience pour arriver à y entrer, c’est comme un cercle VIP, ça se mérite… 😀 😀

Je vous sens curieux de savoir non ? N’oubliez pas que « la curiosité est ce qui délimite le monde des vivants et des morts ».

Nous quitte (provisoirement j’espère)  ce trimestre, Estelle Calim…qui est partie rejoindre son lit tout habillée, elle est un peu à cran en ce moment…

Les 6 commentatrices (qui assurent 53 % des commentaires quand même…) sont:

Sixième : Syl qui revient dans le palmarès, motivée par la chaleur de l’été il faut croire et qui, comme vous allez le voir, est habile du popotin…d’ailleurs vous devriez essayer de l’imiter…et publier vos vidéos sur vos blogs… 😀

Cinquième : Sharon qui gagne une place et s’établit plus durablement dans ce classement. Du coup elle avance fièrement vers son destin…motivée et sobre !

Quatrième : Valérie qui elle aussi gagne une place et semble heureuse dans ce palmarès…elle bulle avec une certaine nonchalance qui lui va bien…

Troisème : Lydia, qui elle abandonne une place et du coup se contente de saluer ses fans…en toute simplicité  !

Seconde : Soène qui est maintenant la Poulidore du classement des commentatrices (comme moi je suis le Poulidor des entretiens de recrutement) et prend ses aises tout en voyant la vie en rose, comme le montre sa tenue…

Première : Emilie Berd, pour le 158 ième trimestre consécutif…un peu comme à l’époque du top 50 quand « Viens boire un p’tit coup à la maison » était numéro 1 pendant des mois et des mois dans les années 80 . Et comme la chaleur a mis du mal à venir, elle s’est un peu rhabillée (hélas) et a rangé son hula hop…mais visiblement ses entraînements ont payé, regardez moi ce galbe fessier… vivement le retour de la canicule  😀

Et voilà, une nouvelle fois, merci à vous et rendez-vous dans 3 mois !