Le départ – suite – blog en pause

Eh bien on y est : demain de prendrai l’ A 66 de Pamiers vers Toulouse, et ce sera un aller sans retour, tout au moins de manière permanente.  Si l’exploitant de cette petite autoroute reliant Toulouse à l’ Ariège le savait, je crois qu’il se pendrait tellement son chiffre d’affaires va baisser ! En effet, on l’a tellement fait ce trajet pour des tas de raisons !

Je pense que je ne réalise pas, trop de choses à faire et à régler ces derniers jours pour arriver à réaliser, enfin j’imagine que c’est ça.

Et donc, je vais mettre le blog en pause pour un moment, je ne sais pas combien de temps. Pendant 2 semaines je ne serai pas chez moi, je vais commencer mon nouveau travail dès lundi, puis après, une fois chez moi, faudra attendre de retrouver l’Internet, s’installer, bosser …

Alors une pause un peu plus longue sur les pauses vacances s’impose me semble-t-il, mais je reviens quand je pourrai, que j’aurai le temps  et que j’aurai envie de m’y remettre, et en attendant il y a Facebook !

D’ici là, prenez soin de vous, je vous embrasse et vous laisse en musique !

Mind The Gap.

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Prout Prout la vie de Marcel…

Je ne lis quasiment plus depuis quelques semaines, mais bon j’ai la tête prise par tout autres choses, ça reviendra.

Mais quand même, depuis quelques jours je me suis lancé dans cette sorte de biographie de Proust, présentée comme une analyse critique de l’oeuvre de l’écrivain : A la recherche du temps perdu.

Et je dois dire que c’est super intéressant, je n’ai pas encore fini, j’en arrive à la période où Marcel Proust passait ces étés au grand hôtel à Cabourg. Mais déjà, on peut dire que quand même il a eu une vie méga chiante depuis sa naissance.

Une enfance où déjà il était fragile et asthmatique avec un père aimant mais absent, une mère un peu trop présente et un milieu de haute bourgeoisie. A la suite, une période hyper mondaine où Proust fréquente des salons littéraires à la mode et fréquente le Ritz à Paris…quel ennui.

Et puis, crises d’asthme sévère, mort du Père, puis de la Mère…deuil compliqué.

Côté écriture, ben on se demande comment Proust est devenu cet immense auteur, encore aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands. Au départ, un premier récit passé assez inaperçu, puis des traductions d’un critique d’art anglais , Ruskin, faites essentiellement par maman avec l’aide de Marcel la nuit.

Et puis, ce que je retiens de Proust à la plage, c’est que selon l’auteur, Proust s’est mis à écrire La recherche parce qu’il n’arrivait pas à écrire justement. Impossibilité pour lui de mettre en place un roman, de se lancer dans une fiction. A tel point que selon l’auteur, La recherche est un roman sur l’impossibilité d’écrire, mais dans lequel Proust abolit les frontières entre l’oeuvre et la vie de l’auteur : les deux se mélangent dans cette réinvention des souvenirs de Proust.

En résumé, un super livre pour approcher Proust et j’espère qu’il me donnera envie de le lire, même si je dois dire que vu la longueur des phrases et vu le peu d’intérêt de la vie de l’auteur…mais c’est ainsi que je dois m’y prendre, d’abord approcher le bonhomme avant de le lire !

A suivre et je vous conseille donc Proust à la plage  qui est issu d’ une collection puisqu’il existe aussi un titre consacré à Colette et dans d’autres domaines, à Darwin, Einstein, ou l’homo sapiens !

Départ…

 

Le départ…vaste sujet de réflexion !

Voici ce que j’écrivais, 2 semaines après avoir créé mon blog en 2011.

Je ne sais pas pour vous mais bizarrement je n’aime pas le dernier jour avant les vacances ou même le jour du départ en vacances.

Et pourtant je suis toujours prêt à lever le camp, à voir du pays et à bouger, c’est indispensable à ma vie, je ferais que cela (ou presque)  si je le pouvais. J’ai des souvenirs impérissables  de la Suisse, du Pays Basque, de la Corse,  de la Bretagne, de Londres ou Venise.

Mais voilà, ce matin en me levant, je regardais le petit massif de fleurs des champs dans le jardin et le me disais qu’il allait me manquer. Tous les jours ce massif est différent et j’ai peur de le retrouver mal en point. Pareil, en promenant le chien au bord du petit lac où je vais tous les jours souvent 2 fois par jour, je me disais que cet endroit propice à la réflexion allait me manquer, un peu comme s’il y avait un risque que je ne le retrouve pas de la même manière en rentrant Et pourtant, certains matins quand il pleut à cordes ou qu’il fait bien froid, ce lac me sort un peu par les yeux.

Et puis faire les valises est quelque chose dont j’ai absolument horreur et pourtant ça veut dire préparation du départ mais au fond je crois que c’est le départ en lui même qui me noue un peu l’estomac….

Et là, il va y en avoir un de départ, et pas pour des vacances ni pour 3 mois !

Je crois que je ne réalise pas encore et cela ne m’étonne pas : en caractérologie, je fais partie des personnes qui ont  « retentissement » secondaire. C’est à dire que je ne réagis pas aux choses à chaud mais toujours en décalé. Pour le moment je ne ressens que cette sorte de noeud à l’estomac liée à tout départ, mais je ne suis ni excité, ni énervé, ni particulièrement stressé.

Pourtant, quand je vais prendre l’ A 66 pour la dernière fois, déjà je serai seul dans la voiture et quand je serai arrivé à destination, je ne serai pas chez moi. Au premier sens du terme, puisqu’en tant que boulet 2.0, je vais devoir squatter chez des âmes charitables pendant 2 semaines, le temps d’avoir notre location. Du coup, encore moins évident de bien réaliser ce qui est en train de se passer !

Quand à la zone géographique, je ne la connais que par des vacances et encore, pas tellement cette partie là de la Haute Savoie et le travail, forcément, ce sera la découverte  !

Un départ en aller simple  en somme , rien de plus.  Le massif de fleurs des champs dont je parle dans mon article du début n’est plus là, le chien non plus d’ailleurs. Comme dirait l’autre, » On peut pas mettre 10 ans sur table, comme on abat ses lettres au Scrabble »

 

Il se voyait déjà…

Le vendredi 29 septembre, je regardais C’est Dans l’Air où Charles Aznavour était invité et comme toujours , il était alerte et à priori en forme. Il expliquait qu’il allait remonter sur scène à 94 ans, qu’il aimerait fêter ses 100 ans sur scène . Et 3 jours après il était mort, de sa belle mort comme on dit parfois.

Monter sur scène à 94 ans, avec canne, appareil auditif et prompteur…pourquoi pas, il y a un petit côté ridicule mais d’un autre côté, il y a un combattant qui aime la vie et ne peut pas s’arrêter de faire l’artiste.

Hier, si j’ai bien tout suivi, un hommage national était rendu à Aznavour aux Invalides et ma foi, pourquoi pas , même si je trouve que ça ne colle pas trop au personnage.

Le personnage, je l’ai toujours apprécié. On connaît son histoire, parti de rien, débuts très difficiles, beaucoup de temps et de travail pour rencontrer le succès , un peu le rêve de tout artiste en herbe, sauf que n’est pas Aznavour qui veut. Et puis j’aimais bien chez lui une forme de modernité, de dérision parfois et surtout une grande lucidité sur son métier, lui-même, doublé d’une grande fierté d’être devenu ce qu’il est devenu, fierté qui en agaçait beaucoup.

L’artiste, je le connais peu, je n’ai jamais écouté d’album entier de Charles Aznavour mais de cette catégorie-là d’artiste sacré de l’après guerre, c’est probablement le seul dont je puisse citer au moins 10 morceaux sans problèmes, et même les fredonner. Parce que pour moi, les chansons d’Aznavour touchent à l’universalité, elles peuvent toucher tout le monde, on n’est pas dans le genre d’artiste élitiste ou politique. Et qu’on aime ou pas, il faut reconnaître le talent d’auteur de l’artiste…

Et puis, pour moi sa façon de chanter est fortiche, j’imagine que ses chansons doivent être difficiles à interpréter !

Tout cela pour dire que les chansons de Charles Aznavour resteront car elles font partie de notre propre parcours.

94 ans ! Et même pas le temps de faire son pot de départ lui !

Pourvu que Calogéro ne chante pas jusqu’à cet âge là…et qu’on se cogne pas un album hommage de reprises par les chanteurs de The Voice !!

Il fallait bien que je choisisse un morceau pour clore cette chronique, pour moi c’est vraiment   » Comme ils disent » LA chanson d’ Aznavour mais je vous propose d’écouter   » Hier encore ».

 

Pot ou pas pot – le retour !

 

Hé bien, vous avez été inspiré(e)s par ma chronique sur les pots de départ, enfin le mien en particulier.

Du coup, voici la suite !

En répondant à vos commentaires, il m’est venu l’idée de demander à l’employeur de commander un petit buffet pour mon départ, histoire qu’il participe et moi aussi. Allez j’avoue que je connaissais déjà la réponse, c’était juste pour jouer les sales gamins.

Mais c’est intéressant de voir la réponse. Le premier argument, tout à fait normal à mon point de vue, c’est qu’ils ne l’ont pas fait pour les autres, et des départs il y en a eu en 9 ans…il ne va plus rester que 20% de ceux qui étaient là quand je suis arrivé en 2009 ! Le second est plus révélateur…cela pourrait créer un précédent. Et là, on voit bien tout le paradoxe du salariat…on ne va pas dépenser pour un salarié qui part puisqu’on ne pourra plus rien tirer de lui. Il faut savoir que l’intérêt du salarié est exactement à l’opposé de celui de la Direction, des propriétaires quand il s’agit d’une entreprise. Et tout le reste n’est que discours et bla bla, les exceptions sont rares !

Alors que faire…vu qu’à la base les pots de départ et moi ça fait deux mais que je ne voulais pas partir comme un sauvage non plus (bien que je le sois et le revendique haut et fort ! )?

Hé bien j’ai proposé qu’on aille manger dans un restau sympa un jour à midi avant que je parte et comme je ne peux pas inviter tout le monde, car même en Ariège les restau sympas avec un apéro, on ne mange pas pour douze euros !   Ceux qui viendront participeront et comme ça leur évitera de faire un cadeau parce que ça aussi c’est chiant dans les pots de départ. Et j’ai invité tous mes collègues de travail, hormis la Direction et les propriétaires si je  puis le dire ainsi dans la Fonction Publique.

Cela aussi, c’est comme les pots de départ organisés et payés par les employeurs publics : ça ne se fait pas ! Tant pis, c’est fait et comme ça nous serons entre fifres et sous-fifres !

Mais…maintenant que j’y pense…dans mon nouveau travail en Haute Savoie…ils pourraient me faire un pot de bienvenue non  ?? Vous en pensez quoi ?? 😀