Un poème sur ce blog…tout part en vrille…

 

Non, le titre ne ment pas, vous allez vraiment lire un poème ici même. Je ne suis pas malade. Je suis en tarin de lire le second roman de Valérie Perrin,  » Changer l’eau des fleurs » , qui est top pour le moment, et elle cite un poème de Jacques Prévert.

J’ai dû en étudier à l’école, il me semble qu’il est au programme avant le collège ou pendant, mais je n’en ai bien entendu aucun souvenir.

Le voici !

Le chat et l’oiseau
Un village écoute désolé
Le chant d’un oiseau blessé
C’est le seul oiseau du village
Et c’est le seul chat du village
Qui l’a à moitié dévoré
Et l’oiseau cesse de chanter
Le chat cesse de ronronner
Et de se lécher le museau
Et le village fait à l’oiseau
De merveilleuses funérailles
Et le chat qui est invité
Marche derrière le petit cercueil de paille
Où l’oiseau mort est allongé
Porté par une petite fille
Qui n’arrête pas de pleurer
Si j’avais su que cela te fasse tant de peine
Lui dit le chat
Je l’aurai mangé tout entier
Et puis je t’aurais raconté
Que je l’avais vu s’envoler
S’envoler jusqu’au bout du monde
Là-bas c’est tellement loin
Que jamais on n’en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets
Il ne faut jamais faire les choses à moitié.
Déjà, c’est pas de la poésie hermétique, c’est sobre, tout en finesse et puis je me dit, tout ça pour en arriver à la chute que je trouve hyper réussie !
Bref…je vieillis, c’est moche !

Abécédaire…tiens ça faisait longtemps

Comme Emilie Berd ma jumelle astrale, voisine et amie a repris les plumes d’Asphodèle avec la bénédiction de la grande prêtresse (et quand elle bénit, c’est pas avec de l’eau bénite, vous pouvez me croire sur parole…), que je n’ai pas le temps de participer ni l’inspiration pour le faire, j’ai fait un petit abécédaire express en 10 minutes avec les mots proposés.

J’écris ce qui me passe parla tête, faut donc me pardonner !

C’est juste un clin d’oeil…façon MTG ! Pour voir les vrais textes des participant(e)s aux plumes,  c’est ici :https://lespetitscahiersdemilie.com/2019/01/19/les-plumes-dasphodele-les-textes/

  • OCEAN : Mère amère de la mer…et si la mer est trop salée c’est parce que les poissons ont trop pleuré (#référencelittéraire…je me marre 😀 ).
  • DESERT : Situation de ce blog en semaine depuis que je n’ai plus le temps de m’en occuper.
  • ENJAMBEE : Façon de sautée
  • PASSERELLE : Ponton qui n’a pas le courage de se jeter à la mer…
  • TRAVERSIN : Réunion siamoise de deux oreillers.
  • RUE : Entité dans l’impasse, qui n’a ni le charme de la venelle ni la prestance de l’avenue…
  • VOYAGE : Voyage, plus loin que la nuit et le jour… 😀
  • PASSAGE : Gai gué.
  • FRANCHIR : Voir « vieillir… »
  • HORIZON : Endroit où comme chacun sait, l’on peut voir le cul de Robinson (ou de qui vous voulez d’ailleurs).
  • VACANCE : Lorsqu’elle est sentimentale , elle peut faire très mal, mais comme la nature est bien faite, elle est souvent que temporaire…
  • VOILURE : Se transforme en fêlure quand elle se réduit trop.
  • VIEILLIR : Voir  » franchir ».

Voilà voilà…à la prochaine, je sors !!

Le livre !

 

Lu ce paragraphe dans Le livre des Baltimore, de Joël Dicker que je suis en train de lire. Et décidément,  il en parle beaucoup du livre cet homme là ! Et son personnage est un écrivain, souvent en discussion vive avec son éditeur cynique …

 » Allons ne soyez pas triste mon petit Goldman. Dans 20 ans les gens ne liront plus. C’est comme ça. Ils seront trop occupés à faire les zozos sur leurs téléphones portables. Vous verrez Goldman, l’édition c’est fini. Les enfants de nos enfants regarderont les livres avec la même curiosité que nous regardons les hiéroglyphes des pharaons. Ils vous dirons: Grand-père, à quoi servaient les livres ? Et vous répondrez: à rêver, ou à couper des arbres, je ne sais plus. A ce moment-là, il sera trop tard pour se réveiller. La débilité de l’humanité aura atteint son seul critique et nous nous entre-tuerons à cause de notre bêtise congénitale (ce qui d’ailleurs est déjà plus ou moins le cas). L’avenir n’est plus dans les livres Goldman. »

Cette conversation se passe en 2012 si je ne me trompe pas. Donc en gros cela ferait 2032.

Vous savez quoi ? Je n’y crois pas du tout. Je crois que Dicker est pessimiste et manque de clairvoyance. Ce qui mène le monde c’est l’argent. Or contrairement à ce que se dit parfois, il y a plein de fric à gagner dans l’édition, c’est le premier marché des biens dits culturels. Et quand on voit les tractations chez les grands groupes d’édition pour se rapprocher, s’acheter, s’absorber, se concentrer et devenir des géants de l’édition, je me dis que l’avenir du livre est encore bien assuré pour longtemps. Et d’ailleurs, on publie toujours autant et même un peu plus chaque année et le nombre de lecteurs ne faiblit pas. Du moins en France. Donc je ne crois pas à cette disparition annoncée à court ou moyen terme.

Par contre je trouve Dicker optimiste sur la connerie des hommes…s’il faut attendre la disparition des livres pour sombrer dans la débilité humaine, alors ouf on est sauvés, enfin les gens de ma génération. On y est déjà dans le fait de s’entre-tuer et c’est mondial. L’être humain est naturellement crétin et mauvais. C’est l’éducation, l’apprentissage, le niveau de vie, le niveau de sécurité et l’amour familial qui peuvent inverser la tendance. Les livres ne sont qu’un outil qui peut être utile à ce but là.

Je vous épargne le passage suivant sur la télévision, le marketing et la publicité qui est pas mal aussi dans son genre. J’aime bien ce Dicker quand il part dans ce genre de discours. Et j’espère qu’il est conscient que lui-même, comme chacun d’entre-nous participe à cette évolution désastreuse.

Sinon j’ai à nouveau pas mal de livres sympathiques en attente sur mes étagères…j’espère bien enchaîner dessus après avoir fini ma période Dicker !

Dans mon TER…

Je fais maintenant partie de ceux qui prennent le train pour aller au travail et je prends donc le TER tous les jours où je travaille. Cela fait 3 mois enfin presque et au final j’en suis plutôt heureux !

Seulement 2 trains supprimés en tout, donc pas de syndrome Estelle Calim,  sinon des retards, pas plus de 5 minutes et encore c’est souvent à cause de ce fucking train de bouteilles d’eau d’ Evian qu’il faut bien laisser passer au croisement  étant donné que la ligne est à voie unique !

Pas encore de grèves et si ça arrive 2 fois moins de chances d’avoir des perturbations que dans le Sud où j’étais avant . Pourquoi ? Parce que dans le Sud , pour faire marcher le train il faut un chauffeur et un contrôleur. Ici, pas de contrôleurs dans le train . Les contrôles se font de manière aléatoire par brigades de 3 ou 4 personnes qui investissent le wagon et ça rigole pas même s’ils sont très aimables  ! Sans compter la police ferroviaire et municipale que l’on voit parfois mais plutôt pour surveiller les trafics ou personnes louches. On est en zone frontalière alors forcément, ça circule pas mal !

Et donc, tous les jours je vois quasiment les mêmes têtes qui prennent le train à la même heure et qui généralement s’ignorent poliment, hormis les collègues de travail . Et ce qui m’a frappé c’est le calme qu’il y a dans ces trains. Je n’y reste que 15 à 20 minutes mais quand même…pas de conversations à voix haute enfin peu, pas de musique, de conversation au téléphone…c’est pas comme dans le Sud là non plus.

C’est tout un univers le trajet en TER pour aller bosser. Un bon écrivain pourrait en tirer un bon roman.

Et puis c’est pas cher, en s’abonnant , ça coûte en gros 1.90€ par aller retour, dont l’employeur prend la moitié en charge.  Que demande le peuple ? Pourtant il est pas bondé mon TER…mais tant mieux !!

Bref, bilan plutôt positif…jusqu’à hier matin !

Stupeur : que vois-je dans le train? 2 gilets jaunes…et en plus avec des gants, des casques bien costauds…pour pouvoir mettre des coups de boule casqués je suis sûr…et même des vélos pour fuir prestement j’imagine.

Ha, pardon, mais on me dit dans l’oreillette que comme moi ils partaient bosser et comme il fait encore nuit ou sombre le matin…

Mais je reste sur mes gardes ! Manquerait plus que dans le 74 on soit emmerdés par les gilets jaunes…

 

La vérité sur …La vérité…sur L’affaire Harry Quebert de Joël Dicker

La vérité c’est qu’il m’aura fallu 15 jours seulement pour lire les 850 pages d’Harry Québert alors que je suis en panne de lecture depuis l’été dernier. Ayant vu la série , je me suis rué sur le livre et je me suis alors rendu compte que vraiment la série était hyper fidèle au livre et contenait quasiment tout, donc bravo à Jean-Jacques Annaud, et pour la petite histoire 89 propositions d’adaptation télé ou ciné ont été faites et toutes refusées avant !

La vérité c’est que l’histoire du livre  est hyper bien ficelée, suspens jusqu’au bout et construction habile pour accrocher le lecteur. Polar et histoire d’amour sur fond littéraire, rien de bien nouveau. Style très simple (trop diront les intellos…enfin les détracteurs de Dicker). Ok c’est pas du Chopin écrit ! Mais voilà, 5 millions d’exemplaire vendus et diffusion dans près de 40 pays…alors pour un type quasi inconnu (un seul roman écrit auparavant) c’est quand même bluffant et puis Chopin n’est pas accessible à tout le monde !

Mais ce n’est pas qu’un roman à succès facile car au delà de l’intrigue , La vérité est aussi une réflexion sur l’écriture , sur être écrivain, sur la célébrité qui peut être associée à l’écriture et le passage de la gloire à la déchéance. Tout est histoire de faux semblants et d’usurpation dans cette histoire et Dicker montre qu’il n’est pas dupe et bien conscient du milieu dans lequel il évolue et des impostures possibles. Certaines phrases sont jubilatoires et politiquement incorrect et j’aime bien.

Et puis, la peinture de l’ Amérique , bien que pas tant que critique que ça, est bien réalisée et on voit mal comment  certains adaptateurs potentiels avaient prévu de déplacer l’intrigue en Angleterre ou même pire encore !

Bref j’ai aimé La vérité sur  l’ affaire Harry Québert même si j’aurais préféré un peu moins de retenue et de politiquement correct  un peu niais  sur l’affaire criminelle et l’histoire d’amour entre l’écrivain Harry Québert (34 ANS)  et Nola, 15 ans,  l’adolescente disparue. Mais voilà il est suisse Joël Dicker donc forcément un peu sur la retenue 😀  et puis n’est pas Albert Cohen qui veut  !

Et vous savez quoi ? La douce m’a offert Le livre des Baltimore et je vais l’attaquer sous peu, encore 600 pages , je verrai bien si je suis captivé sachant que là il n’y aura pas eu de série pour me donner envie de lire !