Un jardin anglais…

Aujourd’hui, le texte sera court…

L’Angleterre est un immense jardin au mois de mai/juin. Vous me direz que c’est un peu partout pareil à cette époque de l’année, mais là-bas c’est vraiment partout.

Il y a les jardins aménagés qui se visitent au prix fort, il y a les jardins publics et aussi les petits jardins qui bordent les cottages et les maisons des villes.

Cette année, dans le Sud Ouest, c’est la rose qui a dominé…mais pas que…

Allez, je me tais et je vous laisse découvrir ce magic garden…

Attention, il y a un intrus, sauras-tu le trouver ?

PALathon : résultats du premier jeu et défi numéro 2

Nous voici un peu à la mi-temps du PALathon . Merci aux 7 participantes et à tous les votants, puisqu’au final,  après les 7 jours réglementaires, ce sont 64 votes de 22 votant(e)s  qui ont été enregistrés.

Voici le palmarès des débuts de roman…les votes sont serrés !

Septième ex aequo : Avec 3 points, Soène qui a proposé le texte numéro 2 (9% des votes) . Elle râle un peu devant ce résultat…

Septième ex aequo : Avec 3 points, Valentyne qui a proposé le texte numéro 5 (9% des votes). Elle est pas trop ravie non plus…

Cinquième ex aequo :  : Avec 4 points, Kathel qui a proposé le texte numéro 6 (11% des votes). Pas beaucoup mieux côté réaction…

Cinquième ex aequo : Avec 4 points, Mind The Gap qui a proposé le texte numéro 4 (11% des votes).  Un peu dépité…

Quatrième : Avec 5 points, Estelle qui a proposé le texte numéro 1 (13% des votes) . Elle oscille dans  sa réaction…

Troisième : Avec 6 points, Sharon qui a proposé le texte numéro 3 (14% des votes). Plutôt heureuse…

Seconde : Avec 7 points, Aliénor qui a proposé le texte numéro 7 (16% des votes). Elle y croit…

Première : Avec 8 points, Syl qui a proposé le texte numéro 8 (17% des votes)

En direct, voici se réaction devant cette première victoire !

Ainsi, s’il n’y avait eu que cette épreuve, c’est donc Syl qui aurait remporté le PALathon et recevrait 7 livres des autres joueurs pour venir gonfler sa PAL. Bravo Syl.

Mais il y a un second jeu que je vous propose tout de suite et à ce stade, tout le monde peut encore gagner !

Cette fois-ci, on quitte le littéraire pour le visuel. Il s’agit pour vous de proposer une photo ayant pour thème  « Fleurs ». Il fat que ce soit une photo de vous, que vous avez dans vos albums numériques ou que vous allez prendre pour l’occasion.

Vous me l’envoyez par mail à mon adresse : mind.the.gap@orange.fr avant le 30 juin minuit afin qu’en suivant, je puisse à nouveau mettre vos propositions au vote.

A vos photos et à très vite pour la suite ! Heu Syl, remets-toi…tu n’as pas encore gagné ! 😀

 

 

Ca raconte Sarah de Pauline DELABROY – ALLARD

Ben en fait ça raconte Sarah, une jeune femme violoniste exubérante et terriblement vivante, qui un soir, chez des amis communs va rencontrer la narratrice du livre. Les deux femmes se lient d’amitié jusqu’au moment où Sarah lui avoue qu’elle est follement amoureuse d’elle. Cet amour étant partagé, une passion amoureuse va exister entre les deux femmes, dévorante, excessive…une passion quoi, jusqu’au jour où, forcément, ça va partir en vrille.

Les jours qui suivent, je ne pense qu’à ce qui s’est passé,les images vont et viennent derrière mes paupières dès que je ferme les yeux. Je ne pensais pas toucher un jour le corps d’une femme, aimer ça à la folie au point d’y penser sans arrêt, nuit et jour. Elle ne quitte pas mon esprit. Elle me hante, nue, sublime, un fantôme qui fait gonfler mes veines,larmoyer mon sexe. C’est une révélation, une lumière, une épiphanie.

C’est un premier roman, comme une première passion.

Cela raconte une passion, une vraie, une genre Belle du Seigneur mais en plus soft ou plus moderne.

Ça raconte ça, un tout petit matin dans une nuit noire de janvier, les éclairages orangers des réverbères, les rues sombres des Lilas, la silhouette de Sarah, cette silhouette telle que je la connais, avec sa boîte de violon sur le dos et ses deux jambes toute frêles en dessous, la valise qu’elle tire du bras droit, une capuche sur la tête. Elle ouvre un peu la bouche, pour recevoir des flocons sur la langue, elle rit, elle a le nez rouge, elle a du blanc sur les cils, elle me parle et elle dit c’est trop beau hein mon amour.

Du coup, sur le thème , c’est très banal et sur le traitement, aussi finalement et comment faire autrement ? Il y a la présentation rapide des personnages, la narratrice à l’existence toute tracée, plutôt morne,  classique, prof, avec une fille et Sarah, artiste de musique classique, reconnue dans son art et totalement foutraque, bruyante, déjantée. Puis vient la rencontre, les premiers moments passés ensemble, puis vient l’histoire d’amour…jusqu’au point de rupture.

Elle est morte. Je ne suis pas sûre. Mais je crois qu’elle est morte, une nuit de printemps. Un printemps presque comme un autre, un printemps à rendre mélancolique n’importe qui. C’est moi, qui l’ai tuée. Je ne suis pas sûre. Mais je crois que c’est moi qui l’ai tuée. Elle disait qu’elle ne m’aimait plus.

Oui mais voilà, pour ce premier roman, Pauline DELABROY-ALLARD arrive à harponner le lecteur dès les premières phrases et à ne pas le lâcher jusqu’à la fin sans quasiment aucun répit ni temps mort.

L’auteur retranscrit dans ses mots et dans sa façon d’écrire le côté obsessionnel de cet amour féminin. Il y a des répétitions de mots voulues, des lights-motifs qui reviennent sans cesse dans l’histoire. Avec des respirations façon Wikipédia pour reprendre son souffle. C’est un style un peu hypnotique qui m’a fait penser de loin  à Nina Bouraoui ou Simonéta  Greggio.

Ca raconte Sarah raconte la passion amoureuse entre deux femmes mais ce n’est pas le sujet du livre, je veux dire que cela soit deux femmes,et si le récit est bien plus charnel que sensuel, on n’est pas dans du sulfureux mais dans du fougueux.

La dérive de la relation est restituée à merveille, surtout dans la seconde partie qui toutefois m’a laissé un peu interrogatif sur  le destin de Sarah, on peut imaginer plusieurs hypothèses la concernant, contrairement à la narratrice.

En résumé, Pauline DELABROY-ALLARD qui a passé un an à écrire ce roman, et a attendu encore plus longtemps avant de l’envoyer parLla Poste à quelques éditeurs qu’elle apprécie, a vraiment bien fait  de franchir le pas. J’ai beaucoup aimé cette lecture et c’est pour moi un coup de coeur.

Et pour finir, cette petite pensée…

La mer est comme la peau du ventre d’une femme qui aurait eu plusieurs enfants.

PALathon : les votes pour le premier jeu !

Aujourd’hui, voici les 8 débuts de roman en moins de 50 mots, qui ont été proposés par les 7 participantes et moi-même. Ils sont présentés évidemment de manière anonyme.

La démarche est hyper simple : chaque lecteur du blog peut voter pour les 3 débuts de roman qu’il aurait le plus envie de lire parmi les 8 proposés, en répondant au sondage après les textes.

Je donnerai ensuite dans un prochain article les résultats des votes en indiquant cette fois-ci, qui était l’auteur du texte et le palmarès des votes après le premier jeu. Et dans la foulée, le deuxième défi sera lancé !

Prêt(e)s ? Voici les 8 textes…

Roman numéro 1:

Alice avait toujours aimé les trains.

Depuis ses plus jeunes années, elle avait des souvenirs d’images filant devant la vitre, de courses sur le quai pour ne pas manquer le départ et de bonbons et autres chocolats avalés gloutonnement pour passer le temps.

Roman numéro 2:

Par je ne sais quel hasard j’étais encore sur l’étagère, entre les Bussi et de Vigan, délibérément abandonné après deux tentatives de lecture.
J’avais pourtant tout pour lui plaire : titre mystérieux, premier et ultime roman, époque, lieux, mélis-mélos amoureux et critiques élogieuses.
Le Palathon m’a sauvé.

Roman numéro 3:

Chéri ? Pour le resto ce midi, cela ne va pas être possible, j’ai un meurtre à commettre. A ce soir !

Roman numéro 4:

Hier j’en ai eu assez de regarder passer les trains sans jamais oser franchir la barrière baissée du passage à niveau. J’ai pris l’omnibus à la gare la plus proche, sans billet, je n’aurais pas su où aller. C’est ainsi que tout a commencé…

 

Roman numéro 5:

Aujourd’hui, je ne suis pas allée travailler. Appeler cela comme vous voulez : bosser, turbiner, besogner, bûcher, …. je pouvais pas ! …alors que j’ai cinquante mots à écrire pour mon roman à paraître chez Mind the Gap. Pensez donc il a déjà réservé MA soirée chez François Busnel !

Roman numéro 6:

Le bâtiment, battu par les vents d’ouest, se dressait sur la côte, et tenait à la fois du manoir cossu, de la chapelle et du blockhaus. Il côtoyait d’ailleurs une masse de béton à demi écroulée qui avait sans aucun doute été construite durant la dernière guerre.

Roman numéro 7:

Blême, elle rabattit le clavier en un geste brusque.

Tout se bousculait dans sa tête : VPN, adresse mail jetable, textes écrits dans sa deuxième langue et traduits avec un traducteur en ligne pour qu’on ne puisse pas reconnaître son style… elle était pourtant certaine de n’avoir laissé aucune trace.

Roman numéro 8:

L’étroite venelle antique menait à la piazza , vers les cris sauvages de la foule, et à chaque pas, la terreur montait d’un cran. Elle avait reçu un billet dans lequel le professeur avait écrit 16h à la cathédrale, mais avec le palio, il lui était impossible d’arriver à l’heure .

Maintenant à vos votes ; quels sont les 3 romans que vous emporteriez avec vous pour un long voyage, ceux qui vous donnent le plus envie de les lire ? Tout le monde peut voter, participant(e)s ou simples lectrices et lecteurs. Vous avez 7 jours pour les votes  A très vite pour la suite…

 

Une journée à Bath

Par une belle journée de printemps, nous avons enfin pu découvrir Bath, l’une des plus belles villes d’Angleterre, à la la fois très « old school » et très jeune (deux universités et de nombreuses écoles sont présentes), classée au patrimoine mondial de l’ Unesco et très touristique avec beaucoup de théâtres, musées, spectacles…comme la première photo de cet article le laisse supposer !

Bath est dans le Sommerset, voisine de Bristol et à 1h30 environ au sud de Londres. Nous-mêmes étions basés à Bristol pour nos deux premiers jours et nous avons pris le train pour arriver à Bath, à 8h30 du matin, un samedi.

C’est parti pour une petite visite, en photos…

En sortant de la gare…

Première étape, visite des fameux bains romans, très bien conservés et restaurés. Je ne suis pas du tout fan des lieux historiques de ce style, mais j’avoue que j’ai été bluffé par cet endroit visité avant que le monde ne débarque en masse.

En sortant des bains, on est devant l’abbaye de Bath.

Ensuite, bien entendu, passage obligé au Jane Austen Center. Ce n’est ni un musée ni un lieu où Jane à vécu mais simplement une petite exposition commentée, assez touristique, où les connaisseurs et fans ne vont pas apprendre énormément de chose sur l’auteur, mais ça reste à faire ! Pour mémoire, Jane Austen a habité quatre  ans à Bath, à quatre endroits différents, sachant que pour trois de ces endroits ce fut pour  très peu de temps. Ensuite , elle est partie à la campagne, pas très loin, jusqu’à sa mort. Jane Austen a décrit la ville et ses mondanités dans au moins deux de ses romans. Elle aimait la ville en elle-même mais pas du tout son milieu social et sa vie en société.

Ci dessous deux portraits de Jane Austen , réalisés bien après sa mort, le premier où l’artiste la représente adolescente et le second femme , le tout d’après les éléments connus sur sa vie. Egalement l’entrée de là où elle a vécu à Bath, au 4 Sidney Street.

Ensuite, cap vers le Bath historique et ses fameuses constructions géorgiennes, au carré , rectilignes ou en cercle, faites avec des pierres venant de carrières locales. On peut ne pas aimer mais c’ est quand même beau!

le Circus
le Royal Crescent…sous un ciel anglais

Retour vers la ville, pour flâner dans les rues commerçantes pleines de monde , rien de spécial sauf que les magasins de chaîne sont bien intégrés dans l’architecture. Et puis, autour du fleuve de la ville, l’ Avon où les points de vue sur l’eau, la campagne autour, les ponts et les édifices historiques sont magnifiques…regardez plutôt !

Pour finir  avec ce quartier de la ville, cette performance d’une artiste, sur les berges de l’ Avon, qui en plein soleil reste des heures pour incarner un tableau de peintre…troublant et beau !

Enfin, petite pause dans un des nombreux parcs de la ville, avant d’aller boire une bière brassée directement à Bath et de reprendre le train pour Bristol.

A suivre…pour le Dorset !

PALathon : les participantes et premier défi !

Coucou !

La photo n’a rien à voir avec l’article, j’ai juste revu ce logo fait par La Grande Prêtresse il y a quelques années…

Super vacances en Angleterre terminées, peut-être j’en parlerai ici…sûrement !

En attendant, voici le lancement du PALathon avec la liste des participantes et le premier jeu car finalement, il y en aura deux , on devrait avoir la gagnante (ou le gagnant si c’est moi qui l’emporte puisque pour une fois je peux jouer à mes propres jeux !! ) d’ici le 14 juillet, avant que tout le monde ne soit en vacance de blog.

Donc, se sont inscrits pour ce PALathon:

  • Valentyne, la jument verte
  • Estelle Calim
  • Kathel
  • Sharon
  • Aliénor
  • Syl
  • Soène
  • Mind The Gap

Je rappelle le principe, chacun réserve un livre de sa PAL actuelle pour le gagnant ou la gagnante du PALathon. Je propose deux  petits défis, je mets vos propositions au vote (bien entendu on ne vote pas pour soi-même hein… 😀 et tout visiteur du blog peut voter ) et celui qui aura le plus de votes au terme des deux jeux l’emportera. Et donc il verra sa PAL s’enrichir de 7  livres…qu’il n’aura pas choisis hi hi hi  😀 😀 . Et il devra rédiger un article sur son blog, une fois qu’il aura reçu les livres des autres participants.

Voici le premier défi, il est « littéraire ». Le second ne le sera pas !

Vous devez proposer la ou les premières phrases d’un roman dont vous seriez l’auteur. Vous avez droit à 50  mots maximum.Le but est bien entendu de donner envie au lecteur d’acheter votre roman !

Vous avez jusqu’au samedi 08 juin 2019 minuit pour m’envoyer votre prose exclusivement par mail pour garder l’anonymat. Je précise que comme moi je saurai qui a écrit quoi, pour jouer, je ferai ma proposition de début de roman mais je ne voterai pas sur ce premier jeu,  pour pas me laisser influencer…

C’est parti, vous avez une semaine,  à vos plumes, mon adresse mail est mind.the.gap@orange.fr. Ne vous trompez pas en mettant votre texte en commentaires !

Vive le PALathon du blog de Mind The Gap et merci aux participantes  !