Les testaments de Margaret ATWOOD – 2019

Nous sommes quinze  ans après la fin de la Servante Ecarlate. La République de Galaad, dirigée par les Fils de Jacob, des fanatiques religieux américains existe toujours, mais elle a bien du plomb dans l’aile.  La résistance est là et le régime pourrait bien vaciller.

Les Testaments raconte le parcours et l’histoire de 3 femmes. Le première est la terrible Tante Lydia, le personnage clé de la Servante Ecarlate, ancienne juge aux affaires familiales, avant Galaad. La seconde est une jeune fille canadienne, vivant à la lisière de Galaad et luttant contre cette république théocratique. La troisième est une jeune fille née à Galaad d’une servante et qui  a été enlevée pour être donnée à un commandant et son épouse.

Ces trois femmes livrent leur témoignage …d’où le nom des Testaments, et Margaret ATWOOD va petit  à petit les mettre en relation car leur destin est bien entendu lié, au premier comme au second sens du terme…

Verdict : j’ai adoré ce livre, dévoré en une semaine malgré ses 550 pages et je l’ai préféré à La Servante Ecarlate, ce qui est rare lorsqu’il s’agit d’une suite ! C’est parce que Margaret ATWOOD, en écrivain chevronnée et multi récompensée, a eu l’intelligence de donner une suite à son histoire originelle, mais qui n’est pas La suite du premier roman. Du coup, j’ai lu ici ou là que certains étaient déçus car il reste encore des questions en suspens, même si à la fin du livre , on retombe en grande partie sur nos pattes.

Ce livre est totalement addictif, et l’auteur n’ayant plus à mettre en place ni à expliquer Galaad, peut s’attacher à raconter une histoire avec du suspens jusqu’au terme du livre.

On retrouve les thèmes chers à Margaret ATWOOD, la place de la femme, le totalitarisme, l’extrémisme et la destruction de la planète par l’homme, même si ce thème n’est que l’arrière-plan des Testaments.

Je dirais que ce tome 2 est plus grand public que le premier, je pense que l’auteur a tenu compte du méga succès de La servante Ecarlate et de la série qui a suivi le livre et touché des millions de personnes dans le monde.

D’ailleurs , les cinq premiers jours de sa sortie, il se vendait un exemplaire toutes les 5 secondes…en Angleterre !

Et puis, je ne peux m’empêcher de penser que comme dans le premier livre, tout ce que raconte Margaret ATWOOD en terme d’organisation sociale et de totalitarisme existe ou a existé réellement !  D’ailleurs un épisode du livre m’a rappelé fortement la rafle du Vel d’hiv…

Alors voilà, à lire très vite, quel talent !  Et peut-être pour moi , lire autre chose de l’auteur canadienne , qui aura finalement écrit la Les Testaments trente ans après sa servante…

Et un extrait pour finir.

Souscrivez-vous à la théorie selon laquelle l’inné l’emporte sur l’acquis ? Auquel cas, la faute originelle d’Adam s’imposera en chacun de nous quels qu’en soient les efforts rigoureux que nous pourrons déployer pour l’éradiquer et notre projet Galaad sera alors voué à l’échec, hélas !

Tag d’il y a 4 ans!

Il y a 4 ans, j’avais proposé le « stop ou encore » comme en témoigne cette photo, un jeu musical. Je ne relance pas ce jeu, plus le temps de m’en occuper, mais il y a 4 ans, j’ai fait ce tag sur FB et je viens de retomber dessus. Nostalgie…

Alors en attendant de vous parler d’un vrai coup de coeur littéraire, voici ce tag. J’ai repris les questions mais j’y réponds à nouveau 4 ans plus tard en 15 minutes chrono.

A :âge mental : avant c’était 15 ans, mais je crois que j’aivieilli !
B: plus grosse peur: le temps qui passe. Et de tomber sans le vouloir sur un extrait du nouvel album de Céline DION.
C : heure ? 19h05
D : dernière chose bue ? un café hyper light avec une bonne part de gâteau
E: personne la plus facile à discuter avec? hooo, plein de monde et aucune en particulier.
F : chanson préférée ? Visage : Fade to grey
G : les fantômes existent ils ? Oui sans doutes, mais je n’en jamais vu !
H : ville d’origine ? La capitale de la Lozère, le département de France le moins peuplé…un trou quoi !
I : en amour avec ? Les macarons!
J : jaloux de ? Plein de choses mais pas de personnes en particulier
K : envie de tuer quel.qu’un ? Oui, si je pouvais le faire en toute impunité, je déglingerais sec…
L : dernière fois où j’ai pleuré ? Je ne sais plus, vraiment, c’était il y a très longtemps.
M : pas de M dans la liste des questions alors je dis Merde !
N : nombre de frères et sœurs : aucun
O : vœux ? Ha non, ça sert à rien !
P : dernière personne appelée ? Ma mère…on appelle toujours sa mère non ?
Q : question que tu te poses toujours ? Pourquoi moi ??
R : raison de sourire ? Absolument tout ou presque parce que tout part en sucette, note planète, notre monde, notre société….
S : dernière chanson chantée ? Aliel : Encore. Entedue sur La radio plus. Très chouette, vous devriez aller l’écouter !
T : heure du réveil ? 6h
U : couleur de sous vêtement ? Violet, évidemment!
V :destination de vacances ? Les prochaines je ne sais pas.
W : mauvaises habitudes ? Manger trop de petits gâteaux ou sucreries
X : censuré…
Y : plat préféré ? galettes et crêpes avec du cidre fermier breton
z : signe ? il suffire d’un signe, un matin….

Allez 17 minutes TTC ! Qui s’y colle ???

Je vis dans une impasse…

Je vis dans une impasse. C’est vrai, c’est ce qui est écrit sur mon adresse postale.  Qui dit impasse dit manque de place…mais en l’espèce, je ne manque pas d’espace.

Pas besoin d’être sur une avenue pour habiter le monde. Le preuve, j’ai longtemps habité sur une avenue, et croyez-moi sur parole,  j’étais à cette époque, totalement à la rue : avec domicile fixe mais sans abri.

Ensuite, j’ai habité sur un chemin, mais je suis  totalement resté au bord au point de me perdre…

Et  chemin faisant,  j’ai été attiré par un boulevard, un grand. Je me disais  alors  :  » la vie est une comédie,  seul le boulevard est digne de l’héberger ». En vain.

Ne pouvant habiter  la Cours (hormis peut-être la basse), j’ai fait l’impasse sur cette adresse. je sais que je n’aurais pas été à ma place.

Moralité : la vie est la seule impasse qui a une issue, et j’en reste sans voie…

En vrac !

Bon soyons clair, ce blog part dans tous les sens depuis que je n’ai plus le temps de m’en occuper vraiment…c’est du vrac total. Alors en vrac quelques nouvelles mais façon vrac  quoi !

Le blog décline tranquillement, je viens de voir les statistiques que je n’avais pas vues depuis le printemps dernier, tout diminue . Faudra bien que ça s’arrête un jour…mais dans 28 articles , ce sera le millième article  ! Incroyable d’arriver à ce seuil. Et dans un an et demi, 10 ans…mais pas sûr d’y arriver !  J’ai des idées d’articles mais souvent quand je rédige, je pars sur autre chose, de spontané et pas prémédité.

Coté littérature, je viens de finir le nouveau Blondel qui s’appelle » La Grande Escapade ». J’ai eu du mal à rentrer dedans pendant la première partie, ce qui est une première je crois avec cet auteur  . Par contre, dès la seconde partie, j’ai retrouvé ce qui me plaît chez lui, la capacité à toucher avec des destins ordinaires.

J’ai attaqué le dernier roman de Beigbeder,  » Une vie sans fin  » et là, je suis rentré dedans tout de suite…le garçon il tourne en rond globalement, mais le retrouver une fois de temps en temps, c’est comme manger une capsule de Coco Boer, enfin son contenu, pas la capsul  (oui fait être vieux pour savoir ce qu’est une capsule de Coco Boer).

J’ai aussi feuilleté en librairie le dernier Modiano  » Encre Sympathique » et lui aussi il tourne en rond, sauf que lui c’est voulu depuis le début, il dit lui même qu’il écrit toujours le même livre (certains disent que c’est le propre d’un écrivain) et du coup, ben faut être fan .

Et enfin, je crois que jeudi je vais investir dans une nouveauté en grand format…oui oui…car jeudi sort la suite de la Servante Ecarlate, presque 35 ans après la publication du roman. Le roman s’intitule  » Les Testaments » et c’est un raz de marée en Angleterre et aux USA où il est sorti il y a 10 jours environ.

Sinon en Haute Savoie ça va, je me sens très bien dans ce département avec ce nouveau cadre de vie qui me correspond. Cela va faire un an déjà et au boulot, j’ai plein de boulot (et les collègues de mon service aussi !) mais je m’y sens de mieux en mieux…est-ce que ça va durer , je ne sais pas !

Reste la question du niveau de vie qui est vraiment très élevé ici…faudrait qu’on soit limitrophe de la Roumanie, ça serait mieux que la Suisse ! Bon ok, on n’aurait pas le massif du Mont Blanc, ni les alpages et les chalets, ni le Lac et ni la Suisse…heu finalement, je vais aller voir exactement où se situe la Roumanie parce que finalement ça me tente pas !

Et puis pour terminer,  cette année,on a pu manger des framboises des Alpes mais pas de myrtilles et là je dis WTF ??

Au revoir Président !

Sauf si vous vivez dans une grotte éclairée à la lumière de bougies, vous avez pu voir que le Président CHIRAC n’était plus de ce monde. Et c’est incroyable comme on en a parlé, la foule compacte pour lui rendre hommage, qu’il s’agisse du grand public, des officiels, des politiques. C’est normal un Président incarne la République, c’est la voix de la France.

Mais quand même, en voyant toutes ces personnes qui semblent réellement émues et tristes et sans aller jusque là, en me voyant également touché par ce décès alors que je ne m’intéresse pas du tout à tout ce qui est politique, je me suis interrogé.

En ce qui me concerne, Mitterrand et Chirac ont été les deux Présidents de ma jeunesse en quelque sorte. Mitterrand j’étais ado puis jeune adulte, je me souviens bien du jour de sa disparition, je passais un concours pour essayer de rentrer chez France Télécom…oui je sais, j’avais déjà plus ou moins raté ma vie professionnelle à l’époque. Et cela faisait tout bizarre de savoir Mitterrand décédé

Et Chirac? Ben j’ai vu à la télé les images d’archives, celles qu’on connaît tous plus ou moins et en les voyant, j’ai revu par flash cette époque là…celle d’avant mes 40 ans…et là j’ai tout compris.

Quand un Président meurt, quelles que soient nos opinions sur l’homme ou le chef d’Etat, c’est un peu de nous-même qui meurt et c’est la nostalgie de la jeunesse perdue et du temps qui passe qui fait qu’on est touchés. La marionnette des Guignols de l’Info  de Chirac n’existe plus…et l’original non plus et pour reprendre Nicola Sirkis, avec cette mort, « le temps s’est arrêté mais tout à continué », et tout va continuer, pour le meilleur et pour le pire.

Et des images que j’ai pu voir à la télé, je retiendrai celle là : Valéry Giscard d’Estaing, 93 ans, debout dans son manteau noir, qui regardait partir pour toujours son ennemi de toujours. A quoi pouvait bien penser cet homme, qui a enterré ses deux prédécesseurs ET ses deux successeurs…seul survivant de la cinquième République « première génération » ? Au temps qu’il lui restait, au temps anciens ou Chirac était son premier ministre, au temps qu’il faisait…on ne sait pas, et au temps en emporte le vent…