Revue de presque – volume 2

 

L’album de la semaine.

Benjamin Biolay est de retour avec un nouvel album, intitulé « Grand Prix », en référence à la Formule 1. J’avais beaucoup aimé le premier extrait  » Comment est ta peine ? », du coup j’ai écouté la totalité et vous savez quoi ? J’aime beaucoup en totalité . C’était pas gagné, je l’ai souvent trouvé énervant , intello, parigo, franco culturo…mais franchement, son album est frais, ses textes sont pétillants et sa musique électro pop vraiment bien. Et j’ai entendu que les critiques sont excellentes, y compris  celles des médias très culturels. Bref, je vous le conseille, vous pouvez l’écouter sur Spotify en globalité , ou sur Youtube, titre par titre le chanteur ayant mis tous les morceaux à disposition sur ce média.

Les chiffres de la semaine

8 , 2 et 0.

En Lozère, côté Coronavirus, il y aurait  eu 8 cas confirmés, 2 personnes traitées en réanimation (aujourd’hui rétablies), et donc 0 décès ! C’est le seul département qui à ce jour, n’a eu aucune mort liée au virus. Même la Covid a eu peur d’aller vivre là-bas, y compris temporairement :D. Normal, c’est loin de tout, il n’y a pas d’avions, pas de trains ou très peu, même pas d’ Ikéa, et seulement 80000 habitants sur tout le département. Du coup, cet été, va y avoir du touriste plus que d’habitude…brebis des causses  tremblez, les citadins vont débarquer  !

Le bide de la semaine.

Ben sans contestation possible, les élections municipales (second tour). Tout le monde s’en tamponne, le taux d’abstention va être colossal. Même à Paris, j’ai l’impression qu’il n’y a pas eu de campagne ou très peu. Alors bien entendu, on va nous ressortir que voter est un devoir, que la démocratie…etc. Mais n’oublions pas que récemment, Trump, Bolsonaro, Orban  sont sortis des urnes…comme Hitler, Mussolini dans une autre catégorie et à une autre époque. Du coup, pas de solution au problème soulevé, reste qu’être un maire élu par 30% de ses administrés, ça fait réfléchir.

Les livres de la semaine.

J’ai reçu 2 occasions commandés chez Gibert Joseph,  un livre de Véronique Ovaldé et un autre de Jean-Paul Dubois et on m’a offert le dernier roman de Joël Dicker, qui est en tête des ventes, devant le nouveau Elena Ferranté (qu’hélas personne ne m’a offert…), le nouveau Musso et toutes les autres nouveautés littéraires. Il est fort ce bougre de Suisse et j’ai hâte de découvrir son mystère de la chambre 622 (qui en fait est une énigme), et qui se passe…en Suisse ! Et du coup, comme la frontière est ré ouverte, on est autorisés à lire les auteurs suisses (en mangeant du gruyère).

Le teasing de la semaine

Une première bande annonce de la saison 4 de la Servante écarlate vient d’être dévoilée. Il faudra attendre 2021, aucune date n’a été précisée pour le moment, pour voir la suite des péripéties de June. Il y aura 10 épisodes. Et voici donc cette bande annonce qui donne envie de d’y replonger, même sans masque.

La réflexion du jour.

Vous avez remarqué comme plus le temps passe et plus les murs sont remplis de photographies de personnes qui sont décédées ? Je veux dire par là, que dans les familles où on trouve des photos sur les murs, le nombre de photos des vivants peut devenir  à un moment donné  moins important que celui des morts. Avec le temps…comme disait l’autre avec raison. C’est flippant non ? Mais puisqu’il faut positiver, tant qu’on arrive encore à reconnaître les personnes sur les photos, c’est qu’il y a de l’espoir.

 

Je n’ai pas le temps de vivre…

Ce titre d’article est la première phrase du refrain  d’une chanson de Mylène Farmer, sur ce qui reste pour moi son meilleur album, Innamoramento, sorti je crois, en 2000.

Mais je ne vais pas vous parler de la chanteuse. Je vais vous parler de Jean-Paul DUBOIS, dont j’ai lu 3 romans récemment et que j’aime vraiment en tant qu’auteur.

J’ai du coup écouté plusieurs interviews de lui sur You Tube :  ce type est rassurant , zen, très agréable à écouter.  Et à chaque fois il insiste sur une chose : il écrit parce que c’est ce qui lui permet d’avoir du temps pour vivre comme il l’entend. Vivre pour lui c’est être maître de son temps, la seule chose dont on est propriétaire.

Du coup, tous les 3 ou 4  ans, il écrit un livre…en 30 jours, du 01 mars au 30 mars, à raison de 8 pages par jour obligatoires. Il ne fait que ça, ne vit pas, dors très peu mais le 30 mars son livre est fini. Et ensuite, comme il a du succès public, il est tranquille pour 3 ans !! Génial non ?? Et comme il était journaliste avant d’écrire des romans, il dit que ça ne lui pose aucun souci pour écrire, qu’une fois que c’est fait, il est débarrassé!  Que c’est par paresse qu’il  a fait ce métier, par élimination des autres possibilités en quelque sorte.

Et ça m’a un peu rappelé Modiano qui par certains côtés , dit  la même chose en partie, sauf que lui écrit 2 heures tous les matins le plus souvent, et considère qu’il a des difficultés pour y parvenir.  La ressemblance s’arrête là, même si les deux vivent aussi entourés de leurs souvenirs, ou de leurs morts.

Alors c’est clair que tout le monde ne peut pas être écrivain , ni artiste, mais quand on y réfléchit, il reste quoi quand on enlève le temps contraint lié au travail ? Ben beaucoup plus qu’il y a un ou 2 siècles ou que dans certains pays, c’est évident, mais pas tant que ça quand même. Lorsqu’on est salarié, il reste pas grand chose sur une journée lambda. Et lorsqu’on est à son compte, il reste souvent encore moins.

Il reste que l’on peut s’épanouir au travail, se dépasser ou se réaliser en travaillant. C’est peut être le cas pour quelqu’un qui a toujours voulu être vétérinaire ou notaire et qui le devient. Mais pour les autres, on va pas se mentir, on travaille parce qu’on a besoin de revenus pour vivre  et d’avoir une destination pour ses journées, ce qui évite de devenir fou (comme disait Pascal) ou de tourner en boucle sur la vacuité de l’existence ou le temps qui passe.

Et plus le temps passe , moins  on a le temps de vivre…et s’enfuie notre équilibre (deuxième phrase du refrain de la chanson de Mylène Farmer).

Alors, où est la solution ?

 

C’est grave docteur ?

Bon, nous sommes le 11 juin, cela fait 10 jours que je n’ai rien publié sur ce blog.

Pourtant, j’ai en tête de quoi faire une revue de presque volume 2, j’ai lu un super roman , il y a de quoi commenter sur le retour à la normale  (mais si c’est fini voyons…on revient vers la vie d’avant qui sera temporairement celle d’après ).

Et je n’y arrive pas. Ce blog s’est un peu auto confiné et le Covid n’y est pour rien !

Je n’arrive pas à  faire des articles je veux dire. Bon ok, là je suis en train d’en écrire un, mais c’est à la volée, ce n’est pas vraiment un article. C’est juste du bavardage.

Manque de temps, c’est certain, avouez qu’on le regrette déjà un peu le confinement non ? Une petite semaine confinée de temps en temps , ça ferait du bien, individuellement et collectivement…on devrait faire ça, 3 semaines plein pot et une semaine confinée, comme dans ce roman de Margaret Atwood où les personnes passent une semaine au travail et l’autre en prison, en alternance  (ou chaque mois, je ne me souviens plus trop).

Manque de motivation probablement, ou simplement  ce blog à peut-être  fait son temps, l’époque n’est plus vraiment la même depuis 9 ans finalement.

Je parie que si je regardais la courbe de fréquentation , de publication d’articles , ou d’intérêt de ce blog (bon les courbes d’intérêt n’existent pas vraiment, sauf chez les banquiers …) , elle serait en forme de cloche. Et comme le dit Didier Raoult depuis des semaines, c’est une courbe en cloche, point, ça veut dire que l’épidémie se termine, et puis voilà !

Mais comme il ne me reste plus qu’un article pour arriver à 1000 et quelques jours pour arriver à 9 ans d’existence, je vais encore attendre avant le déposer le bilan. Je sais bien que c’est la crise économique, mais vous savez que déposer le bilan veut dire qu’on est en situation de faillite plus ou moins grave, et qu’on peut soit continuer l’exploitation moyennant des restructurations importantes, voire un repreneur , soit liquider l’affaire.

Bref, la vérité est dans la cloche, faut la laisser sonner !

Revue de presque – volume 1

Voici une nouvelle série de chronique. La revue de presque…

La mauvaise idée de la semaine

Ben c’est celle que j’ai eue pour mon millième article…j’ai pris un vent monumental. Merci aux 4 personnes qui m’ont envoyé leurs photos, comme on dit dans le Sud à la pétanque, au moins je ne suis pas « Fanny « ! Du coup,il n’y aura pas de millième article. Enfin si, mais ce sera un article ordinaire.

Le livre de la semaine : Le Consentement de Vanessa Springora.

On en a beaucoup entendu parler à sa sortie, gros succès et gros retentissement : l’histoire de cette adolescente de 14 ans  (l’auteur ) pris dans les filets de l’écrivain Gabriel Matzneff , pédophile notoire. J’ai attendu pour le lire et je ne le regrette pas. Ce court texte est brillant, sobre, parfaitement maîtrisé, il explique sans pathos ni esprit de revanche, comment on peut devenir victime d’un pervers narcissique. On sent qu’il a fallu longtemps à l’auteur pour l’écrire, le réécrire, et le publier. Bref à lire vraiment. Je ne sais pas si Vanessa Springora (qui est éditrice) ressortira un livre, ira vers le roman, mais elle a bien fait de faire éditer son Consentement. Une petite citation tirée de son texte :

Les écrivains sont des gens qui ne gagnent pas toujours à être connus. On aurait tort de croire qu’ils sont comme tout le monde. Ils sont bien pires. Ce sont des vampires.

La réflexion intelligente de la semaine.

Elle vient de Etienne Klein (philosophe et physicien) qui, à propos du confinement, dit qu’il y a 2 façons de le voir, et que de la façon dont on le voit, découlera la suite. Soit on le vit comme une parenthèse, soit comme un avertissement. Et je peux vous dire qu’il n’est pas besoin de réfléchir des heures sur la question. On sait tous que c’est un avertissement mais qu’on va en faire une parenthèse…

C’est un avertissement ,  issu d’un « petit virus », d’une catastrophe encore gérable. Mais déjà une parenthèse, faut relancer la machine…

Le retour gagnant du mois.

C’est Indochine : le plus gros groupe de rock français annonce son retour en 2021, pour une série ce concerts afin de célébrer…les 40 ans du groupe. Hé oui, Bob Morane conte tout chacal aura 40 ans l’année prochaine. Aie, ça nous rajeunit pas même si c’est peut-être le seul exemple de groupe des années 80 qui est intemporel et a dans son public , des générations d’aujourd’hui. Bref, la Douce et moi seront parmi les spectateurs. En attendant, un titre inédit est sorti pour lancer la célébration de cet anniversaire…il s’appelle Nos célébrations et il est là !

La couleur du moment.

C’est le bleu, mais pas n’importe lequel, le bleu de cette fleur que l’on trouve au printemps sur les pelouses des Alpes (et des Pyrénées aussi d’ailleurs) :le bleu gentiane. J’adore cette couleur là que l’on ne trouve jamais sur les vêtements dans le commerce. Comme si c’était un bleu trop bleu pour être utilisé dans l’industrie de la mode. C’est vrai qu’il est particulier. Regardez plutôt.

Voilà, c’était le revue de presque de Mind The Gap . A suivre…