Nos espérances de Anna HOPE – 2020

Lissa, Hannah et Cate sont trois amies de longue date. Elles ont 35 ans environ et habitent près de Londres. Lissa passe des castings à répétition, mais hormis un joli rôle dans une pièce, elle n’arrive pas à percer. Cate a suivi la voie classique rencontre , grossesse, mariage, maison ,  le tout rapidement, mais elle n’arrive pas à se réjouir de ce parcours pourtant recherché par d’autres. Hannah de son côté, essaie depuis des années de devenir mère sans succès, ce qui l’éloigne de son mari…

Les trois amies se connaissent depuis la fin des années 90, celles de leur rencontre, de leurs études, de leurs espoirs, les années où tout était  possible. On est en 2010 et le delta entre leurs espérances de jeunes adultes et leurs vies réelles de femmes est difficile à franchir.  Laquelle des trois va se noyer  en traversant le delta du temps qui passe ? Et les deux autres seront-elles là,  voudront-elles être là ou pourront-elles être là  pour leurs amies? Mais il est sûrement encore possible…

Elles ont encore la majeure partie de la vie devant elles. Elles ont fait des erreurs, mais rien de fatal. Elles ne sont plus jeunes, mais ne se sentent pas vieilles. La vie est encore malléable et pleine de potentiel. L’entrée des chemins qu’elles n’ont pas empruntés ne s’est pas encore refermée. Il leur reste du temps pour devenir ce qu’elles seront.

Je retrouve enfin Anna Hope après La salle de bal et le Chagrin des vivants qui ont été pour moi deux coups de coeur absolus. Cette fois-ci l’auteur ne repart pas sur la trame de ses deux précédents romans à succès , à savoir la construction d’histoires basées sur des faits réels et  l’analyse d’un contexte historique. Non, dans Nos espérances, il s’agit d’une histoire contemporaine et je dirais tout à fait banale : l’histoire d’une amitié entre trois femmes et leur parcours de vie sur 15 ou 20 ans, entre joies et détresses.

Lissa, Hannah et Cate sont des héroïnes ordinaires, dans une vie ordinaire . Mais voilà, Anna Hope, par son style et sa sensibilité, son élégance d’écriture,  arrive à rendre ces femmes à la fois uniques et complexes, et chaque lectrice et même chaque lecteur arrivera à s’identifier à au moins l’une d’elle.  D’autant qu’il y a plusieurs personnages secondaires extrêmement bien construits et attachants, y compris des personnages masculins.

Car si Anna Hoppe s’inscrit dans une lignée féministe (on l’avait déjà remarqué dans ses deux premiers romans) elle ne surfe absolument pas sur la vague du « me too » et « balance ton porc » ni sur la critique parfois sans appel des hommes , du mâle dominant . C’est bien sur la force (et les faiblesses voire bassesses) de ses héroïnes, qui sont tantôt des filles, tantôt des mères, tantôt des épouses , que l’auteur se base pour nous emporter dans Nos espérances.

Et puis, ce qui est génial, c’est que Anna Hope sait terminer ses romans avec  un épilogue crédible et mesuré, sans happy-end tonitruant ni cette impression de cul de sac trop souvent ressentie sur les romans contemporains, particulièrement ceux qui abordent ce genre de thématique un peu passe partout.

Bref, vous l’avez compris, j’ai encore une fois beaucoup aimé Nos espérances, c’est le coup de coeur littéraire de ce premier trimestre 2020, pendant lequel j’ai lu  dix romans.

J’espère que Anna Hope profite de son confinement pour écrire le quatrième roman …c’est en tous les cas  » mon espérance ».

Confinés et con finis !

Le prochain article parlera de livres car bien entendu, je continue de lire même sans bloguer.Mais quand même un petit « journal » de confinement, tout le monde fait ça en ce moment !

Moi aussi je suis confiné, je vais travailler un jour par semaine sur site, on fait une permanence alternée, et le reste du temps, je télétravaille à la maison, et La Douce aussi. Autant dire qu’à deux sur un ordi vieillissant, ça va quand même être limité. Et cette semaine, je suis allé travailler jeudi et c’était vraiment particulier comme ambiance…routes et parkings déserts, plus de trains, police dans les rues etc. C’est vraiment pesant, comme si on était un figurant d’un film catastrophe  d’anticipation.

Et puis , à la maison, c’est confinement ,mais on est privilégiés, on a une maison, un jardin et on peut encore aller promener le chien dans la campagne , à 3 km de chez nous…pour le moment. Parce que le souci par rapport au confinement c’est qu’on est en France et que le français est con…il ne sait pas utiliser ses neurones , son jugement , et faire preuve de bon sens. Alors , comme il est plus con fini que confiné, le gouvernement doit interdire toute sortie, c’est plus simple pour que le français comprenne.  Si toi sortir, toi avoir 135€ à payer !

Il est incapable de se dire que s’il va courir tout seul pendant une heure à la campagne en croisant 10 personnes avec lesquelles ils n’aura aucun contact, c’est pas pareil que d’aller s’agglutiner sur le Promenade des Anglais  ou le bord du canal Saint Martin. Donc faut interdire toute sortie. Cela n’empêche pas les con finis de se regrouper entre eux dans leurs maison ou leurs jardins, on ne peut pas mettre un policier devant chaque maison .

Il va sans dire que le confinement est le seul moyen qui va épargner des vies puisque notre système de santé (et à mon avis celui de tous les pays ou presque) ne peut faire face à un afflux massif de personnes avec des symptômes grave. C’est avant tout une histoire de chiffres…on n’a pas assez d’hôpitaux, de lits, de respirateurs, de personnel pour soigner en même temps autant de cas. Donc, le seul moyen est d’essayer de décaler les malades sur une plus longue période que de les traiter tous en même temps. Si on avait les capacités de faire autrement, le monde ne serait peut-être pas à l’arrêt comme aujourd’hui.

Mais je me dis qu’au delà du virus qui fait des centaines de victimes, il va y avoir aussi ce confinement qui va en faire ! C’est l’occasion de se confronter à soi-même, à sa vie, à son foyer, de s’interroger sur la place du travail, sur la liberté, que sais-je encore. Et je parie qu’au terme de ce confinement, on va avoir une explosion des dépressions, des divorces, des mouvements sectaires et que le travail va redevenir un refuge et une valeur dont on va nous rabattre les oreilles.

Et puis, dès que la courbe des contaminations va se stabiliser et commencer à régresser (beaucoup parlent de fin mars début avril) , on va retrouver les multiples polémiques sur tout et sur rien. ! Bien entendu, il est normal de débattre et de réfléchir au terme d’un tel épisode, et on le fait déjà tous, mais on va comme d’habitude raser les pâquerettes  et se prendre la tête pour pas grand chose.

Et avec tout ça, le soleil et la relative chaleur qui nous narguent…alors qu’il nous  faudrait un temps bien pourri, ben non c’est le printemps, tout est en fleur, on a même des papillons et des bourdons…

Bref, la prochaine fois, je vous parlerai de livres pour revenir sur du plus  léger, et pas de La Peste de Camus !

Coucou Corona !

Bonjour . La France a peur…

Non ce n’est pas Roger Gicquel qui vous parle mais bien moi, Mind The Gap. Je me suis dit qu’il fallait que je vienne faire un coucou ici car la France qui a peur attendait forcément mon intervention devant cette crise du Corona.

Voilà, je m’absente deux mois et c’est le bordel complet…et il s’en est passé des choses croyez-moi ! D’abord, j’ai passé un super week-end à Venise juste au début du carnaval, et donc 5 ou 6 jours avant que tout s’emballe à Venise et en Italie. Et j’ai échappé à la quarantaine (enfin à la quatorzaine , parce que je n’ai pas échappé à la cinquantaine non plus). Et puis, ben tout est parti en vrille petit à petit et là, depuis jeudi dernier, tout s’est emballé et nous voici dans une période totalement inédite. Je n’ai heureusement pas connu de guerre, au sens premier du terme, mais j’ai l’impression d’y être depuis vendredi.

Quand on entend: confinement, restrictions de circulations, fermetures, couvre feu (je le laisse au singulier, je ne sais pas l’écrire au pluriel)  pénuries (fantasmées pour le moment) , ça ressemble un peu à ça, j’imagine, la guerre.  Le plus flippant pour moi, ce n’est pas le risque liée au virus, je suis assez fataliste là dessus, (je suis les consignes données et après ben je ne maîtrise pas le truc) mais bien  la privation de liberté, la perte totale de repères et l’impossibilité de prévoir quoi que ce soit, de se projeter.

Et puis, je crains que la période qui vient ne soit pas très glorieuse pour nous tous, je ne crois pas une seconde (enfin si,  mais une minute non) à la notion de solidarité, d’intérêt général face à cette crise. La situation est trop inégalitaire au départ entre les personnes. Cela devrait inciter les privilégiés ou les biens nantis à s’effacer au profit des autres, mais je ne crois pas du tout que c’est ce qui va se passer. Parce que quand la psychose est là, on ne réagit pas bien.

Rien que la situation professionnelle est compliquée : perso, j’aimerais bien  qu’on me dise de ne plus travailler, mais voilà, je travaille dans une Mairie et donc j’oeuvre pour l’intérêt général (du coup pas besoin de le faire à titre personnel warf ) et je fais partie, (jusqu’à quand ?) des personnes qui vont travailler pour assurer un minimum de service public ! WTF ?? Mais qu’on se le dise, au premier cas de virus diagnostiqué à la Mairie, je rentre à la maison ! Sauf si avant on m’a déjà dit de rentrer chez ma mère (façon de parler), sans ma demander mon avis !

Je rigole, mais là, quoi qu’il arrive pour moi côté boulot, il y a très peu de chances pour que ça affecte mes revenus, ce qui n’est bien entendu pas le cas de tous les commerçants, du tourisme, de la culture, des maisons closes  et j’en passe.

Bref, rien n’est simple ni réjouissant dans cette histoire…sauf pour l’environnement : depuis le début du Corona , ben tout va mieux au niveau des indicateurs écologiques!

Alors si confinés nous sommes (pour changer un peu de con finis) on lira, on écoutera de la musique. J’ai réussi à avoir le dernier Ana Hope, la veille de la fermeture des libraires…et j’attends un colis de chez Recyclivre, qui n’arrive pas, avec 4 occasions (que je devrai désinfecter avant toute chose) donc ça devrait aller.

Et vous sinon, ça va comment ??

 

Pause de blog !

Allez Katy, ce n’est pas si grave quand même !

Je mets le blog en pause temporaire. En effet, je n’ai plus de temps ni d’inspiration pour publier régulièrement ici. Pourtant ce ne sont  pas les sujets qui manquent, qu’il s’agisse de livres ou d’autres choses.C’est juste que les week-end passent très vite, on a toujours plein de choses à faire ou voir depuis qu’on est en Haute Savoie  et la disponibilité n’y est plus…

Donc, je vais réfléchir durant cette pause à une nouvelle organisation, pour avoir à nouveau des articles en stock , ou alors, pour  mettre un terme au blog, sachant que même si une pause est à durée indéterminée, cela n’empêche pas de reprendre ensuite.

Bref, rendez-vous d’ici quelques semaines pour la suite des aventures du blog de Mind The Gap, ou pour une tournée d’adieu (comme les vieux chanteurs qui font ça tous les 2 ou 3 ans… ).

D’ici là, bonne continuation à toutes et tous , et à plus tard !

Et ci dessous, le morceau que j’écoute souvent en ce moment…

 

La décennie littéraire

Nous venons de finir une décennie, et forcément, il y a des palmarès et des classements qui apparaissent. Et c’est intéressant de regarder ces faits, qui renvoient  une réalité  plus on moins vraie !

Quel serait pour vous le livre ou les livres de la décennie qui vient de s’écouler?

Il  y a pléthore de classements de sites culturels ou de médias qui font leur classement de la décennie, et on n’arrive pas vraiment aux mêmes auteurs  suivant les supports, même si certains écrivains populaires sont souvent cités (Lemaître, Slimani, Dicker, Ferrante). Sur d’autres sites dits plus  culturels, on va retrouver souvent Houellebeck, Modiano, Despentes et sur les sites imbuvables , on trouve des auteurs que pas grand monde ne connaît !
Je serais personnellement bien incapable de faire un palmarès sur les 10 ou 20 meilleurs livres sortis entre 2010 et 2019. Et d’ailleurs c’est tellement subjectif que ça n’existe pas en soi une telle liste, sauf pour son auteur.
Il reste alors à se pencher sur les chiffres de diffusion.
Au moins, les ventes, elles,  donnent une photographie de la décennie écoulée, même si cela ne plait pas à tout le monde…

Tout d’abord, le top  des ventes de la décennie, tous formats, selon Livres hebdo et le cabinet GFK, du numéro 1 au numéro 20.

1) Indignez-vous! de Stéphane Hessel (Indigène, 2010 et réédité en 2011)
2) Astérix, vol. 35: Astérix chez les Pictes de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad (Albert René, 2013)
3) Astérix, vol. 36: Le papyrus de César de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad (Albert René, 2015)
4) Astérix, vol. 37: Astérix et la Transitalique de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad (Albert René, 2017)
5) Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano (Pocket, 2017)
6) Astérix, vol. 38: La fille de Vercingétorix de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad (Albert René, 2019)
7) L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle (Pocket, 2010)
8) L’amie prodigieuse: Enfance, adolescence d’Elena Ferrante (Folio, 2016)
9) Cinquante nuances de Grey d’E. L. James (Lattès, 2012)
10) La femme parfaite est une connasse: guide de survie pour les femmes normales d’Anne-Sophie Giard (J’ai lu, 2013)
11) L’étranger d’Albert Camus (Folio, 1972 et réédité en 2013)
12) Cinquante nuances plus sombres d’E. L. James (Le livre de poche, 2014 et réédité en 2017)
13) Demain, j’arrête! de Gilles Legardinier (Pocket, 2013)
14) Cinquante nuances de Grey d’E. L. James (Le livre de poche, 2014 et réédité en 2015)
15) Bescherelle, la conjugaison pour tous (Hatier, 2012 et réédité en 2019)
16) La délicatesse de David Foenkinos (Folio, 2011 et réédité en 2014 et 2018)
17) La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker (De Fallois, 2014 et réédité en 2018)
18) Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson (Pocket, 2012)
19) Un avion sans elle de Michel Bussi (Pocket, 2013)
20) Cinquante nuances plus claires d’E. L. James (Le livre de poche, 2014 et réédité en 2018)

Hé bien, ce que je constate c’est que la BD domine,  toutes les sorties d’Astérix sont dans le top 20. Les livres dits « feel good » cartonnent. A noter, un seul classique, l’ Etranger de Camus. ! Et l’auteure de cinquante nuances de gris, qui parvient à placer le grand format et le poche du volume 1 de sa trilogie. Et puis un manifeste sous forme d’un carnet pour le livre le plus vendu des 10 dernières années en France.
Je n’ai lu que trois de ces best sellers : Le Foenkinos, le Ferranté et le Dicker.Heureusement qu’il y a des romans dans le lot !
Et justement, si on ne regarde  maintenant que les ventes de romans en grand format , le palmarès des livres les plus vendus sur les 10 dernières années est bien différent. (même source : Livres hebdo et GFK)
Certes, l’auteure américaine , E.L James place ces 3 nuances de gris dans le top 20 mais c’est quasiment la seule auteur étrangère de ce classement. Par contre, un auteur français réussit la prouesse de placer 7 romans dans les 20 premiers sur toute la décennie : Guillaume Musso , qui, sans faire de bruit, domine largement  les ventes de livre depuis des années. A noter qu’en ne prenant que les grands formats, on retrouve classés  Pierre Lemaître (Au revoir là-haut),   Joel Dicker  comme indiqué plus haut (Harry Québert) et Leila Slimani (Chanson douce)  sur les marches de ce top 20. Et ces trois  derniers auteurs, je les ai lus, j’ai lu tous les Dicker, je relirai Leila Slimani, par contre pour Lemaître, même si j’ai  beaucoup aimé son histoire, c’est au revoir merci !
Au final, en regardant les deux classements, on a forcément une littérature grand public, puisqu’on parle de chiffres de vente, mais au moins on a du concret !

Le premier de 2020 !

Nous voici en 2020…enfin diront certains et là je dirai, non !  Pas enfin, en 20 puisqu’on est en 2020 !

Souvenez-vous il y a 20 ans, on essayait en vain d’arrêter le temps :le passage en l’an 2000 devait être la fin du monde ou au minimum une panne géante mondiale. Et non, rien de tout cela ne s’est produit, le temps s’est arrêté mais tout à continué…jusqu’en 2020!

Que nous réserve cette nouvelle année ? Techniquement, rien ne ressemble à une autre année qu’une nouvelle année. Quoique…2020  ne sera peut être  pas seulement une année bis,   elle sera  peut-être  également sexe et style…un joli programme  non ? Ben oui, 2020 est une année bissextile. On y peut rien, c’est parce que la terre met 365 jours et 6 heures pour faire le tour du soleil, que tous les 4 ans, l’année fait 366 jours. En gros, le 29 février est  un jour de plus  travaillé pour le même prix! Ben non, pas pour moi, ça tombe un samedi cette année ! Il fallait remettre les pendules à l’heure…enfin le calendrier!, voilà c’est fait.

Donc on ne sait pas comment sera 2020. Espérons qu’elle sera une année 20/20. Enfin, évitons les chiffres au profit des maux : 2020 sera 20 vin sur vin. Et personnellement, je ne sais si c’est parce que je prends de plus en plus de bouteille, mais vin sur vin , ça me tente bien…et puis soyons logique, si l’on veut finir 2000 vins, faut s’y mettre dès le début de l’année non ?

Bref, arrêtons toute  littérature sur 2020, de toute manière, même s’il n’y a jamais d’écrit vain, il y a de moins en moins d’écrivains.

Finissons avec les chiffres à défaut d’avoir des lettres : dans 2020 il y a deux 2 et deux 0. Cela donne DZDZ…donc 2 DZ et la DZ c’est la Drop Zone en anglais…du coup, on n’est que le 4 janvier et je suis déjà largué !

Le dernier de l’année

Voici le dernier article de l’année 2019 sur ce blog.

Il s’en est passé depuis une quinzaine de jours. J’ai donc survécu à la cinquantaine (provisoirement ???) et je profite de cet article pour remercier celles d’entre vous qui ont participé à la vidéo initiée par La Douce via Messenger, c’était vraiment top, et merci aussi pour tous les messages en dehors. Côté cadeaux matériels, une surprise se prépare pour le mois de février et vous savez quoi, comme c’est une surprise , ne soyez pas surpris que je ne puisse rien en dire. Je vais aussi faire tantôt mon baptême en hélicoptère pour un long périple de plus d’une heure autour du pays et du massif du Mont Blanc…génial non ?  Cela compense le fait d’avoir appris, juste quelques jours avant la date fatidique que j’étais un peu bigleux  genre strabique de naissance (ha bon mais comment ça se fait que je m’en aperçoive que depuis disons 2 ou 3 ans madame l’orthoptiste ??? Que voulez vous mon pauvre monsieur, jusqu’ici vous le compensiez naturellement mais maintenant vous êtes vieux…. !!! alors pour le compenser c’est bistouri mon bon Monsieur ) !

Noël est passé aussi, nous sommes le 26 décembre, je n’ai eu quasiment que des livres, j’avais des envies de la dernière rentrée littéraire et comme je n’achète quasiment plus de livres en grand format, ben je demande au père Noël de les envoyer par la poste…enfin non par la cheminée. Je parlerai de certains d’entre eux ici très certainement, de ci de là.

On va tout droit vers la nouvelle année, avec ses grèves et son feu d’artifice pour fêter son arrivée…hum hum hum. Alors quoi ?? 2019 année de la teuf ?? On ne sait pas, mais comme on arrive au terme d’une décennie, on va probablement nous annoncer la fin du monde imminente…Paco sort de ce corps tout de suite , vends tes parfums et tais-toi s’il te plaît.

Et côté blog, tout est au ralenti, en gros un article par semaine, soit 4 par mois, contre 10 il n’y a pas si longtemps…ça devient rude mais bon plus que 17 articles à venir et on sera au 1000 ième article.

Du coup, je vais essayer de faire un article spécial quand même, car cela ne se représentera pas…mais que faire?? Avez-vous une idée qui pourrait être une bonne idée et pas trop longue ni  trop compliquée à développer ??? Si oui, dites-le moi en commentaire, même si c’est une bêtise ou un truc banal, au final, on arrive parfois à transformer des idées qui n’en sont pas en de vraies bonnes surprises ! J’aimerais bien marquer le coup et vous faire participer aussi, 17 articles en gros ça fait 4  mois donc ça laisse un peu de temps pour trouver l’idée !

Je reviens en 2020 du coup, passez une belle fin d’année et dores et déjà pour 2020, je vais paraphraser Céline (la chanteuse, pas l’écrivain, vous me connaissez non???) et vous souhaiter le titre de son nouvel album : « Courage » , titre qui lui est venu lorsqu’elle a eu une pensée émue envers des fans qui allaient devoir l’écouter…

A l’année prochaine !

C’est qui qui ??

Hello les ami(e)s  !

Je viens de terminer un livre que j’ai beaucoup aimé, d’un ou d’une auteur que j’aime beaucoup et que je retrouve toujours avec plaisir et émotion.

Mais je ne vais pas chroniquer le livre ni même dire de qui il s’agit.

Essayez de deviner à partir des extraits ci dessous…qui sont ceux que j’aime trouver dans les livres..

On ne peut affirmer d’où l’on vient sans se tromper, l’origine est semblable à un chemin tortueux qui se divise lui-même en plusieurs chemins tortueux, même un arbre généalogique ne peut restituer la vérité car le propre de la famille est de garder les secrets, de ne jamais les révéler, et de les nier quand ils sont trahis.
La famille, c’est la chambre interdite de la mémoire interdite, et cette cellule close fait des ravages

 

il ne suffit pas de se travestir pour être un autre, de se cacher les yeux pour s’inventer, de garder le silence pour ne pas trahir le secret, la nuit ne suffit pas à voiler le jour et le jour ne recouvre pas la nuit, tout circule et se mélange, tout révèle et se contredit, tout se répond et s’oppose, les mots sont des oiseaux sauvages. (…) il y aura toujours du mystère et de l’inconnu, nous ne saurons ni les racines ni la terre, nous ne saurons ni les raisons du bonheur ni celle des chagrins ; une seule certitude demeure – nous espérons.

 

J’écris les travées et les silences, ce que l’on ne voit pas, ce que l’on n’entend pas. J’écris les chemins que l’on évite, et ceux que l’on a oubliés. J’étreins les Autres, ceux dont l’histoire se propage dans la mienne, comme le courant d’eau douce qui se déverse dans la mer. Je fais parler les fantômes pour qu’ils cessent de me hanter. J’écris parce que ma mère tenait ses livres contre sa poitrine comme s’ils avaient été des enfants.

Alors, vous avez une idée?

Qui peut bien écrire pareilles choses ?

Je peux juste vous dire que c’est quelqu’un qui a déjà écrit une bonne douzaine de romans, souvent teintés d’auto-fiction mais pas toujours, et que j’en ai déjà parlé plusieurs fois dans ce blog , à l’époque d’over-blog et depuis que je suis passé sur wordpress.  Enfin, l’auteur va bientôt sortir un nouveau livre, pour la rentrée littéraire d’hiver, en janvier ou février…

PS : la photo n’est pas un indice !

Une année de lecture…

 

Nous sommes le 8 décembre, il est donc possible de faire le bilan de mon année de lectures 2019, puisque bilan il y a. Fin 2018 et début 2019, au moment du changement de région et de travail, j’ai eu une panne de lecture mais heureusement, elle n’ a pas duré, et à l’heure où j’écris cet article (08:34), je vais attaquer mon 32 ième livre, c’est déjà pas mal !

Alors que retenir de mon année littéraire 2019 ?

L’auteur de l’année : incontestablement c’est Joël Dicker puisque j’ai lu ses quatre romans cette année et à chaque fois je me suis régalé. Son tout premier roman, Les derniers jours de nos pères est une merveille. Pour les autres, il sait raconter des histoires et mettre du suspens comme aucun autre .

Le(s) livre(s) de l’année : La servante écarlate et sa « non suite » Les testaments. Là on est dans le lourd, moi qui ait du mal avec tout ce qui vient d’Amérique, je dois dire que j’ai été comblé par Margaret Atwood. J’ai moins adhéré sur  » C’est le coeur qui lâche en dernier » même si c’est un top livre et une critique féroce et drôle des dérives de nos sociétés.

La nullité de l’année : Deux soeurs de David Foenkinos. David, arrête de faire des livres de commande en deux coups de cuillère à pot…bosse un peu, n’oublie pas que tu as écris Les souvenirs, La délicatesse et Charlotte…

Les bonnes pioches de l’année: Maritima , le nouveau roman de Sigolène Vinson, vraiment abouti et beau.  Bleu de Deft de Simone Van der Blugh, une vraie découverte, L’amour est une île de Claudie Gallay, La sentinelle de la pluie de Tatiana de Rosnay, Une sirène à Paris de Mathias Malzieu. La grande escapade de Jean-Philippe Blondel, même si c’est loin d’être son meilleur.

Le classique de l’année : Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy: toujours égal à lui-même, un super moment!

Les déceptions de l’année : La vie éternelle de Frédéric Beigbeder qui ferait mieux de bosser ses livres au lieu d’aller casser ceux des autres au Flasque et l’Enclume, où décidément se retrouvent là  les écrivains ratés et ceux en perte de vitesse. Egalement, le second roman de Catherine Poulain, Le coeur blanc, alors que j’avais adoré Le grand marin. Enfin, Le dimanche des mères de Graham Swift…tout ça pour ça…

Les coups de coeur de l’année: J’en retiens trois : Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin qui après Les oubliés du dimanche a réussi à faire encore mieux, vivement le suivant ! Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont Tonnerre où il y a tout ce que je cherche dans un roman, histoire et style. La ferme du bout du monde de Sarah Vaughan...la Cornouailles, la guerre, les secrets de famille…

Voilà! Et maintenant , bientôt 2020 et j’ai mis je crois 12 livres sur ma liste de Noël…y aura plus qu’à  !

Le black friday blacklisté !

Sauf si vous habitez sur une autre planète, vous avez forcément été confronté au black friday, qui est devenu chez nous aussi un évènement commercial et du coup l’occasion de dénoncer la surconsommation et la destruction en cours de notre planète.

Vendredi dernier, en traversant la rue principale d’Annemasse et les rues autour, j’ai remarqué que sur chaque magasin vide, il y avait des affiches anti Amazon, dont l’une mentionnait  » Amazon m’a tuer ». Et c’est vrai qu’à Annemasse, les magasins de centre ville sont en train de fermer à une vitesse incroyable, et pas seulement les magasins traditionnels ou indépendants : dans les prochains mois, c’est C et A, Célio, Monoprix et peut-être même H et M qui vont laisser tomber…des magasins de chaîne, rompus au commerce et au marketing. Et à priori, une fois les stocks liquidés, ils n’ont pas prévu de pot de départ…c’est bye bye tout court !

Et ce serait la faute d’Amazon ?

En partie oui, d’Amazon en tant que plus gros vendeur mondial sur le net et donc la faute au cyber commerce, tout à distance, sans avoir à se déplacer. On ne peut pas le nier, il faudrait être stupide ou de mauvaise foi.

Mais pour moi il n’y a pas que ça. Comme par hasard, les magasins plient boutique lorsqu’on arrive au renouvellement des baux de lacation, car quand ils ne sont pas propriétaires, on les matraque avec des augmentations de loyer faramineuses. Et ce n’est pas que dans les villes moyennes ou petites, quand j’étais encore à Toulouse , c’était déjà le cas !

Et puis, il y a le problème de l’accessibilité au centre ville. Les français ne jurent que par leur voiture, donc s’ils ne peuvent pas accéder ou se garer, ils ne vont pas en centre-ville. Or , à Annemasse, il n’y a quasiment plus de parkings gratuits, les parkings près du centre ville sont hors de prix (si vous allez  manger à midi à Annemasse, puis faire vos courses, le parking vous aura coûté plus cher que le repas !), et les amendes pleuvent comme un épisode cévenol dans le Var !

Enfin, vu la faune qui fréquente le centre-ville d’Annemasse, on n’a pas forcément envie d’aller y flâner pour agrémenter ses week-end. Les villes frontalières, voire frontière, c’est comme les villes portuaires…

Du coup, oui Amazon tue des commerces et des emplois mais il n’est pas le responsable de tout les maux ! L’année dernière, au salon du livre de Paris, le PDG de Gallimard s’était offusqué en voyant que le stand de sa maison d’édition était à côté du stand d’Amazon…OMG ! Sauf que c’est par Amazon qu’il vend une bonne partie de ses livres…alors qu’il boycotte Amazon s’il n’est pas content non  ? Mais voilà,  si demain le groupe d’édition qui possède Gallimard retirait ses livres de chez Amazon, ce dernier rigolerait…ça doit représenter 0.0008% de son chiffre d’affaires. Par contre, si c’était l’inverse, pas sûr que Monsieur Gallimard n’ait pas de gros soucis…

C’est ainsi, c’est la loi du plus fort qui l’emporte toujours. Même entre plus forts !

Bientôt Noël, la méga fête commerciale de l’année…qui pourra dire parmi nous qu’il n’a reçu aucun cadeau acheté chez Amazon ? Et peut-être même qui pourra dire qu’il n’a rien acheté chez Amazon pour Noël ?