La Trance et moi…

Dans un commentaire sur un précédent article, Valérie (la normande)  me demandait de raconter comment j’en étais arrivé à la Trance, musicalement parlant. Ce que Valérie veut, je l’exécute…alors voici l’histoire. En gros, je dirais pour résumer que c’est sans le savoir que je suis venu à la musique Trance.

Au départ il y a Jean-Michel Jarre, qui a bercé mon enfance ou adolescence et c’est le précurseur français de toute la musique électronique et ses sons se retrouvent aujourd’hui dans de nombreux titres Trance.

Ensuite , il y a les années 80,  les synthétiseurs à outrance et les boites à rythme…c’était mon refuge et ça a bien préparé le terrain.

Arrivent les années 90, il y a la vague Euro Dance avec les tubes qu’on connait, Corona, Haddaway, Culture Beat Cappella… et puis à l’époque via Skyrock (qui ne passait alors pas de Rap du tout…), j’écoute des émissions où l’on diffuse des morceaux en vogue à Ibiza, que je prends pour des morceaux de Dance mais disons plus formatés pour les clubs. Des morceaux 100% instrumentaux…il y a encore des vinyles à l’époque, j’en achète même…j’ai plein de titres en tête, je vous les épargne. Et puis il y eut Children de Robert Miles, qui reste pour moi LE morceau de Dance Music…mixé, remixé, repris, joué 1000 fois au piano et même à la Harpe et à la trompette…

Ici l’original…

 

Dans les années 2000, je me détourne un peu des musiques électroniques, mais cela reste ma came…

Années 2010…j’entends parler d’un DJ d’Amsterdam, l’un des plus connus au monde et qui est le boss de la Trance : Armin Van Buuren. Et petit à petit, je me mets à écouter des morceaux Trance, issus de la maison de disque numéro 1 dans le monde sur cette musique, ARMADA, et ses multiples labels. Et je kiffe à donf…et je découvre que tous les morceaux des années 90 que j’écoutais et adorais , sont en fait tous considérés comme des grands classiques du mouvement Trance. En fait, dès les années 90 j’aimais cette musique, très différente de celle d’aujourd’hui, mais je ne le savais pas…donc je suis allé vers la Trance sans le savoir.

Aujourd’hui, j’en écoute presque tous les jours, c’est le meilleur anti dépresseur 100% naturel que je connaisse. C’est vraiment la musique qui me correspond le plus je crois. Difficile à expliquer, les nappes de Synthé, les accords sombres, une certaine mélancolie , cherchant l’émotion, tout en état joyeux entraînant, avec des rythmes rapides, généralement plus de 2 battements par seconde…

Voilà comment je suis devenu fan de Tance Music. Je ne suis pas un grand connaisseur des origines du mouvement ni de tous les sous-genres, mais je progresse…

Et au hasard, enfin presque, voici un de mes morceaux préférés…très accessible…

 

 

 

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Seule Venise de Claudie GALLAY – 2004 – Babel (poche)

Une femme , quittée par son amant à Paris vide son compte en banque et se réfugie à Venise. On est en décembre, et l’héroïne habite dans une petite pension , tenue par Luigi. Elle va croiser un jeune couple de danseurs et un prince Russe âgé , les trois pensionnaires du moment. Et également un libraire énigmatique, amoureux de Venise et des belles lettres…

Ha l’amour…Ha Venise…Ha Claudie Gallay, et enfin un coup de coeur littéraire pour ce court roman

Il y a deux personnages clés dans Seule Venise. Evidemment, il y a la ville, encore plus belle et envoûtante en hiver, quiconque est déjà allé là-vas aura envie d’y retourner sur le champ. Et pour les autres, je parie que vous envie d’aller voir pour voir si vous ressentez les ressentis du lecteur. Et puis, Venise se marie tellement bien avec la solitude et l’abandon, qui sont les états d’âme de l’héroïne lorsqu’elle débarque à la gare de Venise.

Et puis bien entendu, il y a cette femme, dont on sait très peu de choses, qui est banale, ordinaire, qui vit un chagrin d’amour on ne peut plus répandu. Oui mais voilà, sans s’en rendre compte, comme à chaque fois avec Claudie Gallay, on s’attache par petite touche au personnage, on ressent de l’empathie et une sorte de proximité avec elle. Sans parler des personnages secondaires qui sont très réussis, particulièrement ce vieux prince russe, lui même exilé à Venise par amour. Mais aussi Carla, la danseuse…

Elle est jeune, vingt-cinq ans à peine. La peau de ses paupières est fine, bleue à force de transparence, comme les yeux des tous jeunes enfants. Les yeux, c’est la seule chose qui ne grandit pas  chez l’être humain, de la naissance à la mort.

D’ailleurs le sentiment amoureux est omniprésent dans Seule Venise, et là aussi, la ville ne fait que d’exalter ou l’exacerber.

Je m’assoie près de vous. Il est des êtres dont c’est le destin de se croiser. Un jour ils se rencontrent. On est de ceux-là. Je crois qu’on est ensemble, déjà. Qu’on a sa place dans la vie l’un de l’autre. Même s’il ne se passe rien. Même si l’on ne se touche pas. Même si vos mains.

Enfin, au terme de ma lecture, je fais toujours le même constat concernant Claudie Gallay : comment peut-elle arriver avec aussi peu de mots, de phrases complexes à toucher autant le lecteur? Comment arrive-telle à faire du beau avec du rien…c’est un mystère, peut-être celui de l’écrivain, le vrai…je ne sais pas mais ce que je sais c’est que je vais enchaîner avec un autre roman de l’auteur d’ici la fin de l’année, ce sera le troisième et si ça se trouve même pas le dernier…

Il faut que les gens meurent pour comprendre à quel point on les aime.
Il faut cela.
On cesse alors d’attendre d’eux
et les choses deviennent plus faciles.
On attend trop des vivants vous ne croyez pas ?
Je vais peut-être écrire à mes enfants.

Ce qui m’ennuie c’est qu’à l’époque Télérama avait aimé…tout fout le camp…

« Grâce à des phra­ses courtes pour dire la solitude et de lentes déambulations, l’auteure détourne les clichés vénitiens, pour redonner vie aux fantômes de la lagune ».

 

La play-livres.

Il y a quelques jours , j’ai publié un article sur une play-list musicale (ICI), qui a étrangement bien marché et que certains ont même repris sur leur propre blog, comme un tag.

Aujourd’hui, je change de domaine artistique et modifie aussi un peu les questions…quoi que !

Voici la play-livres !

Quel est le dernier livre que vous vous êtes offert ?

Pour moi, c’est le premier roman d’ Isabelle Carré,  » Les rêveurs », j’en parle très bientôt, j’ai beaucoup aimé…

Et le dernier livre que vous avez offert ?

Lettre d’une inconnue de Stephan Zweig…un court texte très très fort!

L’île déserte est de retour, vous pouvez embarquer l’intégrale d’un auteur classique et d’un auteur actuel , qui choisissez-vous?

Houla, pas simple comme question. Pour l’auteur classique, je prendrai Daphné du Maurier, parce qu’elle a beaucoup publié, que j’adore et que c’est de la lecture plaisir, parfait pour l’île déserte. Pour l’auteur actuel, je dirais Sigolène Vinson, pour le rêve et la prise de tête…

Quel livre offrir à une personne que vous n’aimez pas ?

Bah, un gros pavé bien chiant, donc un classique français, allez je me lance, Notre Dame de Paris de Hugo .

Enfin, le livre qui est pour vous l’histoire d’amour la plus forte ?

J’en ai lu des tonnes…très difficile de choisir…allez pour ne pas avoir à le faire je vais dire Le livre de ma mère d’Albert Cohen…une histoire d’amour absolue, celle du fils pour sa mère !

Voilà, si ça vous branche vous pouvez le faire…

 

Au commencement su septième jour de Luc LANG – 2016 – Folio (poche)

 

Nous vivons comme nous rêvons,
seuls.

Thomas est informaticien, 37 ans, il vit en région Parisienne avec sa femme Camille et leurs 2 enfants. Une nuit, Thomas est réveillé et apprend que Camille a eu un très grave accident de la route sur une route où elle n’aurait pas dû se trouver. Alors que Camille est dans un coma profond, Thomas essaye de remonter le fil des événements…

Au commencement du septième jour est un livre ambitieux, dense, 630 pages très serrées, très peu de dialogues, une belle plume, sobre mais prenante…il m’a fallu 3 semaines pour arriver au terme du roman !

La déchirure s’agrandit, le plan de lumière vive gravit la pente, il approche, inondant l’ensemble du cirque, Thomas se sent seul dans un paysage qu’il pensait frappé d’obsolescence, c’est le souffle d’une déflagration qui le repousse vers ce qu’il pensait révolu, c’est l’absence de Camille qui le déporte en cet endroit où il ne devrait plus être. Il pose les coudes et les avant-bras sur la pierre fraîche, le menton dans les mains, il s’endort dans le soleil.

Le livre commence comme un thriller psychologique…le personnage enquête sur l’accident avec l’aide d’un ami…puis arrive la seconde partie, et là rien à voir, on part sur le passé familial de Thomas, avec son frère, Jean, qui est berger dans les Pyrénées…puis enfin la dernière partie qui se déroule en Afrique,  où Thomas rejoint sa soeur, Claire, qui s’occupe de la misère locale face aux terroristes de Boko Haram.

Bref, Luc Lang livre un livre multidimensionnel, et dresse le portrait très fouillé d’un homme en détaillant sa vie professionnelle, sa vie de couple, son rôle de père, de frère, de fils…

Thomas se souvenait de son père Aurèle qui le terrorisait, lorsque, à l’estive, il lui désignait avec insistance l’entrée des grottes où vivaient de grands ours meurtriers, quand ce n’était pas un abominable yéti des neiges capable d’emporter les enfants… Jean souriait, Pauline riait, Thomas ne savait plus où se réfugier, c’était finalement dans les bras de son père qu’il…
Pour mieux te tenir, c’était lui le carnassier, ce…
Qu’est-ce qui te prend ?
Non, rien.
Pourquoi tu parles comme ça de notre…
Laisse, je te dis.

Mais du coup, je me suis parfois ennuyé notamment dans le récit d’une ascension en montagne mais aussi dans la description du voyage effectué par Thomas pour retrouver sa soeur en Afrique.

Et puis je suis un peu resté sur ma faim car Luc Lang laisse tomber l’énigme de l’accident, c’est frustrant, au profit d’une histoire familiale dont on comprend très vite les ressorts .

Au final, Au commencement du septième jour est un bon livre, mais pour le coup, il aurait gagné à être plus court et mieux construit.

Je relirai certainement Luc Lang car je lui trouve du talent mais pas tout de suite…

Nécro – 2.0

Je me suis bien moqué d’Asphodèle à l’époque avec ses chanteurs morts du dimanche. Ben voilà qu’aujourd’hui je m’y colle ! L’actualité assez récente le permet alors petit hommage musical.

Rose Laurens nous a laissé son premier tube, vendu à plus d’un million d’exemplaires, Africa, une chanson que j’aime tout particulièrement, sortie en 1982. Ce fut l’une des rares chanteuses de cette mouvance à avoir réussi à percer à l’étranger avec ce titre et aussi Quand tu danses, la chanson écrite pour elle par Françis Cabrel. Il y eu des versions anglaises de ses 2 tubes, ceux qui resteront…

Julien Doré a fait une reprise piano de ce titre dans ses concerts acoustique et il a même invité Dick Rivers à chanter en duo…étonnant.

Dolores O ‘Riordan, la belle chanteuse du groupe irlandais The Cranberries est morte en janvier dernier. Ce groupe mythique de rock des années 90 a vendu 40 millions de disques dans le monde et laisse de nombreux tubes. Pour moi c’est Zombie qui restera, je ne suis pas du tout rock mais quel titre…

Enfin, Avicii, le DJ star des années 2010 a cessé de vivre. Après avoir vidé une dernière bouteille, il se murmure qu’il l’aurait cassée et ce serait taillée les veines pour en finir avec sa dépression et son addiction à l’alcool. Pas évident de faire face à un tel succès, une telle pression quand on a 20 ans et qu’on est certainement fragile psychologiquement. 28 ans, c’est jeune pour mourir…

Il laisse de nombreux tubes, je ne suis pas un grand connaisseur d’ Avicii, mais bien entendu, je garderai sa collaboration avec Aloé Black et ses sonorités qui  l’ont rendu célèbre, mais aussi cette version faite pour Coldplay…

Et ici un remix fait pour Armin Van Buuren, autre DJ star qui lui a rendu hommage la semaine dernière dans son émission a State of Trance, sur le premier morceau diffusé…

 

 

Carnet de bord mensuel d’un loser mélancolique probablement dépressif chronique-2

1 mai 2018

Houla houla, rien ne va plus, je passe parfois auprès de certaines blogueuses (qui se reconnaîtront)  comme quelqu’un de souvent en vacances ou qui pense un peu trop aux vacances…vrai ou faux je ne sais pas  !

Figurez-vous que j’avais posé la semaine de l’ascension et du 8 mai, comme beaucoup, 2 jours fériés la même semaine ça fait que 3 jours de congés de cramés pour une semaine complète. Oui mais voilà, impossible d’arriver à faire quelque chose de cette semaine. J’ai tourné en boucle , en rond et en carré  et je ne me suis posé sur rien, pas d’envies ou plutôt si, des envies mais fugaces, bref même pas un week-end prolongé qui s’est détaché cette fois-ci. Nada. Nothing !

Alors action réaction…je vieillis et je suis probablement dans une seconde crise de la quarantaine (ben oui, pourquoi on en ferait qu’une quand on a 40 ans , c’est chiant de faire comme les autres non ?) , mais il n’est pas concevable pour moi de prendre des congés pour rien faire et rester à la maison ! WTF !

Alors j’ai carrément annulé mes congés et vais donc bosser lundi prochain . J’ai quand même gardé le vendredi  pour le pont de l’ascension, je ne voudrais quand même pas être la risée des fonctionnaires territoriaux en allant bosser ce vendredi-là, mais moi je vous le dis, tout ça c’est moche et ça sent vraiment pas bon…

Normalement, en cette saison, j’aurais déjà dû bosser le guide de la Corse pour notre semaine de juin et je devrais être dans les guides de Normandie pour le mois d’août. Et bien rien, nada, nothing ! A peine parcouru une fois un guide sur le Cap Corse où nous allons.  Et j’ai mis 21 jours pour lire un pavé de 600 pages, pourtant plutôt bien , cela n’a rien à voir mais j’ai du mal à lire aussi.

Par contre, j’espère que tout le monde au travail, (enfin mes « clients » pas mes collègues), auront bien pris la semaine, pour pouvoir être tranquille et m’avancer dans ce que j’ai à faire…

Voilà, c’était la détresse du tour opérator en faillite…Warf 😀 😀 . La vie est rude non ??

Bonne semaine et bons congés à ceux qui partent ou font des ponts plus ou moins viaduqués. Et aux autres aussi hein 😀

Une longue impatience de Gaëlle JOSSE- 2018 – Notabila- 0.07€ la page

Et un gros bisou à Emilie qui m’a offert ce livre là aussi 😀

Anne est une veuve de marin, remariée avec le pharmacien d’un village breton, Etienne. Elle a eu  deux enfants avec lui en plus de son premier enfant, Louis, âgé de 16 ans. La cohabitation entre Louis et Etienne est difficile, ce dernier corrige Louis à coups de ceinturon pour ses frasques, nous sommes dans les années 50. Un jour Louis se rebelle contre Etienne, puis part de la maison, sans plus jamais donner signe de vie,  et devient matelot au long cours. Anne va devoir gérer cette absence…

Je vis avec une absence enfouie en moi, une absence qui me vide et me remplit à la fois. Parfois, je me dis que le chemin qui me happe chaque jour est comme une ligne de vie, un fil sinueux sur lequel je marche et tente d’avancer, de toutes les forces qui me restent. Il me faudrait chercher des arrangements pour enjamber chaque jour sans dommage, mais je ne sais rien des arrangements.

C’est la septième fois que je retrouve  Gaëlle Josse, toujours avec grand plaisir et vu les échos sur ce nouveau roman, je pensais qu’ une longue impatience serait un coup de coeur, et décidément , en 2018, je n’arrive pas à en avoir vraiment.

C’est une belle histoire, racontée comme toujours chez l’auteur avec beaucoup de sensibilité. Cette femme qui est dans l’attente impossible de ce fils évaporé en mer par la faute d’Etienne, et donc par la sienne, est vraiment touchante, poignante, enfermée dans son malheur et sa culpabilité. La seconde moitié du livre m’ a vraiment touché. Gaëlle Josse a toujours des idées poétiques et belles, comme celle de la sirène et surtout celle que l’on trouve à la fin du récit dans la maison au bord de l’océan, que je ne révélerai pas. Quant à la fin, justement, elle est juste parfaite…

La solitude de l’héroïne est vraiment bien restituée, elle est oppressante et colle le lecteur dans l’histoire. Qu’il s’agisse de la relation avec Etienne, le mari, ou de toute autre relation, c’est la solitude absolue de cette femme  qui ressort.

Je me demande pourquoi il m’aime tant, et ce qu’il peut bien trouver à une femme comme moi, habitée d’absents, cousue d’attentes, de cauchemars et de désirs impossibles. Peut-être ne trouve-t-il rien en moi, rien qui se réduise à des défauts ou des qualités, mais seulement l’amour, l’inexplicable tremblement pour une inexplicable lueur.

J’ai trouvé le décor très ressemblant à ce que je connais de la Bretagne , la maison se situe probablement autour de la Pointe de Van, dans le Finistère, encore que j’ai retrouvé aussi un coin des Côtes d’Armor dont je ne me souviens plus le nom, mais je revois le même « trou d’eau » que celui présent dans  Une longue Impatience.

Alors vous me direz, mais que demander de plus ?

Ben je vous répondrais qu’un coup de coeur ça ne se décrète pas et que c’est exigeant un coup de coeur et que j’avais envie que cela en soit un !

J’ai trouvé le début du récit  d’ Une longue impatience et la mise en place trop rapides et parfois simplistes, les passages évoquant la guerre peu utiles au récit, et puis, cette mère qui écrit à son fils embarqué sur des océans inconnus pour lui raconter le festin qu’elle lui fera à son retour ne m’a pas convaincu. Certes, il y a eu les pénuries de la guerre, certes on est dans les années 50, mais le côté mère nourricière ne m’a pas vraiment emballé, elle aurait pu écrire tellement d’autres choses à son Louis !

Peut-être aussi que cette soumission absolue chez cette femme m’a gêné…de sa naissance à sa mort, elle n’aura jamais fait autre chose que de  se soumettre…c’était sûrement le lot de  beaucoup de femmes à cette époque dans la France reculée (et d’ailleurs ça l’est encore aujourd’hui et même dans les grandes villes… ), mais j’aurais aimé peut être autre chose de sa part…une autre réaction.

En résumé, un bon moment de lecture comme à chaque fois avec Gaëlle Josse, mais j’ai préféré l’Ombre de nos nuits ou Un été à quatre mains, pour ne parler que des plus récents livres.

Tous les jours je dois m’inventer de nouvelles résolutions, des choses pour tenir debout, pour ne pas me noyer, pour me réchauffer, pour écarter les lianes de chagrin  qui menacent de m’étrangler. J’apprends à me réjouir de ce qui est heureux, de ce qui est doux, de ce qui est tendre, des bras des enfants autour de mes épaules, des mains brûlantes d’Etienne sur mes hanches, de la rosace parfaite d’une fleur de camélia, d’un rayon de lumière qui troue les nuages et vient danser sur le mur, de la fraîcheur des draps en été, du beurre salé qui fond sur le pain tiède, je me fabrique toute une collection de bonheurs dans lesquels puiser pour me consoler, comme un herbier de moments heureux,

La playlist de MTG

En ce moment dans QUOTIDIEN, il y a une rubrique sur la playlist des invités. On leur demande de répondre en gros aux questions suivantes (que j’ai un peu adaptées…) . Je ne suis pas invité dans l’émission mais je vais quand même le faire et je vous engage à reprendre ce petit tag sur votre blog si vous en avez envie (notez que ça  ne prend que  10 minutes et que ça fait un article !!!)

Voici mes réponses !

 

Quel morceau écoutez-vous en boucle en ce moment ?

Le morceau que j’entends en boucle à la radio et qui me va bien  c’est le duo Vianey et Maître Gimms : Si je vous gêne….j’adore les paroles et ce duo improbable fonctionne…

Quel est pour vous, la plus grande chanson de tous les temps ?

Je n’en ai pas vraiment une, mais au niveau de l’artiste de tous les temps oui alors voici ce que je propose :

Quel est le meilleur morceau pour s’éclater ?

Je ne sais pas, il y en a tellement…je n’arrive pas à répondre, trop de titres me viennent en tête…allez disons quand même celui-là !

Quel morceau feriez-vous entendre en boucle pendant 3 heures  à votre pire ennemi(e)?

Un morceau en particulier je ne  sais pas,  mais disons l’intégrale de Calogéro ou les plus grands tubes de Piaf (du coup, mon pire ennemi ne fréquentant pas ce blog, je ne mets pas de vidéo…)

 

Quelle chanson ringarde aimez-vous écouter et réécouter ?

Celle là…

Quel artiste ou quel style de musique pour partir sur une île déserte qui vous offrirait la possibilité d’écouter à volonté un seul artiste ou un seul style de musique?

La trance sans hésiter, parfait pour l’île déserte….comme ce titre parmi d’autres…dans le genre uplifting…

 

Rencontres de type 2.0

Depuis que j’ai créé ce blog , le meilleur que je connaisse, j’ai bien progressé socialement d’un point de vue vie 2.0 ! Je n’ai toujours pas d’ami(e)s dans la real life…quoi que, du coup….mais en 2.0 ça va pas si mal !   Et  donc du coup, j’ai rencontré déjà pas mal de blogueuses qui donc existent vraiment dans la vraie vie !! Mais comme vous allez le voir, beaucoup ne bloguent plus aujourd’hui, pour des raisons diverses et variées. La bloguo est moribonde, enfin le petit club que je fréquente…

En premier j’ai rencontré Asphodèle, forcément, grande prêtresse et Star incontestée de la blogo. La première fois c’était chez elle, en Vendée, lors d’un passage vers la Bretagne pour les vacances d’été. Depuis, on est vraiment amis et les rencontres se sont multipliées…trop de bons souvenirs pour en raconter…si peut-être quand même le super kir à la liqueur de cassis de sa maman, que si t’en bois 2 tu pars direct aux urgences !

J’ai aussi rencontré Guilan, qui ne blogue plus. Nous avons mangé des galettes et des crêpes , c’était à Saint Malo. Nous avons aussi bu du cidre.

Ensuite, j’ai rencontré Syl, qui blogue toujours. Oui oui, la douce et moi avons été reçus comme des princes au château et je dois dire que la comtesse sait accueillir ses invités. Après le week-end, La Douce et moi avons entrepris un jeûne de 3 jours pour retrouver un équilibre…il y a des liens d’amitié qui se sont créés, même si depuis, on ne s’est jamais revus.

J’ai aussi rencontré Somaja, qui ne blogue plus non plus.  2 fois, la première nous avions mangé en terrasse en Ariège, en août, avant que ne se déclenche un orage monstrueux, avec carrément un glissement de terrain sur la route empruntée par Somaja by night, pour rejoindre son lieu de villégiature. La seconde fois, ce fut chez la Comtesse et pour elle aussi, le jeûne s’est imposé. Pareil que pour Syl, de vrais liens d’amitié mais on ne s’est plus vus depuis longtemps…

Un été, j’ai aussi rencontré laure, qui ne blogue plus, également en allant en Bretagne. On a mangé des crêpes et galettes en terrasse, sur une jolie place d’Auray, lui même étant un très beau village breton. On a bu du cidre…

Et puis, j’ai rencontré une autre Star de la blogo, Galéa, à Nice la première fois, quand j’allais voir l’exposition consacrée à Charlotte Salomon (découverte dans le livre de Foenkinos). Nous avons marché pendant 1h30 ou 2 heures. La seconde fois, c’était pendant des vacances dans le Mercantour, un déjeuner en terrasse, très agréable. Galéa, (qui est un peu une arnaque, comme tous les blogueurs et blogueuses, pas du tout une loseuse malgré ses dires)  ne blogue plus non plus. Pas vus non plus depuis 2016.

Ensuite j’ai rencontré Emilie, la Star de….mon blog… ben oui on peut pas être toujours premier partout :D, 2 fois, chez elle la première fois lors d’un week-end prolongé en Haute Savoie et une seconde fois aussi lors d’une semaine de vacances en Haute Savoie, à Yvoire , un superbe village frontalier de la Suisse.  Nous sommes complices et assez proches aujourd’hui…dommage d’habiter si loin l’un de l’autre. Si j’avais eu la poste à Annecy, elle aurait pu m’initier à la contrebande de chocolat suisse (voir d’autres choses, j’ai vu des sacs à dos et des valises étranges chez elle…) et j’aurais pu superviser bénévolement ses entraînements de Hula hop, tout en croquant du chocolat. Je suis encore plus  deg.

Et j’ai aussi rencontré Valentyne, la jument verte…sur les mêmes périodes qu’ Emilie ! D’ailleurs la première fois c’était chez Emilie et la seconde c’était à Annecy, dans un petit resto genre brasserie très sympa. Elle n’a pas mangé du cheval, enfin d’un point de vue culinaire…et si j’avais vu le poste à Annecy, autant on aurait été voisins !

Enfin, last but non least, j’ai rencontré Sido, qui ne blogue plus non plus. C’était à Metz, dans un super restau italien, un jour de beau temps…et surtout, un jour où elle n’était pas en vacances…

Et pour être complet, j’ai aussi eu Célestine , autre Star de la blogo et Soène au téléphone, mais nous ne nous sommes pas encore rencontrés. Et j’ai failli rencontrer Seia (Audrene) , qui ne blogue plus non plus,  toujours en Haute Savoie…oui je fais aussi un carton dans le 74, mais je sais que ce n’est que partie remise vu que je vais souvent voir le Mont Blanc, j’en ai besoin…

Et maintenant, en ligne de mire, j’ai Sandrion, étant donné que nous sommes proches géographiquement, c’est bien la première fois d’ailleurs qu’il y a une blogueuse proche dans mon périmètre géographique !

Et puis, cet été, je vais en vacances en Normandie avec La Douce !! Alors, j’espère voir des normandes, j’en connais 3,  Val, Estelle et Nina, qui sont dans le dernier top des commentatrices du blog et qui toujours bien actives sur la blogo !

 

 

Arrête avec tes mensonges de Philippe BESSON – 2017 – 10/18 (poche)

 

Il y a environ 30 ans, le narrateur, Philippe Besson tombe follement amoureux d’un élève du lycée de province où il est scolarisé : Thomas Andrieu. Les deux tourtereaux sont en terminale, dans des classes différentes et vont vivre une passion cachée et brûlante. Une fois le Bac en poche, Thomas reste chez ses parents pour s’occuper de la ferme familiale alors que Philippe part faire des études à Bordeaux. Leur relation s’arrête…

On s’habitue à tout, y compris à la défection de ceux à qui on se croyait lié pour toujours.

Cela faisait un moment que je voulais découvrir Philippe Besson, mais son côté très médiatique me freinait un peu. J’avais tort, Arrête avec tes mensonges est un court livre dense, sincère, beau, poignant , émouvant et probablement indispensable pour l’auteur, il semble qu’une grande partie de son oeuvre, constituée uniquement de fictions, soit irrémédiablement liée à ce premier amour.

Et Besson, par des mots simples , réalise avec tact et sensibilité à tout dire sans trop en dire, comme s’il disséquait les sentiments, l’amour, et la perte de cet amour.

Nous ne retrouverons pas ce qui nous a poussés l’un vers l’autre, un jour. Cette urgence très pure. Ce moment unique….tout s’est distendu, tout est reparti dans des directions différentes, tout a éclaté, à la manière d’un feu d’artifice dont les fusées explosent au ciel nocturne dans tous les sens et dont les éclats retombent en pluie, et meurent à mesure qu’ils chutent et disparaissent avant de pouvoir toucher le sol, pour que ça ne brûle personne, pour que ça ne blesse personne, et le moment est terminé , mort, il ne reviendra pas ; c’est cela qui nous est arrivé.

C’est une histoire impudique racontée avec beaucoup de pudeur, enfin c’est ce que moi j’ai ressenti. Pas de complaisance ni de pathos, pas de revendications politiques, juste les sentiments, le premier vrai amour et son impact sur toute une vie d’homme.

La première partie du livre, qui raconte l’amour entre les deux jeunes hommes  dans le contexte des années 80 n’est pas éblouissante. Mais j’ai beaucoup aimé la description des deux amants. D’un côté il y a Thomas, qui est pétri par la peur, les peurs et qui n’assume pas son statut d’homosexuel et de l’autre il y a Philippe, qui lui n’a pas vraiment de peurs, question d’éducation et de parents qui ont bien fait leur job.

Je me demande si la froideur des pères fait l’extrême sensibilité des fils.

Les secondes et troisièmes parties plus courtes, se passent 10 ans après et 30 ans après et réservent beaucoup d’émotion pour le lecteur.

Voilà, test concluant en ce qui me concerne,  j’ai beaucoup aimé Arrête avec tes mensonges je vais me procurer d’autres titres de Philippe  Besson, des romans cette fois ci, mais qui tournent autour de l’emprise de Thomas Andrieu.

Et je termine avec cet extrait…que je dédie à Emilie qui m’a offert ce beau livre.

Le sentiment amoureux, il me transporte, il me rend heureux. Mais il me brûle aussi, il m’est douloureux, comme sont douloureuses toutes les amours impossibles. Car de cette impossibilité j’ai une conscience aiguë. La difficulté, on peut s’en accommoder ; on déploie des efforts, des ruses, on tente de séduire, on se fait beau, dans l’espoir de la vaincre. Mais l’impossibilité, par essence, porte en soi notre défaite.