Le poids des ombres de Marie LABERGE – 2017 (France) 1994 (Canada)

Aimer soutient mais ne sauve pas. Pas de rachat.

Diane a 30 ans. Elle est fâchée avec sa mère, Yseult, depuis sept ans et en opposition constante avec elle quasiment depuis sa naissance. Alors que les deux femmes se sont perdues de vue, Diane reçoit un appel de la morgue : elle soit aller reconnaître le cadavre d’ Yseutl, laquelle s’est suicidée en se jetant d’un pont , par une journée d’hiver. D’abord en colère, puis sonnée, puis complètement déséquilibrée dans sa vie , Diane va devoir affronter  l’ombre aveuglante  d’ Yseult, à partir de la lumière trouble des bagues qu’elle a laissées…

J’ai découvert cette année Marie Laberge avec  Ceux qui restent, qui fut un vrai coup de coeur. Je me suis donc rué dès la sortie de ce roman qui est en fait une réédition puisqu’il s’agit de l’un des premiers livres publiés par l’auteur, en 1994 au Canada, son pays d’origine.

Et je dois dire que je n’ai pas été déçu.

Je commence néanmoins par un bémol , Le poids des ombres raconte globalement la même chose que Ceux qui restent : faire face au suicide inexpliqué d’un proche et continuer sa vie en intégrant contre son gré celle du disparu. Egalement quelques faiblesses dans la construction du récit, le rythme du livre si je puis dire.

Pour le reste, c’est un roman très fort sur la relation mère-fille, qui oscille en permanence entre l’amour et la haine, la fascination et la répulsion, tant les deux femmes sont en opposition . Yseult est passionnée, hors cases, lucide et cynique, Diane est dans le rêve, l’illusion et le reproche permanent à Yseult qui ne correspond pas à son modèle. Cette fracture la rend jalouse.

Ce qui est génial dans le livre de Marie Laberge , c’est qu’elle arrive à nous faire aimer ces femmes et parfois aussi à les détester. Je dirais même qu’elle parvient à retourner le lecteur au fur et à mesure de la progression de l’histoire. Yseult qui semble au départ insensible et monstrueuse devient humaine et quelque part digne et capable d’amour. Diane, elle, qui semble victime et délaissée, apparaît égoïste et possessive.

Y’a deux luxes dans la vie, le plaisir et la volupté. T’aimes ni un ni l’autre.

Et puis, la plume de Marie Laberge est vraiment belle. Elle fait partie des auteurs qui aujourd’hui m’intéressent vraiment, ceux qui écrivent avant tout avec leur coeur, leurs, tripes,  qui laissent entrevoir leur vérité, leur vraie sensibilité . Les auteurs qui parlent avec leur tête et intellectualisent me laissent froid de plus en plus je crois.  Marie Laberge ne mâche pas ses mots et dans Le poids des ombres, il y a des passages à la fois âpres et acres mais aussi des envolées dont la sensibilité me touche…comme ici :

Si tu trouves un seul souvenir réconfortant, garde-le pour les aubes navrantes. Ne te laisse pas emporter par ton imagination dramatique qui construit des sagas tragiques aux fins lugubres.

Je sais que je relirai cette auteur prolifique et que j’y trouverais encore mon bonheur de lecteur.

Et ce beau passage pour finir…

La beauté, la volupté, le plaisir…ça ne rachète rien ? Dans l’épaisseur de la vie, aucune légèreté tu crois ? Il reste si peu dans nos mains à la fin d’une vie, si peu…il doit bien y avoir quelques grains de sable échappés du sablier impitoyable , quelques grains de sables qui s’incrustent dans les lignes de la main. Yseult, que mes mains n’ont pas retenue…

 

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Le grand marin de Catherine POULAIN – 2016

Tout est dans la course Lili.  les étoiles aussi, la nuit et le jour, la lumière, tout court et nous on fait pareil. Autrement on est morts.

Lili est une jeune femme atypique qui quitte la France pour l’ Alaska. Elle veut rejoindre cette terre inhospitalière pour s’embarquer sur des navires de pêche, se confronter à l’océan, aux éléments et peut être même aller voir ensuite le bout du bout de la terre. Elle arrive donc à Kodiac et parvient à se faire embarquer sur un bateau qui part à la pêche à la morue noire. Lila parviendra à se faire embaucher pour deux autres campagnes de pêche, et entre chacune, arpentera le port, les bars à marin, les docks, les chantiers navals, l’alcool, l’ennui, les nuits… et devra se fondre dans cet univers masculin fait de force, de souffrances, de virilité absolue mais aussi de faiblesse et d’humanité. Car les marins sont aussi des humains, surtout un, le plus redoutable, celui qui ressemble à un lion et se prénomme Jude.

Le grand marin est ce qu’on appelle un phénomène d’édition…un premier roman, un succès incroyable à faire pâlir les auteurs confirmés et qui vendent beaucoup de romans, un engouement certain des critiques et libraires,  huit prix littéraires.

Oui mais voilà, j’avais hésité à le prendre en librairie, cet univers là ayant tendance à me faire fuir, les histoires de pêche et de poissons éventrés, très peu pour moi, je l’avais reposé. Et puis Asphodèle me l’a offert l’été dernier et je l’ai lu.

Et les mots de ce marin m’ont interpellés…

Embarquer, c’est comme épouser le bateau le temps que tu vas bosser pour lui. T’as plus de vie, t’as plus rien à toi.Je ne sais pas pourquoi j’y suis venu, je ne sais pas ce qui fait que l’on veuille tant souffrir, pour rien au fond. Manquer de tout, de sommeil, de chaleur, d’amour aussi, jusqu’à n’en plus pouvoir, jusqu’à haïr le métier, et que malgré tout on en redemande, parce que le reste du monde vous semble fade, vous ennuie à en devenir fou.

Hé bien, j’ai dépassé mes à priori , j’ai lu le plus vite possible les scènes de poissons éventrés et agonisant , je me suis laissé prendre au jeu , hypnotiser par cette histoire et le talent de Catherine Poulain et je ne le regrette pas ! Cette auteur est une grande conteuse et son récit est d’une force incroyable. Son défi est d’arriver à nous faire aimer sa Lili, dont on ne sait quasiment rien, on ne sait pas ce qu’elle fuit en venant en Alaska et on se doute qu’elle cherche bien plus qu’une simple liberté ou un dépassement de soi. En plus, elle est quelconque, pas jolie, pas drôle, pas sur-homme enfin sur-femme, juste déterminée.

Et puis, la peinture du port, du milieu des marins, des campagnes de pêche, du climat et de la nature polaire est extrêmement bien réussie. Catherine Poulain arrive à nous transporter là ou se trouvent les personnages, je voyais les lieux, même certains visages. Sa plume est belle, forte, à la fois cash et imagée, mélange de glauque et de beau suivant les chapitres.

Je tourne la tête vers la mer, elle est rousse des cuivres de la fin du jour. Peut-être va-t-on toujours aller ainsi, jusqu’à la fin de tous les temps, sur l’océan roussi et vers le ciel et vers le ciel ouvert, une course folle et magnifique dans le nulle part, dans le tout, coeur brûlant, les pieds glacés, escortés d’une nuée de mouettes hurlantes, un grand marin sur le pont, visage apaisé, presque doux.

Il y a quand même quelques critiques à faire sur Le grand marin. Pour une fois, je peux dire que j’ai trouvé un texte d’un auteur français actuel trop long…je veux dire qu’il y a des répétitions et un peu de gras et même si cela participe à hypnotiser le lecteur, sur la fin cela peut être pesant. Et puis, l’histoire entre Jude, Le grand marin et Lili est un peu trop mise au second plan à mon goût même si ce n’est pas l’objet du roman.

En résumé, une histoire que je ne suis pas près d’oublier et je suis vraiment curieux de savoir ce qu’elle va pouvoir proposer comme second roman.

Et un grand merci à Asphodèle d’avoir choisi ce titre pour moi, car comme je l’ai dit plus haut, je ne l’aurais pas lu sans cela !

Le Chagrin des vivants de Anna HOPE – 2014

C’est toujours plus facile de ne pas parler.

Nous sommes à Londres en 1920. La ville s’apprête à commémorer l’armistice lors d’une cérémonie particulière où le corps d’un soldat inconnu tombé en France sera inhumé au sein d’un monument à Westminster Abbey.

L’histoire se passe du 8 au 11 novembre 1920 et Le chagrin des vivants raconte le destin croisé de plusieurs femmes, chacune touchées par la guerre. Il y a,  Evelyne dont le fiancé est mort et le frère, ancien capitaine, est revenu sain et sauf et mène une existence en apparence confortable.  Evelyne travaille au bureau des pensions militaires. Il y a  la jeune Hettie qui, avec son amie Di, travaille dans un club de danse fréquenté par les anciens soldats, ce qui lui permet notamment de subvenir aux besoins de son frère, Fred,  soldat revenu diminué des combats, muré dans son silence .  Il y a  enfin ADA, qui a perdu son fils, Michael,  et continue pourtant de le voir et de le chercher dans les rues de Londres.

Anna Hope,  dont  Le chagrin des vivants fut le premier roman (énorme succès en Angleterre et ailleurs) va tisser une toile redoutable et magnifique, qui va  non seulement emprisonner et lier tous les protagonistes du récit, mais aussi le lecteur. Comme ici, lorsqu’ils vont chacun assister au défilé du soldat inconnu, notamment ADA:

Alors que le silence s’étire, quelque chose devient manifeste. Il n’est pas là. Son fils n’est pas à l’intérieur de cette boite. Et pourtant elle n’est pas vide, elle est pleine d’un chagrin retentissant : le chagrin des vivants.

 

Disons-le tout de suite, j’avais énormément aimé  La salle de bal, j’ai adoré Le chagrin des vivants, au point d’en faire un coup de foudre littéraire pour cette année 2017 !

L’auteur parvient à nous faire vivre cette époque avec beaucoup d’intensité, à nous faire ressentir toute la pesanteur des suites du désastre, la résistance des hommes face à ceux qui voudraient oublier…Et si beaucoup réapprendront à vivre, d’autres resteront à jamais marqués dans leur chair par la grande guerre, qui n’a de grandeur que son nom.

Un bel hommage aux oubliés de l’histoire, les sans grade,  et  aussi aux femmes qui travaillent dans l’ombre à réparer les destins. Un beau travail de mémoire. Un vrai.

Pourquoi ne peut-il pas passer à autre chose ?
Pas seulement lui. Tous autant qu’ils sont. Tous les anciens soldats qui font la manche dans la rue, une planche accrochée autour du cou. Tous vous rappellent un événement que vous voudriez oublier. Ça a suffisamment duré. Elle a grandi sous cette ombre pareille à une grande chose tapie qui lessive la vie de toute couleur et toute joie. […]
La guerre est terminée, pourquoi ne peuvent-ils donc pas tous passer à autre chose , bon sang ?

Anna Hope se base, comme dans La salle de bal, sur des faits historiques, des livres et des documents d’époque, et invente ses personnages et leurs histoires qui sont  si intimement et délicatement mêlées. C’est une auteur, qui sur un premier roman, arrive à allier le fond et la forme, en cumulant les talents de jolie plume et de grande raconteuse d’histoire. C’est un régal permanent.

Le suspens est grandissant et à la fin, j’aurais presque voulu lire en diagonale pour aller plus vite et pourtant, j’ai réussi à épargner les 30 dernières pages pour les lire seulement le lendemain.  La fin est de facture classique mais l’auteur arrive à éviter le happy end trop happy , même s’il est logique…

Vivement le troisième roman, il faudra être patient, mais je serai au rendez-vous !

Les jouisseurs de Sigolène VINSON – 2017

Si tu devais écrire le roman du siècle, quel siècle choisirais-tu ? N’importe, ils se ressemblent tous, tous disent pourquoi on en est arrivés là. Sinon opte pour celui où le train électrique a été inventé.

 

Olivier, un écrivain qui n’arrive plus à écrire vole un automate dans un musée pour qu’il noircisse des pages à sa place.

Sa compagne, Eléonore, est visiteuse médicale pour un laboratoire qui vend des psychotropes en tout genre. Elle teste et avale en masse les comprimés de son employeur, et c’est elle qui va utiliser l’automate pour écrire le roman.

Ce roman, raconte le périple de deux contrebandiers au Maroc, à la fin du dix- neuvième siècle. Il s’agit d’Olé et Léonie, embarqués chacun dans le désert,  dans une caravane solitaire, à deux  jours de distance l’un de l’autre…

Raconter les livres de Sigolène Vinson et les chroniquer  n’ est pas chose facile…et pour  » Les jouisseurs » c’est encore plus difficile, car des quatre romans de l’auteur, c’est celui qui m’a semblé le plus improbable et aussi je dois le dire,  le plus difficile d’accès. Donc peut être le plus poétique.

J’ai eu du mal à y rentrer et je n’ai pas tout compris sur le périple dans le désert marocain. Je suis pourtant habitué à ces récits africains avec Sigolène Vinson, mais c’était un peu compliqué pour moi…ceci dit, à la seconde lecture je serai plus au clair ! Oui, parce que je les ai tous lu deux fois, pour le plaisir.

Et pourtant…

Je viens de finir le livre, je chronique donc  à chaud, et , je ne saurais dire pourquoi, mais je suis comme aimanté par les  mots et la sensibilité de Sigolène, son humour plutôt décalé, désespéré…

Je n’ai aucun besoin d’être ou de me réaliser. Vraiment, cela me convient bien de ne rien créer. Je l’ai même répété à mon gynécologue quand il a placé mon stérilet.

Car dans « Les jouisseurs », j’ai retrouvé toute la mélancolie et la tristesse , toute la lucidité et la vérité , toute l’humanité dont l’auteur sait faire preuve pour décrire l’inhumanité des humains…

Je suis pour l’extinction des hommes. Tous les moyens sont bons, la décadence et l’obscénité en premier. Voler les vieilles, accaparer les terres pour leur uranium, être actionnaire pour que les riches soient toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, provoquer les famines et les épidémies, ouvrir ou fermer  les portes aux migrants, armer les fous de Dieu…le gros bordel généralisé quoi. Le  sursaut collectif ! Disparaître tous autant que nous sommes. C’est ma part d’humanité et je vous la donne.

On retrouve les racines et la fibre intime de l’auteur dans les quatre personnages du livre. L’ Afrique, je l’ai déjà dit, la difficulté d’être,  l’ennui, la folie douce , la poésie, la Corse et la charge contre la société omnibulée par l’argent. Et puis, ses personnages sont des rêveurs, comme la plupart de ceux de ses autres livres, mais des rêveurs un peu décadents…et c’est bien cela qui me plait au fond !

Au final, je pense que « Les Jouisseurs » est un livre de transition pour Sigolène Vinson, c’est le roman du retour à l’écriture, non pas qu’elle l’ait abandonnée, mais disons qu’elle a traversé une période où il lui était impossible d’écrire, enfin c’est ce que j’ai lu ou entendu…

Ici, je vous conseille de visionner cette courte présentation par l’auteur, enregistrée au salon du livre de Nancy (où d’ailleurs Sido, qui pour une fois n’était pas en vacance…a eu la chance de la rencontrer) : Sigolène.

Et pour ceux ou celles qui ne connaissent pas encore Sigolène Vinson,dont on parle peu et c’est pas plus mal d’ailleurs, et qui voudraient découvrir celle qui est pour moi  LA rencontre littéraire de ces dernières années, ses autres romans sont ici !

Et pour finir, cette pensée…

L’artiste ne sauve jamais personne. Pire, il est tué au cours d’un combat qu’il n’a pas mené…

La salle de bal de Anna HOPE – 2017

Nous sommes dans le Yorkshire , au début du vingtième siècle, dans l’asile de Sharston. Dans cet établissement sont internés des aliénés, des faibles d’esprits, mais aussi des indigents, des pauvres livrés à eux-mêmes, des personnes ayant eu un incident de parcours dont personne ne veut plus,  sans pathologie psychiatrique.

A Sharston, il y a le pavillon des femmes, avec Ella, qui épuisée par ses conditions de travail dans une filature a défoncé une fenêtre avec sa tête. Les femmes travaillent à l’intérieur des bâtiments. Il y a le pavillon des hommes, avec John, un Irlandais au passé tourmenté. Les hommes travaillent à l’extérieur.

Les soins (et les contraintes de force en cas de rébellion des pensionnaires)  sont dirigés par le Docteur Charles Fuller. Celui-ci anime un orchestre au sein de l’établissement, et tous les vendredis soirs, une partie des hommes et des femmes , triés sur le volet, se retrouvent autour d’un bal, où Ella et John vont se croiser, dans La salle de bal…

Mais le Docteur Fuller, personnage ambitieux et frustré, va s’intéresser à la théorie de l’ eugénisme, en vogue à cette époque en Angleterre, notamment appréciée par Churchill…

Waouh, quel livre, je reconnais encore une fois le brio et le savoir-faire d’un auteur anglais, qui de plus est un  » jeune » auteur  puisque La salle de bal n’est que le second roman d’ Anna Hope, par ailleurs actrice.

C’est pour moi le roman parfait.

Le roman qui est capable de créer et de faire vivre trois personnages principaux d’une densité forte entourés de nombreux seconds rôles, tous parfaitement accordés. Je pense notamment à Clem et à ses livres…

Le Docteur Fuller m’a fait penser à Arien Deume, dans Belle du seigneur. Ella et John sont des personnages très anglais, j’ai pensé à la littérature du dix-neuvième siècle…celle que j’affectionne…

Un roman qui est capable de dérouler une belle histoire, à la fois sentimentale, humaine  et historique , totalement fictionnelle bien qu’ inspirée de faits historiques et d’un ancêtre de l’auteur. Anna Hope écrit avec légèreté et efficacité, elle sait parfaitement camper son décor, faire naître ses personnages, émouvoir le lecteur, puis le captiver à partir d’un suspense haletant sur le dernier tiers du roman. J’avoue avoir lu en diagonale et très vite certaines pages pour avancer et aller au bout.

La grande Histoire est présente aussi, en arrière plan, avec la situation de l’Angleterre avant la première guerre mondiale, la crise industrielle, la pauvreté, la violence et la question de l’ eugénisme dont on n’entend pas trop parler dans les romans et sur laquelle j’ai appris des choses.

La salle de bal est un livre tout en sensibilité, un livre qui fait réfléchir , qui serre le coeur sans toutefois vouloir choquer le lecteur à tout prix.

L’écriture d‘Anna Hope est fluide et belle, poétique parfois, simple, sincère…bref je n’arrive pas à trouver de défaut, peut-être que l’intrigue met un peu de temps à s’installer au tout début du roman.

En plus contrairement à beaucoup d’auteurs actuels , ce n’est pas un texte qui tient sur 20 pages Word et qui coûte quand même 17 € voire plus,  c’est un vrai roman de 450 pages, en trois parties chronologiques.

Et donc, je vais m’empresser d’aller acheter le premier roman d’ Anna Hope qui s’appelle Le chagrin des vivants.

Bientôt Noël…pensez à offrir La salle de bal

Bakhita de Véronique OLMI – 2017

 

Parfois, la connaissance du monde est une grande fatigue.

Quelle épopée, terrible et sublime que nous raconte Véronique Olmi dans son dernier roman, Bakhita.

Celle d’un jeune fille de sept ans, enlevée par des négriers dans son village du Soudan en 1835, pour être livré à l’esclavage le plus sordide jusqu’à ses 14 ans. A partir de là, achetée par le consul d’Italie au Soudan, elle reste esclave mais ne subira plus de sévices. Elle sera ramenée en Italie où elle sera protégée et instruite par une congrégation de religieuses à Venise. Elle ne quittera plus l’église, deviendra elle-même religieuse , s’occupant d’enfants orphelins et pauvres, jusqu’à sa mort. Devenue célèbre de par sa couleur noir prononcé et sa foi, utilisée par l’ Eglise Catholique à des fins d’évangélisation, elle sera canonisée par Jean-Paul 2, bien après sa mort.

J’ai du mal à rédiger cette chronique, j’ai fini le livre il y a trois semaines . J’aime beaucoup Véronique Olmi et avec Bakhita, elle prouve qu’elle peut changer totalement d’univers, se mettre au service exclusif de cette femme au destin hors du commun et raconter sa vie, la vie, l’humain, l’inhumain, avec sobriété et retenuse,mais avec une force inouïe. Il faut dire que l’auteur de Bord de mer sait écrire avec une force peu commune parmi les auteurs de notre génération.

Du coup, les 200 premières pages sont dures à encaisser, lorsqu’on sait que l’histoire racontée , bien que romancée est l’ HISTOIRE de l’esclavage et notre humanité il n’y a pas si longtemps que ça. D’ailleurs, dans Bakhita, on balaye partiellement 80 ans d’histoire, avec notamment les 2 guerres mondiales du vingtième siècle.

Elle voudrait leur dire comme la vie est rapide, ce n’est qu’une flèche, brûlante et fine, la vie est un seul rassemblement, furieux et miraculeux, on vit on aime et on perd ce qu’on aime, alors on aime à nouveau et c’est toujours la même personne que l’on cherche à travers toutes les autres. Il n’y a qu’un seul amour. Une seule hostie partagée. Un seul pain multiplié. Elle voudrait leur dire, mais avec son mélange et sa timidité, qui la comprendrait ?

La suite est plus  réjouissante, et je dois dire que moi qui suis athée et tout en respectant la foi, farouchement critique voire opposé à toute Eglise, j’ai eu envie de croire , et c’est un tour de force de Véronique Olmi.

C’est un livre essentiel, qui ne fait pas de bruit, comme son auteur, et comme dirait une blogueuse amie qui hélas ne voudra pas lire Bakhita, c’est toujours les personnes qui la ramènent le moins qui sont les plus intéressantes.

Au final, ce roman déchirant est un hommage à cette femme mais aussi à la femme en général et à tout être humain qui possède une grandeur d’âme, et celle de Bakhita est infiniment puissante.

Le fil conducteur de l’histoire est la séparation…la vie de Bakhita est faite de séparations , douloureuses et multiples. Seul Dieu ne se séparera jamais d’elle…

« Elle sait qu’il ne faut s’attacher à personne, qu’à Dieu. C’est ce qu’ils disent mais elle n’y croit pas. Ce qu’elle croit, c’est qu’il faut aimer au-delà de ses forces, et elle ne craint pas les séparations, elle a quitté tant de personnes, elle est remplie d’absences et de solitudes. »

PS: Véronique Olmi a eu le prix Fnac 2017 pour ce roman, lequel est un vrai prix décerné par des lecteurs, libraires et clients de la FNAC. Il est en lisse également pour le Fémina et le Goncourt, mais après étude du dossier, je parie que Véronique Olmi sera dans la dernière sélection mais ne l’aura pas…l’ Académie Goncourt alterne chaque année entre un livre intello et un livre populaire et cette année c’est au tour de l’intello. Pas très important, c’est un succès de librairie depuis sa sortie !

Agatha de Frédérique DEGHELT- 2017

Ceux qui vous quittent vous laissent dans le doute d’être encore fréquentable. C’est peut-être la pire chose qu’ils vous font. Vous laisser croire qu’après eux, plus personne ne vous aimera.

Agatha Christie vient de perdre sa mère, elle est en panne d’écriture et son mari veut divorcer au profit d’une autre femme, plus jeune. Elle a 36 ans et se retrouve en pleine « middle life crise ». Elle va orchestrer une disparition, laissant d’un côté croire qu’elle est peut être morte, mais d’un autre, elle indique sa destination reelle dans une lettre envoyée à son beau-frère : un hôtel dans une station thermale du Yorkshire…

Frédérique Deghelt apporte ici une pierre à l’édifice de ce moment de vie de la célèbre Agatha Christie, souvent raconté , enfin  souvent imaginé, en littérature. Ce travail s’inscrit d’ailleurs dans une collection qui a pour but de réinventer la vie de personnages célèbres en les transformant en personnage de roman (par exemple, David Foenkinos s’était intéressé à John Lennon dans la même série).

Au final, j’ai aimé cette Agatha, j’ai appris des choses multiples sur la vie de la romancière et j’ai retrouvé la sensibilité de Frédérique Deghelt et son habilité à tracer le portrait et les pensées intimes de ses personnages, des femmes le plus souvent.

Toutefois, ce roman n’est vraiment pas son meilleur, peut-être que l’exercice était un peu trop contraignant, toujours est-il qu’il y a beaucoup de répétitions et parfois des longueurs. Certes, Agatha qui ne supporte pas l’idée d’être quittée par son mari qu’elle aime toujours est au bord du gouffre, elle ressasse en boucle cette rupture, mais  du coup le récit perd parfois de son intérêt…

Il reste qu’ Agatha est un récit romanesque intelligent qui apporte une réflexion sensible sur plusieurs questions.

Tout d’abord, l’amour, la passion, la rupture également.

Les seules histoires d’amour viables et véritablement romanesques n’existent que dans la fiction. Prenez Roméo et Juliette au hasard. Vous les imaginez plus vieux, ayant aligné plusieurs dizaines de dîners de famille avec leurs parents respectifs qui se haïssent ? Et nous qui n’aurions jamais fiché au creux du coeur, l’ingéniosité du plan de Juliette et la fatalité du destin qui l’a fait échouer? Sans ce cri du Roméo découvrant sa bien-aimée sans vie, et le désespoir de Juliette mettant fin à ses jours juste après lui, la puissance de l’amour n’existe pas. En amour sans Shakespeare, il ne reste que l’histoire mièvre et sans attrait de la plupart des couples qui jouent à se rencontrer comme s’ils étaient voués l’un à l’autre, alors que leur histoire est promise au gouffre.

 

Ensuite, le temps qui passe et les questions existentielles qui se posent quand on arrive à la moitié de sa vie.

La jeunesse n’est pas une question d’âge. Elle s’en va, je crois, quand on perd ses illusions.

 

Les souvenirs ne devraient servir qu’à bercer nos mélancolies de ce temps où nous trouvions la vie amusante, et seulement ça ! Après…mais après quoi d’ailleurs ? c’est un mystère non éclairci. La vie devient grave, les moments de bonheur se teintent d’une austérité incompréhensible et le côté amusant disparaît. Y a t-il une raison valable pour que notre insouciance se fasse ainsi la malle?

Enfin, la question de l’écriture, des inspirations et des pannes des auteurs, de l’opposition entre vie réelle et vie romancée. Agatha s’invente un personnage lorsqu’elle est dans cet hôtel du Yorkshire, incognito, pour pouvoir s’insérer dans la clientèle de l’hôtel.

Il faut noter que dans la vraie vie, Agatha Christie ne voulut jamais raconter cet épisode très douloureux de sa vie, ni dans ses romans, ni dans son auto-biographie. Elle plaidera toujours l’amnésie, pour expliquer cette disparition…

Ce livre vous tente ? Laissez-vous porter par les mots de Frédérique Deghelt et la vie d‘Agatha...

 

 

Trois lectures d’été.

Aujourd’hui, je fais une rapide chronique commune pour trois livres lus cet été.

  •  Alice Zéniter :  Jusque dans nos bras.

C’est une belle histoire, assez forte et qui fait cogiter : il s’agit de l’histoire de deux amis intimes, de toujours, l’un est de nationalité étrangère et galère pour avoir la nationalité française. L’autre est française . En désespoir de cause, les deux  vont s’engager dans un mariage blanc.

Le fond est vraiment bien, il y a des passages percutants, mais globalement, je n’accroche pas au style de l’auteur. J’ai voulu réessayer après avoir lu Sombres dimanches , mais il me manque quelque chose de vrai, de ressenti. C’est trop intellectualisé pour moi, pas assez brut en quelque sorte. Du coup, je crois que je vais en rester là avec Alice Zéniter même si c’est une auteur  de talent.

  • André Gorz : Lettre à D  (Merci à Somaja de me l’avoir offert).

C’est un très très très court texte où l’auteur, visiblement un grand philosophe, fait le bilan de sa vie en raccrochant son parcours à l’histoire d’amour qu’il a vécu avec sa femme , pendant près de 60 ans. C’est à la fois un vibrant hommage à la femme qui l’a accompagné et inspiré toute sa vie, et aussi un condensé de vie, alors que la fin de la vie n’est plus très loin.

C’est un livre brillant, qui fait beaucoup réfléchir, j’ai aimé cette lecture, même si l’équilibre entre la passion amoureuse et la passion intellectuelle n’est pas toujours facile à trouver dans ces lignes.

  • Maylis de Kerandal : Tangente vers l’ Est.

Enfin j’ai lu ce court récit qui était dans ma PAL depuis longtemps. C’est l’histoire d’un jeune Russe, Aliocha, qui part faire son service militaire en Sibérie. Il est avec des centaines de conscrits dans le Transsibérien. Il veut échapper à l’appel. Il va croiser une Française, Hélène, qui elle échappe à sa vie « russe » avec un  amant qu’elle vient de quitter…

J’ai beaucoup aimé ce livre. l’histoire est simple mais efficace, les paysages russes décrits et la lenteur du Transsibérien sont magnifiés par l’auteur. Les personnages inventés par Maylis de Kerandal sont tellement vivants et humains qu’on a l’impression de les voir à côté de nous.

La plume est belle est sensible et dans le dernier tiers du livre, Maylis de Kerandal arrive à faire monter un suspens et une tension psychologique dignes des meilleurs spécialistes du genre.

En résumé, j’attendais ce passage de lecture avant de me décider à lire Réparer les vivants, car les blogs m’ont saoulés à force d’en parler et reparler , les médias aussi, je n’aime pas quand tout est blanc et uniforme sur un livre. Mais ça y est, je le mets sur ma wish list et je le lirai car Tangente vers l’ Est m’ a convaincu  !

 

Le garçon de Marcus MALTE – 2016

Mais déjà un autre été s’installe et sans doutes tiendra t-il ses promesses. Car l’univers n’a cure de nos maux. Ni nos peines ni nos tourments n’arrêteront le temps. Et si la nature se recueille, plus florissante encore, sur les tombes de nos morts, c’est qu’il n’est pas de plus fertile terreau que celui des larmes versées et des chairs pourrissantes.

Le garçon, c’ est l’histoire…d’un garçon, du garçon, c’est ainsi qu’il sera nommé par le narrateur . Il ne parle pas, n’a pas de nom, on ne sait rien de ses origines si ce n’est que l’action débute en 1908 et que cette année là, le garçon, alors adolescent  perds sa mère, enfin la femme qui semble être sa mère. Il est donc seul, orphelin,  livré à lui même, à la nature sauvage, et il doit assurer sa survie.  Nous allons suivre les traces et la vie du garçon sur les routes de France puis d’ailleurs, jusqu’à sa mort en 1938. C’est l’histoire d’une vie, avec ses années noires et rudes, faites de souffrances et solitudes,  mais aussi avec quelques années de miel et de bonheur , celles passées avec Emma…

Marcus Malte est connu pour ses polars et je ne lis pas de polars, je me consacre au romanesque . C’était l’occasion parfaite pour découvrir ce talent et sur l’insistance persistante  d’ Asphodèle , qui a fini par m’offrir le livre, j’ai découvert un livre prodigieux et un écrivain qui vole haut, mais vraiment haut…quel récit mes ami(e)s, 535 pages donc 515 vraiment fortes. Je commence donc par le bémol, les 20 dernières pages. A un moment donné, le narrateur, enfin l’auteur dit  » Voilà, l’essentiel est dit ». Mais il n’a pas la sagesse de s’arrêter là et il ajoute un périple inutile et peu crédible pour arriver à la mort du garçon. Quand l’essentiel est dit, ben pourquoi en dire plus alors ? Hein Marcus ?

Ceci étant, Le Garçon est une prouesse littéraire ! Déjà, il y a une histoire, qui repose totalement  sur ce  fameux garçon et quelques personnages extrêmement bien définis et humainement crédibles.  Il y a un message , je ne sais pas s’il faut le qualifier de philosophique, de politique, de subversif bien souvent. Une charge contre l’ordre établi, la classe dirigeante et militaire en particulier. Marcus Malte envoie son personnage faire la Grande Guerre et il n’est pas tendre avec les dirigeants et gradés, responsables d’une telle boucherie. Certains passages sont durs mais jamais trop.

La magie de la guerre. Qui tout transforme, hommes et relief. Mets un casque sur le crâne d’un boulanger et ça devient un soldat.Mets un aigle sur son casque et ça devient un ennemi. Sème, plante des graines d’acier dans un champ de betteraves et ça devient un charnier. Le grand cirque, la caravane. La parade monstre.

Et puis, le garçon va connaître l’amour, auprès d’une jeune femme professeur de piano, qu’il rencontre par hasard lors d’un accident de roulotte : Emma. Elle va le soigner, le découvrir, l’approcher, l’initier aux arts, à la musique , à la lecture, sans jamais essayer de charger ce qu’il est, c’est à dire un inconnu qui ne parle pas et n’écrit pas. Elle le prénomme Félix. Jusqu’à ce que l’amour et le sexe s’emparent du couple improbable : Félix devient  alors pour Emma, »mon amour » !  Marcus Malte a pris un plaisir jouissif à insérer des passages érotiques assez torrides, crus, mais si bien troussés qu’ils réussissent à choquer le bourgeois (comme disait Molière) et le bien pensant sans jamais  trop déraper. Il en rajoute parfois des tonnes en énumérant tous les synonymes possibles au vagin et au phallus, mais il doit avoir un côté sale gamin un peu libertaire qui me plaît.

Quand les jeux sont finis ils écartent les branches du saule et se glissent à quatre pattes dans l’ombre. Ils s’étendent l’un à côté de l’autre. C’est une hutte . C’est un cloître. Ce sont les antipodes : le temps et le ciel se sont renversés et pour eux, pour eux deux seulement, dans cette partie du monde une nuit est tombée, piquée de mille étoiles, de gemmes, d’étincelles – une Voie Lactée en plein soleil. Emma soupire, elle est bien.

Ils sont nus sous le saule. Debout. Elle penchée, buste en avant, croupe tendue, offrant la plus belle vue qui soit sur ses hémisphères, et lui derrière, arrimé aux hanches, ces courbes sublimes, apanage de la femme, baie des anges, ces plages, ces anses où l’on s’ancre, pirate comme flibustier, corsaire, contrebandier, pêcheur de perles ou voleur d’amphores, pour accoster et trouver refuge à l’intérieur des terres. Le garçon s’y est profondément enfoncé.

Le style est vraiment particulier, on peut parfois penser un peu à Albert Cohen mais en plus maîtrisé et plus accessible. Il y a des envolées, de la profondeur, de l’érudition, parfois un peu trop de mots compliqués mais ce n’est pas pour s’écouter parler, enfin je trouve,  alors ça passe très bien.

Enfin, et c’est assez rare chez moi pour le souligner, les passages historiques sont hyper intéressants et instructifs pour le lecteur qui n’y connaît pas grand chose ou fuit devant le fait historique.

Au final, c’est un vrai coup de coeur : Le Garçon est un récit brillant dont les fondations sont l’humanisme, la tolérance et quelque part le non conformisme. Avec un univers noir comme je les apprécie.

Les habitudes sont tenaces mais on n’est pas obligé de vivre, on peut se contenter d’être en vie.

Je relirai Marcus Malte, il doit bien avoir écrit d’autres romans qui ne sont ni des polars ni des livres jeunesse . Et je vous conseille d’attaquer ce respectable pavé si ce n’est pas déjà fait !

 

Et si on regardait les best sellers littéraires de cet été ?

Allez, une fois de temps en temps, j’aime bien regarder le classement des meilleures ventes de roman, publié par Editstat, de manière hebdomadaire. Voici les estimations des 10 meilleures ventes au 16 juillet 2017.

Pour les romans en grand format?

  1. Fred Vargas : Quand sort la recluse . Heu non sans façons merci et pourtant je sais tout le bien que l’on dit de cette auteur.
  2. Laétitia Colombani : La tresse  : le livre dont tout le monde parle, je le lirai mais je vais attendre la sortie en poche, car je suis toujours les conseils de Philisine… (presque).
  3. Audrey Carlan : Calendar girl (juillet) : je vois cette série dans les librairies mais je ne comprends pas le concept. A vrai dire, je n’ai pas cherché !
  4. Guillaume Musso : Un appartement à Paris : je ne lis plus cet auteur, ni même ce genre de livres, je suis vieux maintenant quoi !
  5. Audrey Carlan : Calendar girl (Août) : Ok, mais c’est quoi ?
  6. Paula Hawkins : Au fond de l’eau : ha oui, celui-là je le lirai en poche également, j’avais adoré La fille du train !
  7. Raphaelle Giordano : Le jour où les lions mangeront de la salade verte : non, ce titre est  trop nase…
  8. Anna Gavalda : Fendre l’armure. Bah oui, sûrement que je le lirai, j’aime beaucoup cette auteur mais franchement, marre des nouvelles, faudrait voir de nous refaire un gros roman là, Anna…faut bosser un peu !
  9. Virginie Despentes : Vernon Subutex 3 : heu non, sans façons, mais alors sans aucune façon…et pourtant je sais tout le bien… etc !
  10. Marc Levy : La dernière des Stanfield  : pas pour le moment, mais peut-être un jour je relirai Levy…ou pas !

Et les livres de poche ?

  1. Raphaelle Giordano : Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en a qu’une . Vraiment, trop long ce titre…elle a l’air d’aimer les longs titres Raphaelle !
  2. Simone Veil : Une vie : déjà lu !
  3. Guillaume Musso : La fille de Brooklyn : non toujours pas!
  4. Michel Bussi : Le temps est assassin . Tiens ça me rappelle une chanson ( ta ta tan ) . Jamais lu, faudrait que j’essaye cet auteur qui cartonne depuis des années.
  5. Virginie Despentes: Vernon Subutex 2 : ben non alors ! Et pareil pour le 1, que ce soit clair !
  6. Paula Hawskin : La fille du train : déjà lu
  7. Eléna Ferrante : L’amie Prodigieuse : déjà lu
  8. Aurélie Valognes : En voiture Simone : Hein ? Mais c’est qui ?
  9.  Aurélie Valognes : Même dans les orties : hein mais alors elle est connue?
  10.  Eléna Ferrante : L’amie prodigieuse 2 : déjà lu, et j’attends la sortie du 4 comme le messie, enfin plus même, parce que mis à part Katy Perry, je ne crois en aucun messie ! j’espère que ce sera bien octobre comme on peut le lire parfois pour la fin de la saga napolitaine !

Voilà, voilà…à suivre …ou pas !