Départ…

 

Le départ…vaste sujet de réflexion !

Voici ce que j’écrivais, 2 semaines après avoir créé mon blog en 2011.

Je ne sais pas pour vous mais bizarrement je n’aime pas le dernier jour avant les vacances ou même le jour du départ en vacances.

Et pourtant je suis toujours prêt à lever le camp, à voir du pays et à bouger, c’est indispensable à ma vie, je ferais que cela (ou presque)  si je le pouvais. J’ai des souvenirs impérissables  de la Suisse, du Pays Basque, de la Corse,  de la Bretagne, de Londres ou Venise.

Mais voilà, ce matin en me levant, je regardais le petit massif de fleurs des champs dans le jardin et le me disais qu’il allait me manquer. Tous les jours ce massif est différent et j’ai peur de le retrouver mal en point. Pareil, en promenant le chien au bord du petit lac où je vais tous les jours souvent 2 fois par jour, je me disais que cet endroit propice à la réflexion allait me manquer, un peu comme s’il y avait un risque que je ne le retrouve pas de la même manière en rentrant Et pourtant, certains matins quand il pleut à cordes ou qu’il fait bien froid, ce lac me sort un peu par les yeux.

Et puis faire les valises est quelque chose dont j’ai absolument horreur et pourtant ça veut dire préparation du départ mais au fond je crois que c’est le départ en lui même qui me noue un peu l’estomac….

Et là, il va y en avoir un de départ, et pas pour des vacances ni pour 3 mois !

Je crois que je ne réalise pas encore et cela ne m’étonne pas : en caractérologie, je fais partie des personnes qui ont  « retentissement » secondaire. C’est à dire que je ne réagis pas aux choses à chaud mais toujours en décalé. Pour le moment je ne ressens que cette sorte de noeud à l’estomac liée à tout départ, mais je ne suis ni excité, ni énervé, ni particulièrement stressé.

Pourtant, quand je vais prendre l’ A 66 pour la dernière fois, déjà je serai seul dans la voiture et quand je serai arrivé à destination, je ne serai pas chez moi. Au premier sens du terme, puisqu’en tant que boulet 2.0, je vais devoir squatter chez des âmes charitables pendant 2 semaines, le temps d’avoir notre location. Du coup, encore moins évident de bien réaliser ce qui est en train de se passer !

Quand à la zone géographique, je ne la connais que par des vacances et encore, pas tellement cette partie là de la Haute Savoie et le travail, forcément, ce sera la découverte  !

Un départ en aller simple  en somme , rien de plus.  Le massif de fleurs des champs dont je parle dans mon article du début n’est plus là, le chien non plus d’ailleurs. Comme dirait l’autre, » On peut pas mettre 10 ans sur table, comme on abat ses lettres au Scrabble »

 

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Il se voyait déjà…

Le vendredi 29 septembre, je regardais C’est Dans l’Air où Charles Aznavour était invité et comme toujours , il était alerte et à priori en forme. Il expliquait qu’il allait remonter sur scène à 94 ans, qu’il aimerait fêter ses 100 ans sur scène . Et 3 jours après il était mort, de sa belle mort comme on dit parfois.

Monter sur scène à 94 ans, avec canne, appareil auditif et prompteur…pourquoi pas, il y a un petit côté ridicule mais d’un autre côté, il y a un combattant qui aime la vie et ne peut pas s’arrêter de faire l’artiste.

Hier, si j’ai bien tout suivi, un hommage national était rendu à Aznavour aux Invalides et ma foi, pourquoi pas , même si je trouve que ça ne colle pas trop au personnage.

Le personnage, je l’ai toujours apprécié. On connaît son histoire, parti de rien, débuts très difficiles, beaucoup de temps et de travail pour rencontrer le succès , un peu le rêve de tout artiste en herbe, sauf que n’est pas Aznavour qui veut. Et puis j’aimais bien chez lui une forme de modernité, de dérision parfois et surtout une grande lucidité sur son métier, lui-même, doublé d’une grande fierté d’être devenu ce qu’il est devenu, fierté qui en agaçait beaucoup.

L’artiste, je le connais peu, je n’ai jamais écouté d’album entier de Charles Aznavour mais de cette catégorie-là d’artiste sacré de l’après guerre, c’est probablement le seul dont je puisse citer au moins 10 morceaux sans problèmes, et même les fredonner. Parce que pour moi, les chansons d’Aznavour touchent à l’universalité, elles peuvent toucher tout le monde, on n’est pas dans le genre d’artiste élitiste ou politique. Et qu’on aime ou pas, il faut reconnaître le talent d’auteur de l’artiste…

Et puis, pour moi sa façon de chanter est fortiche, j’imagine que ses chansons doivent être difficiles à interpréter !

Tout cela pour dire que les chansons de Charles Aznavour resteront car elles font partie de notre propre parcours.

94 ans ! Et même pas le temps de faire son pot de départ lui !

Pourvu que Calogéro ne chante pas jusqu’à cet âge là…et qu’on se cogne pas un album hommage de reprises par les chanteurs de The Voice !!

Il fallait bien que je choisisse un morceau pour clore cette chronique, pour moi c’est vraiment   » Comme ils disent » LA chanson d’ Aznavour mais je vous propose d’écouter   » Hier encore ».

 

Pot ou pas pot – le retour !

 

Hé bien, vous avez été inspiré(e)s par ma chronique sur les pots de départ, enfin le mien en particulier.

Du coup, voici la suite !

En répondant à vos commentaires, il m’est venu l’idée de demander à l’employeur de commander un petit buffet pour mon départ, histoire qu’il participe et moi aussi. Allez j’avoue que je connaissais déjà la réponse, c’était juste pour jouer les sales gamins.

Mais c’est intéressant de voir la réponse. Le premier argument, tout à fait normal à mon point de vue, c’est qu’ils ne l’ont pas fait pour les autres, et des départs il y en a eu en 9 ans…il ne va plus rester que 20% de ceux qui étaient là quand je suis arrivé en 2009 ! Le second est plus révélateur…cela pourrait créer un précédent. Et là, on voit bien tout le paradoxe du salariat…on ne va pas dépenser pour un salarié qui part puisqu’on ne pourra plus rien tirer de lui. Il faut savoir que l’intérêt du salarié est exactement à l’opposé de celui de la Direction, des propriétaires quand il s’agit d’une entreprise. Et tout le reste n’est que discours et bla bla, les exceptions sont rares !

Alors que faire…vu qu’à la base les pots de départ et moi ça fait deux mais que je ne voulais pas partir comme un sauvage non plus (bien que je le sois et le revendique haut et fort ! )?

Hé bien j’ai proposé qu’on aille manger dans un restau sympa un jour à midi avant que je parte et comme je ne peux pas inviter tout le monde, car même en Ariège les restau sympas avec un apéro, on ne mange pas pour douze euros !   Ceux qui viendront participeront et comme ça leur évitera de faire un cadeau parce que ça aussi c’est chiant dans les pots de départ. Et j’ai invité tous mes collègues de travail, hormis la Direction et les propriétaires si je  puis le dire ainsi dans la Fonction Publique.

Cela aussi, c’est comme les pots de départ organisés et payés par les employeurs publics : ça ne se fait pas ! Tant pis, c’est fait et comme ça nous serons entre fifres et sous-fifres !

Mais…maintenant que j’y pense…dans mon nouveau travail en Haute Savoie…ils pourraient me faire un pot de bienvenue non  ?? Vous en pensez quoi ?? 😀

 

 

Pot ou pas pot ??

Il est des moments où il convient de se poser des questions existentielles: après 9 ans passés dans mon travail actuel, est-ce que je fais un pot de départ ou non ?

Oui, je sais, normalement on ne se pose pas la question, on le fait, tout le monde fait ça. Mais voilà, je n’aime pas les pots de départs, je ne garde aucun souvenir de ceux qui ont eu lieu avant mon propre départ et la tradition…je m’assois un peu dessus à l’occasion.

Le souci c’est que le pot de départ s’adresse à tous dans l’entreprise ou la collectivité dans laquelle on travaille, au moins au niveau de son service pour les grosses structures. Ben oui on ne peut pas sélectionner ses collègues et surtout, on ne peut pas dire aux chefs, à la Direction, au PDG…heu c’est sans vous merci. Bien entendu on peut faire quelque chose hors travail, chez soi et là on n’invite que qui on veut, mais ce n’est plus du tout un pot de départ.

Mais au delà de ça, que célèbre t-on lors d’un pot de départ ? Un succès bien évidemment, on part pour du mieux, parce qu’on a réussi à se faire embaucher ailleurs, à aller dans une région qui nous plaît, à progresser ou je ne sais quoi d’autre. Mais un départ, c’est aussi quelque part un échec…si tout allait bien et qu’on s’épanouissait, pourquoi partir et aller voir ailleurs ? Si l’on est un tant soit peu honnête et qu’on regarde les vraies raisons d’un départ professionnel , on se rend compte qu’à la base il y  a souvent un échec ou quelque chose de négatif, que le seul le départ peut transformer en positif.

Et puis, c’est idiot, mais moi j’aimerais bien que l’employeur assume financièrement le pot de départ, je veux dire qu’il paye l’apéro, le buffet…hors chez nous je ne l’ai jamais vu ! Ceci dit, je pourrais les avoir au chantage émotionnel …

Bref, je ne sais pas ce que je vais faire ou pas faire…mais j’y songe ! Mon dernier pot de départ était très bien, très sympa, touchant même…mais je n’ai plus le moindre lien avec aucun des participants, sauf une personne mais qui est une amie et l’était déjà il y a 10 ans…

Cela ferait un bon sujet pour le bac de philo non ? Plutôt que d’emmerder les lycéens avec Platon??

15 août !

Nous sommes le 15 août, donc un jour férié, issu d’une fête catholique…ma foi, tant qu’on ne nous demande pas de croire et de pratiquer et qu’on nous file un jour férié gratos, on peut être tolérant envers la religion non  ??

Bref, le 15 août est un jour férié mais particulier. C’est la semaine où rien ne se passe nulle part, la plus calme de l’année au boulot car oui, tout le monde se doit d’être en vacances cette semaine là…et aussi celle d’avant ou celle d’après, mais pas plus. Au départ, il y a des raisons objectives, à l’époque les entreprises et les usines fermaient à ce moment là, c’était les premiers congés payés…mais aujourd’hui, c’est devenu de plus en plus rare…pourtant tout le monde continue de partie en même temps et en plus bien souvent au même endroit.

Et puis, après la semaine du 15 août, ben c’est déjà la fin. Gamin, j’entendais dire qu’après le 15 août, les touristes partaient, que l’été se terminait, qu’on revenait dans le business…etc. C’est vrai que j’étais dans un département rural mais il y a encore ce genre de réminiscences…

La semaine du 15 août si tu n’es pas en vacances, si tu es coincé dans une ville où il fait bien chaud, si tu es sans famille ou sans amis, ben c’est pas bon du tout du tout…c’est même peut-être la pire semaine de l’année, de l’été , qui est d’ailleurs la pire saison de l’année.

Mais bon dimanche c’est fini…la semaine, les congés, l’été, la chaleur tout ça tout ça…courage courage. Enfin perso, je ne suis pas encore parti en congés d’été (enfin si une semaine en  juin, mais je veux dire de plein été), alors la rentrée je ne veux pas y penser, même si cette année, je ne peux pas faire autrement que d’y penser mais là ce n’est pas le sujet.

Je fais partie des privilégiés maintenant, je pars en vacances, je ne suis pas seul mais j’ai des souvenirs très négatifs de cette période de l’année. Sans compter qu’en plus, comme c’est un mercredi cette année, les magasins seront sûrement fermés…

Bon 15 août malgré tout, enfin pour ceux qui sont en vacances !!

La solitude…

Ha, je suis en train de lire un roman top, je vous en reparlerai sûrement plus tard, à la fois drôle et disons assez désespéré…

Comme c’est le plein été , que je suis à court d’articles et d’idées, je vais broder sur la solitude…cet article sera un peu sans queue ni tête, tant pis !

Et je trouve ce passage sur les solitudes vraiment bien…

Il y a plein de niveaux de solitude , la solitude tout seul, accessible à tous, en libre-service, ouverte 24 heures sur 24, mais il y a aussi la solitude à deux, qu’on appelle la vie de couple. Et puis bien sûr, celle que je connais le mieux, la solitude entres trois et 10 personnes en moyenne, qui s’appelle la vie de famille, une des plus coriaces, parce que pour le couple, il y a des recours juridiques comme le divorce, mais en ce qui concerne la vie de famille, même devant la Cour de justice européenne, ils peuvent rien pour vous. Ce qui nous amène à la solitude avec plusieurs millions de personnes autour de vous, c’est la vie en société, tout le monde sait de quoi je parle.

Pas mal vu non ?

Je vous laisse imaginer la solitude de l’auteur en train d’écrire ces pensées…la solitude du lecteur qui les reçoit…et celle du blogueur qui écrit un article sur la solitude, seul devant son clavier d’ordinateur.

La solitude inspire toujours les artistes car c’est un sentiment universel et du coup elle nous concerne tous.

En chansons, la solitude a donné beaucoup de trucs nases…je ne cite aucun titre pour ne pas blesser les fans de Garou par exemple (warf) mais aussi quelques jolies choses comme l’ Ultra moderne solitude de Souchon ou le Je marche seul de Goldman.

En livres, je pense aux romans de Delphine de Vigan qui finalement, ont la solitude comme fil rouge si l’on regarde bien, mis à part peut-être Inspiré d’une histoire vraie et encore…

Je m’écarte un peu du sujet…mais en y réfléchissant bien, on peut dire que seule la solitude peut permettre d’écrire ça…drôle et désespéré je vous dis ce livre-là !

Pour ceux qui ont souffert de solitude toute leur vie, c’est peut-être une solution intéressante, la fosse commune, avoir de la compagnie pour l’éternité, ça se refuse pas.

 

C’est qui qui vend ?

C’est l’été, la canicule, pas grand monde sur les blogs…de quoi parler ?

Des meilleures ventes de l’édition , selon EDITSTAT qui établi chaque semaine, le palmarès des 200 meilleures ventes en France, tous magasins confondus.

J’ai jeté un oeil au dernier classement et voilà ce que j’ai vu…

Le classement est pollué par tous les cahiers de vacances pour les écoliers. Alors amis parents, j’ai un message pour vous : arrêtez de gonfler vos enfants avec ces cahiers quand ils sont en vacances…dites vous que si votre fils ou votre fille est une buse, il ou elle le restera même après les cahiers. Et sinon, il n’ en a pas besoin…l’école suffit ! Alors arrêtez de gaspiller votre argent et de polluer ce classement. Merci.

Nous trouvons aussi des cartes Michelin…c’est intéressant et rassurant parce que les GPS pourris qui t’amènent sur des pistes tout juste carrossables pour aller au plus court, franchement ça craint !

Bien entendu, on a les auteurs habituels qui sont des gros vendeurs de livres, pas la peine de les citer, vous les connaissez tous !

Ha oui, comme chaque été, c’est le retour des morts vivants. Pas que l’été d’ailleurs, mais j’ai remarqué qu’on trouvait toujours des classiques voire même cette année des « avant-classique ».  J’ai repéré vite fait Stendhal mais aussi Homère et Platon. Par contre, les héritiers ne vont pas toucher une tune sur ces titres là, c’est moche quand même.

Et pour finir, on trouve plein de livres feel-good , pseudo philosophico du bien être:

  • Ta deuxième vie commence que tu comprends que tu n’en as qu’une
  • Et tu trouveras le trésor qui est en toi
  • Désolée je suis attendue

Ben moi, si j’étais écrivain, ces titres feel good me donneraient envie d’écrire un roman intitulé :  » Pardon, mais j’ai envie de me pendre » 😀

Je laisse la liesse…

Fini le mondial de foot !

C’est l’occasion de s’interroger sur ce phénomène de liesse , de partage , d’hystérie collective autour de l’évènement, du patriotisme, de la fierté d’être français…

Personnellement, je suis complètement à côté de ça, totalement hermétique à ces sentiments là. Je ne m’intéresse absolument pas au foot ni aux autres sports collectifs d’ailleurs, certainement un manque d’initiation quand j’étais enfant. C’est souvent le père , puis l’école qui transmettent cet engouement pour le foot.

Mais même sans cela, il est évident qu’il y a dans les rues des personnes qui ne sont pas particulièrement fan de foot ou de sport, mais qui se sentent en phase avec ceux qui le sont ou simplement avec ce sentiment de fierté d’avoir gagné une compétition mondiale, d’être de la même nationalité que l’équipe la plus forte dans le monde entier !  D’ailleurs c’est drôle mais on n’entend pas les racistes de tout poil quand l’équipe de France gagne le mondial, pourtant il y a du black, du marron…

De mon côté rien n’y fait, j’aimerais je crois sincèrement faire partie de la norme ou de la majorité et sortir mon petit drapeau français et encourager l’esprit de réussite et aller dans la rue, mais je n’y arrive pas…je m’en tamponne totalement. Je ne suis pas patriote pour 2 sous…je me méfie du patriotisme…en temps de guerre oui, il le faut, en temps de paix, du patriotisme on passe vite au nationalisme et du nationalisme…

Et pour être honnête, on rappelle dans les médias qu’un tel rassemblement de français ne se voit qu’après les attentats ou après avoir gagné la coupe de monde de football. Après les attentats, c’est peut-être un besoin de rassembler, après la victoire des bleus, plus une envie, je ne sais pas. C’est bizarre de voir rassemblés et comparés ces 2 évènements.

Ce que je sais, c’est qu’un mois après le grand rassemblement post attentats ou un mois après le grand rassemblement pour fêter la victoire des bleus, il ne va pas rester grand chose de cette liesse collective. Et puis, j’aimerais vraiment que les français se rassemblent pour des choses qui en valent vraiment  la peine. Certes, se serrer les coudes et rendre un hommage aux victimes des attentats  est louable , de même que faire la fête pour célébrer l’équipe nationale du sport le plus populaire au monde, certes, mais n’y aurait-il pas mieux à faire d’un point de vue des masses populaires ?

Bref, le mondial est fini, c’est les vacances…repos et tant mieux !

La loi de Murphy (2) – En revenant de Nantes…

Ha vraiment Emilie Berd, je ne te remercie pas avec ton article à la noix sur les catastrophes en chaîne que tu as donc nommé la loi de Murphy ! Je viens de tester…C’est pas drôle DU TOUT.

J’ai dû faire un aller retour rapide sur 24 heures à Nantes…pour affaires si je puis dire…après Annecy où je me suis fait refouler , j’ai passé un nouvel entretien d’embauche . Voyage aller et entretien : nickel ! Par contre, le fucking Murphy m’attendais pour le retour.

Alors que l’avion était prêt au décollage, portes fermées et manoeuvre de recul effectuée,  avec 15 minutes d’avance sur l’horaire prévu (vous en déduisez donc que je ne volais pas avec Air France mais avec Easy Jet…avec Air France, quand on arrive en retard déjà on est super content…de pas être resté au sol…), une annonce d’un steward demande s’il y a un médecin dans l’avion (pas un pilote, il y en avait bien un…vous allez voir après) et donc une personne se lève et va rejoindre un passager, probablement en situation de malaise. Et 5 minutes plus tard, une autre annonce du steward nous dit que pour un  problème technique , nous devons revenir au point de départ, c’est à dire parcourir les quelques lettres faits en marche arrière.

Arrivé au point de départ, réouverture de la porte avant, remise en place de la passerelle et le passager malade va prendre l’air. Et là je me dis c’est drôle comme formulation « problème technique » pour un malaise de passager…mais bon pourquoi pas, les anglais sont bizarres (l’équipe en cabine était 100% française…).

Et encore 5 minutes plus tard, le steward refait une annonce pour dire que d’ici quelques minutes, le co-pilote va faire une annonce pour avoir des éclaircissements. Entre temps, les pompiers sont montés à bord, le passager a été déplacé au premier rang , il semble aller bien.

Annonce du co-pilote, anglais, mais dans un français impeccable : il y a eu un souci lors du tractage de l’avion, une mauvaise manoeuvre de l’engin de tractage pour la marche arrière à touché le train avant de l’appareil. Il faut donc faire venir des techniciens pour vérifications et attendre de voir de qu’il en est. On n’a rien remarqué, s’il y a eu un choc lors de la manoeuvre , il a dû être minime.

10 minutes plus tard, on nous annonce que les ingénieurs Airbus qui étaient rentrés chez eux pour déjeuner sont sur le chemin et encore 10 minutes plus tard, la commandant, le copilote les ont rejoint sur le pour l’inspection en règle du train avant de l’ A 319.

Enfin, plus tard, le co-pilote nous dit qu’on va pouvoir partir, que tout est ok, qu’il faut juste de temps de faire les papiers. Ouf, entre temps, les pompiers sont partis et le passager va bien. Allez  on ferme et on envoie les gaz, descente rapide sur Toulouse à la fin du vol et on arrive avec 1h30 dans la vue. Mais bravo à tous les membres de l’équipe à bord, hyper professionnels, calmes, communiquant et bienveillants avec les passagers, qui eux aussi sont restés zen au final.

J’arrive à Toulouse à Blagnac, il fait assez beau, petit vent d’autant , pas trop chaud…et je me dis allez dans une heure je récupère la voiture au terminus du tram et donc en gros dans 2 heures je suis à la maison…youpi !

Mais non, c’était sans compter sans ce fucking Murphy boy ! Arrivé au péage, alerte rouge de la voiture  : arrêtez vous immédiatement, surchauffe moteur et en effet l’aiguille est au rouge. Je me gare juste après pris le ticket de péage, comme je peux, et la température descend, je repars, mais 5 km plus tard, pareil…sauf que je suis sur l’autoroute  ! Je ralentis et voie le panneau de la prochaine aire à 5 km, je tente le coup et j’y arrive, je coupe le moteur, j’ouvre le capot, une bonne odeur de grillé embaume l’air ambiant. Je vais acheter un bidon de liquide de refroidissement et après 30 minutes, pour faire redescendre la pression, je verse un peu de liquide, il doit en manquer…j’ai versé tout le bidon, il n’y avait plus une goutte dans la voiture et en versant , je me rends compte que ça fuit autant que dans nos centrales nucléaires.

J’ai mon garagiste au téléphone, il me dit que je ne peux plus rouler, une pièce à lâché et donc appel d’un dépanneur pour remorquage, chargement de la voiture, départ en camion, arrêt pour un second remorquage, et j’arrive au garage du dépanneur . Entre temps tractations et explications avec l’assistance de l’assurance et la douce qui a les infos de l’assurance .

Au final, la voiture est toujours là-bas, à 70 km de chez moi et je suis rentré en taxi . Bon l’assurance va me rembourser le remorquage sur autoroute (124 euros) et a payé le taxi. Il n’y aura que la réparation à ma charge.

Je suis rentré avec un taxi sympa, qui a pour particularité de ne bosser que le soir ou la nuit et d’avoir passé 20 ans dans les commandos de la Marine Nationale…il m’a pas raconté sa vie mais on a échangé un peu , 45 minutes c’est long si on  ne  cause pas, un dur le mec, 52 pays en 20 ans et des missions secret défense assez glauques !

Bref rentré à 20h30 au lieu de 15h30.

Alors si vous croisez le fucking Murphy…dites lui que si je croise, je mets les commandos de marine à ses traces. Non mais Ho !!

Carnet de bord mensuel d’un loser mélancolique probablement dépressif chronique-2

1 mai 2018

Houla houla, rien ne va plus, je passe parfois auprès de certaines blogueuses (qui se reconnaîtront)  comme quelqu’un de souvent en vacances ou qui pense un peu trop aux vacances…vrai ou faux je ne sais pas  !

Figurez-vous que j’avais posé la semaine de l’ascension et du 8 mai, comme beaucoup, 2 jours fériés la même semaine ça fait que 3 jours de congés de cramés pour une semaine complète. Oui mais voilà, impossible d’arriver à faire quelque chose de cette semaine. J’ai tourné en boucle , en rond et en carré  et je ne me suis posé sur rien, pas d’envies ou plutôt si, des envies mais fugaces, bref même pas un week-end prolongé qui s’est détaché cette fois-ci. Nada. Nothing !

Alors action réaction…je vieillis et je suis probablement dans une seconde crise de la quarantaine (ben oui, pourquoi on en ferait qu’une quand on a 40 ans , c’est chiant de faire comme les autres non ?) , mais il n’est pas concevable pour moi de prendre des congés pour rien faire et rester à la maison ! WTF !

Alors j’ai carrément annulé mes congés et vais donc bosser lundi prochain . J’ai quand même gardé le vendredi  pour le pont de l’ascension, je ne voudrais quand même pas être la risée des fonctionnaires territoriaux en allant bosser ce vendredi-là, mais moi je vous le dis, tout ça c’est moche et ça sent vraiment pas bon…

Normalement, en cette saison, j’aurais déjà dû bosser le guide de la Corse pour notre semaine de juin et je devrais être dans les guides de Normandie pour le mois d’août. Et bien rien, nada, nothing ! A peine parcouru une fois un guide sur le Cap Corse où nous allons.  Et j’ai mis 21 jours pour lire un pavé de 600 pages, pourtant plutôt bien , cela n’a rien à voir mais j’ai du mal à lire aussi.

Par contre, j’espère que tout le monde au travail, (enfin mes « clients » pas mes collègues), auront bien pris la semaine, pour pouvoir être tranquille et m’avancer dans ce que j’ai à faire…

Voilà, c’était la détresse du tour opérator en faillite…Warf 😀 😀 . La vie est rude non ??

Bonne semaine et bons congés à ceux qui partent ou font des ponts plus ou moins viaduqués. Et aux autres aussi hein 😀