La liste qui tue…

Normalement, j’aurais dû descendre à Menton pour la fête des citrons cette année, j’avais prévu 4 jours au soleil. Hélas, adieu citrons, confitures d’agrumes, soleil de la Côte  et retraités , je ne peux me déplacer à cause d’un souci de santé et suis en arrêt maladie. Du coup, comme ma carte bleue propose de me rembourser en cas d’annulation de séjour pour raison de maladie, je vais faire un dossier…

Pour les joindre, les explications, la rapidité et les compétences de la personne que j’ai eue au téléphone (non surtaxé), parfait, vraiment à l’écoute et disponible. C’est après que ça se corse, quand j’ai reçu la liste des pièces justificatives à fournir…bon je m’en doutais, c’est une assurance et forcément faut justifier. Voici cette liste de pièces. Bon je vous vois avoir envie de zapper et de ne pas lire, mais quand même…ça peut être drôle.

  • un courrier circonstancié décrivant l’évènement et indiquant les prestations pour lesquelles vous souhaitez mettre en jeu votre garantie : Ok , c’est normal non ?
  • le Relevé d’Identité Bancaire au nom de l’Assuré, faisant apparaître l’IBAN et le BIC (norme SEPA) : Ok aussi, c’est bon signe, ça veut dire qu’ils envisagent de payer…
  • le formulaire de déclaration sur l’honneur (ci-joint) dûment complété par le titulaire de la carte ou l’ayant droit, au titre des assurances cumulatives : Ok, ils demandent que je jure que je n’ai pas 5 assurances différentes à qui je peux demander un remboursement. Tiens ça me donne une idée ça…en  prenant en Suisse une seconde ils sauront jamais !! Heu non mauvaise idée, un séjour annulé de 250  euros , ça va les faire rire en Suisse, ça couvrira même pas les frais de dossier…
  • le(s) relevé(s) de compte nominatif de la Carte Assurée fourni(s) par la banque prouvant le(s) paiement(s) des prestations concernées par la mise en jeu de la garantie et la/les facturette(s) CB en votre possession : Ok, ça j’ai, par contre, je vais griser tout le reste , faut pas qu’ils voient tout ce que je paye avec leur carte…ha merde, ils le savent déjà !
  • une copie recto verso de la pièce d’identité (Carte Nationale d’Identité ou Passeport) du titulaire de la carte Assurée en cours de validité : OK
  • le questionnaire médical ci-joint à compléter et faire signer par le médecin. Lors de l’envoi de celui-ci, y joindre suivant les circonstances les documents demandés en dernière partie. : Là ça se corse…et ça rigole plus, le questionnaire est long, il faut aussi l’ordonnance, la preuve que j’ai acheté les médocs, la copie de l’arrêt de travail avec la pathologie…et leur médecin conseil doit être briefé pour retoquer certains dossiers. Heureusement, ils ne demandent pas le résultat récent d’un toucher rectal ni une analyse d’urine ça aurait pu être pire. Cultivons le positif !
  • les titres de transport originaux non utilisés dans la mesure où ils ont été délivrés antérieurement au jour du départ, y compris les e-billets : Ok, logique non ?
  • la facture initiale (bulletin d’inscription, facture, confirmation de commande internet, contrat de vente,…) pour chacune des prestations du voyage, indiquant le détail facturé et réglé au moyen de la Carte Assurée avant l’évènement : là ça devient plus compliqué quand on achète sur Internet, on imprime les billets et réservations mais pas forcément les factures…on sait jamais dès fois qu’on ait piqué les billets à quelqu’un d’autre et qu’on ait réussi à faire indiquer notre propre nom sur les documents…
  • les Conditions Générales de Vente pour chacune des prestations du voyage dans lesquelles apparaissent les formalités et conditions d’annulation du fait du client : holà, mais peuvent pas le faire eux même ? Faut vraiment que je recherche les pavés écrits tout petit que personne ne lit ?? Vais essayer de pas les joindre vu que le sur le billet d’avion et les réservations d’hôtels il y a bien écrit non remboursable en cas d’annulation. Oui je sais je suis fou…
  • tout justificatif émanant de la compagnie aérienne précisant le montant des taxes d’aéroport facturées ou remboursées.   : ok, vais voir ça…
  • pour chaque prestation du voyage : tout document confirmant la date à laquelle l’annulation a été demandée, ainsi que le justificatif obtenu précisant le montant retenu, non remboursé : Heu oui…c’est fait mais il y a pas écrit tout ça sur les documents reçus…
  • Toute preuve à votre convenance prouvant l’existence de Dieu :  Vraiment ?
  • Un arbre généalogique détaillé prouvant que votre nom de famille est présent sur au moins 5 générations dans votre famille : Sans déconner ?

Bon ben c’est parti, y’a plus qu’à ! je suis à fond !!

 

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Le 74 !

Hello ! Alors aujourd’hui, si on parlait du 74 ? La Haute Savoie quoi !!

Connaissez-vous les expressions utilisées ici ?

  •  » C’est tout bon »  : celle là, on l’entend partout et tout le temps, au boulot, dans les magasins, au téléphone…et c’est ok !
  • « Monstre ». Genre il faisait monstre beau…celle-là est plus rare et peut-être plus Suisse, je ne sais pas trop, ou plus montagnarde…elle me plaît bien !
  • « Tu auras meilleur temps ». Il faut traduire par ça ira plus vite…exemple type, pour faire un tableau informatisé par exemple, tu auras meilleur temps avec Excel : Tu devrais utiliser Excel, c’est plus rapide…
  • « la Yaute » : c’est le nom donné à la Haute Savoie.

Savez-vous pourquoi il n’y a que très peu d’activité « gilets jaunes  » en Haute Savoie?

Ben parce que le département est le troisième niveau de vie le plus élevé de France (hors Paris intra-muros) si on regarde les revenus imposables ! On est même bien au delà de la Côte d’Azur, les idées reçues sont parfois trompeuses. Du coup, certains ont bien pensé à monter un mouvement doudounes jaunes parce que quand même 40€ par jour le forfait en station de ski, faut pas déconner. Bon ok, j’exagère, dans les petites stations (celles où vont souvent les gens du coin car ils savent là où trouver les meilleurs domaines skiables pas trop chers) mais ça peut monter à 49€ dans certaines, qui sont devenues le repaire des russes et des anglais.

Oui mais du coup, les pauvres , car il y en a, pourquoi ils ne manifestent pas ? Ben , vu les prix pratiqués, je pense qu’ils ne  peuvent pas se permettre de s’acheter l’équipement du gilet jaune. Pas le gilet, mais bon rajoutez les masques, les casques, les protections , utiles aussi bien pour les pacifiques qui prennent des coups et pour les casseurs et compagnie pour faire mal et casser. Sans compter qu’il faut se déplacer aussi, laisser sa voiture quelque part et quand vous voyez les prix des parkings publics en Haute Savoie….allez rires (jaunes of course).

Et la Dame de Haute Savoie alors ??

Ben elle existe…elle s’appelle Constance, elle est aujourd’hui retraités mais pendant longtemps elle tenait un restaurant avec quelques hébergements sur les alpages du plateau des Glières, connu parce que c’est un haut-lieu de la Résistance au destin tragique pendant la seconde guerre mondiale . Constance n’est plus là, mais le restaurant est toujours là avec les mêmes recettes et notamment des beignets de patates qui paraît-il sont top de chez top. Donc Cabrel ne l’a pas inventée cette Dame de Haute Savoie, il a séjourné là-haut à une époque et visiblement l’endroit et Constance l’ont inspiré !

Sinon il fait monstre beau depuis 15 jours…c’est top et ce qui est pris est pris  !

Voilà vous savez-tout ou presque sur la Yaute ! En bon Monchu qui se respecte, la prochaine fois, je chercherai à savoir pourquoi on dit Avoria et non Avoriazzzzzz et Chamoni et non Chamonixxxxx mais Servozzzzz zt non Servo (sauf s’i l’on est parisien, comme dirait George , bien entendu !! #référenceculturelle warf !)

Le livre !

 

Lu ce paragraphe dans Le livre des Baltimore, de Joël Dicker que je suis en train de lire. Et décidément,  il en parle beaucoup du livre cet homme là ! Et son personnage est un écrivain, souvent en discussion vive avec son éditeur cynique …

 » Allons ne soyez pas triste mon petit Goldman. Dans 20 ans les gens ne liront plus. C’est comme ça. Ils seront trop occupés à faire les zozos sur leurs téléphones portables. Vous verrez Goldman, l’édition c’est fini. Les enfants de nos enfants regarderont les livres avec la même curiosité que nous regardons les hiéroglyphes des pharaons. Ils vous dirons: Grand-père, à quoi servaient les livres ? Et vous répondrez: à rêver, ou à couper des arbres, je ne sais plus. A ce moment-là, il sera trop tard pour se réveiller. La débilité de l’humanité aura atteint son seul critique et nous nous entre-tuerons à cause de notre bêtise congénitale (ce qui d’ailleurs est déjà plus ou moins le cas). L’avenir n’est plus dans les livres Goldman. »

Cette conversation se passe en 2012 si je ne me trompe pas. Donc en gros cela ferait 2032.

Vous savez quoi ? Je n’y crois pas du tout. Je crois que Dicker est pessimiste et manque de clairvoyance. Ce qui mène le monde c’est l’argent. Or contrairement à ce que se dit parfois, il y a plein de fric à gagner dans l’édition, c’est le premier marché des biens dits culturels. Et quand on voit les tractations chez les grands groupes d’édition pour se rapprocher, s’acheter, s’absorber, se concentrer et devenir des géants de l’édition, je me dis que l’avenir du livre est encore bien assuré pour longtemps. Et d’ailleurs, on publie toujours autant et même un peu plus chaque année et le nombre de lecteurs ne faiblit pas. Du moins en France. Donc je ne crois pas à cette disparition annoncée à court ou moyen terme.

Par contre je trouve Dicker optimiste sur la connerie des hommes…s’il faut attendre la disparition des livres pour sombrer dans la débilité humaine, alors ouf on est sauvés, enfin les gens de ma génération. On y est déjà dans le fait de s’entre-tuer et c’est mondial. L’être humain est naturellement crétin et mauvais. C’est l’éducation, l’apprentissage, le niveau de vie, le niveau de sécurité et l’amour familial qui peuvent inverser la tendance. Les livres ne sont qu’un outil qui peut être utile à ce but là.

Je vous épargne le passage suivant sur la télévision, le marketing et la publicité qui est pas mal aussi dans son genre. J’aime bien ce Dicker quand il part dans ce genre de discours. Et j’espère qu’il est conscient que lui-même, comme chacun d’entre-nous participe à cette évolution désastreuse.

Sinon j’ai à nouveau pas mal de livres sympathiques en attente sur mes étagères…j’espère bien enchaîner dessus après avoir fini ma période Dicker !

Dans mon TER…

Je fais maintenant partie de ceux qui prennent le train pour aller au travail et je prends donc le TER tous les jours où je travaille. Cela fait 3 mois enfin presque et au final j’en suis plutôt heureux !

Seulement 2 trains supprimés en tout, donc pas de syndrome Estelle Calim,  sinon des retards, pas plus de 5 minutes et encore c’est souvent à cause de ce fucking train de bouteilles d’eau d’ Evian qu’il faut bien laisser passer au croisement  étant donné que la ligne est à voie unique !

Pas encore de grèves et si ça arrive 2 fois moins de chances d’avoir des perturbations que dans le Sud où j’étais avant . Pourquoi ? Parce que dans le Sud , pour faire marcher le train il faut un chauffeur et un contrôleur. Ici, pas de contrôleurs dans le train . Les contrôles se font de manière aléatoire par brigades de 3 ou 4 personnes qui investissent le wagon et ça rigole pas même s’ils sont très aimables  ! Sans compter la police ferroviaire et municipale que l’on voit parfois mais plutôt pour surveiller les trafics ou personnes louches. On est en zone frontalière alors forcément, ça circule pas mal !

Et donc, tous les jours je vois quasiment les mêmes têtes qui prennent le train à la même heure et qui généralement s’ignorent poliment, hormis les collègues de travail . Et ce qui m’a frappé c’est le calme qu’il y a dans ces trains. Je n’y reste que 15 à 20 minutes mais quand même…pas de conversations à voix haute enfin peu, pas de musique, de conversation au téléphone…c’est pas comme dans le Sud là non plus.

C’est tout un univers le trajet en TER pour aller bosser. Un bon écrivain pourrait en tirer un bon roman.

Et puis c’est pas cher, en s’abonnant , ça coûte en gros 1.90€ par aller retour, dont l’employeur prend la moitié en charge.  Que demande le peuple ? Pourtant il est pas bondé mon TER…mais tant mieux !!

Bref, bilan plutôt positif…jusqu’à hier matin !

Stupeur : que vois-je dans le train? 2 gilets jaunes…et en plus avec des gants, des casques bien costauds…pour pouvoir mettre des coups de boule casqués je suis sûr…et même des vélos pour fuir prestement j’imagine.

Ha, pardon, mais on me dit dans l’oreillette que comme moi ils partaient bosser et comme il fait encore nuit ou sombre le matin…

Mais je reste sur mes gardes ! Manquerait plus que dans le 74 on soit emmerdés par les gilets jaunes…

 

Départ…

 

Le départ…vaste sujet de réflexion !

Voici ce que j’écrivais, 2 semaines après avoir créé mon blog en 2011.

Je ne sais pas pour vous mais bizarrement je n’aime pas le dernier jour avant les vacances ou même le jour du départ en vacances.

Et pourtant je suis toujours prêt à lever le camp, à voir du pays et à bouger, c’est indispensable à ma vie, je ferais que cela (ou presque)  si je le pouvais. J’ai des souvenirs impérissables  de la Suisse, du Pays Basque, de la Corse,  de la Bretagne, de Londres ou Venise.

Mais voilà, ce matin en me levant, je regardais le petit massif de fleurs des champs dans le jardin et le me disais qu’il allait me manquer. Tous les jours ce massif est différent et j’ai peur de le retrouver mal en point. Pareil, en promenant le chien au bord du petit lac où je vais tous les jours souvent 2 fois par jour, je me disais que cet endroit propice à la réflexion allait me manquer, un peu comme s’il y avait un risque que je ne le retrouve pas de la même manière en rentrant Et pourtant, certains matins quand il pleut à cordes ou qu’il fait bien froid, ce lac me sort un peu par les yeux.

Et puis faire les valises est quelque chose dont j’ai absolument horreur et pourtant ça veut dire préparation du départ mais au fond je crois que c’est le départ en lui même qui me noue un peu l’estomac….

Et là, il va y en avoir un de départ, et pas pour des vacances ni pour 3 mois !

Je crois que je ne réalise pas encore et cela ne m’étonne pas : en caractérologie, je fais partie des personnes qui ont  « retentissement » secondaire. C’est à dire que je ne réagis pas aux choses à chaud mais toujours en décalé. Pour le moment je ne ressens que cette sorte de noeud à l’estomac liée à tout départ, mais je ne suis ni excité, ni énervé, ni particulièrement stressé.

Pourtant, quand je vais prendre l’ A 66 pour la dernière fois, déjà je serai seul dans la voiture et quand je serai arrivé à destination, je ne serai pas chez moi. Au premier sens du terme, puisqu’en tant que boulet 2.0, je vais devoir squatter chez des âmes charitables pendant 2 semaines, le temps d’avoir notre location. Du coup, encore moins évident de bien réaliser ce qui est en train de se passer !

Quand à la zone géographique, je ne la connais que par des vacances et encore, pas tellement cette partie là de la Haute Savoie et le travail, forcément, ce sera la découverte  !

Un départ en aller simple  en somme , rien de plus.  Le massif de fleurs des champs dont je parle dans mon article du début n’est plus là, le chien non plus d’ailleurs. Comme dirait l’autre, » On peut pas mettre 10 ans sur table, comme on abat ses lettres au Scrabble »

 

Il se voyait déjà…

Le vendredi 29 septembre, je regardais C’est Dans l’Air où Charles Aznavour était invité et comme toujours , il était alerte et à priori en forme. Il expliquait qu’il allait remonter sur scène à 94 ans, qu’il aimerait fêter ses 100 ans sur scène . Et 3 jours après il était mort, de sa belle mort comme on dit parfois.

Monter sur scène à 94 ans, avec canne, appareil auditif et prompteur…pourquoi pas, il y a un petit côté ridicule mais d’un autre côté, il y a un combattant qui aime la vie et ne peut pas s’arrêter de faire l’artiste.

Hier, si j’ai bien tout suivi, un hommage national était rendu à Aznavour aux Invalides et ma foi, pourquoi pas , même si je trouve que ça ne colle pas trop au personnage.

Le personnage, je l’ai toujours apprécié. On connaît son histoire, parti de rien, débuts très difficiles, beaucoup de temps et de travail pour rencontrer le succès , un peu le rêve de tout artiste en herbe, sauf que n’est pas Aznavour qui veut. Et puis j’aimais bien chez lui une forme de modernité, de dérision parfois et surtout une grande lucidité sur son métier, lui-même, doublé d’une grande fierté d’être devenu ce qu’il est devenu, fierté qui en agaçait beaucoup.

L’artiste, je le connais peu, je n’ai jamais écouté d’album entier de Charles Aznavour mais de cette catégorie-là d’artiste sacré de l’après guerre, c’est probablement le seul dont je puisse citer au moins 10 morceaux sans problèmes, et même les fredonner. Parce que pour moi, les chansons d’Aznavour touchent à l’universalité, elles peuvent toucher tout le monde, on n’est pas dans le genre d’artiste élitiste ou politique. Et qu’on aime ou pas, il faut reconnaître le talent d’auteur de l’artiste…

Et puis, pour moi sa façon de chanter est fortiche, j’imagine que ses chansons doivent être difficiles à interpréter !

Tout cela pour dire que les chansons de Charles Aznavour resteront car elles font partie de notre propre parcours.

94 ans ! Et même pas le temps de faire son pot de départ lui !

Pourvu que Calogéro ne chante pas jusqu’à cet âge là…et qu’on se cogne pas un album hommage de reprises par les chanteurs de The Voice !!

Il fallait bien que je choisisse un morceau pour clore cette chronique, pour moi c’est vraiment   » Comme ils disent » LA chanson d’ Aznavour mais je vous propose d’écouter   » Hier encore ».

 

Pot ou pas pot – le retour !

 

Hé bien, vous avez été inspiré(e)s par ma chronique sur les pots de départ, enfin le mien en particulier.

Du coup, voici la suite !

En répondant à vos commentaires, il m’est venu l’idée de demander à l’employeur de commander un petit buffet pour mon départ, histoire qu’il participe et moi aussi. Allez j’avoue que je connaissais déjà la réponse, c’était juste pour jouer les sales gamins.

Mais c’est intéressant de voir la réponse. Le premier argument, tout à fait normal à mon point de vue, c’est qu’ils ne l’ont pas fait pour les autres, et des départs il y en a eu en 9 ans…il ne va plus rester que 20% de ceux qui étaient là quand je suis arrivé en 2009 ! Le second est plus révélateur…cela pourrait créer un précédent. Et là, on voit bien tout le paradoxe du salariat…on ne va pas dépenser pour un salarié qui part puisqu’on ne pourra plus rien tirer de lui. Il faut savoir que l’intérêt du salarié est exactement à l’opposé de celui de la Direction, des propriétaires quand il s’agit d’une entreprise. Et tout le reste n’est que discours et bla bla, les exceptions sont rares !

Alors que faire…vu qu’à la base les pots de départ et moi ça fait deux mais que je ne voulais pas partir comme un sauvage non plus (bien que je le sois et le revendique haut et fort ! )?

Hé bien j’ai proposé qu’on aille manger dans un restau sympa un jour à midi avant que je parte et comme je ne peux pas inviter tout le monde, car même en Ariège les restau sympas avec un apéro, on ne mange pas pour douze euros !   Ceux qui viendront participeront et comme ça leur évitera de faire un cadeau parce que ça aussi c’est chiant dans les pots de départ. Et j’ai invité tous mes collègues de travail, hormis la Direction et les propriétaires si je  puis le dire ainsi dans la Fonction Publique.

Cela aussi, c’est comme les pots de départ organisés et payés par les employeurs publics : ça ne se fait pas ! Tant pis, c’est fait et comme ça nous serons entre fifres et sous-fifres !

Mais…maintenant que j’y pense…dans mon nouveau travail en Haute Savoie…ils pourraient me faire un pot de bienvenue non  ?? Vous en pensez quoi ?? 😀

 

 

Pot ou pas pot ??

Il est des moments où il convient de se poser des questions existentielles: après 9 ans passés dans mon travail actuel, est-ce que je fais un pot de départ ou non ?

Oui, je sais, normalement on ne se pose pas la question, on le fait, tout le monde fait ça. Mais voilà, je n’aime pas les pots de départs, je ne garde aucun souvenir de ceux qui ont eu lieu avant mon propre départ et la tradition…je m’assois un peu dessus à l’occasion.

Le souci c’est que le pot de départ s’adresse à tous dans l’entreprise ou la collectivité dans laquelle on travaille, au moins au niveau de son service pour les grosses structures. Ben oui on ne peut pas sélectionner ses collègues et surtout, on ne peut pas dire aux chefs, à la Direction, au PDG…heu c’est sans vous merci. Bien entendu on peut faire quelque chose hors travail, chez soi et là on n’invite que qui on veut, mais ce n’est plus du tout un pot de départ.

Mais au delà de ça, que célèbre t-on lors d’un pot de départ ? Un succès bien évidemment, on part pour du mieux, parce qu’on a réussi à se faire embaucher ailleurs, à aller dans une région qui nous plaît, à progresser ou je ne sais quoi d’autre. Mais un départ, c’est aussi quelque part un échec…si tout allait bien et qu’on s’épanouissait, pourquoi partir et aller voir ailleurs ? Si l’on est un tant soit peu honnête et qu’on regarde les vraies raisons d’un départ professionnel , on se rend compte qu’à la base il y  a souvent un échec ou quelque chose de négatif, que le seul le départ peut transformer en positif.

Et puis, c’est idiot, mais moi j’aimerais bien que l’employeur assume financièrement le pot de départ, je veux dire qu’il paye l’apéro, le buffet…hors chez nous je ne l’ai jamais vu ! Ceci dit, je pourrais les avoir au chantage émotionnel …

Bref, je ne sais pas ce que je vais faire ou pas faire…mais j’y songe ! Mon dernier pot de départ était très bien, très sympa, touchant même…mais je n’ai plus le moindre lien avec aucun des participants, sauf une personne mais qui est une amie et l’était déjà il y a 10 ans…

Cela ferait un bon sujet pour le bac de philo non ? Plutôt que d’emmerder les lycéens avec Platon??

15 août !

Nous sommes le 15 août, donc un jour férié, issu d’une fête catholique…ma foi, tant qu’on ne nous demande pas de croire et de pratiquer et qu’on nous file un jour férié gratos, on peut être tolérant envers la religion non  ??

Bref, le 15 août est un jour férié mais particulier. C’est la semaine où rien ne se passe nulle part, la plus calme de l’année au boulot car oui, tout le monde se doit d’être en vacances cette semaine là…et aussi celle d’avant ou celle d’après, mais pas plus. Au départ, il y a des raisons objectives, à l’époque les entreprises et les usines fermaient à ce moment là, c’était les premiers congés payés…mais aujourd’hui, c’est devenu de plus en plus rare…pourtant tout le monde continue de partie en même temps et en plus bien souvent au même endroit.

Et puis, après la semaine du 15 août, ben c’est déjà la fin. Gamin, j’entendais dire qu’après le 15 août, les touristes partaient, que l’été se terminait, qu’on revenait dans le business…etc. C’est vrai que j’étais dans un département rural mais il y a encore ce genre de réminiscences…

La semaine du 15 août si tu n’es pas en vacances, si tu es coincé dans une ville où il fait bien chaud, si tu es sans famille ou sans amis, ben c’est pas bon du tout du tout…c’est même peut-être la pire semaine de l’année, de l’été , qui est d’ailleurs la pire saison de l’année.

Mais bon dimanche c’est fini…la semaine, les congés, l’été, la chaleur tout ça tout ça…courage courage. Enfin perso, je ne suis pas encore parti en congés d’été (enfin si une semaine en  juin, mais je veux dire de plein été), alors la rentrée je ne veux pas y penser, même si cette année, je ne peux pas faire autrement que d’y penser mais là ce n’est pas le sujet.

Je fais partie des privilégiés maintenant, je pars en vacances, je ne suis pas seul mais j’ai des souvenirs très négatifs de cette période de l’année. Sans compter qu’en plus, comme c’est un mercredi cette année, les magasins seront sûrement fermés…

Bon 15 août malgré tout, enfin pour ceux qui sont en vacances !!

La solitude…

Ha, je suis en train de lire un roman top, je vous en reparlerai sûrement plus tard, à la fois drôle et disons assez désespéré…

Comme c’est le plein été , que je suis à court d’articles et d’idées, je vais broder sur la solitude…cet article sera un peu sans queue ni tête, tant pis !

Et je trouve ce passage sur les solitudes vraiment bien…

Il y a plein de niveaux de solitude , la solitude tout seul, accessible à tous, en libre-service, ouverte 24 heures sur 24, mais il y a aussi la solitude à deux, qu’on appelle la vie de couple. Et puis bien sûr, celle que je connais le mieux, la solitude entres trois et 10 personnes en moyenne, qui s’appelle la vie de famille, une des plus coriaces, parce que pour le couple, il y a des recours juridiques comme le divorce, mais en ce qui concerne la vie de famille, même devant la Cour de justice européenne, ils peuvent rien pour vous. Ce qui nous amène à la solitude avec plusieurs millions de personnes autour de vous, c’est la vie en société, tout le monde sait de quoi je parle.

Pas mal vu non ?

Je vous laisse imaginer la solitude de l’auteur en train d’écrire ces pensées…la solitude du lecteur qui les reçoit…et celle du blogueur qui écrit un article sur la solitude, seul devant son clavier d’ordinateur.

La solitude inspire toujours les artistes car c’est un sentiment universel et du coup elle nous concerne tous.

En chansons, la solitude a donné beaucoup de trucs nases…je ne cite aucun titre pour ne pas blesser les fans de Garou par exemple (warf) mais aussi quelques jolies choses comme l’ Ultra moderne solitude de Souchon ou le Je marche seul de Goldman.

En livres, je pense aux romans de Delphine de Vigan qui finalement, ont la solitude comme fil rouge si l’on regarde bien, mis à part peut-être Inspiré d’une histoire vraie et encore…

Je m’écarte un peu du sujet…mais en y réfléchissant bien, on peut dire que seule la solitude peut permettre d’écrire ça…drôle et désespéré je vous dis ce livre-là !

Pour ceux qui ont souffert de solitude toute leur vie, c’est peut-être une solution intéressante, la fosse commune, avoir de la compagnie pour l’éternité, ça se refuse pas.