Le livre !

 

Lu ce paragraphe dans Le livre des Baltimore, de Joël Dicker que je suis en train de lire. Et décidément,  il en parle beaucoup du livre cet homme là ! Et son personnage est un écrivain, souvent en discussion vive avec son éditeur cynique …

 » Allons ne soyez pas triste mon petit Goldman. Dans 20 ans les gens ne liront plus. C’est comme ça. Ils seront trop occupés à faire les zozos sur leurs téléphones portables. Vous verrez Goldman, l’édition c’est fini. Les enfants de nos enfants regarderont les livres avec la même curiosité que nous regardons les hiéroglyphes des pharaons. Ils vous dirons: Grand-père, à quoi servaient les livres ? Et vous répondrez: à rêver, ou à couper des arbres, je ne sais plus. A ce moment-là, il sera trop tard pour se réveiller. La débilité de l’humanité aura atteint son seul critique et nous nous entre-tuerons à cause de notre bêtise congénitale (ce qui d’ailleurs est déjà plus ou moins le cas). L’avenir n’est plus dans les livres Goldman. »

Cette conversation se passe en 2012 si je ne me trompe pas. Donc en gros cela ferait 2032.

Vous savez quoi ? Je n’y crois pas du tout. Je crois que Dicker est pessimiste et manque de clairvoyance. Ce qui mène le monde c’est l’argent. Or contrairement à ce que se dit parfois, il y a plein de fric à gagner dans l’édition, c’est le premier marché des biens dits culturels. Et quand on voit les tractations chez les grands groupes d’édition pour se rapprocher, s’acheter, s’absorber, se concentrer et devenir des géants de l’édition, je me dis que l’avenir du livre est encore bien assuré pour longtemps. Et d’ailleurs, on publie toujours autant et même un peu plus chaque année et le nombre de lecteurs ne faiblit pas. Du moins en France. Donc je ne crois pas à cette disparition annoncée à court ou moyen terme.

Par contre je trouve Dicker optimiste sur la connerie des hommes…s’il faut attendre la disparition des livres pour sombrer dans la débilité humaine, alors ouf on est sauvés, enfin les gens de ma génération. On y est déjà dans le fait de s’entre-tuer et c’est mondial. L’être humain est naturellement crétin et mauvais. C’est l’éducation, l’apprentissage, le niveau de vie, le niveau de sécurité et l’amour familial qui peuvent inverser la tendance. Les livres ne sont qu’un outil qui peut être utile à ce but là.

Je vous épargne le passage suivant sur la télévision, le marketing et la publicité qui est pas mal aussi dans son genre. J’aime bien ce Dicker quand il part dans ce genre de discours. Et j’espère qu’il est conscient que lui-même, comme chacun d’entre-nous participe à cette évolution désastreuse.

Sinon j’ai à nouveau pas mal de livres sympathiques en attente sur mes étagères…j’espère bien enchaîner dessus après avoir fini ma période Dicker !

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Dans mon TER…

Je fais maintenant partie de ceux qui prennent le train pour aller au travail et je prends donc le TER tous les jours où je travaille. Cela fait 3 mois enfin presque et au final j’en suis plutôt heureux !

Seulement 2 trains supprimés en tout, donc pas de syndrome Estelle Calim,  sinon des retards, pas plus de 5 minutes et encore c’est souvent à cause de ce fucking train de bouteilles d’eau d’ Evian qu’il faut bien laisser passer au croisement  étant donné que la ligne est à voie unique !

Pas encore de grèves et si ça arrive 2 fois moins de chances d’avoir des perturbations que dans le Sud où j’étais avant . Pourquoi ? Parce que dans le Sud , pour faire marcher le train il faut un chauffeur et un contrôleur. Ici, pas de contrôleurs dans le train . Les contrôles se font de manière aléatoire par brigades de 3 ou 4 personnes qui investissent le wagon et ça rigole pas même s’ils sont très aimables  ! Sans compter la police ferroviaire et municipale que l’on voit parfois mais plutôt pour surveiller les trafics ou personnes louches. On est en zone frontalière alors forcément, ça circule pas mal !

Et donc, tous les jours je vois quasiment les mêmes têtes qui prennent le train à la même heure et qui généralement s’ignorent poliment, hormis les collègues de travail . Et ce qui m’a frappé c’est le calme qu’il y a dans ces trains. Je n’y reste que 15 à 20 minutes mais quand même…pas de conversations à voix haute enfin peu, pas de musique, de conversation au téléphone…c’est pas comme dans le Sud là non plus.

C’est tout un univers le trajet en TER pour aller bosser. Un bon écrivain pourrait en tirer un bon roman.

Et puis c’est pas cher, en s’abonnant , ça coûte en gros 1.90€ par aller retour, dont l’employeur prend la moitié en charge.  Que demande le peuple ? Pourtant il est pas bondé mon TER…mais tant mieux !!

Bref, bilan plutôt positif…jusqu’à hier matin !

Stupeur : que vois-je dans le train? 2 gilets jaunes…et en plus avec des gants, des casques bien costauds…pour pouvoir mettre des coups de boule casqués je suis sûr…et même des vélos pour fuir prestement j’imagine.

Ha, pardon, mais on me dit dans l’oreillette que comme moi ils partaient bosser et comme il fait encore nuit ou sombre le matin…

Mais je reste sur mes gardes ! Manquerait plus que dans le 74 on soit emmerdés par les gilets jaunes…

 

Départ…

 

Le départ…vaste sujet de réflexion !

Voici ce que j’écrivais, 2 semaines après avoir créé mon blog en 2011.

Je ne sais pas pour vous mais bizarrement je n’aime pas le dernier jour avant les vacances ou même le jour du départ en vacances.

Et pourtant je suis toujours prêt à lever le camp, à voir du pays et à bouger, c’est indispensable à ma vie, je ferais que cela (ou presque)  si je le pouvais. J’ai des souvenirs impérissables  de la Suisse, du Pays Basque, de la Corse,  de la Bretagne, de Londres ou Venise.

Mais voilà, ce matin en me levant, je regardais le petit massif de fleurs des champs dans le jardin et le me disais qu’il allait me manquer. Tous les jours ce massif est différent et j’ai peur de le retrouver mal en point. Pareil, en promenant le chien au bord du petit lac où je vais tous les jours souvent 2 fois par jour, je me disais que cet endroit propice à la réflexion allait me manquer, un peu comme s’il y avait un risque que je ne le retrouve pas de la même manière en rentrant Et pourtant, certains matins quand il pleut à cordes ou qu’il fait bien froid, ce lac me sort un peu par les yeux.

Et puis faire les valises est quelque chose dont j’ai absolument horreur et pourtant ça veut dire préparation du départ mais au fond je crois que c’est le départ en lui même qui me noue un peu l’estomac….

Et là, il va y en avoir un de départ, et pas pour des vacances ni pour 3 mois !

Je crois que je ne réalise pas encore et cela ne m’étonne pas : en caractérologie, je fais partie des personnes qui ont  « retentissement » secondaire. C’est à dire que je ne réagis pas aux choses à chaud mais toujours en décalé. Pour le moment je ne ressens que cette sorte de noeud à l’estomac liée à tout départ, mais je ne suis ni excité, ni énervé, ni particulièrement stressé.

Pourtant, quand je vais prendre l’ A 66 pour la dernière fois, déjà je serai seul dans la voiture et quand je serai arrivé à destination, je ne serai pas chez moi. Au premier sens du terme, puisqu’en tant que boulet 2.0, je vais devoir squatter chez des âmes charitables pendant 2 semaines, le temps d’avoir notre location. Du coup, encore moins évident de bien réaliser ce qui est en train de se passer !

Quand à la zone géographique, je ne la connais que par des vacances et encore, pas tellement cette partie là de la Haute Savoie et le travail, forcément, ce sera la découverte  !

Un départ en aller simple  en somme , rien de plus.  Le massif de fleurs des champs dont je parle dans mon article du début n’est plus là, le chien non plus d’ailleurs. Comme dirait l’autre, » On peut pas mettre 10 ans sur table, comme on abat ses lettres au Scrabble »

 

Il se voyait déjà…

Le vendredi 29 septembre, je regardais C’est Dans l’Air où Charles Aznavour était invité et comme toujours , il était alerte et à priori en forme. Il expliquait qu’il allait remonter sur scène à 94 ans, qu’il aimerait fêter ses 100 ans sur scène . Et 3 jours après il était mort, de sa belle mort comme on dit parfois.

Monter sur scène à 94 ans, avec canne, appareil auditif et prompteur…pourquoi pas, il y a un petit côté ridicule mais d’un autre côté, il y a un combattant qui aime la vie et ne peut pas s’arrêter de faire l’artiste.

Hier, si j’ai bien tout suivi, un hommage national était rendu à Aznavour aux Invalides et ma foi, pourquoi pas , même si je trouve que ça ne colle pas trop au personnage.

Le personnage, je l’ai toujours apprécié. On connaît son histoire, parti de rien, débuts très difficiles, beaucoup de temps et de travail pour rencontrer le succès , un peu le rêve de tout artiste en herbe, sauf que n’est pas Aznavour qui veut. Et puis j’aimais bien chez lui une forme de modernité, de dérision parfois et surtout une grande lucidité sur son métier, lui-même, doublé d’une grande fierté d’être devenu ce qu’il est devenu, fierté qui en agaçait beaucoup.

L’artiste, je le connais peu, je n’ai jamais écouté d’album entier de Charles Aznavour mais de cette catégorie-là d’artiste sacré de l’après guerre, c’est probablement le seul dont je puisse citer au moins 10 morceaux sans problèmes, et même les fredonner. Parce que pour moi, les chansons d’Aznavour touchent à l’universalité, elles peuvent toucher tout le monde, on n’est pas dans le genre d’artiste élitiste ou politique. Et qu’on aime ou pas, il faut reconnaître le talent d’auteur de l’artiste…

Et puis, pour moi sa façon de chanter est fortiche, j’imagine que ses chansons doivent être difficiles à interpréter !

Tout cela pour dire que les chansons de Charles Aznavour resteront car elles font partie de notre propre parcours.

94 ans ! Et même pas le temps de faire son pot de départ lui !

Pourvu que Calogéro ne chante pas jusqu’à cet âge là…et qu’on se cogne pas un album hommage de reprises par les chanteurs de The Voice !!

Il fallait bien que je choisisse un morceau pour clore cette chronique, pour moi c’est vraiment   » Comme ils disent » LA chanson d’ Aznavour mais je vous propose d’écouter   » Hier encore ».

 

Pot ou pas pot – le retour !

 

Hé bien, vous avez été inspiré(e)s par ma chronique sur les pots de départ, enfin le mien en particulier.

Du coup, voici la suite !

En répondant à vos commentaires, il m’est venu l’idée de demander à l’employeur de commander un petit buffet pour mon départ, histoire qu’il participe et moi aussi. Allez j’avoue que je connaissais déjà la réponse, c’était juste pour jouer les sales gamins.

Mais c’est intéressant de voir la réponse. Le premier argument, tout à fait normal à mon point de vue, c’est qu’ils ne l’ont pas fait pour les autres, et des départs il y en a eu en 9 ans…il ne va plus rester que 20% de ceux qui étaient là quand je suis arrivé en 2009 ! Le second est plus révélateur…cela pourrait créer un précédent. Et là, on voit bien tout le paradoxe du salariat…on ne va pas dépenser pour un salarié qui part puisqu’on ne pourra plus rien tirer de lui. Il faut savoir que l’intérêt du salarié est exactement à l’opposé de celui de la Direction, des propriétaires quand il s’agit d’une entreprise. Et tout le reste n’est que discours et bla bla, les exceptions sont rares !

Alors que faire…vu qu’à la base les pots de départ et moi ça fait deux mais que je ne voulais pas partir comme un sauvage non plus (bien que je le sois et le revendique haut et fort ! )?

Hé bien j’ai proposé qu’on aille manger dans un restau sympa un jour à midi avant que je parte et comme je ne peux pas inviter tout le monde, car même en Ariège les restau sympas avec un apéro, on ne mange pas pour douze euros !   Ceux qui viendront participeront et comme ça leur évitera de faire un cadeau parce que ça aussi c’est chiant dans les pots de départ. Et j’ai invité tous mes collègues de travail, hormis la Direction et les propriétaires si je  puis le dire ainsi dans la Fonction Publique.

Cela aussi, c’est comme les pots de départ organisés et payés par les employeurs publics : ça ne se fait pas ! Tant pis, c’est fait et comme ça nous serons entre fifres et sous-fifres !

Mais…maintenant que j’y pense…dans mon nouveau travail en Haute Savoie…ils pourraient me faire un pot de bienvenue non  ?? Vous en pensez quoi ?? 😀

 

 

Pot ou pas pot ??

Il est des moments où il convient de se poser des questions existentielles: après 9 ans passés dans mon travail actuel, est-ce que je fais un pot de départ ou non ?

Oui, je sais, normalement on ne se pose pas la question, on le fait, tout le monde fait ça. Mais voilà, je n’aime pas les pots de départs, je ne garde aucun souvenir de ceux qui ont eu lieu avant mon propre départ et la tradition…je m’assois un peu dessus à l’occasion.

Le souci c’est que le pot de départ s’adresse à tous dans l’entreprise ou la collectivité dans laquelle on travaille, au moins au niveau de son service pour les grosses structures. Ben oui on ne peut pas sélectionner ses collègues et surtout, on ne peut pas dire aux chefs, à la Direction, au PDG…heu c’est sans vous merci. Bien entendu on peut faire quelque chose hors travail, chez soi et là on n’invite que qui on veut, mais ce n’est plus du tout un pot de départ.

Mais au delà de ça, que célèbre t-on lors d’un pot de départ ? Un succès bien évidemment, on part pour du mieux, parce qu’on a réussi à se faire embaucher ailleurs, à aller dans une région qui nous plaît, à progresser ou je ne sais quoi d’autre. Mais un départ, c’est aussi quelque part un échec…si tout allait bien et qu’on s’épanouissait, pourquoi partir et aller voir ailleurs ? Si l’on est un tant soit peu honnête et qu’on regarde les vraies raisons d’un départ professionnel , on se rend compte qu’à la base il y  a souvent un échec ou quelque chose de négatif, que le seul le départ peut transformer en positif.

Et puis, c’est idiot, mais moi j’aimerais bien que l’employeur assume financièrement le pot de départ, je veux dire qu’il paye l’apéro, le buffet…hors chez nous je ne l’ai jamais vu ! Ceci dit, je pourrais les avoir au chantage émotionnel …

Bref, je ne sais pas ce que je vais faire ou pas faire…mais j’y songe ! Mon dernier pot de départ était très bien, très sympa, touchant même…mais je n’ai plus le moindre lien avec aucun des participants, sauf une personne mais qui est une amie et l’était déjà il y a 10 ans…

Cela ferait un bon sujet pour le bac de philo non ? Plutôt que d’emmerder les lycéens avec Platon??

15 août !

Nous sommes le 15 août, donc un jour férié, issu d’une fête catholique…ma foi, tant qu’on ne nous demande pas de croire et de pratiquer et qu’on nous file un jour férié gratos, on peut être tolérant envers la religion non  ??

Bref, le 15 août est un jour férié mais particulier. C’est la semaine où rien ne se passe nulle part, la plus calme de l’année au boulot car oui, tout le monde se doit d’être en vacances cette semaine là…et aussi celle d’avant ou celle d’après, mais pas plus. Au départ, il y a des raisons objectives, à l’époque les entreprises et les usines fermaient à ce moment là, c’était les premiers congés payés…mais aujourd’hui, c’est devenu de plus en plus rare…pourtant tout le monde continue de partie en même temps et en plus bien souvent au même endroit.

Et puis, après la semaine du 15 août, ben c’est déjà la fin. Gamin, j’entendais dire qu’après le 15 août, les touristes partaient, que l’été se terminait, qu’on revenait dans le business…etc. C’est vrai que j’étais dans un département rural mais il y a encore ce genre de réminiscences…

La semaine du 15 août si tu n’es pas en vacances, si tu es coincé dans une ville où il fait bien chaud, si tu es sans famille ou sans amis, ben c’est pas bon du tout du tout…c’est même peut-être la pire semaine de l’année, de l’été , qui est d’ailleurs la pire saison de l’année.

Mais bon dimanche c’est fini…la semaine, les congés, l’été, la chaleur tout ça tout ça…courage courage. Enfin perso, je ne suis pas encore parti en congés d’été (enfin si une semaine en  juin, mais je veux dire de plein été), alors la rentrée je ne veux pas y penser, même si cette année, je ne peux pas faire autrement que d’y penser mais là ce n’est pas le sujet.

Je fais partie des privilégiés maintenant, je pars en vacances, je ne suis pas seul mais j’ai des souvenirs très négatifs de cette période de l’année. Sans compter qu’en plus, comme c’est un mercredi cette année, les magasins seront sûrement fermés…

Bon 15 août malgré tout, enfin pour ceux qui sont en vacances !!

La solitude…

Ha, je suis en train de lire un roman top, je vous en reparlerai sûrement plus tard, à la fois drôle et disons assez désespéré…

Comme c’est le plein été , que je suis à court d’articles et d’idées, je vais broder sur la solitude…cet article sera un peu sans queue ni tête, tant pis !

Et je trouve ce passage sur les solitudes vraiment bien…

Il y a plein de niveaux de solitude , la solitude tout seul, accessible à tous, en libre-service, ouverte 24 heures sur 24, mais il y a aussi la solitude à deux, qu’on appelle la vie de couple. Et puis bien sûr, celle que je connais le mieux, la solitude entres trois et 10 personnes en moyenne, qui s’appelle la vie de famille, une des plus coriaces, parce que pour le couple, il y a des recours juridiques comme le divorce, mais en ce qui concerne la vie de famille, même devant la Cour de justice européenne, ils peuvent rien pour vous. Ce qui nous amène à la solitude avec plusieurs millions de personnes autour de vous, c’est la vie en société, tout le monde sait de quoi je parle.

Pas mal vu non ?

Je vous laisse imaginer la solitude de l’auteur en train d’écrire ces pensées…la solitude du lecteur qui les reçoit…et celle du blogueur qui écrit un article sur la solitude, seul devant son clavier d’ordinateur.

La solitude inspire toujours les artistes car c’est un sentiment universel et du coup elle nous concerne tous.

En chansons, la solitude a donné beaucoup de trucs nases…je ne cite aucun titre pour ne pas blesser les fans de Garou par exemple (warf) mais aussi quelques jolies choses comme l’ Ultra moderne solitude de Souchon ou le Je marche seul de Goldman.

En livres, je pense aux romans de Delphine de Vigan qui finalement, ont la solitude comme fil rouge si l’on regarde bien, mis à part peut-être Inspiré d’une histoire vraie et encore…

Je m’écarte un peu du sujet…mais en y réfléchissant bien, on peut dire que seule la solitude peut permettre d’écrire ça…drôle et désespéré je vous dis ce livre-là !

Pour ceux qui ont souffert de solitude toute leur vie, c’est peut-être une solution intéressante, la fosse commune, avoir de la compagnie pour l’éternité, ça se refuse pas.

 

C’est qui qui vend ?

C’est l’été, la canicule, pas grand monde sur les blogs…de quoi parler ?

Des meilleures ventes de l’édition , selon EDITSTAT qui établi chaque semaine, le palmarès des 200 meilleures ventes en France, tous magasins confondus.

J’ai jeté un oeil au dernier classement et voilà ce que j’ai vu…

Le classement est pollué par tous les cahiers de vacances pour les écoliers. Alors amis parents, j’ai un message pour vous : arrêtez de gonfler vos enfants avec ces cahiers quand ils sont en vacances…dites vous que si votre fils ou votre fille est une buse, il ou elle le restera même après les cahiers. Et sinon, il n’ en a pas besoin…l’école suffit ! Alors arrêtez de gaspiller votre argent et de polluer ce classement. Merci.

Nous trouvons aussi des cartes Michelin…c’est intéressant et rassurant parce que les GPS pourris qui t’amènent sur des pistes tout juste carrossables pour aller au plus court, franchement ça craint !

Bien entendu, on a les auteurs habituels qui sont des gros vendeurs de livres, pas la peine de les citer, vous les connaissez tous !

Ha oui, comme chaque été, c’est le retour des morts vivants. Pas que l’été d’ailleurs, mais j’ai remarqué qu’on trouvait toujours des classiques voire même cette année des « avant-classique ».  J’ai repéré vite fait Stendhal mais aussi Homère et Platon. Par contre, les héritiers ne vont pas toucher une tune sur ces titres là, c’est moche quand même.

Et pour finir, on trouve plein de livres feel-good , pseudo philosophico du bien être:

  • Ta deuxième vie commence que tu comprends que tu n’en as qu’une
  • Et tu trouveras le trésor qui est en toi
  • Désolée je suis attendue

Ben moi, si j’étais écrivain, ces titres feel good me donneraient envie d’écrire un roman intitulé :  » Pardon, mais j’ai envie de me pendre » 😀

Je laisse la liesse…

Fini le mondial de foot !

C’est l’occasion de s’interroger sur ce phénomène de liesse , de partage , d’hystérie collective autour de l’évènement, du patriotisme, de la fierté d’être français…

Personnellement, je suis complètement à côté de ça, totalement hermétique à ces sentiments là. Je ne m’intéresse absolument pas au foot ni aux autres sports collectifs d’ailleurs, certainement un manque d’initiation quand j’étais enfant. C’est souvent le père , puis l’école qui transmettent cet engouement pour le foot.

Mais même sans cela, il est évident qu’il y a dans les rues des personnes qui ne sont pas particulièrement fan de foot ou de sport, mais qui se sentent en phase avec ceux qui le sont ou simplement avec ce sentiment de fierté d’avoir gagné une compétition mondiale, d’être de la même nationalité que l’équipe la plus forte dans le monde entier !  D’ailleurs c’est drôle mais on n’entend pas les racistes de tout poil quand l’équipe de France gagne le mondial, pourtant il y a du black, du marron…

De mon côté rien n’y fait, j’aimerais je crois sincèrement faire partie de la norme ou de la majorité et sortir mon petit drapeau français et encourager l’esprit de réussite et aller dans la rue, mais je n’y arrive pas…je m’en tamponne totalement. Je ne suis pas patriote pour 2 sous…je me méfie du patriotisme…en temps de guerre oui, il le faut, en temps de paix, du patriotisme on passe vite au nationalisme et du nationalisme…

Et pour être honnête, on rappelle dans les médias qu’un tel rassemblement de français ne se voit qu’après les attentats ou après avoir gagné la coupe de monde de football. Après les attentats, c’est peut-être un besoin de rassembler, après la victoire des bleus, plus une envie, je ne sais pas. C’est bizarre de voir rassemblés et comparés ces 2 évènements.

Ce que je sais, c’est qu’un mois après le grand rassemblement post attentats ou un mois après le grand rassemblement pour fêter la victoire des bleus, il ne va pas rester grand chose de cette liesse collective. Et puis, j’aimerais vraiment que les français se rassemblent pour des choses qui en valent vraiment  la peine. Certes, se serrer les coudes et rendre un hommage aux victimes des attentats  est louable , de même que faire la fête pour célébrer l’équipe nationale du sport le plus populaire au monde, certes, mais n’y aurait-il pas mieux à faire d’un point de vue des masses populaires ?

Bref, le mondial est fini, c’est les vacances…repos et tant mieux !