Aux origines…

Pour ceux qui me suivent fidèlement, vous vous rappelez peut-être qu’en mai dernier, j’étais à Haworth, dans la maison des Brontë. Une artiste anglaise, proposait aux visiteurs du Presbytère d’écrire chacun une ligne du texte original des Hauts de Hurlevent, afin de re créer une sorte de manuscrit original (dans tous les sens du terme). En effet, Emily Brontë l’a probablement détruit avant sa mort.

Bon, maintenant vous avez 2 choix possibles !

Soit vous dire, encore les Brontë, il me gonfle avec ces auteurs-là…

Sauf que mon petit doigt me dit que si le blog dure encore , vous avez pas fini d’en entendre parler !

Soit vous dire que c’est une super idée, et que peut être vous aimeriez avoir une réplique d’un manuscrit original d’un auteur culte !

Hé bien figurez-vous que sur FB, j’ai vu un post indiquant qu’un éditeur sortait la reproduction du manuscrit original de Jane Eyre, écrit de la main de Charlotte Brontë , puisque le sien a survécu. Ce n’est peut-être pas le premier, car elle écrivait façon pattes de mouches, mais probablement celui qu’elle a fourni juste avant la fabrication du livre !

Et en allant voir sur le site, j’ai trouvé d’autres auteurs qui ne m’intéressent pas…mais peut être qu’ils vous tenteront.

Evidemment, c’est des beaux objets, en tirage limité, qui sont destinés aux collectionneurs ou bibliophiles, mais pas seulement.

Le manuscrit de Jane Eyre, l’original en 3 volumes, représente 800 pages manuscrites. Il y a 1000 exemplaires numérotés. Le prix est de 249 €.

249 euros, c’est cher…surtout que lire Jane Eyre en anglais et écrit à la main, c’est pas aisé pour moi…mais c’est quand même tentant.

Mais les auteurs français sont moins chers…en moyenne c’est 150€ .

Si ça vous intéresse, c’est ici : LES SAINTS PERES

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c’est en septembre…

Je vais vous faire une confidence, quand tout va bien ici, j’ai entre 2 et 3 semaines d’articles de programmés, il m’est arrivé d’aller au delà ! Mais là, c’est un peu la panne , alors je vais faire comme beaucoup de blogueuses amies , un petit retour sur septembre, qui a été comme un mois de septembre mais en pire…

C’est donc en septembre…

Que j’ai mangé des succulents muffins aux myrtilles chez Asphodèle, avant que le ciel (ou l’innommable pour reprendre les mots de Galéa)  ne lui tombe sur la tête

Que l’album d’ Indochine « 13 » est sorti, et que  j’ai vu un mini concert du groupe sur la page FB de Quotidien et je me suis dit, vivement le live en mars à Toulouse.

Que j’ai eu une  panne de lecture de plus de 15 jours, ce qui ne m’arrive jamais.

Que j’ai malgré tout réussi à lire  » Femme à la mobylette  » de Jean-Luc Seigle, roman d’un tristesse absolue, tellement que je déconseille de passer Au Vieux Campeur acheter une corde d’escalade en sortant de la librairie…

Que j’ai rencontré à Metz, une blogueuse qui part plus souvent en vacances que moi, ce qui me désole et n’est pas normal !

Que je me suis fait  indirectement traiter de pipelette par une autre blogueuse avec qui  j’ai conversé pour la première fois par téléphone…je reste sans voix du coup !

Que la même semaine, je me suis trouvé successivement à Montpellier, Toulouse, Nice, Metz et Lyon…l’année prochaine, je tenterai la même chose mais sur un seul jour.

Que j’ai appris que Sigolène Vinson, qui est pour moi LA rencontre littéraire de ces dernières années, avait sorti un nouveau roman en août, sans que je le sache !

Que j’étais invité  à un repas célébrant des noces d’or…ce qui me paraît juste incroyable !

Que je me suis rendu compte que cette année n’était pas une année à noix,  (mais peut-être plus  à la noix.)

Que je me dis qu’il est grand temps de concrétiser des projets,  de  reprendre un chien  (puisqu’ après un an, le deuil n’est toujours pas fait et que je comprends qu’il ne se fera pas totalement),  de faire une cagnotte permettant d’aller voir les aurores boréales (au risque de finir congelé en statue de givre boréal)

Que je me dis qu’octobre aura sa revanche…

 

Des pommes, des poires… et des scoubidous (en photo) !

Non, vous ne  le savez pas encore ? Il sort en novembre…le nouvel i-phone , le numéro 10…pour fêter les 10 ans de la marque ! Et il coûte …un SMIC pour le premier modèle, celui des ploucs, et 1350€ pour le modèle « de base » ! Si si , c’est vrai !

Et vous savez quoi, le paradoxe, c’est que même des fauchés vont l’avoir…pas grave, ils partiront pas en vacances , mangeront les merdes des hard discounters mais ils auront l’objet du désir…ou du délire.

Faut dire qu’il il y a des top nouveautés sur ce nouvel i-phone, en plus de l’amélioration technologique concernant l’écran, le processeur et le double appareil photo:

  • La possibilité de recharger sans fil …waouh, indispensable, pourquoi s’emmerder à équiper les TGV de prises pour recharger les portables, merci Apple, indispensable…
  • La reconnaissance faciale : pour dévérouiller et donc démarrer, plus besoin de code, vous regardez la bête , faites 2 ou 3  grimaces et hop, c’est gagné. Un animateur de Late Show aux USA disait que ça allait poser de gros soucis, surtout en Californie, étant donné qu’on fait de la chirurgie esthétique toutes les 3 semaines…Warf !  l’i-phone sait-il s’adapter au Botox ? Nan mais il a pas tort cet animateur,  je sais pas vous, mais moi, vu la gueule que j’ai au réveil, je suis sûr que la bête refuserait de se connecter. Idem quand vous êtes bourrés le samedi soir  en sortant de boite (enfin si on ne  vous a pas volé le téléphone hein !).
  • Enfin, la possibilité de créer vos propres émoticones à partir des expressions de votre propre visage. Youhou, on en rêvait non ? Bon pour avoir du suivi dans les idées, c’est à éviter le samedi soir  en rentrant bourré  de boite ou le matin au réveil, pensez à vos correspondants !

Je reviens sur ce présentateur de Late Show aux USA dont je n’ai pas retenu le nom, et qui après avoir présenté les nouvelles fonctionnalités de l’appareil, finissait son pitch en disant ceci :  » Mais vraiment, le plus étonnant dans ce nouvel i-phone, c’est qu’il a des idiots qui vont l’acheter » !

Et en tant que génie du Marketing, n’oublions le fameux slogan (officieux) inventé par Steve Jobs naguère : « Apple, nous c’est la pomme, vous c’est les poires » !

Ecriveur ou écrivain ?

Ce n’est pas ce qu’il écrit qui fait l’écrivain. Son besoin premier est d’écrire. Ecrire, c’est à dire se faire absent du monde et de lui-même pour, éventuellement, en faire la matière d’élaborations littéraires. N’importe quel sujet est bon pourvu qu’il permette d’écrire. Pendant six ans, jusqu’en 1946,  je tenais un journal. J’écrivais pour conjurer l’angoisse. N’importe quoi. J’étais un écriveur. L’écriveur deviendra écrivain quand son besoin d’écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s’organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.  André Gorz dans  » Lettre à D.

J’ai découvert André Gorz avec Lettre à D (j’en ai parlé rapidement il y a quelques jours) : c’est un intellectuel philosophe, ami de Sartre qui a prôné la décroissance économique et donc a beaucoup publié et énormément écrit. Et je trouve qu’il dit tout sur l’écriture dans ce court passage.

On ressent l’envie d’écrire ou pas au départ. Si elle se transforme en besoin alors petit à petit on devient écriveur comme il dit. Et puis ça peut s’arrêter là, on écrit, on invente, on remplit des cahiers, des journaux…c’est pour soi, peut-être un jour pour des proches et puis basta. Cela peut suffire. C’est pratiquer en amateur voire en amoureux de l’écriture.

Et puis, la vrai question, c’est qu’est-ce qui pousse à vouloir être lu par plus de monde, par exemple en ouvrant un blog d’écriture ou assimilé ? Et au delà, quel est le déclic qui donne envie d’essayer de se faire publier?  Vouloir être publié c’est faire partager au plus grand nombre possible ses mots, ses émotions. Mais cela suppose, comme le dit André Gorz que le sujet le permette et que le besoin s’organise en projet. Et pour moi, c’est peut-être déjà perdre sa liberté d’écriveur, même si de mon côté, si j’étais déjà écriveur assidu et passionné, je tenterais probablement la chose je crois. Sans être certain déjà d’arriver au bout du projet (le manuscrit) et surtout en sachant que les chances de devenir écrivain sont minces. Déjà d’être édité mais surtout que le livre marche !

Comme le dit Foenkinos dans  son dernier roman, c’est bien pire d’avoir un livre publié qui ne rencontre que l’indifférence et finit au pilori , renvoyé chez l’éditeur.  Au pire, comme Aznavour dans sa chanson on peut toujours dire qu’on a du talent et que c’est le public qui ne comprend rien !

Enfin, après l’édition, se pose la question de ne faire que écrivain, à temps complet si je puis dire. Bien entendu, compte tenu de ce que touche un écrivain sur le produit fini, beaucoup ne peuvent pas. Mais d’autres qui pourraient, ne le veulent pas, comme s’il était sain d’avoir un vrai métier à côté !

Ceci dit, l’écrivain qui ne fait que ça doit assurer la promotion de son livre ensuite, et ça c’est un autre métier, fait de communication, de relationnel, de rencontres et indirectement de commercial aussi, qu’on le veuille ou non. Peut-être pas si on s’appelle Modiano ou Ferranté et encore, l’éditeur doit leur mettre un peu la pression de temps en temps pour qu’ils aillent au charbon et sortent de leur tour que l’on qualifie parfois d’ivoire, sans que je sache pourquoi d’ailleurs.

En conclusion,  scribouilleur, écriveur ou écrivain, de toute manière , les mots ne sont que des écrits vains…et ce qui fait leur force.

 

Je rentre, tu rentres, il rentre, nous rentrons, vous rentrez, ils rentrent !

C’est la rentrée…partout ! Même ici !

Rentrée à l’école : quoi de neuf Docteur ?  Bah pas grand chose, les élèves comparent leurs nouvelles fringues, leurs nouvelles trousses à la mode , leur nouvelle coque de portable. Les grands se demandent lequel d’entre eux à la plus grosse…montre connectée  et les grandes la plus belle paire…de Nike  Les professeurs comptent les jours restant avant les prochaines vacances.  Rentrée des classes !

Rentrée à la télé. Alors là, parfois la rentrée déclasse…Pujadas s’est fait éjecter du JT de France 2. Sur C8, Dominique Farrugia à rejoint Hanouna…c’est vraiment NUL et c’est vraiment dur de vieillir. Par contre bonne nouvelle, la Nouvelle Star quitte C8 et revient sur M6, avec dans le jury, Coeur de Pirate (j’aime beaucoup) et aussi le Benji…oui oui Benjamin Biolay himself. C’est dur de vieillir. Bon en même temps, c’est loin d’être con parce que le public de la Nouvelle Star n’est pas forcément le même que le sien, or s’ils le kiffent comme juré, ils iront écouter ce qu’il fait ! Et puis avec Coeur de Pirate, ça pourrait le faire, c’est 2 artistes singuliers ! Sinon, heureusement Quotidien est de retour sur TMC, et vous avez-peut être vu que MC Solar aussi, invité hier dans l’emission . Quant à Michel Drucker…je ne sais pas et je m’en tamponne le coquillard !  Vraiment, la rentrée télé elle déclasse !

Rentrée politique aussi . Houla, ça va swinguer . En tant que fonctionnaire, honte de la nation qui coûte cher et ne sert à rien donc,  je dois dire que  le programme de Manu est pas top pour nous. Plein la gueule on va en prendre mais bon, il pourrait prendre cher le Manu, je fais confiance à nos syndicalistes en perte de vitesse,  ils vont s’en  donner à coeur joie et ma foi, une bonne petite grève , je  ne dirais pas non…de toute ma vie je n’ai fait qu’un jour de grève mais là. J’ai oui dire que le 12 septembre ça commençait !   Bon ce qui m’ennuie c’est que en général les manifestations c’est le mardi ou le jeudi…mais on peut faire grève sans manifester, le vendredi c’est mieux non ?  Bref un peu la rentrée deg-lasse !

Rentrée littéraire : il paraît qu’il y a environ 580 romans cette année. Ami écrivain, toi qui a réussi à faire publier ton premier roman, sans coucher ni être du sérail,  qui n’a pas un nom connu, pas de bol pour toi, voilà qu’ il sort à la rentrée littéraire ! Personne ne va en parler, pas même les blogs littéraires car c’est pas forcément  ces livres là qu’ils reçoivent des éditeurs et de leurs services marketing !  N’oublions pas que la littérature est un business, et d’ailleurs le  marché culturel est le premier business en France ! Peut-être une nuit sur France Q, tu auras droit à un entrefilet…courage, pas facile de passer d’écriveur à écrivain…j’en reparle bientôt.   Quoi qu’il en soit, la rentrée littéraire c’est la rentrée un pei classe  mais qui classe voire casse…

Rentrée du blog : bah rien de plus, toujours un joyeux foutoir, un méli-mélo d’articles différents. Mais un foutoir hyper organisé quand même. Je cherche toujours des idées pour changer un peu, mais sans plus, je fais comme je le sens ! Bref  c’est la rentrée.

Et pour finir, comme on a tous  flingué la planète et que l’été et la forte chaleur c’est jusqu’à fin octobre en général, je vous souhaite à tous et à toutes une belle rentrée des glaces  (ha ha ha rires), sous la canicule ou les tempêtes !  Bref  Le bar est  re-ouvert !!

PS : si toi aussi tu es contre les jeux de mots pourris , milite auprès de l’association anti jeux de mots pourris.

Le Je de la vérité

Tiens, et si je m’auto-posais quelques questions, sous la forme d’un tag maison et si je m’amusais à y répondre spontanément, cash et sans langue de boa ?

MTG : Comment  tu te sens tu au moment où tu fais ce tag ?

PAT : Mélancolique , un peu triste, ma tête et mes pensées sont restées dans le Yorkshire…comme l’année dernière dans les Cornouailles. J’ai envie de m’expatrier 2 ou 3 mois en Angleterre, une fois dans ma vie, ça devrait pas être compliqué et pourtant…

MTG : Tu as un morceau de musique culte que tu écoutes en boucle en toute circonstance?

PAT : Non, j’écoute beaucoup de musique et beaucoup de styles différents. Disons que ce qui marche toujours, que je sois en forme ou claqué, triste ou gai, c’est la musique trance. Elle est à la fois planante, reboostante et mélodieuse, c’est ma musique classique à moi en quelque sorte !

MTG : Bientôt 6 ans que tu blogues, tu n’en a pas marre à force ?

PAT : Non, vraiment pas , mais j’ai besoin d’avoir des changements , des ouvertures vers d’autres blogs, des nouvelles rubriques, un nouveau décor… Je crois finalement que je m’intéresse plus aux auteurs des blogs qu’à ce qu’ils écrivent en fait, c’est un souci…

MTG : Le dernier livre qui t’ai mis sur le cul ?

PAT : Ben, j’ai besoin de réfléchir pour répondre à la question…je crois que je prends moins de plaisir à lire les auteurs d’aujourd’hui depuis quelques temps. Disons peut-être  » Ceux qui restent  » de Marie Laberge . Mais j’ai aimé aussi Mathias Malzieu et Leila Slimani. Les rencontres littéraires sont rares…il y a eu Anna Gavalda, puis Jean-Philippe Blondel, également Delphine de Vigan et dernièrement Sigolène Vinson. Et puis bien entendu, mais dans un  autre registre, Daphné du Maurier et les soeurs Brontë.

MTG : Dans l’actualité politique , qu’est ce qui te fait bondir .

PAT : Heu…disons que je m’en tamponne à 90 %  . Je me pré-occupe juste de ne pas laisser les extrémistes de tout poil et de tout bord accéder au pouvoir (et la France en est remplie autant à gauche qu’à droite…) et je m’arrête là. Je n’attends rien de plus. Par contre, si je pouvais trucider Trump en toute impunité, je le ferais…de temps en temps, il faut être altruiste et rendre service à l’humanité ! Et puis bien sur les attentats…ma façon de résister est de continuer d’aller dans les concerts, à Londres et partout !

MTG : C’est dur de vieillir ?

PAT : Ouais, c’est clair, c’est je crois ma seule peur d’ailleurs, avec toutes les conséquences de la vieillitude qui sont autant de peurs. Mais Indochine est de retour, du coup je me sens rajeunir  !

MTG : Tu es plutôt brune, rousse ou blonde ?

PAT: Les trois mon général…car les trois peuvent être douces ou âpres , du moment qu’elles sont bien charpentées et légèrement pétillantes, ça me va…

MTG : Tu as une devise ?

PAT : Non, mais d’Angleterre j’ai ramené un tee-shirt qui dit  » words cannot express how much I dont care ».  C’est totalement moi… 😀 😀

MTG : Un plaisir coupable ?

PAT : Houla il y en plein…mater les jolies jeunes femmes court vêtues qui croisent ma route (ce qui m’occasionne des baffes de la Douce inévitablement si je ne suis pas assez discret)  regarder parfois Columbo, manger trop de petits gâteaux…

MTG : Ton blog préféré ?

PAT : Houla, question piège, je ne veux peiner personne hein, surtout s’il faut dire la vérité.  Allez je me lance : Le mien  !

MTG : Trop facile mec…

PAT : De toute façon c’est un blog qui n’existe plus, enfin si, il existe mais il est à l’arrêt depuis très longtemps… Il y était question de livres, de lose  et de choses plus existentielles comme les poux…

MTG : tu n’as pas envie de taguer certaines copines et amies de blog ?

PAT : Si, mais comme je suis naturellement bon et attentionné pour mon prochain, je ne le ferai pas… d’autant que je décline souvent les tags !

MTG : Et pour finir, ton dessert préféré ?

PAT : Mon dessert ? Comment n’en citer qu’un ?? Allez disons en ce moment les macarons !

 

 

 

 

 

La date qui date – Episode 1 : le 31 décembre 1999 ou le passage en l’an 2000.

Hello friends, the bar is open ! Enjoy ! The next holidays are coming for me  !!

Voici une nouvelle  série d’articles sur le thème de  » que faisiez-vous ce jour là ? » . On se souvient parfois de cela, pour des dates particulières en raison du calendrier, des évènements personnels…

Pour cette première date, je me souviens du réveillon du 31 décembre 1999, celui du passage en l’an 2000. On se souvient déjà du contexte, la peur du bug , de la panne numérique, électronique, des professeurs de malheur, des débats d’idées autour du sujet …

Ce soir là, j’étais dans mon appartement, j’habitais dans un village qui jouxtait Toulouse, au dernier étage d’un immeuble avec vue sur la campagne, les champs et les Pyrénées quand le ciel était bien dégagé. Et j’étais seul, parfaitement seul…oui mon passage en l’an 2000 s’est déroulé en solitaire.

Je me souviens très bien m’avoir acheté quelques trucs sympa à manger, notamment de la bûche au beurre au praliné , venant du pâtissier du village, une très bonne bûche!  J’ai plus ou moins regardé la télé jusqu’à minuit tout en faisant autre chose  et contrairement à ce que j’imaginais, la soirée fut calme dans l’immeuble et aux alentours…les gens étaient sortis ou pour certains en vacances ou dans leurs familles. Même à minuit, ce ne fut pas très bruyant.

Et justement, à minuit, sur M6, pour débuter le nouveau millénaire, il y avait un méga concert de Jean-Michel Jarre, je ne sais plus où. Et comme cet artiste a bercé mon enfance et mon adolescence et que j’ai toujours apprécié ce qu’il faisait quand il produisait des albums, ben j’ai regardé ce concert et j’ai kifé.  Puis je suis allé au lit.

le 31 décembre 1999, je n’avais pas encore d’Internet ni d’ordinateur et pas encore de téléphone portable, donc pas de SMS ni MMS ni mails de bonne année…

Alors, pied total ou tristesse absolue cette soirée là pour moi  ? A vous de voir…

A l’époque, j’ai probablement trouvé ça un peu rude mais aujourd’hui, je déteste fêter les fins d’années, pour des raisons que je ne développerai pas tout de suite, alors je penche plutôt  pour « pied total ». Le seul regret c’est qu’à l’époque je ne buvais pas seul…je veux dire même un verre ou deux. Aujourd’hui, ce serait différent…il y aurait de quoi accompagner la bûche !

Et vous, dites-moi où vous étiez à ce moment là, ce que vous faisiez et ce que vous en gardez comme souvenir ?

Comment j’ai raté ma vie professionnelle – Episode 6 (dernier épisode)

Episode 1

Episode 2 

Episode 3

Episode 4

Episode 5

Me voici donc fonctionnaire territorial, le 9 août 2009…donc le 01 août 2017 cela fera 8 ans que je suis en Ariège sur ce même travail.  Et c’est la fin de la true story de ma vie professionnelle.

Mais faut que je vous raconte un peu mon job…vous allez voir, bon bien sûr je ne donne qu’une partie de mon travail, pour faire marrer. En fait, je travaille dans un établissement qui est un centre de ressources pour assister les collectivités ( mairies, syndicats, communautés de communes…) dans la gestion de leur personnel, en gros c’est de la gestion des ressources humaines ! Sauf qu’on est dans l’administration ! Dans le privé, il y a un gros pavé qui passe pour être compliqué et imbuvable : Le Code du travail. Mais chez nous, cela n’existe pas, pas de code du travail pour les fonctionnaires territoriaux ! Chez nous il y a le fameux  » Statut » des agents. Et aucun livre n’existe…le statut c’est des milliers de textes juridiques flous et énigmatiques :

  • Les lois : elles fixent les grands principes RH qui vont s’appliquer aux agents
  • Les décrets : ils fixent les modalités d’application des grands principes de la loi
  • Les circulaires : Elles expliquent comment il faut comprendre les décrets
  • Les Foires aux Questions  analyses et avis  des spécialistes qui expliquent ce qu’on voulu dire les circulaires pour aider à comprendre comment appliquer les décrets qui précisent ce qu’a instauré la loi.

Et moi j’interviens , un peu comme le phare dans la nuit pour éclairer les employeurs territoriaux vis à vis des problèmes qui se posent dans la gestion quotidienne de leurs employés.

Ha ha, vous voulez rire : voici des exemples choisis…

  •  Les positions statutaires ( rien à voir avec le kama sutra) Une de mes premières questions, à l’époque je ne savais rien du statut était sur le problème d’un agent attaché qui était détaché. J’ai crû qu’on se fichait de moi. Aujourd’hui, je sais qu’un attaché peut être détaché sur un poste d’attaché…

 

  • Les congés de maladie. C’est un gros morceau et parfois on se marre…on fait expertiser des agents auprès de médecins agréés, qui doivent dire par exemple si un agent qui est rippeur (agents qui collectent les poubelles à l’arrière des camions) et qui a un bras qui ne fonctionne pas peut continuer son travail. Dernièrement, j’ai halluciné, on a envoyé un agent en expertise chez un médecin légiste. Purée, je me suis dit, ils vont quand même pas  l’autopsier vivant…je ne savais pas que la médecine légale travaillait sur autre chose que des cadavres. Souvent, faut que j’aide les mairies à calculer les droits des agents en terme de rémunérations quand ils sont malades et là on a un système fabuleux : il faut recalculer les droits des agents tous les jours de leurs arrêts. Oui oui, vous avez bien compris, on travaille sur ce qu’on appelle des périodes glissantes…tous les jours les droits peuvent changer !

 

  • Les primes des agents. Ha ha ha, là aussi, pour ceux qui en ont car dans la fonction publique territoriale, les primes sont facultatives, chaque employeur décide d’en donner ou pas, c’est la jungle. Nous avons des centaines de primes différentes et sexy. Bon , je choisis un peu en vous citant les suivantes. Par exemple, la prime pour utilisation d’une langue étrangère (l’ ariégeois ne compte pas) pour les agents d’accueil : 13.69€ bruts…par mois. Mais si c’est du portugais ou du suédois, ça tombe à 9.23€. On a aussi l’indemnité spéciale de risques aux agents des parcs zoologiques communaux chargés de nourrir les animaux sauvages : jusqu’à 1200€ par an quand même…j’imagine en fonction du potentiel de sauvagerie des animaux ! Heureusement, nous n’avons pas ça en Ariège. Et enfin, je citerai l’indemnité des agents municipaux d’inhumation. Les salauds, ils s’en mettent plein les poches sur le dos des morts…1.31€ brut pour un portage de bière et le scandale, c’est qu’ils peuvent cumuler avec l’indemnité  de mise en bière qui est de 0.67€ brut. Presque 2 € par cadavre…voilà comment on dépense l’argent public! Salauds de fonctionnaires !

Voilà, c’est mon job !

La question c’est de savoir jusqu’à quand je peux faire ça…à ce jour, je pourrais prendre ma retraite à 62 ans révolus soit encore 15 ans ! Mais comme j’ai fait beaucoup d’études, si je veux avoir une retraite « normale » c’est à dire sans minoration, je devrais bosser jusqu’à 67 ans…soit encore 20 ans !

Voilà, vous savez comment j’ai raté ma vie professionnelle…

Merci de me donner en commentaire vos idées (sérieuses hein…ou pas) de reconversions professionnelles.

Fin de la saga et rendez-vous bientôt pour une seconde sage de loser : je vous raconterai comment j’ai totalement foiré ma vie sociale !!

 

Il est où le Bonheur, il est où ?

Non, je ne deviens pas fan de Christophe Maé, faut pas pousser le bouchon trop loin quand même !

J’ai entendu à la radio une brève expliquant les résultats d’une étude de chercheurs anglais sur l’aptitude au bonheur des personnes, laquelle s’avère être très variable d’un individu à l’autre. Elle a été menée sur 8000 personnes.

L’étude a mis en évidence 5 facteurs ou qualités personnelles qui sont déterminants dans le potentiel au bonheur propre à chacun.  Si un individu a au moins 4 de ces 5 caractéristiques, il sera très probablement heureux et en meilleure forme globale plus longtemps.  Par contre, s’il en a au maximum 2, il y a de fortes chances qu’il soit plutôt dans la dépression ou disons dans l’incapacité chronique à être et se ressentir heureux , tout en ayant des difficultés dans les relations sociales.

Voici les 5 critères révélés par les chercheurs britanniques

  • La détermination
  • Le sens du contrôle
  • La stabilité émotionnelle
  • L’optimisme
  • La conscience

Si je regarde à chaud ces qualités personnelles, ben au mieux j’en ai 2, peut-être 3 , allez disons 2.5 ! Verdict , selon les scientifiques de l’université de Londres qui ont mené cette étude, je ne fais pas partie de ceux qui ont une propension au bonheur.

Bon, à vrai, dire je m’en doutais un peu…

A moins que…

En y réfléchissant…

Reprenons les 5 qualités :

  • Suis-je déterminé ??  Oui, s’il s’agit d’avoir des cadeaux pour mon anniversaire et à Noël et de partir en vacances, je suis motivé comme une hyène de Sibérie !
  • Ai-je le sens du contrôle ?? Oui aussi, est-ce que vous avez déjà lu ici un article trash, une photo de mes fesses ou des insultes ?? Non, donc j’ai le sens du contrôle !
  • Suis-je stable émotionnellement ?? : Carrément, chaque apparition de Katy Perry provoque en moi un Tsunami interne alors que quand j’entends de la musique classique je fuis ! Ceci dit-, son nouveau look de blonde aux cheveux courts…au secours 😀
  • Suis-je optimiste ?? Totalement, je sais que la troisième guerre archi mondiale viendra, que la planète se meurt écologiquement et que les robots conduiront à l’esclavage des humains…mais je m’en tamponne, je serai mort bien avant hé hé hé  !
  • Ai-je de la conscience ?? Sincèrement, je ne sais pas trop à quoi correspond ce critère, je  n’en ai nullement conscience !

Bilan des courses : au final, je possède 4 voir les 5 qualités nécessaires pour être heureux ! Merci les chercheurs anglais, je suis top rassuré…je vais virer mon psy, arrêter la méditation, ne plus boire d’apéro, me mettre à écouter France Info et France Culture  et même  Christophe Maé !

 

Comment j’ai raté ma vie professionnelle – Episode 5

Premier épisode : 1

Second épisode : 2

Troisième épisode  : 3

Quatrième épisode : 4

Récapitulons : en juin 2007, c’est décidé, faut que je passe à autre chose, et que je sorte de la formation. Et comme non seulement je n’ai pas d’expérience professionnelle  » réelle  » à exploiter et que je n’ai pas d’envie particulière, j’ai l’idée de vouloir rentrer dans la Fonction Publique Territoriale. Pourquoi la territoriale, puisque obtenir le concours ne donne pas de poste? Non je ne suis pas maso, mais au moins, comme il faut se cogner une recherche de poste, on peut cibler les postes et les régions et ne pas se retrouver à Roubaix ou Belfort !

Mais les concours en externe, c’est chaud, il y a un monde faramineux, attiré par la chaise douillette du fonctionnaire et son emploi à vie…. Alors j’ai réduit mon activité de formateur pendant un an et j’ai suivi une formation de préparation aux concours, à la Fac, pas terrible du reste…

Les épreuves écrites : oyé oyé, demandez le programme : une note de synthèse qui consiste en 3 ou 4 heures à résumer de manière structurée un dossier de 30 à 50 pages de textes chiants et illisibles…Youhou . Et aussi des questions de connaissances, genre bachotage de base et enfin, une super dissertation de culture générale. Alors j’ai fait des fiches de culture générale, je me suis entraîné , j’ai appris (et oublié depuis) les mouvements philosophiques, qui fut le Roi qui rétablit la Monarchie après Napoléon , qui était Olympe de Gouges et si  Proust gobait des madeleines nu sur son canapé ?? Et Tocqueville, il en pensait quoi de tout ça?? Bienvenue sur France Culture…

Puis on passe l’écrit dans des salles plus ou moins immenses, je me souviens du parc des expo à Toulouse où l’on ne voyait pas le bout de la salle. Puis de la salle d’attente des oraux à Bordeaux où l’on attend toute la journée qu’on nous appelle pour passer 2 ou 3  épreuves…pas par un numéro comme à la Nouvelle Star mais bon… Une des épreuves orales est une  sorte d’entretien d’embauche…qui donc,  peut aboutir à un concours mais pas à un emploi…j’ai eu 17 à la « conversation avec le Jury » ça m’a sauvé !! ! Preuve que je suis quelqu’un de bonne conversation !

Résultat des courses, du premier coup, j’obtiens le concours de Rédacteur (un mec de catégorie B qui rédige donc, enfin je suppose) et celui d’attaché (un mec de catégorie A qui super rédige mais ligoté et  assis sur une pointe inversée, pieds et points liés…attaché quoi ).

Youhou, j’ai réussi…je suis lauréat d’un concours de catégorie A de la territoriale…champagne et maintenant, j’ai 3 ans pour chercher un poste, dans un secteur que je ne connais pas et dans lequel je n’ai pas d’expérience. Allez, je dois continuer mon travail de formateur et faire une recherche d’emploi. Je cible les postes dans les Ressources Humaines, car j’ai quelques choses à vendre là-dedans et qu’il y a de la demande dans ce secteur au niveau des collectivités territoriales. Et je cible à l’époque la région Rhône Alpes.

Et je vais enchaîner les envois de CV, les réponses aux offres, et des entretiens d’embauche : Macon, Chalons sur Saône, Dijon (un peu plus haut que Rhône Alpes, j’étais malade à cette époque…), Lyon…et c’est rude et c’est prise de tête. Surtout qu’à Lyon, à la Région, je finis second sur un recrutement après 2 entretiens et avoir réussi à émerger parmi  130 candidatures.

Là je pète un câble : après 8 ou 9 mois de recherche, nous sommes en gros en avril 2009 je décide d’arrêter la formation et de ne pas reprendre à la rentrée, même sans emploi, je vivrai du chômage et en plus je décide de ne plus chercher , pause, ras le bol.

Et puis, alors qu’on me fait mon pot de départ au centre de Formation, je suis présélectionné pour un entretien sur un poste, situé à 1 h de la maison…c’est pour ça que j’ai candidaté, pas de voyages , pas de frais, pas un poste qui va intéresser grand monde et pas de préparation de l’entretien pendant des heures. Juste comme ça, pour avoir l’inconscience tranquille !

Et le 01 août 2009 (rentrer dans la fonction publique en août…Warf, faut le faire non??) je commence mon nouveau travail…je viens d’intégrer le monde joyeux des fonctionnaires territoriaux !

Mais ça c’est une autre histoire…ne ratez pas le dernier épisode de cette saga, à suivre ici prochainement…