De l’amour, de l’amour, de la mort

Hier soir, j’ai vu à la télé les images impressionnantes de l’hommage rendu à Johnny Hallyday. En fait, depuis l’annonce de sa mort, je réfléchis autour de cette nouvelle. Je ne suis pas fan, je n’ai même jamais écouté un seul album, mais je suis né avec lui, ma mère était fan, elle l’est encore plus ou moins, mon oncle aussi et d’autres personnes encore. Je l’ai toujours vu, entendu.  Au départ, j’étais juste étonné de la nouvelle, je l’ai appris à 5h du matin, au journal d’ Inter.  Et maintenant , de voir  ce quasi million de personnes rassemblées hier autour de la star, mélange de tristesse absolue mais aussi d’une sorte de liesse, ne me laisse pas indifférent.

Déjà, je me dis qu’aucun autre art que la chanson touche autant le public dans sa globalité. Imaginez que demain meure le plus grand écrivain, l’acteur ou l’actrice la plus populaire du pays, le peintre le plus couru…personne n’aura droit à ce rassemblement et l’impact sera ridicule à côté des funérailles de Johnny.

Alors pourquoi tant de ferveur, tant d’émotion , surtout quand on est pas fan absolu, le fanatisme ôtant toute rationalité?  Il y avait hier la famille et les amis de Johnny, ses amis proches, les ofifciels, les fans ultimes et grands fans, mais aussi simplement des personnes qui ont grandi avec ses chansons les plus célèbres.

Alors je me dis que la disparition de Johnny, c’est d’abord un repère qui s’écroule. Une balise en moins dans l’existence de tout un chacun. On s’est rendu compte que même Johnny Halliday n’était pas immortel. Son oeuvre le sera certainement en partie, mais l’homme ne l’est pas. Et cela c’est triste, on aimerait que les légendes, nos légendes soient immortelles. Mais on n’est pas dans un jeu vidéo, on ne peut pas regagner des vies et recommencer.

Et puis, je crois surtout que sa mort nous renvoie à la nôtre. On se lève le matin en oubliant naturellement qu’on est mortel. C’est la condition nécessaire pour essayer de vivre un minimum, sans cela on finirait cinglé. Or en disparaissant, Halliday nous rappelle que nous sommes mortels et que ce qui vient de lui arriver nous arrivera aussi, espérons le plus tard possible. Et en pleurant la star, au delà de l’immense artiste , au delà de l’homme pour ceux qui l’aimaient ,le connaissaient, je crois que beaucoup pleurent simplement la mort…au fond une histoire où l’amour percute la mort…la vie quoi.

Johnny s’en va reposer dans l’intimité d’un cimetière sur l’ île de Saint Barthélémy, parce qu’il faut bien qu’enfin Jean-Philippe Smet ait la paix, n’appartienne qu’à lui et à ses proches. je me souviens avoir entendu Charlotte Gainsbourg dire que pendant des années elle ne pouvait aller au Père Lachaise, l’allée  du cimetière étant constamment envahie de fans…

J’ai toujours eu l’impression que l’idole des jeunes était quelqu’un de très seul, même si paradoxalement il était très entouré.  Je crois que hier, lors de sa remontée des Champs Elysées, nous en avons eu la preuve…mais sa solitude  nous renvoie aujourd’hui à la nôtre…alors tâchons de parvenir à allumer le feu…

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Quel est le con qui…

Non mais vraiment, quel est le con qui a décrété qu’il fallait faire une seconde rentrée littéraire en janvier de chaque année ? En janvier, on est fauché, c’est après Noël, les fêtes et pendant les soldes !! Ok, business is business, mais quand même, il n’a pas pensé à moi ce con là , surtout cette fois !

Jugez plutôt, il va y avoir cinq livres dont deux de mes auteurs frère/soeur , qui vont sortir en 15 jours ! Alors même si j’achète la majorité des nouveautés en occasion, cette fois-ci je vais avoir du mal à attendre pour tous ces romans qui me tentent.

Je vous refais pas le coup du  » est-ce que le livre est trop cher? », j’en ai parlé il n’y a pas longtemps…mais quand même…j’en remets une couche !

  • le 3 janvier : Une vie sans fin de Frédéric Beigbeder  (Grasset, 22€, 360 pages soit 0.06€ la page). Enfin, Frédo a bossé pour de bon et il revient à un vrai roman…j’ai hâte de le retrouver.
  • le 3 janvier : Les loyautés de Delphine de Vigan (Lattes, 17€, 208 pages soit 0.08€ la page). On en sait très peu sur ce nouveau roman , probablement inspiré de la vie plus ou moins réelle de Delphine. Par contre, 208 pages, la voilà qui se met au texte court…tout fout le camp !!
  • le 4 janvier : La mise à nu de Jean-Philippe Blondel (Buchet Chastel, 15€, 252 pages soit 0.o6€ la page). Le métronome de la littérature française est de retour…les années impaires il sort un livre jeunesse et les années paires un livre adulte. Texte encore plus court j’ai l’impression mais je sens que cet opus sera dans la veine de Et rester vivant ou 6h48…
  • le 4 janvier : Une longue impatience de Gaëlle Josse (Notabilia, 14€, 192 pages soit 0.07€ la page.) Celui-ci aussi je le sens vraiment bien. Asphodèle l’a beaucoup aimé…c’est bon signe !
  • le 18 janvier, L’amie prodigieuse tome 4 d’ Elena Ferranté (Gallimard, 23.50€, 560 pages soit 0.04€ la page). Enfin, on arrive (hélas) au terme de cette histoire prodigieuse et je me délecte à l’avance des 560 pages finales de l’histoire d’amitié entre Lénu et Lila.

Amis éditeurs qui ne lirez pas cet article, vous constaterez comme moi que les courts textes peuvent être trois fois plus chers que les pavés…alors si vous trouviez une solution pour harmoniser les prix de vente , ça serait pas mal non  ?? Comment ça je fais du mauvais esprit?? Un peu, les livres ne sont pas des morceaux de fromage…mais bon la vente au poids… Comment ça je fais de la provocation ?? Nan, détrompe-toi ami éditeur, j’achète tous les livres ou je me les fais offrir par mon entourage donc je paye vraiment tout ce que je chronique ici. Je n’ai jamais demandé le moindre SP et même, les rares fois où l’on m’en a proposé (4 ou 5 fois) j’ai dit non merci…en même temps c’était nase !Du coup, ami éditeur, je crois que de toute la chaîne du livre, c’est toi qui t’en sort le mieux…alors pense à réfléchir au prix des livres neufs ! Je parle des grosses maisons d’édition, je sais que les petits éditeurs galèrent aussi !

Et vous amis lecteurs, parmi ces cinq nouveautés qui vont illuminer mon début d’année 2018 de lecteur, quels sont ceux qui vous tentent le plus ? Vous pouvez choisir un ,deux, ou trois livres, dans le petit sondage express qui suit !

La France de mon enfance…

Il y a quelques semaines , dans une émission télé, un chroniqueur disait que dans les années 70, du point de vue musical et télévisuel, il y avait la France de Guy Lux et la France de Jacques Chancel, et qu’aujourd’hui (même si la musique a quasi disparu de la télé), on a la France de Nagui et celle de Patrick Sébastien.

PS : si tu ne sais pas qui sont Guy Lux et Jacques Chancel, soit heureux ami lecteur, c’est que tu es jeune…

C’est toujours réducteur d’opposer les personnes mais si la comparaison d’aujourd’hui me semble plus contestable, celle des années 70 est vraie. Et j’en suis la preuve.

Gamin et ensuite adolescent, j’étais totalement dans la France de Guy Lux et pas du tout dans celle de Chancel.  Jacques Chancel, ses invités musicaux  étaient Le Forestier, Barbara, Ferré, Brassens, sans compter tous les artistes de la musique classique.  Que des artistes disons connotés exigeants, personnellement je dis » élitiste » au sens qu’ils touchaient une part  réduite de la population.  Guy Lux, c’était Delpech, Claude François , Sheila, Sardou, Dalida…des artistes populaires, au sens « grand public ».  Je regardais aussi les émissions des Carpentier, comme Bénabar !

Il n’y a guère que Brel qui à mon sens, arrivait à toucher les deux faces de la planète musicale française et ne faisait parie d’aucune chapelle, enfin en même temps je ne le connais quasiment pas.

Et après, j’ai enchaîné…je regardais peu la télé mais j’ai fait partie des spectateurs de Champs Elysées (à l’époque je croyais Drucker branché et au top de l’actualité musicale…) puis de Sacrée Soirée et du fameux Top 50 sur Canal, à partir de 1984.

Plus petit encore, vraiment gamin, je me souviens du Hit-parade sur Europe 1 et des émissions de RMC. Point de radios de Radio-France  !

Aujourd’hui, je ne regarde plus la télé, donc plus les rares  émissions musicales qui restent, même si parfois je vois encore un peu   La Nouvelle Star, qui ne va pas tarder à disparaître.  Ne supportant pas Nagui, le mec qui à un melon comme une pastèque de Tchernobyl et convaincu d’être à la culture musicale ce que le noyau est à la cerise, je ne regarde pas Taratata. Ou Seulement s’il y a un artiste que j’aime particulièrement, en replay.  Et pourtant, il y a des moments géniaux dans cette émission et disons que les invités se sont démocratisés, fallait bien  pour rester à la télé malgré le peu de téléspectateurs qui suivent l’émission . Patrick   Sébastien, je me souviens l’avoir vu gamin en spectacle, mais à l’époque il était juste  imitateur, aujourd’hui c’est tellement nase et ringard sa variété que lui aussi les audiences se cassent la gueule progressivement et qu’il ne tardera pas à disparaître des prime- time.

En fait, à la réflexion, je regrette que Bernard Pivot ne ce soit pas intéressé à la chanson, peut-être que lui , à l’époque, aurait pu connecter les deux France. Il a bien essayé  avec Bouillon de culture, mais ça n’a pas vraiment marché… probablement que c’était déjà trop tard  ! Et peut-être qu’à sa manière, il continue en tant que Président du Prix Goncourt puisque les lauréats sont plus ou moins populaires suivant les années, une fois sur deux en moyenne.

Pas de chute sur cet article. Il s’arrête là !!

Mes livres chers…

Le prix moyen d’un livre neuf en France, tous formats confondus, brochés et poche, est d’environ 10€. Dit comme ça, on peut pas dire que le livre est onéreux, enfin si on le compare à d’autres produits culturels (un place de cinéma, de théâtre, de concert, d’opéra), il est même plutôt bien placé. Sans compter tous les livres d’occasion quasi neufs qu’on trouve partout  !

Il reste que si l’on ne veut attendre ni la sortie en poche (qui ne concerne pas tous les livres édités en grand format…il faut déjà en vendre plusieurs milliers avant d’espérer une sortie en format économique) ni acheter de l’occasion, il faut alors souvent débourser en moyenne 19€ pour un livre broché. Les prix en gros vont de 14€ à 25€ , en fonction du nombre de pages du livre. Et là, on constate que plus le livre est gros, moins il est cher. Si, je vous assure, je me suis amusé à calculer le prix à la page de 4 livres de la rentrée littéraire :

  • Catherine Pancol : plus de 800 pages = 0.03€ la page
  • Véronique Olmi : plus de 400 pages = 0.05€ la page
  • Sigolène Vinson : 182 pages = 0.08€ la page
  • Patrick Modiano : 105 pages = 0.13€ la page

Bref, tout cela pour dire que je trouve quand même que les courts textes qui sont vendus en grand format restent un peu chers si on les achète neufs. Il n’y a pas beaucoup d’écart de prix entre un livre qui va durer 2 heures et un livre qui va en durer 10 !

Alors je me suis demandé pourquoi, et j’ai été revoir la décomposition du prix d’un livre (données assez constantes , fournies notamment par le Syndicat National de l’ Edition). Prenons un livre vendu 20€ TTC.  C’est parti (amies, si vous êtes allergiques aux chiffres, allez faire un footing…pas Asphodèle pour le footing mais tu peux revenir plus tard 😀 )

  • Le libraire gagne 7€ soit 35% du prix. Du coup, s’il vous fait 5% de remise , il ne gagne plus que 6€ au lieu de 7€ ,  donc il gagne 15% de moins…c’est pour ça que les petits libraires ne peuvent pas le faire, leur marge est trop faible, un commerçant gagnera beaucoup beaucoup plus en vendant des produits high tech et infiniment plus en vendant des fringues…le livre ne rapporte pas pour le commerçant.
  • L’éditeur gagne 4.30€ soit 21.5%.  Cela paraît peu et c’est vrai que pour les petits éditeurs ce n’est pas simple, mais voilà, l’édition est quasiment un oligopole, quelques gros groupes d’édition se partagent le marché…pour eux c’est plus simple, d’autant plus que…
  • Le diffuseur  / distributeur gagne 3.60€ soit 18% du prix du livre. C’est celui qui  » pré-vend » le livre, le met en valeur, assure la promotion etc…le marketing quoi ! Sauf que les boites qui diffusent et distribuent le livre appartiennent souvent aux éditeurs…surtout les gros ! Bingo donc et dommage pour les petits qui n’ont pas leurs propres structures pour pousser le livre chez le lecteur…
  • L’auteur gagne 2€ soit en moyenne 10%. Il y a un système répandu en France, celui du 8-10-12. Jusqu’à 10000 exemplaire c’est 8%, ensuite on passe à 10% et 12% au delà. Il faut savoir que les 3/4 des livres ne dépassent pas les 1000 exemplaires. Celui qui dépasse 10000 est déjà un livre qui se vend bien, à partir de 25000 on est dans un gros succès, au delà de 50000 c’est un best seller. Du coup, les rares auteurs qui arrivent à faire des best sellers en permanence touchent parfois plus, jusqu’à 18%…par contre il y a aussi des auteurs qui touchent même pas 8%…c’est l’éditeur qui fixe ses règles.
  • L’imprimeur :2€ soit 10% du prix du livre, comme l’auteur. Donc ce n’est pas la fabrication du livre qui coûte cher et ça explique pourquoi les gros livres sont moins chers que les petits si on regarde le nombre de pages
  • L’Etat : 1.10€ soit 5.50%, à travers la TVA.

Voilà, c’est décortiqué.

Alors cher ou pas cher les livres quand on est lecteur ? Ben pour moi ça dépend, certains livres, quels que soient leur qualité et leur intérêt sont limite arnaque au niveau du prix proposé. Heureusement ce n’est pas la majorité et globalement, à condition d’être patient et de pratiquer l’occasion, on peut lire des romans récents sans se ruiner.

Derrière le miroir…

Vous vous souvenez de Working girls, Pulp Fiction, Will Hunting, La vie est belle, Shakespeare in love ou du Patient Anglais ? Des films d’auteurs, ne correspondant pas aux productions débilisantes des grands studios de cinéma US…produits et promotionnés avec brio par Harvey Wenstein…qui se révèle aujourd’hui être un prédateur sexuel…

Que dire du beau Bertrand Cantat, qui a tué une femme à coup de poings , et peut-être conduit une autre, la mère de ses deux enfants au suicide. Il paraît que Noir Désir est un groupe culte et que Cantat représente la partie noble du rock (il paraît hein, moi le rock ça m’en touche une sans faire bouger l’autre…comme disait le Président Chirac à l’époque où il était en poste et pouvait encore  parvenir à le faire)…

Vous me voyez venir ou pas ?

Question philo du jour : doit-on considérer l’artiste et oublier l’homme ou doit-on considérer que toute oeuvre venant d’un être plus ou moins abject ne mérite pas d’être aimée, encensée , citée, sanctuarisée?

Personnellement, j’aurais tendance à ne regarder que l’oeuvre d’art , parce que de toute manière, l’artiste est un être humain, et par nature, essence et choix, l’être humain est mauvais et perverti. L’enfer c’est les autres disait Sartre…et de fait on est toujours déçu par l’autre un jour ou l’autre.  L’artiste n’échappe pas à cela ! Et comme on fait nous-même partie des autres, on déçoit aussi…les relations humaines sont sans issue de toute manière, enfin sur la  longue durée.

Je m’éloigne un peu du sujet et revient à mes artistes.

Si l’on condamne les êtres humains derrière le miroir de l’artiste, alors va falloir renier beaucoup de monde…

  • Proust était un parvenu qui achetait les critiques et les prescripteurs littéraires de son époque…
  • Coco Chanel avait de fortes amitiés avec les nazis…voire plus
  • Céline, (qui est quand même le fond de commerce de Luchini ,  du coup c’est ennuyeux si on le met au pilori…imaginez qu’il se mette lui-même à écrire au lieu de se contenter de réciter, on est mal…) était un collabo ouvertement antisémite
  • Chateaubriand a écrit ses plus beaux textes au château de Combourg en Bretagne (très bel endroit), lequel fut acheté par papa grâce à la traite des noirs…et qui sait si le fiston n’ a pas repris l’affaire tant qu’il a pu…
  • Rimbaud a laissé tomber la poésie pour faire du trafic d’armes en Afrique…

Ce n’est que quelques exemples que je connais, mais si vous cherchez bien, vous qui êtes plus érudits que moi sur l’art, vous allez trouver des dizaines d’exemples.

Alors, faut-il se contenter de voir l’oeuvre se refléter dans le miroir ou bien casser le verre pour approcher l’humain qui est derrière ?

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà boycotté des artistes ??

Vous avez 3 heures…

C’est en octobre…

C’est en octobre que je reprends ma compilation entamée en septembre…comme les copines blogueuses.

C’est en octobre qu’après avoir lu « Les jouisseurs » , j’ai pu échanger deux  mots avec Sigolène Vinson, via FB et lui faire savoir à quel point ses romans comptaient pour moi.

C’est en octobre que j’ai entendu à la radio que la cause numéro 1 de mortalité dans le monde (pour 2015 je crois) était la pollution, sous toutes ses formes…bien loin devant les guerres et le terrorisme et certaines maladies mais c’est plus vendeur de parler des attaques terroristes….et il vaut mieux mettre des radars parce que non vraiment, les accidents de la route c’est inadmissible…

C’est en octobre que j’ai décidé de me faire plaisir de plus en plus, puisqu’il paraît que quand on est jeune on ne sait pas se faire plaisir et  qu’il paraît que je vieillis…

C’est en octobre qu’au cours d’un seul et même mois je suis allé deux  fois au cinéma et une fois au théâtre…depuis que je suis en Ariège ça n’était jamais arrivé .Et je me dis que Dupontel est un cinéaste et un acteur génial…

C’est en octobre que j’ai de nouveau des idées pour le blog, beaucoup, mais que je sais que je vais avoir moins de temps à y consacrer en 2018…

C’est en octobre que je me rends compte que le deuil de mon chien est loin d’être terminé…

C’est en octobre que j’ai découvert Anna Hope…j’en reparle bientôt avec « Le chagrin des vivants »…

C’est en octobre que j’attaque la dix-septième année de vie commune avec La Douce (rien que pour ça je mériterais un cadeau  moi je dis… 😀 😀 ).

C’est en octobre que je repense à cette vieille idée de lancer le prix littéraire MTG , un vrai prix littéraire avec votre aide…(tremblez auteurs…la lose absolue si ça se faisait un jour et que ça tombe sur vous ! )

C’est en octobre que je me dis que « November rain » aura sa revanche…

Aux origines…

Pour ceux qui me suivent fidèlement, vous vous rappelez peut-être qu’en mai dernier, j’étais à Haworth, dans la maison des Brontë. Une artiste anglaise, proposait aux visiteurs du Presbytère d’écrire chacun une ligne du texte original des Hauts de Hurlevent, afin de re créer une sorte de manuscrit original (dans tous les sens du terme). En effet, Emily Brontë l’a probablement détruit avant sa mort.

Bon, maintenant vous avez 2 choix possibles !

Soit vous dire, encore les Brontë, il me gonfle avec ces auteurs-là…

Sauf que mon petit doigt me dit que si le blog dure encore , vous avez pas fini d’en entendre parler !

Soit vous dire que c’est une super idée, et que peut être vous aimeriez avoir une réplique d’un manuscrit original d’un auteur culte !

Hé bien figurez-vous que sur FB, j’ai vu un post indiquant qu’un éditeur sortait la reproduction du manuscrit original de Jane Eyre, écrit de la main de Charlotte Brontë , puisque le sien a survécu. Ce n’est peut-être pas le premier, car elle écrivait façon pattes de mouches, mais probablement celui qu’elle a fourni juste avant la fabrication du livre !

Et en allant voir sur le site, j’ai trouvé d’autres auteurs qui ne m’intéressent pas…mais peut être qu’ils vous tenteront.

Evidemment, c’est des beaux objets, en tirage limité, qui sont destinés aux collectionneurs ou bibliophiles, mais pas seulement.

Le manuscrit de Jane Eyre, l’original en 3 volumes, représente 800 pages manuscrites. Il y a 1000 exemplaires numérotés. Le prix est de 249 €.

249 euros, c’est cher…surtout que lire Jane Eyre en anglais et écrit à la main, c’est pas aisé pour moi…mais c’est quand même tentant.

Mais les auteurs français sont moins chers…en moyenne c’est 150€ .

Si ça vous intéresse, c’est ici : LES SAINTS PERES

c’est en septembre…

Je vais vous faire une confidence, quand tout va bien ici, j’ai entre 2 et 3 semaines d’articles de programmés, il m’est arrivé d’aller au delà ! Mais là, c’est un peu la panne , alors je vais faire comme beaucoup de blogueuses amies , un petit retour sur septembre, qui a été comme un mois de septembre mais en pire…

C’est donc en septembre…

Que j’ai mangé des succulents muffins aux myrtilles chez Asphodèle, avant que le ciel (ou l’innommable pour reprendre les mots de Galéa)  ne lui tombe sur la tête

Que l’album d’ Indochine « 13 » est sorti, et que  j’ai vu un mini concert du groupe sur la page FB de Quotidien et je me suis dit, vivement le live en mars à Toulouse.

Que j’ai eu une  panne de lecture de plus de 15 jours, ce qui ne m’arrive jamais.

Que j’ai malgré tout réussi à lire  » Femme à la mobylette  » de Jean-Luc Seigle, roman d’un tristesse absolue, tellement que je déconseille de passer Au Vieux Campeur acheter une corde d’escalade en sortant de la librairie…

Que j’ai rencontré à Metz, une blogueuse qui part plus souvent en vacances que moi, ce qui me désole et n’est pas normal !

Que je me suis fait  indirectement traiter de pipelette par une autre blogueuse avec qui  j’ai conversé pour la première fois par téléphone…je reste sans voix du coup !

Que la même semaine, je me suis trouvé successivement à Montpellier, Toulouse, Nice, Metz et Lyon…l’année prochaine, je tenterai la même chose mais sur un seul jour.

Que j’ai appris que Sigolène Vinson, qui est pour moi LA rencontre littéraire de ces dernières années, avait sorti un nouveau roman en août, sans que je le sache !

Que j’étais invité  à un repas célébrant des noces d’or…ce qui me paraît juste incroyable !

Que je me suis rendu compte que cette année n’était pas une année à noix,  (mais peut-être plus  à la noix.)

Que je me dis qu’il est grand temps de concrétiser des projets,  de  reprendre un chien  (puisqu’ après un an, le deuil n’est toujours pas fait et que je comprends qu’il ne se fera pas totalement),  de faire une cagnotte permettant d’aller voir les aurores boréales (au risque de finir congelé en statue de givre boréal)

Que je me dis qu’octobre aura sa revanche…

 

Des pommes, des poires… et des scoubidous (en photo) !

Non, vous ne  le savez pas encore ? Il sort en novembre…le nouvel i-phone , le numéro 10…pour fêter les 10 ans de la marque ! Et il coûte …un SMIC pour le premier modèle, celui des ploucs, et 1350€ pour le modèle « de base » ! Si si , c’est vrai !

Et vous savez quoi, le paradoxe, c’est que même des fauchés vont l’avoir…pas grave, ils partiront pas en vacances , mangeront les merdes des hard discounters mais ils auront l’objet du désir…ou du délire.

Faut dire qu’il il y a des top nouveautés sur ce nouvel i-phone, en plus de l’amélioration technologique concernant l’écran, le processeur et le double appareil photo:

  • La possibilité de recharger sans fil …waouh, indispensable, pourquoi s’emmerder à équiper les TGV de prises pour recharger les portables, merci Apple, indispensable…
  • La reconnaissance faciale : pour dévérouiller et donc démarrer, plus besoin de code, vous regardez la bête , faites 2 ou 3  grimaces et hop, c’est gagné. Un animateur de Late Show aux USA disait que ça allait poser de gros soucis, surtout en Californie, étant donné qu’on fait de la chirurgie esthétique toutes les 3 semaines…Warf !  l’i-phone sait-il s’adapter au Botox ? Nan mais il a pas tort cet animateur,  je sais pas vous, mais moi, vu la gueule que j’ai au réveil, je suis sûr que la bête refuserait de se connecter. Idem quand vous êtes bourrés le samedi soir  en sortant de boite (enfin si on ne  vous a pas volé le téléphone hein !).
  • Enfin, la possibilité de créer vos propres émoticones à partir des expressions de votre propre visage. Youhou, on en rêvait non ? Bon pour avoir du suivi dans les idées, c’est à éviter le samedi soir  en rentrant bourré  de boite ou le matin au réveil, pensez à vos correspondants !

Je reviens sur ce présentateur de Late Show aux USA dont je n’ai pas retenu le nom, et qui après avoir présenté les nouvelles fonctionnalités de l’appareil, finissait son pitch en disant ceci :  » Mais vraiment, le plus étonnant dans ce nouvel i-phone, c’est qu’il a des idiots qui vont l’acheter » !

Et en tant que génie du Marketing, n’oublions le fameux slogan (officieux) inventé par Steve Jobs naguère : « Apple, nous c’est la pomme, vous c’est les poires » !

Ecriveur ou écrivain ?

Ce n’est pas ce qu’il écrit qui fait l’écrivain. Son besoin premier est d’écrire. Ecrire, c’est à dire se faire absent du monde et de lui-même pour, éventuellement, en faire la matière d’élaborations littéraires. N’importe quel sujet est bon pourvu qu’il permette d’écrire. Pendant six ans, jusqu’en 1946,  je tenais un journal. J’écrivais pour conjurer l’angoisse. N’importe quoi. J’étais un écriveur. L’écriveur deviendra écrivain quand son besoin d’écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s’organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.  André Gorz dans  » Lettre à D.

J’ai découvert André Gorz avec Lettre à D (j’en ai parlé rapidement il y a quelques jours) : c’est un intellectuel philosophe, ami de Sartre qui a prôné la décroissance économique et donc a beaucoup publié et énormément écrit. Et je trouve qu’il dit tout sur l’écriture dans ce court passage.

On ressent l’envie d’écrire ou pas au départ. Si elle se transforme en besoin alors petit à petit on devient écriveur comme il dit. Et puis ça peut s’arrêter là, on écrit, on invente, on remplit des cahiers, des journaux…c’est pour soi, peut-être un jour pour des proches et puis basta. Cela peut suffire. C’est pratiquer en amateur voire en amoureux de l’écriture.

Et puis, la vrai question, c’est qu’est-ce qui pousse à vouloir être lu par plus de monde, par exemple en ouvrant un blog d’écriture ou assimilé ? Et au delà, quel est le déclic qui donne envie d’essayer de se faire publier?  Vouloir être publié c’est faire partager au plus grand nombre possible ses mots, ses émotions. Mais cela suppose, comme le dit André Gorz que le sujet le permette et que le besoin s’organise en projet. Et pour moi, c’est peut-être déjà perdre sa liberté d’écriveur, même si de mon côté, si j’étais déjà écriveur assidu et passionné, je tenterais probablement la chose je crois. Sans être certain déjà d’arriver au bout du projet (le manuscrit) et surtout en sachant que les chances de devenir écrivain sont minces. Déjà d’être édité mais surtout que le livre marche !

Comme le dit Foenkinos dans  son dernier roman, c’est bien pire d’avoir un livre publié qui ne rencontre que l’indifférence et finit au pilori , renvoyé chez l’éditeur.  Au pire, comme Aznavour dans sa chanson on peut toujours dire qu’on a du talent et que c’est le public qui ne comprend rien !

Enfin, après l’édition, se pose la question de ne faire que écrivain, à temps complet si je puis dire. Bien entendu, compte tenu de ce que touche un écrivain sur le produit fini, beaucoup ne peuvent pas. Mais d’autres qui pourraient, ne le veulent pas, comme s’il était sain d’avoir un vrai métier à côté !

Ceci dit, l’écrivain qui ne fait que ça doit assurer la promotion de son livre ensuite, et ça c’est un autre métier, fait de communication, de relationnel, de rencontres et indirectement de commercial aussi, qu’on le veuille ou non. Peut-être pas si on s’appelle Modiano ou Ferranté et encore, l’éditeur doit leur mettre un peu la pression de temps en temps pour qu’ils aillent au charbon et sortent de leur tour que l’on qualifie parfois d’ivoire, sans que je sache pourquoi d’ailleurs.

En conclusion,  scribouilleur, écriveur ou écrivain, de toute manière , les mots ne sont que des écrits vains…et ce qui fait leur force.