C’est en janvier…

C’est en janvier qu’est arrivée 2018, l’air de rien, sur un pont à Londres, en regardant un feu d’artifices de loin… I love London !

C’est en janvier que j’ai amassé dans ma PAL plein de livres qui me tentent vraiment, mais que je rencontre des difficultés pour arriver à lire, ce n’est pas une panne de lecture mais pas loin…en 10 jours je n’ai lu que 220 pages du livre d’Eléna Ferrante…

C’est en janvier que Django (alias « erreur de casting » 😀 :D) est arrivé dans mon foyer façon tsunami…

C’est en janvier que j’aurais dû travailler un jour par semaine à mon projet d’écriture sur les Brontë…mais finalement, ce ne fut qu’un jour dans le mois, retard d’allumage !

C’est en janvier que j’ai réservé notre prochaine semaine de vacances en Corse, dans la région du Cap Corse cette fois, il me tarde…

C’est en janvier que j’ai eu des nausées pendant quelques jours, ce qui ne m’arrive jamais d’ordinaire…

C’est en janvier que je n’ai pris aucune résolution pour l’année à venir, comme chaque année d’ailleurs.

C’est en janvier qu’est sorti , un peu en catimini, un nouveau single de Mylène Farmer…vraiment pas terrible à mon goût.

C’est en janvier que j’ai parlé de Trance music sur ce blog, et qu’il y a eu 2 fois plus de commentaires que sur une chronique de livre… 😀

C’est en janvier que je me dis que février aura sa revanche (avec plein de crêpes :D)

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Et HOP !

Vous aimeriez prendre l’avion tout en étant payés pour cela (sauf Emilie bien entendu…) ? Si si c’est possible et c’est AIR FRANCE qui vous offre cette possibilité, notamment à travers sa filiale qui effectue des vols régionaux province / province à savoir HOP (qui va bientôt disparaître pour réapparaître sous le doux non de JOON).

Je voulais vous donner le tuyau parce que ça fait 15 ans qu’on les pratique pour faire des Toulouse Metz. On pratique aussi un peu les navettes au départ de Paris, qui là sont assurées par AIR FRANCE mais c’est plus difficile d’être payé pour prendre leur avion dans ce cas là, car ils sont plus performants pour les parisiens que pour les ploucs de province !

Je vais pas vous raconter 15 ans de trajets avec AIR FRANCE puis HOP (sauf si je reçois une demande écrite de votre part, accompagnée d’un petit chèque pour mes bonnes oeuvres, merci !) mais disons seulement 3 des 4 derniers voyages. Et vous allez voir c’est bingo ! Plein de tunes à se faire en prenant HOP AIR FRANCE !

Donc en avril dernier , pas de bol, une grève du personnel de cabine de la compagnie HOP…nous devons faire un Toulouse Nice puis Nice Metz. Ouf, à Toulouse on embarque, les 2 vols semblent ne pas être impactés. Joli temps sur Nice, bel atterrissage presque sur la grande bleue…mais les passagers pour Metz sont réceptionnés au pied de l’avion (sans fanfare ni verre de Limoncello…) et on nous apprends que le vol pour Metz est annulé. Haaaaaaaa. Bon on va bien nous trouver une solution…allez Hop, un vol Nice Paris. Après par contre, ben à nous de nous démerder…alors taxi, gare de l’ Est et TGV…ouf il reste des places, bon quand on réserve en dernière minute c’est cher…je crois 180 € en tout pour 2. Que l’on doit avancer bien entendu…ben non, AIR FRANCE ne ferait pas une réservation pour ses clients déroutés !  Nous ça va, on peut le faire, je veux dire avancer de nouveaux frais, pour d’autres…ben il reste le stop. Et on arrive à Metz  avec je ne sais plus combien d’heures de retard.  C’était pour le loisir ouf, si c’était pour aller enterrer une vielle tante voire rendre une dernière visite à la susnommée en espérant qu’elle modifie son testament à votre profit,  ou un entretien d’embauche, ben tant pis pour vous ! Mais le droit de grève est un droit…et puis ça change des pilotes.  Par contre les employés d’AIR France à Nice, peu solidaires de leurs collègues de Toulouse, s’interrogèrent  du pourquoi on nous a laissé embarquer dans l’avion pour Nice sachant qu’on serait coincés là-bas, alors qu’il suffisait de nous mettre direct dans un Toulouse Paris. On se le demande aussi…

Et là bingo les amis, voilà qu ‘AIR FRANCE nous dédommage…soit 250€ en cash soit 350€ en avoir chez eux. Comme sur Toulouse Metz il n’y a que eux, on a pris le bon d’achat…et toc 700€  dans la poche (mois le prix du trajet initial et le taxi et le tgv, mais quand même on a gagné plein de tunes !

Et donc en décembre , pour le 23 décembre, on a repris un Toulouse Lyon et Lyon Metz. Et là, organisation…pas de grève de prévue, mais le vol Lyon Metz est annulé et je dois reconnaître que là ils ont bien anticipé, on l’a su quelques jours avant ! On nous propose heureusement un plan B… youpi ! Bon c’est pas le même jour, c’est le 22 décembre , mais on aurait pu faire un effort, après le boulot, en roulant à fond sur l’autoroute… Sauf qu’on nous propose un vol au départ de Nice. Donc on a un Toulouse Lyon puis Nice Metz !  Là on rigole quand même…c’est comique au final. Et donc, ben il faut passer une bonne demi heure au téléphone pour avoir encore un Toulouse Paris, puis TGV etc. Mais là, ils ont prévu l’annulation…c’est top quand même par rapport à avril non ? Du coup ce sera 250€ en cash et pis c’est tout…pas possible d’avoir 350€ en bon d’achats qu’on aurait refusés de toute manière . Et re bingo…500€ de plus dans le cochon ! Merci HOP enfin AIR FRANCE car oui c’est le service réclamation AIR FRANCE qui gère les soucis de HOP (taux de suicide des employés du service non communiqué à ce jour…courage les gars et les filles )

Mais aller à Metz c’est une chose, en revenir en est une autre…et là donc le 27 décembre, tout se passe bien sauf qu’au dernier moment, bien qu’enregistrés avec un numéro de siège, impossible d’embarquer dans l’avion…et HOP, 4 joyeux lurons ont été sélectionnés pour ne pas embarquer…l’enregistrement est bien validé mais au dernier point , bip…vous attendez s’il vous plaît. 52 passagers pour un avion de 48 places. Officiellement, l’avion initial avait un souci technique donc ils ont trouvé un avion plus petit …officiellement…ou alors surbooking ou alors…mais la question que je me pose c’est comment ils ont choisi les 4 heureux élus ? Oui puisque l’ordinateur disait oui on non et pas en fonction des premiers arrivés. Et donc, ben taxi jusqu’à l’ aéroport du Luxembourg, vol jusqu’à Roissy et puis arrivés là-bas, l’employé air France nous indique que pour le Paris Toulouse, aucun siège n’a été réservé pour nous…mais Dieu Existe, même Chez AIR FRANCE….il restait 4 places dans l’avion…donc on est arrivés à Toulouse  avec 4 heures de retard .

Et top re bingo…là, c’est à nouveau 250€ cash ou 350€ en avoir.

Et là, vous allez rire, mais vraiment La Douce est moi on est pas intéressés par l’argent, on prend les 250€ et pas les 350€ d’avoir…pour un prochain trajet  Allez Hop 500€ de plus dans le cochon .

Pourquoi on prend pas les 350€ parce que HOP, AIR FRANCE, et toutes leurs filiales, KLM, TRANSAVIA et donc JOON la future top low cost compagnie du groupe, c’est fini.  Bouhouhou….15 ans de galères avec eux, ça crée des liens quand même.  Ceci dit pas de scrupules, quand le taxi nous explique que sa femme est agent de voyage sur les destinations lointaines et que bien que vendant des trajets long courrier AIR FRANCE à ses clients, jamais ils ne prennent la compagnie pour leur propre voyages , notamment dans les îles…parce qu’ils savent !

 Pour nous, pauvres ploucs de province qui n’allons pas dans les îles, dorénavant ce sera Toulouse Bordeaux en train puis Bordeaux Luxembourg avec Easy Jet ou alors Toulouse Paris avec Easy Jet puis Paris Metz en train.

Bon ok, je vous vois venir, vous allez me dire que le train, c’est la SNCF et la SNCF c’est la compagnie Française. Oui mais voilà, pour le moment on n’a pas encore de concurrence par voie ferrée. On a pas l’ EASY JET ferré…alors hein on fait ce qu’on peut !

Quoi qu’il en soit, si vous recherchez l’aventure sans sortir de l’hexagone et aimez jouer au casino, allez HOP, n’hésitez pas, c’est cadeau…

 

 

Aimons-nous vivants…

Non, ce titre d’article n’est pas un hommage au chanteur préféré de Syl, François Valéry 😀 .

C’est juste une réflexion sur « être vivant »,  Et rester vivant pour reprendre le titre d’un des meilleurs livres de Jean-Philippe Blondel  (qui vient de publier avant-hier son nouveau roman , La mise à nu, avec peut-être une photo pour légender le titre…). Et pourquoi me direz-vous ? Parce que, ici c’est chez moi et chez moi, je fais ce que je veux ! Donc article à la WTF en vue!

Nan mais voilà, je me suis fixé comme but d’arriver à quitter mon emploi, ma fonction publique  et mon lieu de vie actuel au plus tard l’année de mes 50 ans, soit dans moins de 3 ans, et de le faire par choix, c’est à dire pour faire  enfin quelque chose de ma vie que j’aurai choisi.  Mais là j’ai besoin d’un plan, et pas évident d’en trouver un qui se déroule sans accroc (pour citer L’agence tous risques dont Barracuda est le frère de sang d’ Emilie Berd, seulement  concernant sa peur de l’avion hein…quoi que les bijoux…enfin bref)  Et ce n’est pas tout…je veux aussi réaliser un projet personnel qui me tient à coeur, autour des Brontë, je ne sais pas encore sous quelle forme, j’ai 6 mois pour y réfléchir et m’y lancer , j’ai un plan A, et un plan B commence à se profiler.  Et je veux aussi faire plein d’autres choses,  Pour le plaisir (ceci est un clin d’oeil à un autre chanteur favori de Syl…mais chuuuut ! ).

Normal, j’ai fait ma crise de la quarantaine il y a quelques années. C’est très simple la crise de la quarantaine (pas à vivre, à comprendre), on prend conscience qu’on est mortel et qu’on a fait en gros la moitié du chemin et que ce chemin n’est pas vraiment celui qu’on aurait voulu ou tout au moins, qu’il ne nous satisfait pas . Bien sur, quand on a des enfants, on peut voir les choses autrement mais je ne pense pas qu’on puisse être comblé et se satisfaire du seul statut de père ou mère de famille…les enfants ça grandit et ça s’en va (et sa revient parfois, là c’est un clin d’oeil à Asphodèle, lors de sa grande époque Claudette…il y aurait des photos en circulation sur le net, hélas, je n’ai pas l’adresse des liens).

La crise se transforme en dépression si l’on doit renoncer à être vivant, car ça veut dire alors qu’on va mourir et si on a peur de mourir ben on se tape une bonne dépression, celle dite du milieu de vie, lorsqu’on perd l’illusion de la jeunesse…donc de la vie éternelle.

Et puis le temps passe, on s’en remet, on fait des choses et on oublie qu’on est mortels et heureusement sinon on  ne rigolerait pas beaucoup. Et la cinquantaine se profile et on se rend compte que, oui, on sait davantage se faire plaisir à mesure que le temps passe, mais que foncièrement on n’ a pas tiré toutes les leçons de la crise précédente. Bien sur, on admet de laisser tomber des projets ou des personnes qui au final, n’en valent pas la peine, on se simplifie le quotidien et les relations humaines qui de toute manière sont vouées à l’échec, on est toujours déçus par l’autre…ce n’est qu’une question de temps, et comme on est aussi l’autre, on déçoit de la même façon.

Mais on ne renonce pas à tout, et à l’instar de Somaja, une ancienne blogueuse qui va voir tous les concerts de cantiques de sa région, je ne renonce pas à me rendre un jour à un concert de Trance music, même si vu mon âge j’aurai l’air un peu con…et en 2018, il y aura des vacances, l’océan, la mer, les retrouvailles ou les rencontres avec des blogueuses…la vie quoi

Donc  perso, j’ai décidé d’anticiper afin de m’éviter de replonger dans une nouvelle crise d’ici 2 à 3 ans…mais voilà, une fois que c’est dit et annoncé, faut passer à l’acte. Alors y a plus qu’à. Faudra que j’en reparle et que je vous tienne au courant car ma vie est passionnante non ?

Voilà, voilà, si je vous ai sapé le moral, ben tant pis pour vous, fallait aller lire bisounours blog (mais bon je le suis aussi un peu quand je veux non ?)

De l’amour, de l’amour, de la mort

Hier soir, j’ai vu à la télé les images impressionnantes de l’hommage rendu à Johnny Hallyday. En fait, depuis l’annonce de sa mort, je réfléchis autour de cette nouvelle. Je ne suis pas fan, je n’ai même jamais écouté un seul album, mais je suis né avec lui, ma mère était fan, elle l’est encore plus ou moins, mon oncle aussi et d’autres personnes encore. Je l’ai toujours vu, entendu.  Au départ, j’étais juste étonné de la nouvelle, je l’ai appris à 5h du matin, au journal d’ Inter.  Et maintenant , de voir  ce quasi million de personnes rassemblées hier autour de la star, mélange de tristesse absolue mais aussi d’une sorte de liesse, ne me laisse pas indifférent.

Déjà, je me dis qu’aucun autre art que la chanson touche autant le public dans sa globalité. Imaginez que demain meure le plus grand écrivain, l’acteur ou l’actrice la plus populaire du pays, le peintre le plus couru…personne n’aura droit à ce rassemblement et l’impact sera ridicule à côté des funérailles de Johnny.

Alors pourquoi tant de ferveur, tant d’émotion , surtout quand on est pas fan absolu, le fanatisme ôtant toute rationalité?  Il y avait hier la famille et les amis de Johnny, ses amis proches, les ofifciels, les fans ultimes et grands fans, mais aussi simplement des personnes qui ont grandi avec ses chansons les plus célèbres.

Alors je me dis que la disparition de Johnny, c’est d’abord un repère qui s’écroule. Une balise en moins dans l’existence de tout un chacun. On s’est rendu compte que même Johnny Halliday n’était pas immortel. Son oeuvre le sera certainement en partie, mais l’homme ne l’est pas. Et cela c’est triste, on aimerait que les légendes, nos légendes soient immortelles. Mais on n’est pas dans un jeu vidéo, on ne peut pas regagner des vies et recommencer.

Et puis, je crois surtout que sa mort nous renvoie à la nôtre. On se lève le matin en oubliant naturellement qu’on est mortel. C’est la condition nécessaire pour essayer de vivre un minimum, sans cela on finirait cinglé. Or en disparaissant, Halliday nous rappelle que nous sommes mortels et que ce qui vient de lui arriver nous arrivera aussi, espérons le plus tard possible. Et en pleurant la star, au delà de l’immense artiste , au delà de l’homme pour ceux qui l’aimaient ,le connaissaient, je crois que beaucoup pleurent simplement la mort…au fond une histoire où l’amour percute la mort…la vie quoi.

Johnny s’en va reposer dans l’intimité d’un cimetière sur l’ île de Saint Barthélémy, parce qu’il faut bien qu’enfin Jean-Philippe Smet ait la paix, n’appartienne qu’à lui et à ses proches. je me souviens avoir entendu Charlotte Gainsbourg dire que pendant des années elle ne pouvait aller au Père Lachaise, l’allée  du cimetière étant constamment envahie de fans…

J’ai toujours eu l’impression que l’idole des jeunes était quelqu’un de très seul, même si paradoxalement il était très entouré.  Je crois que hier, lors de sa remontée des Champs Elysées, nous en avons eu la preuve…mais sa solitude  nous renvoie aujourd’hui à la nôtre…alors tâchons de parvenir à allumer le feu…

Quel est le con qui…

Non mais vraiment, quel est le con qui a décrété qu’il fallait faire une seconde rentrée littéraire en janvier de chaque année ? En janvier, on est fauché, c’est après Noël, les fêtes et pendant les soldes !! Ok, business is business, mais quand même, il n’a pas pensé à moi ce con là , surtout cette fois !

Jugez plutôt, il va y avoir cinq livres dont deux de mes auteurs frère/soeur , qui vont sortir en 15 jours ! Alors même si j’achète la majorité des nouveautés en occasion, cette fois-ci je vais avoir du mal à attendre pour tous ces romans qui me tentent.

Je vous refais pas le coup du  » est-ce que le livre est trop cher? », j’en ai parlé il n’y a pas longtemps…mais quand même…j’en remets une couche !

  • le 3 janvier : Une vie sans fin de Frédéric Beigbeder  (Grasset, 22€, 360 pages soit 0.06€ la page). Enfin, Frédo a bossé pour de bon et il revient à un vrai roman…j’ai hâte de le retrouver.
  • le 3 janvier : Les loyautés de Delphine de Vigan (Lattes, 17€, 208 pages soit 0.08€ la page). On en sait très peu sur ce nouveau roman , probablement inspiré de la vie plus ou moins réelle de Delphine. Par contre, 208 pages, la voilà qui se met au texte court…tout fout le camp !!
  • le 4 janvier : La mise à nu de Jean-Philippe Blondel (Buchet Chastel, 15€, 252 pages soit 0.o6€ la page). Le métronome de la littérature française est de retour…les années impaires il sort un livre jeunesse et les années paires un livre adulte. Texte encore plus court j’ai l’impression mais je sens que cet opus sera dans la veine de Et rester vivant ou 6h48…
  • le 4 janvier : Une longue impatience de Gaëlle Josse (Notabilia, 14€, 192 pages soit 0.07€ la page.) Celui-ci aussi je le sens vraiment bien. Asphodèle l’a beaucoup aimé…c’est bon signe !
  • le 18 janvier, L’amie prodigieuse tome 4 d’ Elena Ferranté (Gallimard, 23.50€, 560 pages soit 0.04€ la page). Enfin, on arrive (hélas) au terme de cette histoire prodigieuse et je me délecte à l’avance des 560 pages finales de l’histoire d’amitié entre Lénu et Lila.

Amis éditeurs qui ne lirez pas cet article, vous constaterez comme moi que les courts textes peuvent être trois fois plus chers que les pavés…alors si vous trouviez une solution pour harmoniser les prix de vente , ça serait pas mal non  ?? Comment ça je fais du mauvais esprit?? Un peu, les livres ne sont pas des morceaux de fromage…mais bon la vente au poids… Comment ça je fais de la provocation ?? Nan, détrompe-toi ami éditeur, j’achète tous les livres ou je me les fais offrir par mon entourage donc je paye vraiment tout ce que je chronique ici. Je n’ai jamais demandé le moindre SP et même, les rares fois où l’on m’en a proposé (4 ou 5 fois) j’ai dit non merci…en même temps c’était nase !Du coup, ami éditeur, je crois que de toute la chaîne du livre, c’est toi qui t’en sort le mieux…alors pense à réfléchir au prix des livres neufs ! Je parle des grosses maisons d’édition, je sais que les petits éditeurs galèrent aussi !

Et vous amis lecteurs, parmi ces cinq nouveautés qui vont illuminer mon début d’année 2018 de lecteur, quels sont ceux qui vous tentent le plus ? Vous pouvez choisir un ,deux, ou trois livres, dans le petit sondage express qui suit !

La France de mon enfance…

Il y a quelques semaines , dans une émission télé, un chroniqueur disait que dans les années 70, du point de vue musical et télévisuel, il y avait la France de Guy Lux et la France de Jacques Chancel, et qu’aujourd’hui (même si la musique a quasi disparu de la télé), on a la France de Nagui et celle de Patrick Sébastien.

PS : si tu ne sais pas qui sont Guy Lux et Jacques Chancel, soit heureux ami lecteur, c’est que tu es jeune…

C’est toujours réducteur d’opposer les personnes mais si la comparaison d’aujourd’hui me semble plus contestable, celle des années 70 est vraie. Et j’en suis la preuve.

Gamin et ensuite adolescent, j’étais totalement dans la France de Guy Lux et pas du tout dans celle de Chancel.  Jacques Chancel, ses invités musicaux  étaient Le Forestier, Barbara, Ferré, Brassens, sans compter tous les artistes de la musique classique.  Que des artistes disons connotés exigeants, personnellement je dis » élitiste » au sens qu’ils touchaient une part  réduite de la population.  Guy Lux, c’était Delpech, Claude François , Sheila, Sardou, Dalida…des artistes populaires, au sens « grand public ».  Je regardais aussi les émissions des Carpentier, comme Bénabar !

Il n’y a guère que Brel qui à mon sens, arrivait à toucher les deux faces de la planète musicale française et ne faisait parie d’aucune chapelle, enfin en même temps je ne le connais quasiment pas.

Et après, j’ai enchaîné…je regardais peu la télé mais j’ai fait partie des spectateurs de Champs Elysées (à l’époque je croyais Drucker branché et au top de l’actualité musicale…) puis de Sacrée Soirée et du fameux Top 50 sur Canal, à partir de 1984.

Plus petit encore, vraiment gamin, je me souviens du Hit-parade sur Europe 1 et des émissions de RMC. Point de radios de Radio-France  !

Aujourd’hui, je ne regarde plus la télé, donc plus les rares  émissions musicales qui restent, même si parfois je vois encore un peu   La Nouvelle Star, qui ne va pas tarder à disparaître.  Ne supportant pas Nagui, le mec qui à un melon comme une pastèque de Tchernobyl et convaincu d’être à la culture musicale ce que le noyau est à la cerise, je ne regarde pas Taratata. Ou Seulement s’il y a un artiste que j’aime particulièrement, en replay.  Et pourtant, il y a des moments géniaux dans cette émission et disons que les invités se sont démocratisés, fallait bien  pour rester à la télé malgré le peu de téléspectateurs qui suivent l’émission . Patrick   Sébastien, je me souviens l’avoir vu gamin en spectacle, mais à l’époque il était juste  imitateur, aujourd’hui c’est tellement nase et ringard sa variété que lui aussi les audiences se cassent la gueule progressivement et qu’il ne tardera pas à disparaître des prime- time.

En fait, à la réflexion, je regrette que Bernard Pivot ne ce soit pas intéressé à la chanson, peut-être que lui , à l’époque, aurait pu connecter les deux France. Il a bien essayé  avec Bouillon de culture, mais ça n’a pas vraiment marché… probablement que c’était déjà trop tard  ! Et peut-être qu’à sa manière, il continue en tant que Président du Prix Goncourt puisque les lauréats sont plus ou moins populaires suivant les années, une fois sur deux en moyenne.

Pas de chute sur cet article. Il s’arrête là !!

Mes livres chers…

Le prix moyen d’un livre neuf en France, tous formats confondus, brochés et poche, est d’environ 10€. Dit comme ça, on peut pas dire que le livre est onéreux, enfin si on le compare à d’autres produits culturels (un place de cinéma, de théâtre, de concert, d’opéra), il est même plutôt bien placé. Sans compter tous les livres d’occasion quasi neufs qu’on trouve partout  !

Il reste que si l’on ne veut attendre ni la sortie en poche (qui ne concerne pas tous les livres édités en grand format…il faut déjà en vendre plusieurs milliers avant d’espérer une sortie en format économique) ni acheter de l’occasion, il faut alors souvent débourser en moyenne 19€ pour un livre broché. Les prix en gros vont de 14€ à 25€ , en fonction du nombre de pages du livre. Et là, on constate que plus le livre est gros, moins il est cher. Si, je vous assure, je me suis amusé à calculer le prix à la page de 4 livres de la rentrée littéraire :

  • Catherine Pancol : plus de 800 pages = 0.03€ la page
  • Véronique Olmi : plus de 400 pages = 0.05€ la page
  • Sigolène Vinson : 182 pages = 0.08€ la page
  • Patrick Modiano : 105 pages = 0.13€ la page

Bref, tout cela pour dire que je trouve quand même que les courts textes qui sont vendus en grand format restent un peu chers si on les achète neufs. Il n’y a pas beaucoup d’écart de prix entre un livre qui va durer 2 heures et un livre qui va en durer 10 !

Alors je me suis demandé pourquoi, et j’ai été revoir la décomposition du prix d’un livre (données assez constantes , fournies notamment par le Syndicat National de l’ Edition). Prenons un livre vendu 20€ TTC.  C’est parti (amies, si vous êtes allergiques aux chiffres, allez faire un footing…pas Asphodèle pour le footing mais tu peux revenir plus tard 😀 )

  • Le libraire gagne 7€ soit 35% du prix. Du coup, s’il vous fait 5% de remise , il ne gagne plus que 6€ au lieu de 7€ ,  donc il gagne 15% de moins…c’est pour ça que les petits libraires ne peuvent pas le faire, leur marge est trop faible, un commerçant gagnera beaucoup beaucoup plus en vendant des produits high tech et infiniment plus en vendant des fringues…le livre ne rapporte pas pour le commerçant.
  • L’éditeur gagne 4.30€ soit 21.5%.  Cela paraît peu et c’est vrai que pour les petits éditeurs ce n’est pas simple, mais voilà, l’édition est quasiment un oligopole, quelques gros groupes d’édition se partagent le marché…pour eux c’est plus simple, d’autant plus que…
  • Le diffuseur  / distributeur gagne 3.60€ soit 18% du prix du livre. C’est celui qui  » pré-vend » le livre, le met en valeur, assure la promotion etc…le marketing quoi ! Sauf que les boites qui diffusent et distribuent le livre appartiennent souvent aux éditeurs…surtout les gros ! Bingo donc et dommage pour les petits qui n’ont pas leurs propres structures pour pousser le livre chez le lecteur…
  • L’auteur gagne 2€ soit en moyenne 10%. Il y a un système répandu en France, celui du 8-10-12. Jusqu’à 10000 exemplaire c’est 8%, ensuite on passe à 10% et 12% au delà. Il faut savoir que les 3/4 des livres ne dépassent pas les 1000 exemplaires. Celui qui dépasse 10000 est déjà un livre qui se vend bien, à partir de 25000 on est dans un gros succès, au delà de 50000 c’est un best seller. Du coup, les rares auteurs qui arrivent à faire des best sellers en permanence touchent parfois plus, jusqu’à 18%…par contre il y a aussi des auteurs qui touchent même pas 8%…c’est l’éditeur qui fixe ses règles.
  • L’imprimeur :2€ soit 10% du prix du livre, comme l’auteur. Donc ce n’est pas la fabrication du livre qui coûte cher et ça explique pourquoi les gros livres sont moins chers que les petits si on regarde le nombre de pages
  • L’Etat : 1.10€ soit 5.50%, à travers la TVA.

Voilà, c’est décortiqué.

Alors cher ou pas cher les livres quand on est lecteur ? Ben pour moi ça dépend, certains livres, quels que soient leur qualité et leur intérêt sont limite arnaque au niveau du prix proposé. Heureusement ce n’est pas la majorité et globalement, à condition d’être patient et de pratiquer l’occasion, on peut lire des romans récents sans se ruiner.

Derrière le miroir…

Vous vous souvenez de Working girls, Pulp Fiction, Will Hunting, La vie est belle, Shakespeare in love ou du Patient Anglais ? Des films d’auteurs, ne correspondant pas aux productions débilisantes des grands studios de cinéma US…produits et promotionnés avec brio par Harvey Wenstein…qui se révèle aujourd’hui être un prédateur sexuel…

Que dire du beau Bertrand Cantat, qui a tué une femme à coup de poings , et peut-être conduit une autre, la mère de ses deux enfants au suicide. Il paraît que Noir Désir est un groupe culte et que Cantat représente la partie noble du rock (il paraît hein, moi le rock ça m’en touche une sans faire bouger l’autre…comme disait le Président Chirac à l’époque où il était en poste et pouvait encore  parvenir à le faire)…

Vous me voyez venir ou pas ?

Question philo du jour : doit-on considérer l’artiste et oublier l’homme ou doit-on considérer que toute oeuvre venant d’un être plus ou moins abject ne mérite pas d’être aimée, encensée , citée, sanctuarisée?

Personnellement, j’aurais tendance à ne regarder que l’oeuvre d’art , parce que de toute manière, l’artiste est un être humain, et par nature, essence et choix, l’être humain est mauvais et perverti. L’enfer c’est les autres disait Sartre…et de fait on est toujours déçu par l’autre un jour ou l’autre.  L’artiste n’échappe pas à cela ! Et comme on fait nous-même partie des autres, on déçoit aussi…les relations humaines sont sans issue de toute manière, enfin sur la  longue durée.

Je m’éloigne un peu du sujet et revient à mes artistes.

Si l’on condamne les êtres humains derrière le miroir de l’artiste, alors va falloir renier beaucoup de monde…

  • Proust était un parvenu qui achetait les critiques et les prescripteurs littéraires de son époque…
  • Coco Chanel avait de fortes amitiés avec les nazis…voire plus
  • Céline, (qui est quand même le fond de commerce de Luchini ,  du coup c’est ennuyeux si on le met au pilori…imaginez qu’il se mette lui-même à écrire au lieu de se contenter de réciter, on est mal…) était un collabo ouvertement antisémite
  • Chateaubriand a écrit ses plus beaux textes au château de Combourg en Bretagne (très bel endroit), lequel fut acheté par papa grâce à la traite des noirs…et qui sait si le fiston n’ a pas repris l’affaire tant qu’il a pu…
  • Rimbaud a laissé tomber la poésie pour faire du trafic d’armes en Afrique…

Ce n’est que quelques exemples que je connais, mais si vous cherchez bien, vous qui êtes plus érudits que moi sur l’art, vous allez trouver des dizaines d’exemples.

Alors, faut-il se contenter de voir l’oeuvre se refléter dans le miroir ou bien casser le verre pour approcher l’humain qui est derrière ?

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà boycotté des artistes ??

Vous avez 3 heures…

C’est en octobre…

C’est en octobre que je reprends ma compilation entamée en septembre…comme les copines blogueuses.

C’est en octobre qu’après avoir lu « Les jouisseurs » , j’ai pu échanger deux  mots avec Sigolène Vinson, via FB et lui faire savoir à quel point ses romans comptaient pour moi.

C’est en octobre que j’ai entendu à la radio que la cause numéro 1 de mortalité dans le monde (pour 2015 je crois) était la pollution, sous toutes ses formes…bien loin devant les guerres et le terrorisme et certaines maladies mais c’est plus vendeur de parler des attaques terroristes….et il vaut mieux mettre des radars parce que non vraiment, les accidents de la route c’est inadmissible…

C’est en octobre que j’ai décidé de me faire plaisir de plus en plus, puisqu’il paraît que quand on est jeune on ne sait pas se faire plaisir et  qu’il paraît que je vieillis…

C’est en octobre qu’au cours d’un seul et même mois je suis allé deux  fois au cinéma et une fois au théâtre…depuis que je suis en Ariège ça n’était jamais arrivé .Et je me dis que Dupontel est un cinéaste et un acteur génial…

C’est en octobre que j’ai de nouveau des idées pour le blog, beaucoup, mais que je sais que je vais avoir moins de temps à y consacrer en 2018…

C’est en octobre que je me rends compte que le deuil de mon chien est loin d’être terminé…

C’est en octobre que j’ai découvert Anna Hope…j’en reparle bientôt avec « Le chagrin des vivants »…

C’est en octobre que j’attaque la dix-septième année de vie commune avec La Douce (rien que pour ça je mériterais un cadeau  moi je dis… 😀 😀 ).

C’est en octobre que je repense à cette vieille idée de lancer le prix littéraire MTG , un vrai prix littéraire avec votre aide…(tremblez auteurs…la lose absolue si ça se faisait un jour et que ça tombe sur vous ! )

C’est en octobre que je me dis que « November rain » aura sa revanche…

Aux origines…

Pour ceux qui me suivent fidèlement, vous vous rappelez peut-être qu’en mai dernier, j’étais à Haworth, dans la maison des Brontë. Une artiste anglaise, proposait aux visiteurs du Presbytère d’écrire chacun une ligne du texte original des Hauts de Hurlevent, afin de re créer une sorte de manuscrit original (dans tous les sens du terme). En effet, Emily Brontë l’a probablement détruit avant sa mort.

Bon, maintenant vous avez 2 choix possibles !

Soit vous dire, encore les Brontë, il me gonfle avec ces auteurs-là…

Sauf que mon petit doigt me dit que si le blog dure encore , vous avez pas fini d’en entendre parler !

Soit vous dire que c’est une super idée, et que peut être vous aimeriez avoir une réplique d’un manuscrit original d’un auteur culte !

Hé bien figurez-vous que sur FB, j’ai vu un post indiquant qu’un éditeur sortait la reproduction du manuscrit original de Jane Eyre, écrit de la main de Charlotte Brontë , puisque le sien a survécu. Ce n’est peut-être pas le premier, car elle écrivait façon pattes de mouches, mais probablement celui qu’elle a fourni juste avant la fabrication du livre !

Et en allant voir sur le site, j’ai trouvé d’autres auteurs qui ne m’intéressent pas…mais peut être qu’ils vous tenteront.

Evidemment, c’est des beaux objets, en tirage limité, qui sont destinés aux collectionneurs ou bibliophiles, mais pas seulement.

Le manuscrit de Jane Eyre, l’original en 3 volumes, représente 800 pages manuscrites. Il y a 1000 exemplaires numérotés. Le prix est de 249 €.

249 euros, c’est cher…surtout que lire Jane Eyre en anglais et écrit à la main, c’est pas aisé pour moi…mais c’est quand même tentant.

Mais les auteurs français sont moins chers…en moyenne c’est 150€ .

Si ça vous intéresse, c’est ici : LES SAINTS PERES