Docteur Thorne – L’ adaptation pour la BBC

Barsetshire, XIXème siècle. Sans dot, de naissance illégitime, la belle et vive Mary vit auprès de son oncle, le docteur Thomas Thorne. L’héritier désargenté Frank Gresham est amoureux de Mary. Lady Gresham, aidée de ses filles, manoeuvre pour lui trouver un meilleur parti et résoudre leurs problèmes financiers. Mais le docteur Thorne connaît le secret de son ascendance et la fortune dont Mary pourrait hériter…

Ce résumé vous fait peut-être penser à Jane Austen . C’est normal, l’auteur du livre , Anthony Troloppe est un célèbre écrivain anglais qui fait partie du même mouvement que Jane, à savoir la période romantique du début de l’ère Victorienne.

Sur le papier, tout pour plaire  : l’Angleterre du XIX ième, les beaux châteaux, l’histoire sentimentale, les rebondissements. Et c’est vrai que l’on ne s’ennuie pas en regardant le film.

Mais en ce qui me concerne, j’ai trouvé que tout allait trop vite, surtout au début où il y a beaucoup de personnages et j’ai eu du mal à m’y retrouver. Par la suite, on y voit plus clair mais le rythme est trop soutenu à mon goût : le réalisateur ,  Julian Fellowes, qui est par ailleurs le créateur de Downtown  Abbey, enchaîne les scènes courtes , comme s’il était pressé d’en finir et de passer à la suivante.

Du coup, si l’on ne s’ennuie pas et si le suspense est hyper bien maîtrisé, on a du mal à s’attacher aux personnages, le docteur Thorne manquant à mes yeux de charisme, contrairement aux personnages féminins principaux.

Au final, ce film  m’a donné envie de découvrir le livre de Troloppe et c’est déjà pas mal. Les fans de cette époque anglaise chérie de la littérature pourront peut-être y trouver leur bonheur.

Pour voir la bande annonce qui vous donnera peut-être envie de vous le procurer, dès le 29 novembre,  c’est ici :

Merci à KOBA films, le diffuseur des films de la BBC en France, pour ce partenariat.

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POLDARK- saison 1

Nous sommes en 1783. Ross Poldark revient de la guerre d’indépendance américaine pour les Cornouailles.
Sa région natale est en pleine récession. Pendant son absence, son père est mort. La mine familiale a fermé. Et son amour de jeunesse, Elizabeth, s’est fiancée à son cousin Francis.
Trahi par les siens, Ross tente de reconstruire sa vie avec son nouvel amour, Demelza…

Je ne regarde que très rarement des séries , parce que ça prend du temps et que je préfère de beaucoup les films.

Mais, là, quand j’ai vu qu’il s’agissait de l’ Angleterre, d’une romance sur fond d’une chronique sociale, de la BBC qui excelle pour adapter les grands succès littéraires des auteurs classiques ou actuels, je me suis laissé tenté. Et puis, il faut dire que j’ai été en Cornouailles et que l’idée  revoir ses paysages somptueux furent  la cerise sur le cup-cake !

A tel point que j’irai voir la mine la prochaine fois que je serai là-bas…

Et j’ai été bien inspiré, j’adore cette histoire, qui est l’adaptation télé de 13 romans écrits par un certain Winston Graham, qui a mis plus de 50 ans pour écrire cette saga (il faut dire qu’il n’a pas écrit que ça…).

Dans Poldark, il y a une véritable intrigue, du suspens permanent et la réalisation sait y faire pour rendre le téléspectateur addict , dès le premier épisode.

Le décor naturel de la Cornouailles, cette mine dont les restes existent vraiment, l’océan et la verte prairie sont pour moi fantastiques. Les décors reconstitués sont réussis, les seconds rôles parfaits et le couple d’acteurs principaux vraiment bien choisis.

Ross, le valeureux Capitaine, prototype de l’homme courageux et bon…

Demelza, la jeune femme pauvre qui s’échappe de sa condition miséreuse…

Elizabeth, qui perd peu à peu sa situation confortable et privilégiée, mais saura probablement la retrouver…

J’ai presque fini le visionnage des 8 épisodes de la saison 1, il reste à voir  les 18 épisodes des saisons 2 et 3. La saison 4 est actuellement en tournage, la série marche très fort sur la BBC en Angleterre.

L’intégrale de la saison 1  (3 DVD / VOD soit 8 heures de films ) sera disponible le 25 octobre .

Si ça vous tente, voici la bande annonce de la BBC.

Je remercie KOBA films, diffuseur des adaptations de la BBC, pour ce partenariat.

Jeu de Noël 2017 : Cinquième énigme.

Voici la cinquième énigme pour le jeu de Noël 2017 du blog.

Le jeu est fini : bravo à Estelle qui a trouvé lapremière la bonne réponse : Pivoine (Pi + Voix + Noeud). Prochaine énigme encore en juin !! A très vite !

A ce jour, c’est Valentyne qui mène avec 2 points. La Douce, Emily, Manou, Martine et Lydia ont 1 point.

Il s’agit aujourd’hui d’une charade : le premier commentaire qui donne la bonne réponse marque le point. Il faut impérativement le mot Fernandel dans votre commentaire : si vous l’oubliez ou vous trompez en le tapant, vous êtes hors jeu, je serai sans pitié…niak niak niak !

Voici la charade.

  • Mon premier est un nombre plutôt chiant…
  • Mon second peut être grave ou aigüe, mais jamais circonflexe…
  • Mon troisième peut être coulant ou de marin…

Et mon tout, est une jolie  fleur que l’on peut voir en ce moment dans les jardins.

Vous avez trouvé ? Allez zou, à vous de jouer et de poster votre réponse par commentaire !

Cornouailles : une parenthèse enchantée (fin)

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Aie c’est le dernier jour… enfin demain ça compte pas puisqu’il faut reprendre la route pour Bristol, puis l’avion, puis la voiture pour rentrer.

Il fait toujours beau, il faut en profiter…

Jour 7 : Saint Michaels’ Mont – Marazion – Capé Cornwall – Pendeen – Zennor

La journée va commencer en allant au Mont Saint Michel… oui oui vous avez bien entendu ! Il y a une réplique de la célèbre Abbaye normande ici :  en Cornouailles. Elle a été construite après, quelque 80 ans plus tard, et à l’origine c’est  les Bénédictins du Mont Saint Michel normand qui ont voulu fonder une abbaye comparable, située sur une île et perchée sur un rocher de granit .

Regardez vu de loin, il est saisissant non ce Saint Michaels’ Mount ?

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La différence c’est qu’en fait il s’agit aujourd’hui d’un château, l’abbaye ne fonctionne plus. Et puis, ici, c’est vraiment une île, pas seulement lors des grandes marées, mais tous les jours. On prend le bateau à marée haute ou la digue à marée basse.

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Sur place…

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On trouve un magnifique jardin méditerranéen et même tropical, avec des vues somptueuses sur le château, l’océan Atlantique et les villages alentours.

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A flower inside flowers( yes i speak fluently… )

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C’est vraiment un bel endroit, reposant et beau, on avait envie d’y rester…jusqu’à ce que la faim nous prenne et nous intime l’ordre de rejoindre le pub de Marazion pour manger…

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Allez, nous repartons vers encore un bout du monde, Capé Cornwall. Je trouve que cet endroit ressemble énormément à l’ Irlande, ce qui n’est pas pour me déplaire: du vert, des côtes intactes, quelques moutons ( pas assez pour être en Irlande toutefois), quelques murets également…

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Après une petite marche au soleil sous la brise marine, nous allons finir la journée en empruntant une route magnifique, là encore très irlandaise, qui va nous conduire d’abord à Pendeen.

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Et enfin, le dernier village que nous visiterons, en pleine campagne, dans une ambiance de ferme surplombant la mer, sera Zennor, car sans t’es mort !  Petite déception, plus de cream tea aux 2 pubs du village, c’était trop tard, ils fermaient…WTF ??

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Il faut rentrer au chalet pour préparer le sac et faire un peu de ménage, il est déjà tard, et saluer une dernière fois la propriétaire,  l’ avenante Bella !

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PS: pas une égratignure sur la fucking voiture toute neuve bourrée d’électronique ! 

 

Belle du seigneur d’ Albert Cohen.

Forcément, je ne pouvais que rapatrier cette chronique, parue le 5 août 2011. Je n’ai rien retouché, juste enlevé le paragraphe qui parlait de l’adaptation cinématographique.

Roman hors norme, brillant, ébouriffant, dérangeant, qui ressemble à rien de connu et lu par moi jusqu’ici.

Un mois pile pour avaler les 1100 pages du pavé.

Impression de dépucelage littéraire, de n’avoir jamais rien lu avant.

Cohen est un génie et je ne veux plus rien lire de lui pour rester sur cet ovni littéraire, sur ce livre magistral considéré comme un chef-d’œuvre, l’un des dix meilleurs romans du vingtième siècle.

Je ne sais plus quoi lire maintenant…

Que dire sur ce livre ? Je vais me limiter à parler du thème central, l’exploration de la passion amoureuse en occultant les thèmes secondaires qui sont pourtant essentiels pour cadrer l’histoire d’amour des personnages (la noblesse, la bourgeoisie, les hauts fonctionnaires, la montée de l’antisémitisme au milieu des années 30)

Albert Cohen décortique la passion amoureuse comme jamais :  C’est un  auteur qui dit la vérité, sa vérité sans rien édulcorer en annonçant la couleur dès le départ : les deux personnages sont promis à leur déclin.

L’amour passionnel est voué à l’échec et à la perte des amants, quelle qu’elle soit.

Récit très noir du début à la fin, aucun espoir, toujours la vérité implacable et cruelle.

Aucun répit  dans le récit, les mots claquent à 220 km heure, on a parfois du mal à suivre, il y a des longueurs mais Cohen poursuit sa démonstration implacable et épouvantable. C’est vraiment dur et en même temps son style pour décrire la passion est vraiment beau, vraiment émouvant, parfois même très sensuel tout en restant pudique. Allez soyons honnête tout le monde rêve de la grande passion amoureuse, de l’île déserte avec sa dulcinée pour ne faire que s’aimer du matin au soir….mais après avoir lu ce livre, on y réfléchit à deux fois….car c’est une condamnation sans appel de la passion.

La passion amoureuse n’est possible que si on est jeune, beau, bien socialement ; Ce n’est qu’une gigantesque supercherie puisque que seul le coté bestial, « la viande », « les gorilleries » comptent et sont légitimés par les convenances sociales.

Selon Cohen, dès que l’on vieillit, plus de place pour l’amour physique et la passion, terminé pour la femme dès que ses seins tombent ou dès que l’homme perd quatre canines ou son rang social.

De plus les amants condamnés par leur passion s’étouffent rapidement, et sans social autour  d’eux, il est impossible de faire durer la passion, l’ennui vient très vite et l’enfermement est total.

Style très spécial : des pages entières de monologues  parlés des personnages et de monologues intérieurs, sans aucunes phrases ni ponctuation. D’habitude je suis totalement hermétique aux phrases qui n’en finissent pas, j’aime ce qui claque, ce qui est synthétique, ce qui se rapproche des pensées et aphorismes. Là, je suis fasciné par cette écriture, je sais pas pourquoi, on à l’impression d’un tourbillon autour de nous et on en sort épuisé.

Schéma de base très simple : la femme (Ariane) , le mari (Adrien) , l’amant (Solal).

Premier monologue intérieur d’Ariane et ça suffit pour tomber amoureux du personnage : jeune femme belle aux yeux de biche, distinguée, torturée, complexe, mariée mais qui n’aime pas son mari et vit dans son monde intérieur, joue du piano et lit beaucoup,même dans son bain, proche de la nature et des étoiles, toujours prête à parler aux animaux et à les sauver ( à défaut de parler aux humains) ,proche des chevaux (ancienne cavalière) et des crapauds, qui parle seule dans son bain,  s’embrasse sur son miroir, bref un peu barée, un peu princesse et  un peu hystérique aussi ….orpheline très tôt, ayant  de plus perdu sa soeur adorée . Jeune femme réservée et pudique mais capable de folies pour celui qu’elle aime, de tout lui donner. Bref un amour d’Ariane, qui de plus , cerise sur le gâteau rêve d’Himalaya…

Le mari : Adrien, un gentil couillon sans cervelle, fonctionnaire qui ne vit que par le regard de ses supérieurs, préoccupé seulement de lui-même et  de sa progression dans la voie hiérarchique, de la taille de son bureau et du niveau de confort des chambres d’hôtel lorsqu’il part en mission, des personnes qu’il peut inviter chez lui en fonction de leur rang social….bref un pauvre bougre qui ne vit que par le regard des autres et   de sa femme en particulier dont il voudrait être admiré.

Et pourtant il l’aime son Ariane, il est attentionné et gentil mais il est incapable d’aimer vraiment de donner quoi que soit d’épanouissant même si au fond c’est un amour sincère et émouvant.

Solal est piégé par la recherche de cet amour passionnel qui ne le rend pas heureux malgré ses multiples amantes et amoureuses.  Il méprise ses conquêtes, est parfois limite misogyne et en même temps il sait qu’il a accès à la passion amoureuse seulement  par ce qu’il est puissant, chef, jeune et beau. Il voudrait être aimé sans apparat pour ce qu’il est vraiment, la première rencontre il tente de séduire Ariane déguisé en vieillard aux dents cassées et elle le repousse ce qui la condamnera ,car Solal la séduira alors par la force .

Solal est possédé, limite schizophrène, il sait qu’il entraînera Ariane vers la déchéance et qu’il la rendra malheureuse et qu’il se rendra malheureux…il le sait dès le début mais il lui ment alors qu’elle est totalement sincère et naïve. Au fond Solal rêve d’un amour tendresse, d’un amour amitié voir même d’ un amour maternel, en somme d’un amour pur et impossible  mais est incapable de résister à l’appel de la passion.

Fou de jalousie vers la fin de leur passion, il va devenir  malgré lui le bourreau d’Ariane, totalement consentante et soumise à son Seigneur, prête à tout pour l’aimer et le garder.

Quand Ariane quitte Adrien elle lui écrit simplement : «  toi si bon, te faire souffrir, c’est affreux…pardonne moi mais j’ai besoin d’être heureuse. Il est l’amour de ma vie, le premier, le seul. »

 

Quand Solal comprend que leur amour est condamné que la déchéance passionnelle est inéluctable et qu’il pète les plombs il se dit à lui même ; « Du joli, la passion dite amour. Si pas de jalousie ennui. Si jalousie, enfer bestial. Elle est une esclave, une brute. Ignobles romanciers, bande de menteurs »

Vraiment, je suis enchanté, ému, surpris et totalement chamboulé par cet ouvrage. Je ne sais pas si je trouverai un jour un autre livre aussi fort autour d’une histoire d’amour, un autre livre qui me fera autant vibrer.

Belle du seigneur,  » un départ ivre vers la mer »

 

Cornouailles : une parenthèse enchantée (4)

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Bon il fait beau et c’est le jour 6…

Jour 6 : Ménabilly et Fowey.

Nous partons direct pour Ménabilly...la route y mène presque tout droit et on arrive à un terminus, un parking tout près de la ferme de Barton…où il est d’usage de remplir le pot au lait d’une demi-livre comme droit de place ! C’est disons un groupe de maisons…dont celle de Daphné enfin, celle où elle vécut 25 ans !

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A cet endroit, même si à ce moment là je ne le sais pas encore, nous sommes pile en face de Ména, la maison louée par Daphné du Maurier,  et  qui l’inspira tellement. Il est impossible de la voir, elle est enfouie dans la végétation et les arbres mais on est à 400 ou 500 mètres maximum.

Nous descendons ensuite  vers la plage de Porthmouth…

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Au bout de ce portillon, ici à contre-jour, se trouve Porthmouth cove,  deux  criques soeurs, de petite taille. C’est ici que Daphné du Maurier venait tous les jours pour se baigner à la belle saison et se ressourcer, seule , avec ses enfants, son chien… C’est également ici que gamine, elle vit le naufrage du Romanie, échoué sur les rochers de cette baie, à grand fracas, ce qui lui inspira le naufrage dans Rébecca. Il reste encore quelques débris rouillés du navire au bout de la plage.

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Et c’est ici que se trouve le hangar à bateaux et le cottage en contrebas de la plage dans lequel Rébecca recevait ses amants… Il y a un cottage, un lac et la baie…rien d’autre !

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Et puis, au départ de la plage, il y a la petite montée vers le Gribbin Head, une petite colline du haut de laquelle on embrasse une vue circulaire sur la baie de Fowey. Daphné y grimpait tous les jours également, même dans ses vieux jours, accompagnée de ses chiens…

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Nous redescendons à Porthmouth cove, remontons le chemin et repassons devant la ferme de Barton. Je veux en voir plus de Mena. Alors comme tous ceux qui arpentent ces lieux à la recherche de Daphné, je m’arrête devant la maison du garde : c’est l’entrée du domaine de Ménabilly…qui est « strictly private » ! On voit même un écriteau indiquant  » Beware of the bulls » ! Sauf que dans un livre anglais de 2010,  on  apprend que les bulls  du propriétaire du domaine étaient à cette époque, un labrador et un chien de chasse…pas trop féroces.

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On ne voit pas du tout la maison de cette entrée. Alors nous continuons un peu plus plus loin, vers une chapelle, celle de Trégaminion où les obsèques de Daphné Du Maurier furent célébrées (puis ses cendres dispersées sur les falaises du Gribbin Head)

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Et de cette chapelle, l’on voit Mena, perdue dans les arbres…juste après les champs où paissent les vaches tranquillement. Voici ce que le visiteur lambda peut voir du mystérieux Manoir où Daphné vécut 25 ans :  un morceau de l’aile nord !

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Ce sera tout pour Mena, mais je sais maintenant où se trouve le passage sous les arbres qui permet de remonter de la plage vers le manoir, la fameuse « Vallée heureuse » de Manderley, puisque Manderley est la réplique de Ména (et d’une maison de maître située près de Londres que fréquentait Daphné dans son enfance). Mais c’est strictement privé…alors il y a un autre moyen , très simple et tout à fait légal pour voir le Manoir , qui appartient à la même famille depuis des siècles, les Rasleigh…pas l’intérieur bien entendu, mais l’extérieur, en somme voir l’ensemble du domaine de Ménabilly en rentrant par l’entrée officielle, la maison du gardien…

Laissons là Ména, et reprenons la voiture pour aller à Fowey, le petit port charmant où Daphné a situé bon nombre de ses histoires…

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Le centre du village est coloré , avec une grande et magnifique église…

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Et puis, juste en face du port, on voit Bodinick, que l’on peut rejoindre en Ferry, il suffit de traverser  l’estuaire. Et à Bodinick se trouve Ferryside, la première maison des Du Maurier dans la Cornouailles, maison de vacances au début, où la jeune Daphné vient en solitaire, y compris l’hiver, pour écrire. Son premier roman fut rédigé à 100% dans cette maison (la plus à droite sur les photos ci-dessous)

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Dernière balade jusqu’au point de vue sur le village de Polruan, en face , en allant jusqu’au château en ruine de Sainte Catherine.

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Il est trop tard pour visiter un nouveau jardin pas très loin et puis on est crevés à force de crapahuter dans le pays Du Maurier !

Alors retour à notre location , dans la verte campagne anglaise…

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Fin de l’aventure au prochain épisode…où je vous emmènerai au Mont Saint Michel  et en prime une photo de Bella…

 

Cornouailles : une parenthèse enchantée (3)

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Suite du périple…après un bon petit déjeuner avec du Carrot Cake…à la radio, tiens, le nouveau Adèle, il est pas mal du tout !

Grosse journée aujourd’hui…

Jour 5 : Trenwaington Garden – Mousehole – Minack Théâtre – Porthcuro – Lands end.

Premier arrêt du jour au jardin de Trenwaington, encore un site du National Trust et cette fois-ci, le parking est gratuit…incroyable !  Encore un beau jardin arboré fleuri et reposant, l’un des 30 jardins environ situé en Cornouailles .Idéal pour commencer la journée en en  prenant plein les yeux (et un peu sur la tête, c’est marrant de secouer les branches mouillées par la pluie de la nuit…)

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Ensuite, cap sur Mousehole. Nous pensons que cela veut dire  » trou de souris » car c’est vraiment un charmant petit port , en face du Mont Saint Michel mais ça j’en parlerai plus tard ( vous avez vu je fais du teasing… !) .  On a profité des ruelles charmantes et fleuries et d’un super restaurant où nous avons mangé un excellent poisson pêché ici et du crabe pêché au village voisin. La lumière était intéressante à Mousehole, un peu gris souris…

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Oui mais voilà, le temps change vite en Cornouailles, et le soleil est revenu pour notre prochaine escale. Et notre prochaine escale aura été mon endroit préféré du séjour. Un lieu ou plutôt deux extra-ordinaires. Le premier est un théâtre en plein air, creusé dans le granit, posé sur une falaise et surplombant l’océan avec sur ses hauteurs un jardin quasi exotique, un truc de folie !  le Minack Théâtre a été voulu et construit à côté de 1932 par une dame dénommée Rowéna Cade, qui l’a arpenté et amélioré jusqu’à sa mort à 85 ans. C’est un théâtre très actif, reconnu internationalement, qui joue de multiples pièces, notamment les grands classiques anglais. Et en bas, par un chemin escarpé qui part du théâtre, on arrive à la sublime anse de Porthcuro, où le sable est blond et la mer d’un bleu et d’un vert limpide. Une merveille de la nature. Ces lieux m’ont fait penser aux rochers sculptés de Rothéneur, près de Saint Malo, et à la baie des Trépassés dans le Finistère. J’ai adoré cet endroit, vraiment…

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Et pour finir la journée, je vous transporte là où finit la terre, (encore un clin d’oeil au Finistère), à Lands end. En face de ce point, c’est l’Amérique . Endroit très touristique , il faut y aller tôt le matin ou tard le soir . A 18h , les touristes étaient partis, le mini-parc d’attraction installé fermé, le parking gratuit. Et du coup, se balader à Lands end devient magique…profiter du soleil, de la mer, des landes…et voir la maison qui se définit comme le premier et dernier bar restaurant de toute l’ Angleterre…

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Voilà, fin de journée, petit arrêt chez Marks and Spencer pour le repas et le petit déjeuner du lendemain.

Et demain, je suis tout excité, on va sur les terres de Daphné…faut que je pense à demander à Bella en rentrant à la location si elle l’a lue ou pas !

 

Cornouailles, une parenthèse enchantée (2)

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Bon debout, il fait beau…la preuve, regardez par la fenêtre… allez hop, un petit déjeuner avec Muffins ( ce n’est pas un ami à nous, je précise) et zou c’est parti après avoir bossé la carte parce que le GPS n’en fait souvent qu’à sa tête !

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Jour 4 : Saint Ives – Lizard Point – Coverack – Porthleven

Bon, au matin du quatrième jour, je ne sais plus ce qu’à fait Dieu mais moi je maîtrise enfin la voiture, le gabarit et les routes étroites du coin. Du coup je peux tranquillement écouter  » cake by the océan  » à la radio…

Premier arrêt à Saint Ives, là la route est bonne. C’est une ville de 12ooo habitants, repère de peintres et d’artistes en raison de sa situation et de la lumière présente à cet endroit là. On arrive par le haut de la ville, et c’est vrai que c’est beau, tout, les petites rues, le port, la jetée, les plages…il y a aussi beaucoup de galeries de peinture et même une annexe de la Tate Modern de Londres…mais ça on l’a zappé !

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Après, arrivée au Cap Lizard, qui est paraît-il le point le plus occidental de l’ Angleterre. Un bout de côte préservé par le National Trust (un organisme qui protège et conserve les espaces naturels et le patrimoine de l’ Angleterre)  où il fait bon humer l’air de l’ océan.  Il y a un petit peu de route depuis Saint Ives, le temps a changé, c’est couvert et même pluvieux. En se baladant sur le sentier côtier, nous avons vu des phoques gris faire la planche dans l’océan. Hélas, on ne le voit pas sur les photos, qui viennent toutes de mon smartphone…

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Bon Faut manger…dans une ferme bio nous avons goûté la fameuse Pastie de Cornouailles, l’une au boeuf, l’autre végétarienne…hyper bon, un peu trop relevé pour la végétarienne (d’ailleurs tous les restos ont des options végétariennes dans leurs menus). Et des glaces maison délicieuses aussi !

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Suite de la journée à Coverack, un petit port de pèche tout tranquille qui vit au gré du vent et des marées. Les maisons sont particulièrement soignées, la plage mi galets mi sable est parfaite pour attendre la marée qui monte , plutôt vite d’ailleurs. On a dû partir avant d’être mouillés !

L’eau est à 13 degrés…

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Ce village m’a vraiment séduit, et  comme j’aime les endroits vraiment paumés, je crois qu’il faut prendre une route encore plus étroite pour aller finir la journée à Porthélen. Et là, bonheur total, le temps a changé, ça se couvre un peu, il y a de fortes vagues, des surfeurs, je me suis même fait éclabousser sur la jetée (la Douce a failli prendre la photo au bon moment…mais non raté et toc ! ) . Ici aussi, joli port de pêcheurs et aussi petite station de villégiature mais à l’écart des endroits touristiques, un endroit pour se ressourcer. Les ados du coin jouent à traverser le port à la nage, d’autres personnes  profitent du soleil qui se fait rare sur une pelouse en buvant une bière, les bateaux rentrent, les pubs s’animent à peine…

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Bon il est grand temps de boire une Ale, une bière locale…c’est celui qui conduit qui boit la pinte, normal, vu les virages et les routes, faut se motiver non ?

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Et retour à la maison…toujours avec l’avenante Bella à l’arrivée…et  » cake by the océan  » à la radio…

A suivre !

 

 

Cornouailles : une parenthèse enchantée (1)

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J’étais plus ou moins attendu pour raconter notre périple en Angleterre, dans la région de la Cornouailles que vous voyez sur la carte ci dessus.

Alors je vais raconter en plusieurs étapes parce que ce genre de billet est long à faire et qu’il y a beaucoup de photos…

Jour 1 : Arrivée à Bristol

Bristol n’est pas la capitale de la Cornouailles, mais elle est située à 2h30 de route et une ligne directe depuis Toulouse existe, avec Easy-jet, le partenaire habituel de mes escapades, avec seulement 1h30 de vol.

Bristol ne fait pas rêver, on n’ imagine pas grand chose en entendant ce nom. C’est une ville de 400000 habitants, comme Toulouse, au Sud de Londres. J’ai aimé m’y promener, l’ambiance est très zen, une ville provinciale sans gros centre ville, avec de jolies contrastes de lumières à partir des caprices de la météo, et de jolis endroits…il faut garder la tête en l’air à Bristol.

Voici quelques aperçus de la ville.

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Jour 2  : Tintagel – Jamaïqua Inn – Arrivée à notre location

Nous prenons la route (à gauche) avec une voiture de location, plus grande que prévue, toute neuve (20 miles au compteur) et bourrée d’électronique…un bonheur !! Mais la motivation est là.

Premier arrêt à Tintagel. Ce village serait celui du fameux Arthur (pas l’animateur de télé celui de la Table Ronde) , son lieu de naissance et l’on peut visiter les ruines de son château, au milieu d’un univers éblouissant de falaises , d’océan et de landes.  Voyez plutôt !

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Deuxième arrêt, sur la route allant vers notre location, la fameuse Auberge de la Jamaïque, celle qui inspira le premier Best Seller de Daphné du Maurier (ma chronique sur le livre arrive). A l’époque où elle l’a découvert par hasard, il n’y avait pas d’autoroute en dessous ni d’habitations proches…mais même aujourd’hui, elle reste assez flippant avec ce granit gris, encore plus si l’on observe les Moor de Bodmin, juste autour. C’est très touristique, avec un joli intérieur, un bar rustique croquignolet, les personnages du livre , une grande boutique où l’on trouve tous les livres de Daphné …etc. Quand on est fan, c’est un passage immanquable…

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Le soir vers 19h, nous arrivons à notre location, située près de Truro, en rase campagne. Elle s’appelle le Cottage mais c’est en fait un studio façon chalet. On voit la campagne anglaise, des chevaux, des lapins, des oiseaux et la propriétaire des lieux, une certaine Bella…

Jour 3:  Jardin de Trélissick et Saint Mawes

La météo n’est pas bonne, pluie et couverture nuageuse ensuite…ce sera le moins beau jour du séjour.

Aujourd’hui, visite de l’un des nombreux jardins de Cornouailles, beaucoup étant sous l’égide du National Trust (un organisme qui conserve avec brio le patrimoine naturel et architectural de l’ Angleterre).  Ce jardin est celui de Trelissick avec une belle vue sur un estuaire et des grandes allées en forêt, plus on moins fleuries. Mai est meilleur que juin pour les fleurs…mais patience, il y aura plus tard du bien plus fleuri !

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L’après midi, nous visitons Saint Mawes, le premier port de notre séjour, avec déjà de belles maisons , de belles fleurs, des bateaux et aussi un joli château parfaitement conservé. Il fait bon flâner en prenant tout son temps et en observant les changements de luminosité.

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A suivre…le meilleur et le soleil sont à venir…