Chanson pourrie , le retour !

Il y a longtemps, je proposais, la chanson pourrie du lundi tout pourri…

Voici le retour mais pas forcément du lundi !

C’est ambiance déprime depuis quelques temps pour moi…et il paraît qu’en novembre tout le monde déprime plus ou moins. Alors voici la chanson pourrie qu’il faut !

C’est une grande star, 73 ans aujourd’hui, qui a eu cette idée de génie de reprendre un méga tube d’ Eurythmics  » Sweat dreams » . Nous sommes en 1983…le titre s’appelle  » Déprime ».

Il paraît que le parolier s’est pendu quelques semaines plus tard…

Enjoy ! Moi je kiffe !!  Les poètes vont adorer aussi !!

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Mes livres chers…

Le prix moyen d’un livre neuf en France, tous formats confondus, brochés et poche, est d’environ 10€. Dit comme ça, on peut pas dire que le livre est onéreux, enfin si on le compare à d’autres produits culturels (un place de cinéma, de théâtre, de concert, d’opéra), il est même plutôt bien placé. Sans compter tous les livres d’occasion quasi neufs qu’on trouve partout  !

Il reste que si l’on ne veut attendre ni la sortie en poche (qui ne concerne pas tous les livres édités en grand format…il faut déjà en vendre plusieurs milliers avant d’espérer une sortie en format économique) ni acheter de l’occasion, il faut alors souvent débourser en moyenne 19€ pour un livre broché. Les prix en gros vont de 14€ à 25€ , en fonction du nombre de pages du livre. Et là, on constate que plus le livre est gros, moins il est cher. Si, je vous assure, je me suis amusé à calculer le prix à la page de 4 livres de la rentrée littéraire :

  • Catherine Pancol : plus de 800 pages = 0.03€ la page
  • Véronique Olmi : plus de 400 pages = 0.05€ la page
  • Sigolène Vinson : 182 pages = 0.08€ la page
  • Patrick Modiano : 105 pages = 0.13€ la page

Bref, tout cela pour dire que je trouve quand même que les courts textes qui sont vendus en grand format restent un peu chers si on les achète neufs. Il n’y a pas beaucoup d’écart de prix entre un livre qui va durer 2 heures et un livre qui va en durer 10 !

Alors je me suis demandé pourquoi, et j’ai été revoir la décomposition du prix d’un livre (données assez constantes , fournies notamment par le Syndicat National de l’ Edition). Prenons un livre vendu 20€ TTC.  C’est parti (amies, si vous êtes allergiques aux chiffres, allez faire un footing…pas Asphodèle pour le footing mais tu peux revenir plus tard 😀 )

  • Le libraire gagne 7€ soit 35% du prix. Du coup, s’il vous fait 5% de remise , il ne gagne plus que 6€ au lieu de 7€ ,  donc il gagne 15% de moins…c’est pour ça que les petits libraires ne peuvent pas le faire, leur marge est trop faible, un commerçant gagnera beaucoup beaucoup plus en vendant des produits high tech et infiniment plus en vendant des fringues…le livre ne rapporte pas pour le commerçant.
  • L’éditeur gagne 4.30€ soit 21.5%.  Cela paraît peu et c’est vrai que pour les petits éditeurs ce n’est pas simple, mais voilà, l’édition est quasiment un oligopole, quelques gros groupes d’édition se partagent le marché…pour eux c’est plus simple, d’autant plus que…
  • Le diffuseur  / distributeur gagne 3.60€ soit 18% du prix du livre. C’est celui qui  » pré-vend » le livre, le met en valeur, assure la promotion etc…le marketing quoi ! Sauf que les boites qui diffusent et distribuent le livre appartiennent souvent aux éditeurs…surtout les gros ! Bingo donc et dommage pour les petits qui n’ont pas leurs propres structures pour pousser le livre chez le lecteur…
  • L’auteur gagne 2€ soit en moyenne 10%. Il y a un système répandu en France, celui du 8-10-12. Jusqu’à 10000 exemplaire c’est 8%, ensuite on passe à 10% et 12% au delà. Il faut savoir que les 3/4 des livres ne dépassent pas les 1000 exemplaires. Celui qui dépasse 10000 est déjà un livre qui se vend bien, à partir de 25000 on est dans un gros succès, au delà de 50000 c’est un best seller. Du coup, les rares auteurs qui arrivent à faire des best sellers en permanence touchent parfois plus, jusqu’à 18%…par contre il y a aussi des auteurs qui touchent même pas 8%…c’est l’éditeur qui fixe ses règles.
  • L’imprimeur :2€ soit 10% du prix du livre, comme l’auteur. Donc ce n’est pas la fabrication du livre qui coûte cher et ça explique pourquoi les gros livres sont moins chers que les petits si on regarde le nombre de pages
  • L’Etat : 1.10€ soit 5.50%, à travers la TVA.

Voilà, c’est décortiqué.

Alors cher ou pas cher les livres quand on est lecteur ? Ben pour moi ça dépend, certains livres, quels que soient leur qualité et leur intérêt sont limite arnaque au niveau du prix proposé. Heureusement ce n’est pas la majorité et globalement, à condition d’être patient et de pratiquer l’occasion, on peut lire des romans récents sans se ruiner.

Jeu de Noël 2017 – Onzième énigme

Bravo à Manou dans la forêt et à Syl qui sont arrivées les premières pour donner la bonne réponse : Mistral gagnant de Renaud ! Rendez-vous avant la fin du mois de novembre pour la douzième énigme

 Plus que 4 énigmes en comptant celle-ci et les scores sont serrés…

  • Lydia, La Douce et Martine ont 3 points
  • Manou dans la forêt, Estelle, et  Valentyne ont 2 points
  • Emilie a 1 point.

Voici la onzième énigme à résoudre, elle est facile , enfin je pense…

Il faut découvrir le titre  d’une chanson française, (un grand classique d’un chanteur très connu),  sortie dans les années 80, à partir des 3 indices suivants:

  • Vent
  • Voiture
  • Bonbon

Vous avez trouvé ? Vite votre réponse dans votre commentaire avec le mot Fernandel !

Les 2 premières bonnes réponses auront  1 point !

 

Le Chagrin des vivants de Anna HOPE – 2014

C’est toujours plus facile de ne pas parler.

Nous sommes à Londres en 1920. La ville s’apprête à commémorer l’armistice lors d’une cérémonie particulière où le corps d’un soldat inconnu tombé en France sera inhumé au sein d’un monument à Westminster Abbey.

L’histoire se passe du 8 au 11 novembre 1920 et Le chagrin des vivants raconte le destin croisé de plusieurs femmes, chacune touchées par la guerre. Il y a,  Evelyne dont le fiancé est mort et le frère, ancien capitaine, est revenu sain et sauf et mène une existence en apparence confortable.  Evelyne travaille au bureau des pensions militaires. Il y a  la jeune Hettie qui, avec son amie Di, travaille dans un club de danse fréquenté par les anciens soldats, ce qui lui permet notamment de subvenir aux besoins de son frère, Fred,  soldat revenu diminué des combats, muré dans son silence .  Il y a  enfin ADA, qui a perdu son fils, Michael,  et continue pourtant de le voir et de le chercher dans les rues de Londres.

Anna Hope,  dont  Le chagrin des vivants fut le premier roman (énorme succès en Angleterre et ailleurs) va tisser une toile redoutable et magnifique, qui va  non seulement emprisonner et lier tous les protagonistes du récit, mais aussi le lecteur. Comme ici, lorsqu’ils vont chacun assister au défilé du soldat inconnu, notamment ADA:

Alors que le silence s’étire, quelque chose devient manifeste. Il n’est pas là. Son fils n’est pas à l’intérieur de cette boite. Et pourtant elle n’est pas vide, elle est pleine d’un chagrin retentissant : le chagrin des vivants.

 

Disons-le tout de suite, j’avais énormément aimé  La salle de bal, j’ai adoré Le chagrin des vivants, au point d’en faire un coup de foudre littéraire pour cette année 2017 !

L’auteur parvient à nous faire vivre cette époque avec beaucoup d’intensité, à nous faire ressentir toute la pesanteur des suites du désastre, la résistance des hommes face à ceux qui voudraient oublier…Et si beaucoup réapprendront à vivre, d’autres resteront à jamais marqués dans leur chair par la grande guerre, qui n’a de grandeur que son nom.

Un bel hommage aux oubliés de l’histoire, les sans grade,  et  aussi aux femmes qui travaillent dans l’ombre à réparer les destins. Un beau travail de mémoire. Un vrai.

Pourquoi ne peut-il pas passer à autre chose ?
Pas seulement lui. Tous autant qu’ils sont. Tous les anciens soldats qui font la manche dans la rue, une planche accrochée autour du cou. Tous vous rappellent un événement que vous voudriez oublier. Ça a suffisamment duré. Elle a grandi sous cette ombre pareille à une grande chose tapie qui lessive la vie de toute couleur et toute joie. […]
La guerre est terminée, pourquoi ne peuvent-ils donc pas tous passer à autre chose , bon sang ?

Anna Hope se base, comme dans La salle de bal, sur des faits historiques, des livres et des documents d’époque, et invente ses personnages et leurs histoires qui sont  si intimement et délicatement mêlées. C’est une auteur, qui sur un premier roman, arrive à allier le fond et la forme, en cumulant les talents de jolie plume et de grande raconteuse d’histoire. C’est un régal permanent.

Le suspens est grandissant et à la fin, j’aurais presque voulu lire en diagonale pour aller plus vite et pourtant, j’ai réussi à épargner les 30 dernières pages pour les lire seulement le lendemain.  La fin est de facture classique mais l’auteur arrive à éviter le happy end trop happy , même s’il est logique…

Vivement le troisième roman, il faudra être patient, mais je serai au rendez-vous !

Derrière le miroir…

Vous vous souvenez de Working girls, Pulp Fiction, Will Hunting, La vie est belle, Shakespeare in love ou du Patient Anglais ? Des films d’auteurs, ne correspondant pas aux productions débilisantes des grands studios de cinéma US…produits et promotionnés avec brio par Harvey Wenstein…qui se révèle aujourd’hui être un prédateur sexuel…

Que dire du beau Bertrand Cantat, qui a tué une femme à coup de poings , et peut-être conduit une autre, la mère de ses deux enfants au suicide. Il paraît que Noir Désir est un groupe culte et que Cantat représente la partie noble du rock (il paraît hein, moi le rock ça m’en touche une sans faire bouger l’autre…comme disait le Président Chirac à l’époque où il était en poste et pouvait encore  parvenir à le faire)…

Vous me voyez venir ou pas ?

Question philo du jour : doit-on considérer l’artiste et oublier l’homme ou doit-on considérer que toute oeuvre venant d’un être plus ou moins abject ne mérite pas d’être aimée, encensée , citée, sanctuarisée?

Personnellement, j’aurais tendance à ne regarder que l’oeuvre d’art , parce que de toute manière, l’artiste est un être humain, et par nature, essence et choix, l’être humain est mauvais et perverti. L’enfer c’est les autres disait Sartre…et de fait on est toujours déçu par l’autre un jour ou l’autre.  L’artiste n’échappe pas à cela ! Et comme on fait nous-même partie des autres, on déçoit aussi…les relations humaines sont sans issue de toute manière, enfin sur la  longue durée.

Je m’éloigne un peu du sujet et revient à mes artistes.

Si l’on condamne les êtres humains derrière le miroir de l’artiste, alors va falloir renier beaucoup de monde…

  • Proust était un parvenu qui achetait les critiques et les prescripteurs littéraires de son époque…
  • Coco Chanel avait de fortes amitiés avec les nazis…voire plus
  • Céline, (qui est quand même le fond de commerce de Luchini ,  du coup c’est ennuyeux si on le met au pilori…imaginez qu’il se mette lui-même à écrire au lieu de se contenter de réciter, on est mal…) était un collabo ouvertement antisémite
  • Chateaubriand a écrit ses plus beaux textes au château de Combourg en Bretagne (très bel endroit), lequel fut acheté par papa grâce à la traite des noirs…et qui sait si le fiston n’ a pas repris l’affaire tant qu’il a pu…
  • Rimbaud a laissé tomber la poésie pour faire du trafic d’armes en Afrique…

Ce n’est que quelques exemples que je connais, mais si vous cherchez bien, vous qui êtes plus érudits que moi sur l’art, vous allez trouver des dizaines d’exemples.

Alors, faut-il se contenter de voir l’oeuvre se refléter dans le miroir ou bien casser le verre pour approcher l’humain qui est derrière ?

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà boycotté des artistes ??

Vous avez 3 heures…

C’est en octobre…

C’est en octobre que je reprends ma compilation entamée en septembre…comme les copines blogueuses.

C’est en octobre qu’après avoir lu « Les jouisseurs » , j’ai pu échanger deux  mots avec Sigolène Vinson, via FB et lui faire savoir à quel point ses romans comptaient pour moi.

C’est en octobre que j’ai entendu à la radio que la cause numéro 1 de mortalité dans le monde (pour 2015 je crois) était la pollution, sous toutes ses formes…bien loin devant les guerres et le terrorisme et certaines maladies mais c’est plus vendeur de parler des attaques terroristes….et il vaut mieux mettre des radars parce que non vraiment, les accidents de la route c’est inadmissible…

C’est en octobre que j’ai décidé de me faire plaisir de plus en plus, puisqu’il paraît que quand on est jeune on ne sait pas se faire plaisir et  qu’il paraît que je vieillis…

C’est en octobre qu’au cours d’un seul et même mois je suis allé deux  fois au cinéma et une fois au théâtre…depuis que je suis en Ariège ça n’était jamais arrivé .Et je me dis que Dupontel est un cinéaste et un acteur génial…

C’est en octobre que j’ai de nouveau des idées pour le blog, beaucoup, mais que je sais que je vais avoir moins de temps à y consacrer en 2018…

C’est en octobre que je me rends compte que le deuil de mon chien est loin d’être terminé…

C’est en octobre que j’ai découvert Anna Hope…j’en reparle bientôt avec « Le chagrin des vivants »…

C’est en octobre que j’attaque la dix-septième année de vie commune avec La Douce (rien que pour ça je mériterais un cadeau  moi je dis… 😀 😀 ).

C’est en octobre que je repense à cette vieille idée de lancer le prix littéraire MTG , un vrai prix littéraire avec votre aide…(tremblez auteurs…la lose absolue si ça se faisait un jour et que ça tombe sur vous ! )

C’est en octobre que je me dis que « November rain » aura sa revanche…

Jeu de Noël 2017 – dixième énigme

Le jeu est fini, bravo à La Douce et Martine qui gagnent 1 point. Il fallait trouver la Reine Victoria, qui est restée 63 ans sur son trône (Elisabeth en est presque à 66 ans)…et puis Victoria Secret 😀 😀 Rendez-vous en novembre avec 2 énigmes de plus !

Voici venue l’heure de la dixième énigme du jeu de Noël 2017.

Tout d’abord, voici le récapitulatif des prétendantes au colis de Noël:

  • Lydia qui a 3 points
  • Manou dans la forêt, Estelle, La Douce, Valentyne et Martine qui ont 2 points
  • Emilie qui a 1 point

Je rappelle que c’est désormais les 2 premières bonnes réponses en commentaire (n’oubliez pas le mot Fernandel) qui marquent un point !

Pour cette  dixième énigme, il s’agit aujourd’hui de trouver un personnage « historique et politique » anglais  à travers les indices suivants :

  • 63 ans
  • Secret
  • Londres
  • Femme

Allez, si c’est trop dur (difficile parfois de juger mais je pense que c’est plus dur )  la prochaine énigme sera plus simple !!

Les jouisseurs de Sigolène VINSON – 2017

Si tu devais écrire le roman du siècle, quel siècle choisirais-tu ? N’importe, ils se ressemblent tous, tous disent pourquoi on en est arrivés là. Sinon opte pour celui où le train électrique a été inventé.

 

Olivier, un écrivain qui n’arrive plus à écrire vole un automate dans un musée pour qu’il noircisse des pages à sa place.

Sa compagne, Eléonore, est visiteuse médicale pour un laboratoire qui vend des psychotropes en tout genre. Elle teste et avale en masse les comprimés de son employeur, et c’est elle qui va utiliser l’automate pour écrire le roman.

Ce roman, raconte le périple de deux contrebandiers au Maroc, à la fin du dix- neuvième siècle. Il s’agit d’Olé et Léonie, embarqués chacun dans le désert,  dans une caravane solitaire, à deux  jours de distance l’un de l’autre…

Raconter les livres de Sigolène Vinson et les chroniquer  n’ est pas chose facile…et pour  » Les jouisseurs » c’est encore plus difficile, car des quatre romans de l’auteur, c’est celui qui m’a semblé le plus improbable et aussi je dois le dire,  le plus difficile d’accès. Donc peut être le plus poétique.

J’ai eu du mal à y rentrer et je n’ai pas tout compris sur le périple dans le désert marocain. Je suis pourtant habitué à ces récits africains avec Sigolène Vinson, mais c’était un peu compliqué pour moi…ceci dit, à la seconde lecture je serai plus au clair ! Oui, parce que je les ai tous lu deux fois, pour le plaisir.

Et pourtant…

Je viens de finir le livre, je chronique donc  à chaud, et , je ne saurais dire pourquoi, mais je suis comme aimanté par les  mots et la sensibilité de Sigolène, son humour plutôt décalé, désespéré…

Je n’ai aucun besoin d’être ou de me réaliser. Vraiment, cela me convient bien de ne rien créer. Je l’ai même répété à mon gynécologue quand il a placé mon stérilet.

Car dans « Les jouisseurs », j’ai retrouvé toute la mélancolie et la tristesse , toute la lucidité et la vérité , toute l’humanité dont l’auteur sait faire preuve pour décrire l’inhumanité des humains…

Je suis pour l’extinction des hommes. Tous les moyens sont bons, la décadence et l’obscénité en premier. Voler les vieilles, accaparer les terres pour leur uranium, être actionnaire pour que les riches soient toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, provoquer les famines et les épidémies, ouvrir ou fermer  les portes aux migrants, armer les fous de Dieu…le gros bordel généralisé quoi. Le  sursaut collectif ! Disparaître tous autant que nous sommes. C’est ma part d’humanité et je vous la donne.

On retrouve les racines et la fibre intime de l’auteur dans les quatre personnages du livre. L’ Afrique, je l’ai déjà dit, la difficulté d’être,  l’ennui, la folie douce , la poésie, la Corse et la charge contre la société omnibulée par l’argent. Et puis, ses personnages sont des rêveurs, comme la plupart de ceux de ses autres livres, mais des rêveurs un peu décadents…et c’est bien cela qui me plait au fond !

Au final, je pense que « Les Jouisseurs » est un livre de transition pour Sigolène Vinson, c’est le roman du retour à l’écriture, non pas qu’elle l’ait abandonnée, mais disons qu’elle a traversé une période où il lui était impossible d’écrire, enfin c’est ce que j’ai lu ou entendu…

Ici, je vous conseille de visionner cette courte présentation par l’auteur, enregistrée au salon du livre de Nancy (où d’ailleurs Sido, qui pour une fois n’était pas en vacance…a eu la chance de la rencontrer) : Sigolène.

Et pour ceux ou celles qui ne connaissent pas encore Sigolène Vinson,dont on parle peu et c’est pas plus mal d’ailleurs, et qui voudraient découvrir celle qui est pour moi  LA rencontre littéraire de ces dernières années, ses autres romans sont ici !

Et pour finir, cette pensée…

L’artiste ne sauve jamais personne. Pire, il est tué au cours d’un combat qu’il n’a pas mené…

Mini gazette du blog octobre 2017

Hi guys !

Je n’ai pas fait mon bilan trimestriel en septembre, faute de temps et d’envie ! J’en ferai un fin décembre ou début janvier avec le classement habituel des commentatrices les plus sexy du blog, mais aujourd’hui je fais un petit point d’étape !

Aucun évênement particulier à venir jusqu’à décembre, si ce n’est la poursuite du jeu de Noël , il reste encore 5 énigmes et toutes les participantes ont encore leur chance de décrocher le cadeau de Noël !  A venir également, un coup de foudre pour un livre…c’est hyper rare ici, il y a pas mal de coups de coeur mais très peu de coups de foudre !

Côté nouveaux pays, ce trimestre j’ai eu une visite d’ Irak, de Birmanie, du Cap Vert, de Saint Marin…et d’un endroit vraiment craignons : Monaco !

Quelques requêtes en provenance des moteurs de recherche…un peu toujours dans le même ordre d’idées…je n’ai aucune requête culturo intello façon France Culture…je ne comprends vraiment pas pourquoi…

  • Réflexion sur l’ennui existentiel : ok, mais j’en parle de moins en moins, car parler de mon ennui existentiel chronique m’ennuie vraiment…
  • Fille sexy à moitié nue : voilà, là je suis fier de moi, et pourtant je trouve que j’en mets moins des photos de ce style…va falloir que je me reprenne sérieusement…
  • Rater son bac avec un avis très favorable : ha ha ha, le comble de la lose, ami(e) qui a tapé ces mots sur gogol, tu es le ou la  bienvenue ici !
  • J’y arriverai jamais dans la vie. Mais si, il faut jamais désespérer…regarde ce blog, on est pas bien là ?

Et puis quand même, le classement des tops commentatrices au 20 octobre 2017, sinon Soène est capable de m’envoyer un tueur à gages…

  • Sixième : Syl, la Comtesse du Berry, qui capte Internet du fin fond des douves du château…où il se passe des choses étranges paraît-il…
  • Cinquième: Asphodèle, qui ne figurera plus dans le classement à la fin de l’année, pour les raisons que nous savons.
  • Quatrième : Valérie , qui je crois n’a encore jamais eu droit à son effigie sexy…rendez-vous en décembre donc, si elle est encore dans le palmarès
  • Troisième : Soène , qui progresse encore dans le classement (ouf, j’ai évité son tueur à gages pour cette fois…), et qui aura droit à une effigie bien gratinée pour l’occasion…
  • Seconde : Emilie, qui a perdu sa place de leader historique …c’est moche moi je dis que tout fout le camp…elle a dû arrêter le Hula hop et c’est bien dommage…
  • Première : Lydia, qui accède à la première marche et est largement en tête des commentatrices aujourd’hui !

Voilà, merci de votre fidélité et rendez-vous fin décembre ou début janvier pour le vrai  classement…

Aux origines…

Pour ceux qui me suivent fidèlement, vous vous rappelez peut-être qu’en mai dernier, j’étais à Haworth, dans la maison des Brontë. Une artiste anglaise, proposait aux visiteurs du Presbytère d’écrire chacun une ligne du texte original des Hauts de Hurlevent, afin de re créer une sorte de manuscrit original (dans tous les sens du terme). En effet, Emily Brontë l’a probablement détruit avant sa mort.

Bon, maintenant vous avez 2 choix possibles !

Soit vous dire, encore les Brontë, il me gonfle avec ces auteurs-là…

Sauf que mon petit doigt me dit que si le blog dure encore , vous avez pas fini d’en entendre parler !

Soit vous dire que c’est une super idée, et que peut être vous aimeriez avoir une réplique d’un manuscrit original d’un auteur culte !

Hé bien figurez-vous que sur FB, j’ai vu un post indiquant qu’un éditeur sortait la reproduction du manuscrit original de Jane Eyre, écrit de la main de Charlotte Brontë , puisque le sien a survécu. Ce n’est peut-être pas le premier, car elle écrivait façon pattes de mouches, mais probablement celui qu’elle a fourni juste avant la fabrication du livre !

Et en allant voir sur le site, j’ai trouvé d’autres auteurs qui ne m’intéressent pas…mais peut être qu’ils vous tenteront.

Evidemment, c’est des beaux objets, en tirage limité, qui sont destinés aux collectionneurs ou bibliophiles, mais pas seulement.

Le manuscrit de Jane Eyre, l’original en 3 volumes, représente 800 pages manuscrites. Il y a 1000 exemplaires numérotés. Le prix est de 249 €.

249 euros, c’est cher…surtout que lire Jane Eyre en anglais et écrit à la main, c’est pas aisé pour moi…mais c’est quand même tentant.

Mais les auteurs français sont moins chers…en moyenne c’est 150€ .

Si ça vous intéresse, c’est ici : LES SAINTS PERES