100 km à la ronde !

Voilà,le 11 mai on pourra vaquer à hauteur de 100km à la ronde depuis notre lieu d’habitation. Tout le monde est parti sur le fait que ce serait à vol d’oiseau, ce qui n’a pas été dit, mais tout le monde y croit, et qu’on pourrait passer de départements verts à rouge, ce qui n’est pas limpide non plus…mais bon l’espoir fait vivre et le confinement, on commence à en avoir plein le postérieur !

Du coup, ma première idée fut d’utiliser un compas…qui aurait pu penser qu’un jour j’ai encore  besoin d’un compas…mais ma carte étant départementale, l’échelle est trop grande donc pas de possibilité d’utiliser le compas. Peu importe, en trois  minutes on trouve ça sur le net !

Je parie que vous l’avez fait aussi non ? Pour voir quelles seraient les limites géographiques de votre liberté provisoire future  !

Ben, on a parfois une notion vague des distances et de la géographie…je ne pensais pas que la zone des 100 km était aussi vaste finalement : 6 départements et 2 pays étrangers  en ce qui me concerne.

Déjà, je vais pouvoir parcourir la totalité de mon département , la Haute Savoie et c’est bien ça la bonne nouvelle, tellement il y a de choses à voir ici, surtout quand on est arrivé il n’y a pas longtemps. On va pouvoir retrouver Annecy, les lacs, la région du Léman, le Mont Blanc, les Aravis  et j’en passe.

Côté Sud on peut même faire des incursions sur une jolie partie de la Savoie (pour aller acheter du Beaufort…) un petit bout de l’ Isère mais pas jusqu’à Grenoble.

Côté Ouest et Nord, on peut aller jusqu’à Bourg en Bresse. Bon Ok, pour y faire quoi lorsqu’on ne mange plus de viande depuis trois  ans ?? Par contre, on  peux aussi aller faire un tour dans le Jura…et là il y a du Comté  ! Miam !  Et puis, je peux m’approcher de Lyon, passer la frontière du département du Rhône, mais pas beaucoup plus !

Enfin, côté pays étrangers, bien entendu, je peux arpenter une bonne partie de la Suisse, toute la région du Léman et les montagnes qui les dominent et un morceau du Valais. Après Chamonix , en prenant le tunnel du Mont Blanc , on a même la possibilité d’aller en Italie, vers Aoste et le début du piémont.  Bon ok, pas dès le 11 mai puisque les frontières ne seront pas ouvertes, hormis pour ceux qui y travaillent mais avec un peu de patience…

Alors, je vais pas me plaindre…mis à part la mer qui est très loin de chez nous (mais on a une belle mer intérieure à deux pas de la maison)  il y a pire comme limite de zone géographique autorisée. Reste qu’on ne pourra toujours pas aller dans nos familles ou chez des amis de longue date. Pour le moment.

Et pour vous, ça donne quoi les 100 kilomètres ?

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Je veux les chiffres !

Bien, aujourd’hui nous sommes le dimanche 26 avril et nous en sommes au 41 ième jour de confinement. Encore 14 jours avant la débâcle…

C’est le moment de regarder un peu les chiffres…les vrais. Si vous êtes allergiques aux chiffres, laissez tomber tout de suite cet article  !

Voici donc des chiffres issus des sources officielles des différents pays. On les trouve par exemple sur Wikipédia, mis à jour quasi en temps réel. J’ai regardé le taux de mortalité et voici les résultats sur quelques pays :

  • France : 18.22%
  • Allemagne : 3.75%
  • Italie : 13.51%
  • Turquie : 2.51%
  • Monde : 7% (il n’apparait pas mais je l’ai calculé selon la formule indiquée).

Et là je suis perplexe…7% de mortalité dans le monde…mais il n’y a a que 202812 décès liés au Covid 19 dans le monde…ça doit pas faire 7% de taux de mortalité…on est pas loin de 8 milliards d’habitants il me semble ! Et 18% pour la France…WTF ??  Bon faut que je bosse un peu plus !

A y est j’ai compris. Le souci c’est qu’on ne sait pas combien de personnes sont touchées par le virus dans le monde, ni même dans chaque pays. Pour ça, il faudrait avoir testé toute la population et c’est impossible. Le plus souvent , on ne sait même pas combien de tests ont été faits . Ce que l’on sait par contre, c’est le nombre de cas positifs, puisque tout cas positif doit remonter au niveau des autorités sanitaires et j’imagine,  gouvernementales . Du coup, le taux de mortalité affiché sur Wikipédia correspond au nombre de décès enregistrés, donnée peu contestable, rapporté au  nombre de cas positifs recensés, donnée encore moins contestable. Ouf on a les bons chiffres donc.

Mais pas le bon indicateur !

Il n’y a que 2 façons justes et saines de calculer le taux de mortalité lié au Covid 19 .

1) On fait le rapport entre le nombre de morts liées au virus et à ses complications et le nombre de personnes contaminées. Mais on ne le connaît pas, puisqu’on on n’a pas testé toute la population française (je vous l’ai déjà dit plus haut mais vous avez déjà décroché non  :D).

Ce qu’on sait, c’est qu’une étude de Pasteur (l’Institut, parce que le bonhomme il est plus trop frais…) est arrivée à un taux de contamination de 6 % de la population  étudiée et que Didier Raoult à Marseille (le Gandalf des épidémies respiratoires) est arrivé il y quelques semaines lors de  sa première étude, à 12% environ. Si je prends la moyenne des deux,  ça fait 9%, appliqué à la population française, il y aurait dont environ 6 300 000 porteurs du virus en France. Donc le taux de mortalité du Covid 19 est de (22614 morts / 6 300 000 contaminés estimés)  environ 0.4%.

2) On fait le rapport du nombre de morts sur la population totale et là pour la France, on arrive à un taux de mortalité de 0.03%. A ce jour, 0.03% des français sont morts à cause du Covid 19. Si on ramène ça à une ville comme Toulouse, qui compte aujourd’hui 500 000 habitants environ, cela représente 162 personnes.

Et encore , dans la globalité du monde, on à un taux de mortalité lié à ce virus 10 fois plus bas que celui de la France (0.003% de la population mondiale a été décimée par le Covid  19 à ce jour).

Bien entendu,  l’épidémie n’est pas terminée, elle est là peut -être pour longtemps, une deuxième vague aura sûrement lieu…imaginons qu’on ait  au final le double de décès qu’aujourd’hui . Disons 50 000 morts en France et 500 000  dans le monde. Ben c’est pas ça qui va changer le cours de l’histoire ! Si on  compare au nombre de morts par famines, déshydratations, cancers, pollutions, catastrophes naturelles , addictions, accidents …c’est pas grand chose. Même le nombre de suicides est nettement supérieur chaque année ! Et il n’y a pas besoin d’être Nostradamus pour prédire que le chaos ne viendra pas du Covid 19. On sait de quoi il viendra le chaos, on sait depuis des décennies que la maison brûle,  et que nous regardons ailleurs, mais on fait semblant de ne  pas le savoir. A part Trump, lui il sait pas, le pauvre…:D.

Ceci étant, un seul  décès à cause de cette foutue pandémie, est le plus souvent  un drame, déjà pour celui qui y passe, mais aussi pour ceux qui restent…

Du coup,  personnellement, je vais faire très attention au moment de la débâcle pour ne pas attraper le virus. Masques, distanciation sociale, lavage de mains, télé-travail si pas de possibilité de bien se protéger au travail , fuite des rassemblements etc.  Ben oui je suis pas idiot  non plus, je sais que si je l’attrape je peux avoir des emmerdes sérieux, d’autant que j’ai plus de risques que la moyenne d’avoir des emmerdes  sérieux si je l’attrape.

Mais voilà, des le 11 mai (si la date est maintenue)  je compte bien ,  progressivement et  précautionneusement , me déconfiner et retrouver une liberté de mouvement.

Au fait, qui est prêt à se confiner pour sauver la planète du chaos où nous l’avons mise, si jamais il faut le faire ???

Une vie française de Jean Paul Dubois – 2004

C’est l’histoire de Paul, né en 1950 à Toulouse, fils d’un concessionnaire Simca et d’une correctrice de presse. Paul va grandir, miné par le deuil de son frère ainé, faire des études, séjourner brièvement en Angleterre. Il va devenir journaliste sportif dans un hebdo et millionnaire après avoir publié des livres de photographies d’arbres, sa passion. Paul se mariera, aura des enfants, vieillira…et le livre s’achève en 2004, date se sa sortie, le narrateur à alors 55 ans…

Les arbres ne devaient rien comprendre à notre espèce. Petits mammifères agressifs à la maigre espérance de vie, nous combattions sans cesse et tombions inexorablement  à leurs pieds, sans jamais prendre racine nulle part. Nous ne semblions jamais tirer aucun enseignement durable de nos erreurs. Même si nous étions capable d’inventer des boissons gazeuses et des téléphones sans fil.

Cette vie française n’est ni extraordinaire, au sens de géniale, ni banale, au sens du métro boulot dodo mari et père. C’est juste  une Vie française, parmi d’autres. Mais elle  est racontée par Jean-Paul Dubois, de manière géniale et extra ordinaire, au sens d’unique.

Ce livre est un vrai coup de coeur pour moi et il confirme ce que j’avais ressenti lorsque j’avais découvert l’auteur avec La succession.

C’est très simple à expliquer, Jean Paul Dubois a tout ce que je recherche dans la lecture et on trouve dans ce livre , tout ce qui constitue, pour moi la patte d’un grand auteur.

On a une histoire, une vraie, simple, racontée sans fioriture ni mot savant pour épater le lecteur, mais avec toute la complexité de l’âme humaine à travers le parcours de vie de Paul, le narrateur, et des nombreux personnages secondaires qui gravitent autour de lui.

On a une  musique de fond, omniprésente, accrocheuse, celle du désenchantement, de la vacuité de l’existence, de la petitesse de l’être humain, un pessimisme lucide qui me parle personnellement.

Je vois la vie comme un exercice solitaire, une traversée sans but, un voyage sur un lac à la fois calme et nauséabond. La plupart du temps nous flottons. Parfois sous l’effet de notre propre poids, nous glissons vers le fond. Lorsque nous le touchons, alors nous éprouvons la peur ancestrale qui habite tous les têtards voués à l’abattoir. Une vie n’est jamais que ça. Un exercice de patiente avec toujours un peu de vase au fond du vase.

On a un humour particulièrement bien troussé, avec beaucoup de dérision, surtout sur soi-même,parce que je suppose que cette  Vie Française est un peu celle de Jean-Paul Dubois, même si au fur et à mesure de ma lecture, j’ai arrêté de me poser la question, c’est tellement bien écrit qu’on se fiche de savoir si tout est inventé ou non.

Je venais d’avoir trente-huit ans. Je vivais au milieu des arbres. Mes enfants se défiaient de moi. Ma belle-mère avait un amant. Ma mère votait pour un social-traitre  (ndlr : François Mitterrand). Ma femme préparait des plans sociaux. Et Laure (ndlr : son ex maîtresse) découvrait l’orgasme dans les bras d’un rabbin débauché mais prudent.

Enfin, j’ai trouvé beaucoup de sensibilité et d’humanité dans ce récit où l’ on passe avec brio du rire aux larmes pour reprendre cette expression galvaudée mais qui cadre bien avec ce roman . Et tout cela n’est jamais pesant ni ridicule.

En résumé, un plaisir immense de lecture qui m’a conduit à m’offrir illico presto le dernier opus de Dubois, qui a obtenu le Goncourt 2019, et que j’ai trouvé en plein confinement au Super U près de chez moi…

Un seul bémol, mais qui ne concerne pas le livre en lui même mais la quatrième de couverture et disons la façon de le vendre par l’éditeur : les parties du livre correspondent aux Présidents de la République en exercice lde la naissance de Paul (De Gaulle) jusqu’à la fin de l’histoire (Chirac). Et si en effet, l’histoire se déroule sur 50 ans de société française, ce n’est qu’un prétexte au déroulé de l’histoire, et le livre ne raconte pas 50 ans de politique française comme c’est écrit  ! Faut vous calmer les gars du marketing et du business !

Au final, je crois que si on est un minimum lucide ,  de nature à regarder la vérité en face et si on aime la vie, on ne peut qu’aimer la prose de Jean-Paul Dubois.

Allez une petite dernière pour terminer cette chronique…une confession du beau-père du narrateur , à l’orée de sa vie…

j’ai vieilli et un jour je me suis rendu compte qu’il n’y avait rien, ni devant, ni derrière, rien dans ma vie, ni dans aucune Eglise, et qu’il était trop tard. Rien n’est pire à mon âge que de se retrouver confronté à un tel vide . Aujourd’hui, j’en veux à la terre entière et je ne sais même pas pourquoi. Vous savez, Paul, ces saloperies de religions et leur misérable idée de Dieu ont fait de nous une espèce stupide et servile , des sortes d’insectes génuflexibles…

Le paradis perdu…

Christophe est mort jeudi 16 avril  2020 à 74 ans et ça me peine.

Je connais finalement peu ce chanteur et son univers unique mais chaque fois que je j’ai entendu ses titres ou écouté parler, il m’a intéressé ou touché.

Il passait une partie de ses nuits à chercher des sons, à faire de la musique, des mélodies et se considérait plus comme un musicien qu’on chanteur. C’était une sorte de poète lunaire du son, en quelque sorte, et un musicien moderne, très entouré de la nouvelle génération.

Il laisse 15 albums et pas mal de tubes , surtout de la fin des années 60 au tout début des années 80. Ensuite, ses compositions se sont faites plus intimes, même s’il sortait des albums très régulièrement et tournait pas mal dans les salles de spectacles.

Christophe a rejoint son  » paradis perdu », titre de l’une de ses plus belles chansons.

Mais pour moi, Christophe c’est  carrément l’une des plus belles chansons de tous les temps, son plus gros succès…Les mots bleus que voici . Avec au passage une pensée pour son ami de très longue date, Jean Michel Jarre, qui a écrit les textes de Paradis perdus et des Mots bleus…

le tag du confiné (qui risque de finir con fini si ça dure trop…) :D

Alors j’avais le choix sur des possibilités d’articles mais comme j’ai la flemme , je propose un article vite fait bien fait, un peu inspiré de la play-list de confinement qu’il y a dans Quotidien en ce moment.

Cette période est le moment propice pour se poser des questions fondamentales  et importantes, vraiment, mais là, disons que je vais me poser des questions un peu moins essentielles…

C’est donc parti !

Qu’est ce qui  te manque le plus dans ce confinement (la première chose qui vient à l’esprit, spontanément) ? de pouvoir aller voir le Lac ou le Mont Blanc, bref la liberté de mouvement , pas très original .

Quelque chose de positif dans cette période ? Les voitures  en moins, la nature qui respire enfin et un peu plus de temps de sommeil.

La boisson du confinement  ? La bière aux fruits rouges…celle à la myrtille de la Brasserie du Mont Blanc est top mais les plus industrielles sont pas mal aussi. Et l’eau bien entendu !

Alors c’est comment le  télé-travail ? Ben je ne pensais pas ça possible pour moi et ça l’est ! Par contre, il faudrait être bien installé pour ne pas avoir mal au dos, avoir un bureau et du matériel performant…mais bon plutôt positif compte tenu de mes à-priori de départ.

La chanson du confinement?  impossible d’en trouver une , j’en écoute beaucoup et toujours plein de trance music.

La série du confinement?  Poldark, pour me donner envie de retourner dans la Cornouailles !

Et ta coupe de cheveux ? Ben nickel, la Douce s’est surpassée, elle n’avait jamais fait ça mais c’est vraiment bien !

Le livre du confinement ? J’hésite à relire Jane Eyre, j’ai eu à Noël une édition illustrée magnifique, mais je reste encore dans du contemporain. Je commence une nouvelle biographie romancée de Virginia Woolf.

Des stocks de bouffe? Non aucun, mis à part si je trouve du pain grillé au blé complet , j’aime en avoir le matin ! Mais on ne manque de rien !

Des symptômes du Coronavirus ? Ben non aucun, pourtant j’ai été en contact avec des personnes qui en ont ou en ont eu, mais comme on teste personne, on sait pas si c’était ça ou pas. Que ça dure !

Sur informé ou sous informé sur l’épidémie ? Je regarde le soir c’est à vous sur F5 puis Quotidien sur TMC et parfois des morceaux de JT. Et via internet je lis quelques articles et j’écoute les points réguliers de Didier Raoult sur You tube. Donc informé, mais sans excès.

Optimiste ou pessimiste ? Sur la fin de l’épidémie, plutôt optimiste, sur ses conséquences et l’après, pessimiste…

Une citation pour illustrer la pandémie ? Oui, alors d’abord une  assez  noire…il s’agit de la dernière phrase du livre que j’ai adoré récemment et dont je parlerai plus tard:

La vie n’est rien  d’autre que ce filament illusoire qui nous relie aux autres et nous donne à croire que, le temps d’une existence que nous pensons essentielle, nous sommes simplement quelque chose plutôt que rien.

Et une très positive:

Ça ira mieux demain
Si ça te semble loin
Pourquoi ne pas prendre un bon jour d’avance
Ça ira mieux demain
Comme tout finira bien
Il faut profiter du jour qui vient

Avant / Après…

 » Il y aura un avant et un après ».

J’entends cela partout et je l’entends à chaque évènement tragique. Je me souviens du Sida dans les années 90, du 11 septembre 2001( et 20 jours plus tard même si c’était local, de l’explosion de l’ usine AZF à Toulouse), de la méga crise financière de 2008, des attentats de Charlie Hebdo et de Fukushima. A chaque fois le même refrain…il y aura un avant et un après.

Et c’est à la fois totalement vrai et totalement faux. Enfin jusqu’ici. Cela dépend de l’angle dans lequel on se place.

Avec la Pandémie de Coronavirus, c’est évidemment vrai si on regarde au niveau d’un individu, d’une famille, d’un foyer, d’un lieu de vie.  Celui qui aura passé un séjour en réanimation et s’en sera sorti, aura son parcours de vie bouleversé. Toutes les familles qui seront endeuillées pourront parler d’un avant et d’un après. Les Ehpad n’en parlons même pas. Celui qui va passer de salarié à chômeur partiel puis chômeur tout court. Tous ces petits commerçants, artisans, restaurateurs, chefs d’entreprise qui vont faire faillite. Toutes ces personnes psychologiquement fragiles que le confinement va faire basculer dans la profonde dépression. Et ma joyeuse liste n’est pas exhaustive hélas.

Main maintenant si je regarde au niveau du pays, de l’Europe, ou plus globalement encore au niveau économique, social, humain…est-on vraiment sûr qu’il y aura un avant et un après  ? Que cette solidarité ambiante et   cette unité  partielle du pays va perdurer et déboucher sur un après bien  meilleur que l’avant  ?

Va t-on vraiment sortir du confinement des pensées, des modèles économiques et sociaux, des égoïsmes ordinaires ?

La majorité des personnes pensent que oui, (enfin il me semble ) et moi je parie que non, on est pessimiste ou on l’est pas, si on l’est faut assumer de l’être !

Attendons le début de déconfinement (qui va être bien plus difficile et critique que le confinement si ça se trouve) , comptons les morts liés au Virus et les nuées  de victimes directes ou indirectes liées au confinement et voyons ce qui va se passer dans le pays, l’Europe, le monde…

Peux-t-on vraiment tout renverser pour passer à autre chose, à un après Coronavirus? Même si on veut vraiment ? On fera comment pour soigner les soignants des hôpitaux et des Ehpad et les préparant  à la prochaine pandémie ? On fera comment pour absorber le ou les millions de chômeurs supplémentaires et les faillites économiques , sans compter les milliards de déficit de l’Etat? Comment pour essayer de sauver ce qu’il reste de sauvable de la planète ? Pour relancer la machine sans de nouveau la rendre infernale ?

Ben franchement je sais pas, ça tombe bien ce n’est pas à moi de savoir mais ceux qui doivent savoir ne sont pas des magiciens…

Bref vivement les vacances moi je vous le dit… voir l’Océan, les Montagnes et la nature !

Nos espérances de Anna HOPE – 2020

Lissa, Hannah et Cate sont trois amies de longue date. Elles ont 35 ans environ et habitent près de Londres. Lissa passe des castings à répétition, mais hormis un joli rôle dans une pièce, elle n’arrive pas à percer. Cate a suivi la voie classique rencontre , grossesse, mariage, maison ,  le tout rapidement, mais elle n’arrive pas à se réjouir de ce parcours pourtant recherché par d’autres. Hannah de son côté, essaie depuis des années de devenir mère sans succès, ce qui l’éloigne de son mari…

Les trois amies se connaissent depuis la fin des années 90, celles de leur rencontre, de leurs études, de leurs espoirs, les années où tout était  possible. On est en 2010 et le delta entre leurs espérances de jeunes adultes et leurs vies réelles de femmes est difficile à franchir.  Laquelle des trois va se noyer  en traversant le delta du temps qui passe ? Et les deux autres seront-elles là,  voudront-elles être là ou pourront-elles être là  pour leurs amies? Mais il est sûrement encore possible…

Elles ont encore la majeure partie de la vie devant elles. Elles ont fait des erreurs, mais rien de fatal. Elles ne sont plus jeunes, mais ne se sentent pas vieilles. La vie est encore malléable et pleine de potentiel. L’entrée des chemins qu’elles n’ont pas empruntés ne s’est pas encore refermée. Il leur reste du temps pour devenir ce qu’elles seront.

Je retrouve enfin Anna Hope après La salle de bal et le Chagrin des vivants qui ont été pour moi deux coups de coeur absolus. Cette fois-ci l’auteur ne repart pas sur la trame de ses deux précédents romans à succès , à savoir la construction d’histoires basées sur des faits réels et  l’analyse d’un contexte historique. Non, dans Nos espérances, il s’agit d’une histoire contemporaine et je dirais tout à fait banale : l’histoire d’une amitié entre trois femmes et leur parcours de vie sur 15 ou 20 ans, entre joies et détresses.

Lissa, Hannah et Cate sont des héroïnes ordinaires, dans une vie ordinaire . Mais voilà, Anna Hope, par son style et sa sensibilité, son élégance d’écriture,  arrive à rendre ces femmes à la fois uniques et complexes, et chaque lectrice et même chaque lecteur arrivera à s’identifier à au moins l’une d’elle.  D’autant qu’il y a plusieurs personnages secondaires extrêmement bien construits et attachants, y compris des personnages masculins.

Car si Anna Hoppe s’inscrit dans une lignée féministe (on l’avait déjà remarqué dans ses deux premiers romans) elle ne surfe absolument pas sur la vague du « me too » et « balance ton porc » ni sur la critique parfois sans appel des hommes , du mâle dominant . C’est bien sur la force (et les faiblesses voire bassesses) de ses héroïnes, qui sont tantôt des filles, tantôt des mères, tantôt des épouses , que l’auteur se base pour nous emporter dans Nos espérances.

Et puis, ce qui est génial, c’est que Anna Hope sait terminer ses romans avec  un épilogue crédible et mesuré, sans happy-end tonitruant ni cette impression de cul de sac trop souvent ressentie sur les romans contemporains, particulièrement ceux qui abordent ce genre de thématique un peu passe partout.

Bref, vous l’avez compris, j’ai encore une fois beaucoup aimé Nos espérances, c’est le coup de coeur littéraire de ce premier trimestre 2020, pendant lequel j’ai lu  dix romans.

J’espère que Anna Hope profite de son confinement pour écrire le quatrième roman …c’est en tous les cas  » mon espérance ».

Confinés et con finis !

Le prochain article parlera de livres car bien entendu, je continue de lire même sans bloguer.Mais quand même un petit « journal » de confinement, tout le monde fait ça en ce moment !

Moi aussi je suis confiné, je vais travailler un jour par semaine sur site, on fait une permanence alternée, et le reste du temps, je télétravaille à la maison, et La Douce aussi. Autant dire qu’à deux sur un ordi vieillissant, ça va quand même être limité. Et cette semaine, je suis allé travailler jeudi et c’était vraiment particulier comme ambiance…routes et parkings déserts, plus de trains, police dans les rues etc. C’est vraiment pesant, comme si on était un figurant d’un film catastrophe  d’anticipation.

Et puis , à la maison, c’est confinement ,mais on est privilégiés, on a une maison, un jardin et on peut encore aller promener le chien dans la campagne , à 3 km de chez nous…pour le moment. Parce que le souci par rapport au confinement c’est qu’on est en France et que le français est con…il ne sait pas utiliser ses neurones , son jugement , et faire preuve de bon sens. Alors , comme il est plus con fini que confiné, le gouvernement doit interdire toute sortie, c’est plus simple pour que le français comprenne.  Si toi sortir, toi avoir 135€ à payer !

Il est incapable de se dire que s’il va courir tout seul pendant une heure à la campagne en croisant 10 personnes avec lesquelles ils n’aura aucun contact, c’est pas pareil que d’aller s’agglutiner sur le Promenade des Anglais  ou le bord du canal Saint Martin. Donc faut interdire toute sortie. Cela n’empêche pas les con finis de se regrouper entre eux dans leurs maison ou leurs jardins, on ne peut pas mettre un policier devant chaque maison .

Il va sans dire que le confinement est le seul moyen qui va épargner des vies puisque notre système de santé (et à mon avis celui de tous les pays ou presque) ne peut faire face à un afflux massif de personnes avec des symptômes grave. C’est avant tout une histoire de chiffres…on n’a pas assez d’hôpitaux, de lits, de respirateurs, de personnel pour soigner en même temps autant de cas. Donc, le seul moyen est d’essayer de décaler les malades sur une plus longue période que de les traiter tous en même temps. Si on avait les capacités de faire autrement, le monde ne serait peut-être pas à l’arrêt comme aujourd’hui.

Mais je me dis qu’au delà du virus qui fait des centaines de victimes, il va y avoir aussi ce confinement qui va en faire ! C’est l’occasion de se confronter à soi-même, à sa vie, à son foyer, de s’interroger sur la place du travail, sur la liberté, que sais-je encore. Et je parie qu’au terme de ce confinement, on va avoir une explosion des dépressions, des divorces, des mouvements sectaires et que le travail va redevenir un refuge et une valeur dont on va nous rabattre les oreilles.

Et puis, dès que la courbe des contaminations va se stabiliser et commencer à régresser (beaucoup parlent de fin mars début avril) , on va retrouver les multiples polémiques sur tout et sur rien. ! Bien entendu, il est normal de débattre et de réfléchir au terme d’un tel épisode, et on le fait déjà tous, mais on va comme d’habitude raser les pâquerettes  et se prendre la tête pour pas grand chose.

Et avec tout ça, le soleil et la relative chaleur qui nous narguent…alors qu’il nous  faudrait un temps bien pourri, ben non c’est le printemps, tout est en fleur, on a même des papillons et des bourdons…

Bref, la prochaine fois, je vous parlerai de livres pour revenir sur du plus  léger, et pas de La Peste de Camus !

Coucou Corona !

Bonjour . La France a peur…

Non ce n’est pas Roger Gicquel qui vous parle mais bien moi, Mind The Gap. Je me suis dit qu’il fallait que je vienne faire un coucou ici car la France qui a peur attendait forcément mon intervention devant cette crise du Corona.

Voilà, je m’absente deux mois et c’est le bordel complet…et il s’en est passé des choses croyez-moi ! D’abord, j’ai passé un super week-end à Venise juste au début du carnaval, et donc 5 ou 6 jours avant que tout s’emballe à Venise et en Italie. Et j’ai échappé à la quarantaine (enfin à la quatorzaine , parce que je n’ai pas échappé à la cinquantaine non plus). Et puis, ben tout est parti en vrille petit à petit et là, depuis jeudi dernier, tout s’est emballé et nous voici dans une période totalement inédite. Je n’ai heureusement pas connu de guerre, au sens premier du terme, mais j’ai l’impression d’y être depuis vendredi.

Quand on entend: confinement, restrictions de circulations, fermetures, couvre feu (je le laisse au singulier, je ne sais pas l’écrire au pluriel)  pénuries (fantasmées pour le moment) , ça ressemble un peu à ça, j’imagine, la guerre.  Le plus flippant pour moi, ce n’est pas le risque liée au virus, je suis assez fataliste là dessus, (je suis les consignes données et après ben je ne maîtrise pas le truc) mais bien  la privation de liberté, la perte totale de repères et l’impossibilité de prévoir quoi que ce soit, de se projeter.

Et puis, je crains que la période qui vient ne soit pas très glorieuse pour nous tous, je ne crois pas une seconde (enfin si,  mais une minute non) à la notion de solidarité, d’intérêt général face à cette crise. La situation est trop inégalitaire au départ entre les personnes. Cela devrait inciter les privilégiés ou les biens nantis à s’effacer au profit des autres, mais je ne crois pas du tout que c’est ce qui va se passer. Parce que quand la psychose est là, on ne réagit pas bien.

Rien que la situation professionnelle est compliquée : perso, j’aimerais bien  qu’on me dise de ne plus travailler, mais voilà, je travaille dans une Mairie et donc j’oeuvre pour l’intérêt général (du coup pas besoin de le faire à titre personnel warf ) et je fais partie, (jusqu’à quand ?) des personnes qui vont travailler pour assurer un minimum de service public ! WTF ?? Mais qu’on se le dise, au premier cas de virus diagnostiqué à la Mairie, je rentre à la maison ! Sauf si avant on m’a déjà dit de rentrer chez ma mère (façon de parler), sans ma demander mon avis !

Je rigole, mais là, quoi qu’il arrive pour moi côté boulot, il y a très peu de chances pour que ça affecte mes revenus, ce qui n’est bien entendu pas le cas de tous les commerçants, du tourisme, de la culture, des maisons closes  et j’en passe.

Bref, rien n’est simple ni réjouissant dans cette histoire…sauf pour l’environnement : depuis le début du Corona , ben tout va mieux au niveau des indicateurs écologiques!

Alors si confinés nous sommes (pour changer un peu de con finis) on lira, on écoutera de la musique. J’ai réussi à avoir le dernier Ana Hope, la veille de la fermeture des libraires…et j’attends un colis de chez Recyclivre, qui n’arrive pas, avec 4 occasions (que je devrai désinfecter avant toute chose) donc ça devrait aller.

Et vous sinon, ça va comment ??

 

Pause de blog !

Allez Katy, ce n’est pas si grave quand même !

Je mets le blog en pause temporaire. En effet, je n’ai plus de temps ni d’inspiration pour publier régulièrement ici. Pourtant ce ne sont  pas les sujets qui manquent, qu’il s’agisse de livres ou d’autres choses.C’est juste que les week-end passent très vite, on a toujours plein de choses à faire ou voir depuis qu’on est en Haute Savoie  et la disponibilité n’y est plus…

Donc, je vais réfléchir durant cette pause à une nouvelle organisation, pour avoir à nouveau des articles en stock , ou alors, pour  mettre un terme au blog, sachant que même si une pause est à durée indéterminée, cela n’empêche pas de reprendre ensuite.

Bref, rendez-vous d’ici quelques semaines pour la suite des aventures du blog de Mind The Gap, ou pour une tournée d’adieu (comme les vieux chanteurs qui font ça tous les 2 ou 3 ans… ).

D’ici là, bonne continuation à toutes et tous , et à plus tard !

Et ci dessous, le morceau que j’écoute souvent en ce moment…