La tresse de Laétitia COLOMBANI – 2017 – Premier roman

La tresse raconte le destin parallèle de trois femmes : il y a Smita l’indienne, mise au ban de la société car faisant partie de la caste la plus minable qui soit, celle des intouchables, condamnée  de naissance à vider la merde des castes supérieures (dans le sens premier du terme). Il y a Gulia, la sicilienne qui travaille avec sa famille dans le dernier atelier de fabrication de perruques à partir de cheveux de femmes italiennes. Enfin, il y a Sarah, la canadienne, divorcée , mère de trois enfants et avocate réputée dans un cabinet sans pitié. Ces trois femmes sont à leur manière des battantes, pour vivre ou pour survivre…mais un coup dur vient les frapper, chacune de leur côté.

C’est drôle, je poursuis ma série « premier roman » et je me rends compte que l’auteur, Laétitia Colombani, est également scénariste, comme Valérie Perrin et Ivan Caldérac, les auteurs de mes derniers coups de coeur de lecture.

La tresse ne sera pas un coup de coeur, pour deux raisons principales. La première c’est qu’on voit où l’auteur veut en venir bien avant la fin, elle marche souvent avec ses gros sabots mais elle n’est pas la seule chez les écrivains. Et puis, surtout, je n’ai pas accroché au style, qui est sans relief, plat.

Mais d’un autre côté, je dois dire que j’ai dévoré ce roman assez court, car il est bien construit, il y a une histoire pensée , l’auteur est partie de la fin et a mis en place ces trois histoires de femmes aux destins si différents, mais qui ont en commun d’être femme et de se battre pour rester debout. De ne pas se soumettre ni capituler devant la fatalité où la société. Oui, La tresse est un roman féministe à sa manière, sans pancartes ni bruit, mais par la force qui se dégage des trois héroïnes.

Laétitia Colombani sait raconter une histoire, donner du rythme et ménager le suspens même si parfois ça fait un peu sourire au niveau des amorces en fin de chapitre (Ne zappez pas, le meilleur est à venir….) Elle sait aussi toucher le lecteur, tirer sur la corde sensible, peut-être un peu trop diront certains, notamment avec Sarah.

Et puis, j’ai appris des choses sur la société indienne et la religion et si tout ce que narre l’auteur à travers l’histoire de Smita est vrai encore aujourd’hui (et je pense que oui puisque Laétitia Colombani a fait des recherches sur le sujet) cela donne vraiment pas envie d’aller dans ce pays…

La tresse a beaucoup été critiqué, débattu, sur les blogs et dans le milieu littéraire, comme c’est le cas chaque fois qu’un roman devient un phénomène d’édition. LA tresse est toujours en tête des ventes des livres de poche au moment où vous lisez ces lignes. Certains l’on encensé, d’autres ont crié à l’arnaque et l’on détesté…personnellement, je me positionne entre les deux !

Au final,  pour moi, un très bon moment de lecture pour la Tresse. Je ne suis pas pressé de relire cet auteur si elle sort un second livre, mais à sa sortie en poche sûrement que je le ferai, pour voir. A lire juste pour le plaisir de lire, sans attendre un chef-d’oeuvre ni une écriture singulière.

Juste une citation de Coco Chanel reprise par l’auteur pour terminer…parce qu’elle me plaît bien…même si Coco Chanel vendait du rêve…

« Personne n’est plus jeune après quarante ans », elle se souvient de cette phrase de Coco Chanel lue dans un magazine, qu’elle avait aussitôt refermé. Elle n’avait pas pris le temps de lire la suite : « Mais on peut être irrésistible à tout âge. »

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Rentrée…bouleversée !

Hello , le bar est tout vert, nous sommes le 12 septembre 2018 et les vacances sont donc finies. Je vous le dis tout de suite, je n’ai pas le temps cette année de vous en parler, ni la disponibilité d’esprit si je puis dire !

Dans un mois sous serons le 12 octobre (puisque si vous avez suivi nous sommes le 12 septembre !!! ), et ce sera mon dernier jour travaillé en Ariège ! Hé oui, ça y est, La Douce et moi partons en Haute Savoie où j’ai été recruté , dans la région d’ Annemasse, tout près de Genève !

Ce qui veut dire laisser mon poste de travail ici dans de bonnes conditions pour le suivant ou la suivante, faire des cartons, des formalités administratives, déménager, puis emménager et enfin reprendre un nouveau poste. Idem pour la Douce, sauf qu’elle n’a pas encore de poste, work in progress !

En résumé, du nouveau, du stress, du travail, de la fatigue en perspective jusqu’à la fin de cette année.  Déjà à la base, trouver une location par hors de prix et sympa en Haute Savoie, c’est compliqué…c’est le quatrième département le plus riche de France, et les loyers sont le double de ceux de l’ Ariège, qui est un département pauvre …très pauvre même.

Bref, dans 3 mois pile (puisqu’on est je vous le rappelle le 12 septembre), ce sera mon, anniversaire (et celui de ma jumelle astrale et future jumelle géographique…les grands esprits finissent toujours par se rencontrer et de rassembler 😀 ) et je boirai donc un coup dans  » La Yaute », comme disent les autochtones, qu’ils soient hauts savoyards d’origine ou d’adoption (comme deux autres futures voisines, un peu plus éloignées géographiquement à savoir Valentyne et Séia).

Haaaa, la Haute Savoie c’est la montagne, le fromage d’alpage, le chocolat suisse, le Mont Blanc, Annecy…les vacances de mon enfance et même d’après. Ce département attire les touristes et aussi les travailleurs qui vont travailler en Suisse ce qui fait exploser les prix des loyers.

  Ce sera une nouvelle parenthèse de vie, avant de rejoindre les portes de la Bretagne d’ici quelques années…avant que je ne sois trop vieux. Je suis très content de bouger et aussi de changer de poste, même si je ne suis pas fait pour le changement je crois…mais parfois c’est nécessaire.  Pour le reste, ben on verra quand on y sera !

Tout cela m’amène au blog et vous vous doutez bien que dans les prochains mois, je n’aurai pas le temps de m’en occuper et de bloguer…alors il faut vous attendre à une pause assez rapidement,  bien plus longue que celles habituelles pour les périodes de vacances!

Mais pour le moment, le blog est encore actif ! Enjoy ! Bonjour et bisous !

Et vous ça va… ou bien  ???

Pause vacances !

Salut les gens du bar !

Encore une fois à cette époque le blog ferme pour cause de vacances et donc le bar est fermé !

Elles seront un peu bouleversées par rapport à ce qui était prévu, à savoir 2 semaines en Normandie, mais on va quand même passer une semaine dans la Seine Maritime…Etretat on arrive !!! Les touristes barrez-vous, on veut les falaises que pour nous !

Après, la seconde semaine…….ce sera Haute Savoie !

On se retrouve à la la rentrée du 12 septembre, celle du  blog de Mind The Gap.  La rentrée des classes (plus ou moins classe)  aura déjà eu lieu, on sera presque en automne…soyez donc  là le 12 septembre !

Rhoooo le teasing d’enfer 😀

En attendant, merci de votre fidélité, profitez bien des derniers jours de congés ou de repos pour ceux qui  le peuvent encore!

A très bientôt !

Love from MTG !

Venise n’est pas en Italie de Ivan CALBERAC – 2015 – Premier roman

Emile a 15 ans, il vit en région parisienne. Son père est vendeur en porte à porte, sa mère est femme au foyer et son frère s’est engagé dans l’armée. En apparence, une famille ordinaire, sauf que celle-ci est plutôt extravagante et assez gênante pour Emile. En effet, le jeune homme s’avère être sensible et très peu fier de lui et de sa famille. Au lycée, il croise Pauline, sympathise avec cette jeune fille de bonne famille, qui pratique le violon. Celle-ci invite Emile à Venise, pour assister à un concert. Alors que les parents d’Emile étaient d’accord pour lui acheter un billet de train et le laisser partir seul pour Venise, voilà qu’ils décident de l’accompagner en Italie…par la route.

Second livre de la série « j’achète un premier roman au feeling en librairie «  et second coup de coeur !  Et curieusement, comme pour  » Les oubliés du dimanche », l’auteur est scénariste !

Alors, il y a quand même une chose qu’il faut dépasser dans ce livre, c’est accepter que ce récit sous forme de journal intime d’un adolescent de 15 ans ne soit pas tout à fait crédible. Je ne parle pas du récit, mais de que dis Emile par rapport à son âge. Lorsque j’avais 15 ans, j’aurais bien été incapable d’avoir le genre de pensées du personnage qui ne fait pas que se regarder le nombril. Il faut dire aussi que l’histoire de Venise n’est pas en Italie se déroule dans une période sans téléphone portable ni Internet…

Il y a plein de niveaux de solitude, la solitude tout seul, accessible à tous, en libre-service, ouverte 24 heures sur 24, mais il y a aussi la solitude à deux, qu’on appelle la vie de couple, je le vois bien quand mes parents se comprennent pas du tout, à quel point ils se sentent chacun comme une île déserte. Et puis bien sûr, celle que je connais le mieux, la solitude entre trois et dix personnes en moyenne, qui s’appelle la vie de famille, une des plus coriaces, parce que pour le couple, il y a des recours juridiques comme le divorce, qui a été créé pour mettre fin à la solitude à deux, mais en ce qui concerne la vie de famille, même devant la Cour de justice européenne, ils peuvent rien pour vous.

Car Ivan Calbérac nous convie à un voyage vers Venise, qui est à fois une petite aventure, une histoire d’amour, une parodie de la vie de famille et une sorte de traité philosophique.

Il y a tout ce qui me plaît dans ce récit : de la tendresse, de l’humanité, beaucoup de drôlerie et de profondeur en même temps. Venise n’est pas en Italie fera le bonheur de beaucoup de lecteurs quel que soit ce qu’ils recherchent ! On s’identifie très vite à Emile en qui on retrouve l’adolescent qu’on a été ou que l’on est toujours si on est attardé comme moi. Et puis les galères en famille, tout le monde connaît ça !

« Le problème , quand on a honte de sa famille,c’est qu’en plus on a honte d’avoir honte. C’est quelque chose entre la double peine et le triple cafard. »

Ivan Calbérac, qui a lui-même adapté son roman en pièce de théâtre, apporte une réelle fraîcheur tout en interpellant son lecteur que les bizarreries de l’être humain et les non sens de la société actuelle.

J’ai adoré ses réflexions et son style, j’ai pensé à Foenkinos parfois mais en plus pétillant.

Bien qu’elle fût devant moi, à un mètre de distance, j’ai eu envie de lui écrire une lettre d’amour, parce que j’adore écrire, j’exprime souvent mieux les choses en les taisant. Les mots sur le papier, c’est du silence qui parle, c’est le début de la poésie.

Les autres membres de la famille sont également bien campés : le père est un genre de doux dingue bruyant qui peut vite se mettre en colère, la mère est une taiseuse qui cache son jeu et fait mal quand elle se lâche.

Mais ma mère c’est un peu comme les divisions qu’on fait à l’école primaire, il manque souvent la retenue. Paraît que c’est un problème mondial, le manque de retenue et de poésie aussi.

Le style de l’auteur est jubilatoire, axé sur la dérision et parfois le burlesque, avec une prédilection pour les aphorismes, ce que j’aime assez dans les romans, du moment qu’il y a une vraie histoire et que l’auteur ne se contente pas de noter ses pensées sur un carnet.

En résumé, un moment de lecture parfait ou presque que je vous recommande chaudement !

Et France Culture a adoré aussi…alors là tout fout le camp…j’ai pas compris !

Pour ceux qui ont souffert de solitude toute leur vie, c’est peut-être une solution intéressante, la fosse commune, avoir de la compagnie pour l’éternité, ça se refuse pas.

 

 

15 août !

Nous sommes le 15 août, donc un jour férié, issu d’une fête catholique…ma foi, tant qu’on ne nous demande pas de croire et de pratiquer et qu’on nous file un jour férié gratos, on peut être tolérant envers la religion non  ??

Bref, le 15 août est un jour férié mais particulier. C’est la semaine où rien ne se passe nulle part, la plus calme de l’année au boulot car oui, tout le monde se doit d’être en vacances cette semaine là…et aussi celle d’avant ou celle d’après, mais pas plus. Au départ, il y a des raisons objectives, à l’époque les entreprises et les usines fermaient à ce moment là, c’était les premiers congés payés…mais aujourd’hui, c’est devenu de plus en plus rare…pourtant tout le monde continue de partie en même temps et en plus bien souvent au même endroit.

Et puis, après la semaine du 15 août, ben c’est déjà la fin. Gamin, j’entendais dire qu’après le 15 août, les touristes partaient, que l’été se terminait, qu’on revenait dans le business…etc. C’est vrai que j’étais dans un département rural mais il y a encore ce genre de réminiscences…

La semaine du 15 août si tu n’es pas en vacances, si tu es coincé dans une ville où il fait bien chaud, si tu es sans famille ou sans amis, ben c’est pas bon du tout du tout…c’est même peut-être la pire semaine de l’année, de l’été , qui est d’ailleurs la pire saison de l’année.

Mais bon dimanche c’est fini…la semaine, les congés, l’été, la chaleur tout ça tout ça…courage courage. Enfin perso, je ne suis pas encore parti en congés d’été (enfin si une semaine en  juin, mais je veux dire de plein été), alors la rentrée je ne veux pas y penser, même si cette année, je ne peux pas faire autrement que d’y penser mais là ce n’est pas le sujet.

Je fais partie des privilégiés maintenant, je pars en vacances, je ne suis pas seul mais j’ai des souvenirs très négatifs de cette période de l’année. Sans compter qu’en plus, comme c’est un mercredi cette année, les magasins seront sûrement fermés…

Bon 15 août malgré tout, enfin pour ceux qui sont en vacances !!

La solitude…

Ha, je suis en train de lire un roman top, je vous en reparlerai sûrement plus tard, à la fois drôle et disons assez désespéré…

Comme c’est le plein été , que je suis à court d’articles et d’idées, je vais broder sur la solitude…cet article sera un peu sans queue ni tête, tant pis !

Et je trouve ce passage sur les solitudes vraiment bien…

Il y a plein de niveaux de solitude , la solitude tout seul, accessible à tous, en libre-service, ouverte 24 heures sur 24, mais il y a aussi la solitude à deux, qu’on appelle la vie de couple. Et puis bien sûr, celle que je connais le mieux, la solitude entres trois et 10 personnes en moyenne, qui s’appelle la vie de famille, une des plus coriaces, parce que pour le couple, il y a des recours juridiques comme le divorce, mais en ce qui concerne la vie de famille, même devant la Cour de justice européenne, ils peuvent rien pour vous. Ce qui nous amène à la solitude avec plusieurs millions de personnes autour de vous, c’est la vie en société, tout le monde sait de quoi je parle.

Pas mal vu non ?

Je vous laisse imaginer la solitude de l’auteur en train d’écrire ces pensées…la solitude du lecteur qui les reçoit…et celle du blogueur qui écrit un article sur la solitude, seul devant son clavier d’ordinateur.

La solitude inspire toujours les artistes car c’est un sentiment universel et du coup elle nous concerne tous.

En chansons, la solitude a donné beaucoup de trucs nases…je ne cite aucun titre pour ne pas blesser les fans de Garou par exemple (warf) mais aussi quelques jolies choses comme l’ Ultra moderne solitude de Souchon ou le Je marche seul de Goldman.

En livres, je pense aux romans de Delphine de Vigan qui finalement, ont la solitude comme fil rouge si l’on regarde bien, mis à part peut-être Inspiré d’une histoire vraie et encore…

Je m’écarte un peu du sujet…mais en y réfléchissant bien, on peut dire que seule la solitude peut permettre d’écrire ça…drôle et désespéré je vous dis ce livre-là !

Pour ceux qui ont souffert de solitude toute leur vie, c’est peut-être une solution intéressante, la fosse commune, avoir de la compagnie pour l’éternité, ça se refuse pas.

 

Petite play list de l’été.

Il fait chaud et chaud.

Que faire de plus que d’écouter un peu de musique ? Alors voici 3 morceaux que j’écoute en ce moment et qui me plaisent .

Tout d’abord, le retour de Jain, la Toulousaine avec son deuxième album. C’est du Jain mais le style musical a changé et en bien pour moi. Le premier extrait est hyper positif puisque le titre c’est « Alright ».

 

Ensuite, une chanson plus confidentielle, enfin pas la chanson, la reprise ! C’est le méga tube d’ EBTG, « Missing » repris par deux artistes de l’univers de la Trance, dont la chanteuse Emma Hewitt, l’une des plus jolies voix de la vocal Trance. C’est super cool, ça passe hyper bien et si on  ne connaît pas un peu les sonorités Trance, on ne se doute pas que ce morceau en est issu.

Enfin, ce titre découvert dans la voiture en allant au boulot…rien de révolutionnaire mais j’ai accroché sans avoir que c’était…Kendgi Girac !

Et vous vous écoutez quoi ??

C’est qui qui vend ?

C’est l’été, la canicule, pas grand monde sur les blogs…de quoi parler ?

Des meilleures ventes de l’édition , selon EDITSTAT qui établi chaque semaine, le palmarès des 200 meilleures ventes en France, tous magasins confondus.

J’ai jeté un oeil au dernier classement et voilà ce que j’ai vu…

Le classement est pollué par tous les cahiers de vacances pour les écoliers. Alors amis parents, j’ai un message pour vous : arrêtez de gonfler vos enfants avec ces cahiers quand ils sont en vacances…dites vous que si votre fils ou votre fille est une buse, il ou elle le restera même après les cahiers. Et sinon, il n’ en a pas besoin…l’école suffit ! Alors arrêtez de gaspiller votre argent et de polluer ce classement. Merci.

Nous trouvons aussi des cartes Michelin…c’est intéressant et rassurant parce que les GPS pourris qui t’amènent sur des pistes tout juste carrossables pour aller au plus court, franchement ça craint !

Bien entendu, on a les auteurs habituels qui sont des gros vendeurs de livres, pas la peine de les citer, vous les connaissez tous !

Ha oui, comme chaque été, c’est le retour des morts vivants. Pas que l’été d’ailleurs, mais j’ai remarqué qu’on trouvait toujours des classiques voire même cette année des « avant-classique ».  J’ai repéré vite fait Stendhal mais aussi Homère et Platon. Par contre, les héritiers ne vont pas toucher une tune sur ces titres là, c’est moche quand même.

Et pour finir, on trouve plein de livres feel-good , pseudo philosophico du bien être:

  • Ta deuxième vie commence que tu comprends que tu n’en as qu’une
  • Et tu trouveras le trésor qui est en toi
  • Désolée je suis attendue

Ben moi, si j’étais écrivain, ces titres feel good me donneraient envie d’écrire un roman intitulé :  » Pardon, mais j’ai envie de me pendre » 😀

Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin – 2015 – Premier roman

Il faut écouter dans l’urgence parce que le silence n’est jamais loin.

Justine à 21 ans, elle est aide soignante à la maison de retraite de Milly, le village de son enfance où elle habite depuis toujours. Ses parents sont morts en même temps que ceux de son cousin Jules, dans un accident de voiture lorsqu’elle était petite. Justine et Jules vivent toujours chez leurs grands-parents. La jeune femme se passionne pour son travail et ses « oubliés du dimanche »  et noue une relation particulière avec Hélène, une pensionnaire qui tenait autrefois le café de Milly, avec Lucien. Hélène va confier sa vie à Justine, et ces confessions bouleversantes vont pousser Justine à s’interroger sur sa propre famille…et sur elle même.

Ce que je ne trouve pas joli chez moi, je me dis qu’un jour ce sera la beauté de quelqu’un. Quelqu’un qui m’aimera et qui deviendra mon peintre. Ce sera celui qui me continuera. Qui me fera passer du brouillon au chef d’oeuvre si j’ai une grande histoire d’amour. On est tous le Michel-Ange de quelqu’un , le problème c’est qu’il faut le rencontrer.

Premier livre de ma série, j’achète au feeling en furetant dans la librairie et je lis des premiers romans.

Hé bien, ça va m’encourager à poursuivre , j’ai littéralement dévoré et adoré cette histoire et la façon de la raconter de l’auteur. Pourtant, la dédicace à Claude Lelouch m’avait un peu refroidi, je ne supporte pas ses films ni lui même !

Valérie Perrin est tout d’abord une grande raconteuse d’histoire, et là aussi c’est paradoxal car elle est scénariste et les scénarios et Lelouch…mais je m’éloigne encore du sujet !

Plus sérieusement, Les oubliés du dimanche est une histoire totalement maîtrisée, qui sait tenir en haleine le lecteur et toucher sa sensibilité. Il ressort beaucoup de dimension humaine dans ce récit qui mélange aujourd’hui , la période de la seconde guerre mondiale et les années 80.

C’est avant tout une grande histoire d’amour, enfin même plusieurs belles histoires d’amour que Valérie Perrin arrive habilement à relier entre elles. L’auteur sait émouvoir son lectorat sans toutefois en faire des tonnes.

Sa vie était foutue. Comme la machine à laver. Elle le savait qu’elle était foutue, bien avant que Marcel ne vérifie « une dernière chose ». Et quand la vie est foutue, on ne tremble plus, on ne pleure plus, on hait.

Son style est simple mais j’y ai trouvé beaucoup de sensibilité et beaucoup de poésie, dans le bon se,s du terme…du genre en lisant je me suis dit souvent  » Waouh c’est beau ! »

Elle lui affirme que chaque être humain est relié à un oiseau . Et que certaines personnes ont le même. Il suffit d’observer le ciel pour voir que son oiseau n’est jamais loin. Elle dit que les oiseaux ne meurent pas, qu’ils se donnent à l’infini. Dès qu’on met un oiseau en cage, un homme devient fou.

En résumé, j’ai passé un moment magnifique et Les oubliés du dimanche m’a rappelé un peu Le Confident d’ Hélène Grémillon que j’avais adoré à l’époque. Ce premier roman est parfait pour une lecture d’été .

Et cette petite dernière que j’aime beaucoup…

 » Tu sais pourquoi Lucien n’a jamais voulu m’épouser? Parce que l’alliance encercle le seul doigt qui possède une veine aillant vers le coeur ».

Simple Minds en live.

Le 20 juillet, la Douce et moi sommes allés voir Simple Minds en live dans le cadre du festival de Carcassonne.

Je trouve que c’est l’un des meilleurs groupes de New wave / Rock des années 80 avec un nombre incroyable.  de titres devenus des tubes . Le Groupe écossais  existe toujours, fait de nombreux concerts et sort même des albums  (leur dernier et vingtième album est sorti en 2018) mais on attend franchement leurs tubes de l’époque.

Le Leader, Jim Kerr, tient la route en tant que papi du rock, il est très sympa avec quelques tics de vieux chanteur un peu ringard sur scène. Il s’en sort bien côté voix et sa formation  (avec notamment des jeunes musiciens et choristes mais aussi un membre du premier jour et des habitués du groupe) assure vraiment !

On a eu droit à une orchestration très rock des morceaux phare de Simple Minds, très peu de claviers sur ce tour là !

Et l’avantage de Carcassonne, c’est que les concerts se font en plein  air, dans un théâtre avec en toile de fond, des tours médiévales, le ciel, les étoiles…ou les éclairs et l’orage qui est arrivé sur la fin du concert, donnant un effet jeux d’eau aux jeux de lumière de la scène.

Bref, 1h45 qui est passée très vite et une belle prestation !

Ci dessous un live de mon morceau préféré du groupe, qui n’a pas été enregistré à Carcassonne mais à Edimbourg en 2015…

Enjoy !