Jeu de Noël – Neuvième énigme.

Le jeu est terminé, et c’est la Douce qui a donné la bonne réponse la première : Charlotte. Rendez-vous en octobre pour la suite du jeu, et à partir d’octobre, je donnerai un point aux 2 premières bonnes réponses ! A bientôt.

Et voici  la neuvième énigme du grand jeu de Noël du blog…Noël est dans 3 mois !

Qui gagnera son colis pour mettre sous son sapin ?  A ce jour , voici le classement :

  • Ont 2 points : Martine, Manou dans la foret et Valentyne
  • Ont 1 point : Emilie Berd, La douce, Lydia B et Estelle Calim

Je rappelle que c’est la première personne qui trouve l’énigme et qui l’inscrit dans un commentaire comportant le mot  » Fernandel  » qui gagne le point.

Il faut aujourd’hui trouver un mot  à partir des 3 indices ci-dessous:

  • couvre-chef
  • prénom
  • entremet

A vos jeux, prêts, partez !!!

 

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Ecriveur ou écrivain ?

Ce n’est pas ce qu’il écrit qui fait l’écrivain. Son besoin premier est d’écrire. Ecrire, c’est à dire se faire absent du monde et de lui-même pour, éventuellement, en faire la matière d’élaborations littéraires. N’importe quel sujet est bon pourvu qu’il permette d’écrire. Pendant six ans, jusqu’en 1946,  je tenais un journal. J’écrivais pour conjurer l’angoisse. N’importe quoi. J’étais un écriveur. L’écriveur deviendra écrivain quand son besoin d’écrire sera soutenu par un sujet qui permet et exige que ce besoin s’organise en projet. Nous sommes des millions à passer notre vie à écrire sans jamais rien achever ni publier.  André Gorz dans  » Lettre à D.

J’ai découvert André Gorz avec Lettre à D (j’en ai parlé rapidement il y a quelques jours) : c’est un intellectuel philosophe, ami de Sartre qui a prôné la décroissance économique et donc a beaucoup publié et énormément écrit. Et je trouve qu’il dit tout sur l’écriture dans ce court passage.

On ressent l’envie d’écrire ou pas au départ. Si elle se transforme en besoin alors petit à petit on devient écriveur comme il dit. Et puis ça peut s’arrêter là, on écrit, on invente, on remplit des cahiers, des journaux…c’est pour soi, peut-être un jour pour des proches et puis basta. Cela peut suffire. C’est pratiquer en amateur voire en amoureux de l’écriture.

Et puis, la vrai question, c’est qu’est-ce qui pousse à vouloir être lu par plus de monde, par exemple en ouvrant un blog d’écriture ou assimilé ? Et au delà, quel est le déclic qui donne envie d’essayer de se faire publier?  Vouloir être publié c’est faire partager au plus grand nombre possible ses mots, ses émotions. Mais cela suppose, comme le dit André Gorz que le sujet le permette et que le besoin s’organise en projet. Et pour moi, c’est peut-être déjà perdre sa liberté d’écriveur, même si de mon côté, si j’étais déjà écriveur assidu et passionné, je tenterais probablement la chose je crois. Sans être certain déjà d’arriver au bout du projet (le manuscrit) et surtout en sachant que les chances de devenir écrivain sont minces. Déjà d’être édité mais surtout que le livre marche !

Comme le dit Foenkinos dans  son dernier roman, c’est bien pire d’avoir un livre publié qui ne rencontre que l’indifférence et finit au pilori , renvoyé chez l’éditeur.  Au pire, comme Aznavour dans sa chanson on peut toujours dire qu’on a du talent et que c’est le public qui ne comprend rien !

Enfin, après l’édition, se pose la question de ne faire que écrivain, à temps complet si je puis dire. Bien entendu, compte tenu de ce que touche un écrivain sur le produit fini, beaucoup ne peuvent pas. Mais d’autres qui pourraient, ne le veulent pas, comme s’il était sain d’avoir un vrai métier à côté !

Ceci dit, l’écrivain qui ne fait que ça doit assurer la promotion de son livre ensuite, et ça c’est un autre métier, fait de communication, de relationnel, de rencontres et indirectement de commercial aussi, qu’on le veuille ou non. Peut-être pas si on s’appelle Modiano ou Ferranté et encore, l’éditeur doit leur mettre un peu la pression de temps en temps pour qu’ils aillent au charbon et sortent de leur tour que l’on qualifie parfois d’ivoire, sans que je sache pourquoi d’ailleurs.

En conclusion,  scribouilleur, écriveur ou écrivain, de toute manière , les mots ne sont que des écrits vains…et ce qui fait leur force.

 

Sonotone

J’ai des rides et des poches sous les yeux
Les cheveux poivre et sel et l’arthrose m’en veut
À chaque check-up ça n’va pas mieux
J’ai la Carte « Vermeille » et la retraite, j’suis vieux
Les blouses blanches analysent ma pisse
Testent ma prostate, me parlent d’hospices
Les gosses dans l’bus me cèdent leurs places
Kof, kof, et quand j’me casse
Ils parlent en verlan style « tema l’ieuv »
Si les mots sont pioches c’est ma tombe qu’ils creusent
Mais je dois rester droit malgré mon dos
Ma scoliose et c’salaud de lumbago
J’étais une sommité, la qualité
J’ai bien travaillé, j’étais respecté
De juvénile, à pré-retraité
J’n’ai pas profité, ma vie j’ai ratée

Maintenant quoi ? Tu veux que je fasse du jogging ?
Rattraper les années avec du bodybuilding ?
Mettre de l’anti-rides à la graisse porcine ?
Passer clean avec peeling et lifting
Ça sonne faux, je veux le feu et la forme
Déformer le monde monotone et morne
Comme chaque printemps me pousse vers l’automne
Vers le sonotone, j’perds le sonotone

(Refrain:)
J’perds le sonotone (x16)

J’suis prêt à appeler les forces des ténèbres
Dévertébrer le verbe de toutes mes lèvres
Pour devenir celui qui gambadait dans l’herbe
J’lève la main gauche et déclare avec verve
Être prêt, pour la face ou l’envers
Pacte avec Dieu ou pacte avec l’enfer
J’veux… L’élixir, la luxure
Le luxe d’être permanent comme le clan Klux Kux

Toi
Viens à moi
Tu deviendras
Explosif comme l’Etna
Agenouille-toi
Et regarde vers le bas
(Agenouille-toi et regarde vers le bas)
Vers le sonotone, j’perds le sonotone

(Chorus:)
J’perds le sonotone (x16)

Qu’est-ce qui s’passe, j’me sens revivre
De vieux papillon je passe à chrysalide
J’étais impotent, maintenant m’impose quand
Comme à 20 ans, j’ai avalé le printemps
Jeune feuille, j’brille comme un gun neuf
J’ai du sang neuf, je veux mille meufs
Plus mille potes de Bangkok à Elbeuf
Le tout si possible arrosé de mille teufs
Car tout est vicié, cercle vicieux
Là-bas la vessie, ici la calvitie
À toi merci, j’ai les preuves de ton oeuvre
La jeunesse éternelle pourrait écrire mon œuvre
Résurrection, retour de l’érection
De l’action quand avant c’était fiction
Retour de la libido, des nuits brèves
Des alibis bidon pour réécrire le rêve

Elle
Belle ..
Citadelle assiégée
Par une armée rebelle
Moi
En émoi …
Escaladant la pierre
Pour finir dans ses bras

J’peux l’faire, j’ai le feu, la forme
Transform’ ma montre monotone et morne
Avaler le printemps, recracher l’automne
Parce que rien n’se perd et tout se transforme

Parce que rien n’se perd et tout se transforme
Vers le sonotone

(Refrain:)
J’perds le sonotone (x16)

(J’aurais voulu te dire …)
J’aurais voulu te dire que je m’en vais
(J’aurais voulu te dire que je m’en vais, que je m’en vais …)
J’aurais voulu te dire que je m’en vais

 

Ce long texte que je trouve top est le nouveau titre de Claude MC Solar, de retour après 10 années de silence ! Et il est en forme le bougre…

J’adore ! A méditer !

Et voici le morceau !

 

Trois lectures d’été.

Aujourd’hui, je fais une rapide chronique commune pour trois livres lus cet été.

  •  Alice Zéniter :  Jusque dans nos bras.

C’est une belle histoire, assez forte et qui fait cogiter : il s’agit de l’histoire de deux amis intimes, de toujours, l’un est de nationalité étrangère et galère pour avoir la nationalité française. L’autre est française . En désespoir de cause, les deux  vont s’engager dans un mariage blanc.

Le fond est vraiment bien, il y a des passages percutants, mais globalement, je n’accroche pas au style de l’auteur. J’ai voulu réessayer après avoir lu Sombres dimanches , mais il me manque quelque chose de vrai, de ressenti. C’est trop intellectualisé pour moi, pas assez brut en quelque sorte. Du coup, je crois que je vais en rester là avec Alice Zéniter même si c’est une auteur  de talent.

  • André Gorz : Lettre à D  (Merci à Somaja de me l’avoir offert).

C’est un très très très court texte où l’auteur, visiblement un grand philosophe, fait le bilan de sa vie en raccrochant son parcours à l’histoire d’amour qu’il a vécu avec sa femme , pendant près de 60 ans. C’est à la fois un vibrant hommage à la femme qui l’a accompagné et inspiré toute sa vie, et aussi un condensé de vie, alors que la fin de la vie n’est plus très loin.

C’est un livre brillant, qui fait beaucoup réfléchir, j’ai aimé cette lecture, même si l’équilibre entre la passion amoureuse et la passion intellectuelle n’est pas toujours facile à trouver dans ces lignes.

  • Maylis de Kerandal : Tangente vers l’ Est.

Enfin j’ai lu ce court récit qui était dans ma PAL depuis longtemps. C’est l’histoire d’un jeune Russe, Aliocha, qui part faire son service militaire en Sibérie. Il est avec des centaines de conscrits dans le Transsibérien. Il veut échapper à l’appel. Il va croiser une Française, Hélène, qui elle échappe à sa vie « russe » avec un  amant qu’elle vient de quitter…

J’ai beaucoup aimé ce livre. l’histoire est simple mais efficace, les paysages russes décrits et la lenteur du Transsibérien sont magnifiés par l’auteur. Les personnages inventés par Maylis de Kerandal sont tellement vivants et humains qu’on a l’impression de les voir à côté de nous.

La plume est belle est sensible et dans le dernier tiers du livre, Maylis de Kerandal arrive à faire monter un suspens et une tension psychologique dignes des meilleurs spécialistes du genre.

En résumé, j’attendais ce passage de lecture avant de me décider à lire Réparer les vivants, car les blogs m’ont saoulés à force d’en parler et reparler , les médias aussi, je n’aime pas quand tout est blanc et uniforme sur un livre. Mais ça y est, je le mets sur ma wish list et je le lirai car Tangente vers l’ Est m’ a convaincu  !

 

Je rentre, tu rentres, il rentre, nous rentrons, vous rentrez, ils rentrent !

C’est la rentrée…partout ! Même ici !

Rentrée à l’école : quoi de neuf Docteur ?  Bah pas grand chose, les élèves comparent leurs nouvelles fringues, leurs nouvelles trousses à la mode , leur nouvelle coque de portable. Les grands se demandent lequel d’entre eux à la plus grosse…montre connectée  et les grandes la plus belle paire…de Nike  Les professeurs comptent les jours restant avant les prochaines vacances.  Rentrée des classes !

Rentrée à la télé. Alors là, parfois la rentrée déclasse…Pujadas s’est fait éjecter du JT de France 2. Sur C8, Dominique Farrugia à rejoint Hanouna…c’est vraiment NUL et c’est vraiment dur de vieillir. Par contre bonne nouvelle, la Nouvelle Star quitte C8 et revient sur M6, avec dans le jury, Coeur de Pirate (j’aime beaucoup) et aussi le Benji…oui oui Benjamin Biolay himself. C’est dur de vieillir. Bon en même temps, c’est loin d’être con parce que le public de la Nouvelle Star n’est pas forcément le même que le sien, or s’ils le kiffent comme juré, ils iront écouter ce qu’il fait ! Et puis avec Coeur de Pirate, ça pourrait le faire, c’est 2 artistes singuliers ! Sinon, heureusement Quotidien est de retour sur TMC, et vous avez-peut être vu que MC Solar aussi, invité hier dans l’emission . Quant à Michel Drucker…je ne sais pas et je m’en tamponne le coquillard !  Vraiment, la rentrée télé elle déclasse !

Rentrée politique aussi . Houla, ça va swinguer . En tant que fonctionnaire, honte de la nation qui coûte cher et ne sert à rien donc,  je dois dire que  le programme de Manu est pas top pour nous. Plein la gueule on va en prendre mais bon, il pourrait prendre cher le Manu, je fais confiance à nos syndicalistes en perte de vitesse,  ils vont s’en  donner à coeur joie et ma foi, une bonne petite grève , je  ne dirais pas non…de toute ma vie je n’ai fait qu’un jour de grève mais là. J’ai oui dire que le 12 septembre ça commençait !   Bon ce qui m’ennuie c’est que en général les manifestations c’est le mardi ou le jeudi…mais on peut faire grève sans manifester, le vendredi c’est mieux non ?  Bref un peu la rentrée deg-lasse !

Rentrée littéraire : il paraît qu’il y a environ 580 romans cette année. Ami écrivain, toi qui a réussi à faire publier ton premier roman, sans coucher ni être du sérail,  qui n’a pas un nom connu, pas de bol pour toi, voilà qu’ il sort à la rentrée littéraire ! Personne ne va en parler, pas même les blogs littéraires car c’est pas forcément  ces livres là qu’ils reçoivent des éditeurs et de leurs services marketing !  N’oublions pas que la littérature est un business, et d’ailleurs le  marché culturel est le premier business en France ! Peut-être une nuit sur France Q, tu auras droit à un entrefilet…courage, pas facile de passer d’écriveur à écrivain…j’en reparle bientôt.   Quoi qu’il en soit, la rentrée littéraire c’est la rentrée un pei classe  mais qui classe voire casse…

Rentrée du blog : bah rien de plus, toujours un joyeux foutoir, un méli-mélo d’articles différents. Mais un foutoir hyper organisé quand même. Je cherche toujours des idées pour changer un peu, mais sans plus, je fais comme je le sens ! Bref  c’est la rentrée.

Et pour finir, comme on a tous  flingué la planète et que l’été et la forte chaleur c’est jusqu’à fin octobre en général, je vous souhaite à tous et à toutes une belle rentrée des glaces  (ha ha ha rires), sous la canicule ou les tempêtes !  Bref  Le bar est  re-ouvert !!

PS : si toi aussi tu es contre les jeux de mots pourris , milite auprès de l’association anti jeux de mots pourris.

Jeu concours de Noël 2017 : huitième énigme

Le jeu est terminé pour cette fois. C’est Lydia B qui a donné la bonne réponse en premier : Collioure. Rendez-vous le mois prochain pour la suite !

Avant de poser la huitième énigme du jeu concours, voici le récapitulatif des compétitrices en présence :

  • Ont 2 points : Martine, Manou dans la forêt et Valentyne
  • Ont 1 point : Emilie Berd, Estelle Calim, La Douce et Lydia B

Aujourd’hui, il s’agit de trouver un lieu touristique  à partir de la photo proposée, tout simplement.

C’est le premier qui donne la bonne réponse en commentaire en n’oubliant pas d’insérer le mot « Fernandel » dans sa réponse qui gagne le point.

Attention, voici la photo :

A vous de jouer !

 

9 août 2017…

Nous sommes aujourd’hui le 9 août, c’est le jour de la Saint Amour et aussi l’anniversaire de la grande Prêtresse de la blogosphère, l’unique, l’irremplaçable, que dis-je, l’indéboulonnable,  l’inoxydable  Asphodèle.

Alors, pour Toi, chère Asphodèle, j’ai choisi un texte magnifique, poétique…d’un chanteur mort, bien évidemment, comme tu les affectionnes tant.

Je te le dédie donc  avec un gros gros bisou (pas taper, pas taper, aie, pas sur la tête 😀 😀 😀 )

La vie commence à soixante ans
Quand on la connaît mieux qu’avant
Et que l’on a appris par cœur
Tous les raccourcis du bonheur
La vie commence à soixante ans
Quand on peut prendre enfin le temps
De répondre aux questions qu’on pose
De regarder plus près les choses

La vie commence à soixante ans
Quand on se réveille en chantant
Avec une voix toute neuve
Et un moral à toute épreuve
Quand on a encore tout à faire
Gratter ses roses être grand-père (peu probable quand même ici)
Chaque instant est un commencement
La vie commence à soixante ans

PS: s’il vous plaît, on ne dit pas du mal de Tino, je rappelle que Tino est corse et que j’ai l’intention d’y retourner en vacances en 2018, je  ne veux pas d’ennuis . Merci.

Le garçon de Marcus MALTE – 2016

Mais déjà un autre été s’installe et sans doutes tiendra t-il ses promesses. Car l’univers n’a cure de nos maux. Ni nos peines ni nos tourments n’arrêteront le temps. Et si la nature se recueille, plus florissante encore, sur les tombes de nos morts, c’est qu’il n’est pas de plus fertile terreau que celui des larmes versées et des chairs pourrissantes.

Le garçon, c’ est l’histoire…d’un garçon, du garçon, c’est ainsi qu’il sera nommé par le narrateur . Il ne parle pas, n’a pas de nom, on ne sait rien de ses origines si ce n’est que l’action débute en 1908 et que cette année là, le garçon, alors adolescent  perds sa mère, enfin la femme qui semble être sa mère. Il est donc seul, orphelin,  livré à lui même, à la nature sauvage, et il doit assurer sa survie.  Nous allons suivre les traces et la vie du garçon sur les routes de France puis d’ailleurs, jusqu’à sa mort en 1938. C’est l’histoire d’une vie, avec ses années noires et rudes, faites de souffrances et solitudes,  mais aussi avec quelques années de miel et de bonheur , celles passées avec Emma…

Marcus Malte est connu pour ses polars et je ne lis pas de polars, je me consacre au romanesque . C’était l’occasion parfaite pour découvrir ce talent et sur l’insistance persistante  d’ Asphodèle , qui a fini par m’offrir le livre, j’ai découvert un livre prodigieux et un écrivain qui vole haut, mais vraiment haut…quel récit mes ami(e)s, 535 pages donc 515 vraiment fortes. Je commence donc par le bémol, les 20 dernières pages. A un moment donné, le narrateur, enfin l’auteur dit  » Voilà, l’essentiel est dit ». Mais il n’a pas la sagesse de s’arrêter là et il ajoute un périple inutile et peu crédible pour arriver à la mort du garçon. Quand l’essentiel est dit, ben pourquoi en dire plus alors ? Hein Marcus ?

Ceci étant, Le Garçon est une prouesse littéraire ! Déjà, il y a une histoire, qui repose totalement  sur ce  fameux garçon et quelques personnages extrêmement bien définis et humainement crédibles.  Il y a un message , je ne sais pas s’il faut le qualifier de philosophique, de politique, de subversif bien souvent. Une charge contre l’ordre établi, la classe dirigeante et militaire en particulier. Marcus Malte envoie son personnage faire la Grande Guerre et il n’est pas tendre avec les dirigeants et gradés, responsables d’une telle boucherie. Certains passages sont durs mais jamais trop.

La magie de la guerre. Qui tout transforme, hommes et relief. Mets un casque sur le crâne d’un boulanger et ça devient un soldat.Mets un aigle sur son casque et ça devient un ennemi. Sème, plante des graines d’acier dans un champ de betteraves et ça devient un charnier. Le grand cirque, la caravane. La parade monstre.

Et puis, le garçon va connaître l’amour, auprès d’une jeune femme professeur de piano, qu’il rencontre par hasard lors d’un accident de roulotte : Emma. Elle va le soigner, le découvrir, l’approcher, l’initier aux arts, à la musique , à la lecture, sans jamais essayer de charger ce qu’il est, c’est à dire un inconnu qui ne parle pas et n’écrit pas. Elle le prénomme Félix. Jusqu’à ce que l’amour et le sexe s’emparent du couple improbable : Félix devient  alors pour Emma, »mon amour » !  Marcus Malte a pris un plaisir jouissif à insérer des passages érotiques assez torrides, crus, mais si bien troussés qu’ils réussissent à choquer le bourgeois (comme disait Molière) et le bien pensant sans jamais  trop déraper. Il en rajoute parfois des tonnes en énumérant tous les synonymes possibles au vagin et au phallus, mais il doit avoir un côté sale gamin un peu libertaire qui me plaît.

Quand les jeux sont finis ils écartent les branches du saule et se glissent à quatre pattes dans l’ombre. Ils s’étendent l’un à côté de l’autre. C’est une hutte . C’est un cloître. Ce sont les antipodes : le temps et le ciel se sont renversés et pour eux, pour eux deux seulement, dans cette partie du monde une nuit est tombée, piquée de mille étoiles, de gemmes, d’étincelles – une Voie Lactée en plein soleil. Emma soupire, elle est bien.

Ils sont nus sous le saule. Debout. Elle penchée, buste en avant, croupe tendue, offrant la plus belle vue qui soit sur ses hémisphères, et lui derrière, arrimé aux hanches, ces courbes sublimes, apanage de la femme, baie des anges, ces plages, ces anses où l’on s’ancre, pirate comme flibustier, corsaire, contrebandier, pêcheur de perles ou voleur d’amphores, pour accoster et trouver refuge à l’intérieur des terres. Le garçon s’y est profondément enfoncé.

Le style est vraiment particulier, on peut parfois penser un peu à Albert Cohen mais en plus maîtrisé et plus accessible. Il y a des envolées, de la profondeur, de l’érudition, parfois un peu trop de mots compliqués mais ce n’est pas pour s’écouter parler, enfin je trouve,  alors ça passe très bien.

Enfin, et c’est assez rare chez moi pour le souligner, les passages historiques sont hyper intéressants et instructifs pour le lecteur qui n’y connaît pas grand chose ou fuit devant le fait historique.

Au final, c’est un vrai coup de coeur : Le Garçon est un récit brillant dont les fondations sont l’humanisme, la tolérance et quelque part le non conformisme. Avec un univers noir comme je les apprécie.

Les habitudes sont tenaces mais on n’est pas obligé de vivre, on peut se contenter d’être en vie.

Je relirai Marcus Malte, il doit bien avoir écrit d’autres romans qui ne sont ni des polars ni des livres jeunesse . Et je vous conseille d’attaquer ce respectable pavé si ce n’est pas déjà fait !

 

Musique

Première diffusion sur Overblog en 2013.

Jouer de la musique est un acte érotisant.

Lu dans Biba : «  jouer de la guitare peut être un acte érotique étant donné qu’on la tient dans ses bras ». Et moi la question que je me pose   alors immédiatement , c’est comment qualifier la pratique du violon et du violoncelle ?

Prendre une pose sexy sur un piano   est bon pour la santé… des hommes… pas besoin que ça soit écrit dans Biba !

D’ailleurs, la pratique du piano est très sexy en soi : il faut avoir les mains ba(l)ladeuses  pour susciter des accords, fussent-ils mineurs. Le piano est un art majeur, comme le lac, mais le pianotage peut être interdit aux mineurs !

Pensez à toutes les notes d’un clavier: elles n’attendent qu’une seule chose : se faire toucher, bousculer, titiller, enfoncer.

Le pianiste jouit d’un grand pouvoir  sur son instrument de prédilection: il peut en  faire sortir tous les sons . En plus certains  jouent à quatre mains…ça décuple les harmonies !

Revenons aux instruments à cordes.

Les cordes de la guitare sont  téméraires, elles aiment se faire gratter voire même pincer, griffer.

Celles de la harpe  ne valent pas mieux ,  elles se laissent volontiers  triturer par les mains sexy d’une  harpiste.

Je ne dirais rien des boutons de l’accordéon…là on tombe dans le masochisme pur, il y en a qui aiment mais pas moi.

Quant au trombone, il donne vraiement envie de s’immiscer en coulisse.

Et le joueur de cornemuse ou de biniou : il lui faut  quand même une santé de fer pour maintenir une triple érection voire quadruple quand il est en pleine forme…

Qui n’a pas rêvé un jour d’être l’harmonica accolé aux lèvres  roses et pulpeuses  d’une princesse légère et  court vêtue (oui car on joue mieux en tenue légère, c’est prouvé…)

Il y a plusieurs écoles pour préparer la mise en bouche de l’instrument.

 

Mais moi, ce que je voudrais vraiment,   c’est être  une guimbarde

En effet lisez  le manuel d’utilisation de l’instrument que j’ai récupéré sur le net :

1)Prenez la guimbarde par le cadre, en vous assurant que vos doigts ne touchent que le cadre et non la languette (il ne faut pas obstruer son mouvement). L’extrémité de la languette pointe vers l’avant et non vers vous.

2)Placez vos dents supérieures et inférieures sur les bras de la guimbarde (mâchoire légèrement ouverte).

3)Vos lèvres supérieures et inférieures devraient être posées sur les bras de la guimbarde.

4)Avec l’index ou le pouce, poussez la surcharge soit vers l’avant ou vers l’arrière. La languette passe donc entre vos dents supérieures et inférieures. Assurez-vous que les bras ne quittent jamais vos dents, la vibration en dépend.

5)Pour modifier le son produit, prononcer silencieusement les voyelles (A-E-I-O-U) pendant que la languette est en mouvement. C’est entre autres la forme et la grandeur de la cavité buccale qui influencent le son produit.

6 )Il vous reste alors à combiner le tout avec le rythme.

Heu si ça se trouve, elle joue  de la guimbarde Katy Perry ? Faut que j’aille voir…

Moi avoir l’esprit mal placé ? Moi obsédé sexuel parce que moi être un homme ? Jouer de la musique est totalement érotisant…c’est écrit dans Biba, je n’invente rien, je rebondis sur l’un de leur sujet, rien de plus… mesdames et mesdemoiselles, envoyez vos plaintes (langoureuses s’il vous plaît) à la direction du journal…je n’y suis pour rien !