Persuasion de Jane Austen -1818

Anne Elliot est une jeune aristocrate de la région de Bath. Elle s’éprend du capitaine Wentworth mais cette union est désapprouvée par son amie Lady Russel, les deux tourtereaux n’étant pas d’un milieu comparable. Anne écarte un autre prétendant qu’on lui destinait. Quelques années plus tard, le capitaine est de retour après des périodes de guerre et il recroise le chemin d’ Anne…

Nous sommes aujourd’hui le 18 juillet 2017 et cela fait exactement 200 ans que Jane Austen est morte. A l’occasion de ce bicentenaire, j’ai eu envie de relire la dame anglaise et j’ai choisi Persuasion, sorti à titre posthume un an après sa mort. Il ne me restait que ce roman et Northanger Abbey à lire. Archipoche a ressorti tous les romans de Jane en version collector, très sympa , avec des dessins illustrant certaines scènes.

Persuasion est du Jane Austen pur jus, avec tout ce qu’on aime et aussi tout ce qui m’énerve chez elle. On retrouve le fil conducteur habituel à savoir, les difficultés pour se marier lorsqu’on est une jeune fille de bonne famille : il est stupide de se marier avec un homme pauvre mais se marier avec un homme que l’on n’ aime pas uniquement pour la position sociale est moralement répréhensible. Et Jane Austen nous interroge à nouveau sur la position de la femme dans cette société bourgeoise anglaise du dix-huitième siècle , tout en nous dépeignant les moeurs, us et coutumes de ses contemporains,  campagnards et aisés .

Bref rien de nouveau , on retrouve un joli portait de jeune femme (pas le meilleur ceci dit), pléthore de personnages au point que j’ai été vraiment paumé dans le tas pendant les cinquante premières pages, et une difficulté à s’intéresser à des non évènements et à des descriptions sans saveur. Et puis, on ne sait pas pourquoi, mais comme dans tous les romans de Jane Austen, il arrive un moment où le lecteur est happé par l’histoire et les personnages et a envie d’aller découvrir le happy end final. Par contre, Jane était trop folle sur la fin de sa vie, il n’y a pas de bal dans ce livre, juste une évocation…

En résumé, Persuasion est parfait  pour les fans de Jane Austen et de son univers, mais si vous ne la connaissez pas, il vaut mieux choisir Emma ou Orgueil et préjugés.

A l’occasion du bicentenaire de sa mort, le recueil illustré grand format de ses 6 six romans est ressorti pour seulement 35€ !

Et puis, je me suis acheté une sorte de biographie géniale et originale, dans la collection Biographics, chez Armand Collin (12€) , qui permet de savoir des tas de choses passionnantes sur Jane Austen, son oeuvre, son cadre de vie, l’époque où elle vivait etc. Le tout, fait à partir de visuels colorés et drôles. Parfait pour découvrir l’auteur devenue culte bien après sa mort.

J’y ai appris, par exemple :

  • Où se trouvaient tous les lieux réels et imaginaires de toutes ses intrigues
  • Que durant toute sa vie, elle a touché seulement 890 livres sterling en droits d’auteur (je ne sais pas ce que ça représentait en 1817, date de sa mort)
  • Qu’elle a accepté une demande en mariage, seulement pour 24h et a changé d’avis le lendemain matin
  • Qu’elle a eu vingt-cinq neveux
  • Qu’elle était toujours fagotée comme un sac et ne se séparait jamais de sa charlotte , au grand dam de ses soeurs et frères
  • Qu’elle était parfois teigneuse envers ses contemporains
  • Qu’il existe des coeurs façon confettis pour les mariages, avec imprimés dessus des extraits de ses livres
  • Que le plus épais livre des Soeurs Brontë (Shirley) comportait beaucoup plus de mots que le plus épais de Jane Austen (Raisons et sentiments)…

Alors, si vous êtes fans, relisez donc Jane Austen !

Un été à quatre mains de Gaëlle JOSSE – 2017

Ce court texte de Gaëlle Josse , aborde quelques mois de la vie de Franz Schubert, le célèbre musicien viennois. Nous sommes en 1824, à la fin du printemps. Le compositeur se rend en Hongrie, dans une famille aristocratique où il sera le professeur de musique des  deux comtesses de la maison, enfin du château, Anne 21 ans et Caroline 19 ans. Six ans auparavant, Schubert avait déjà enseigné auprès des deux filles de la baronne et du comte d’ Esterhazy.  Entre temps, Schubert est devenu célèbre dans le milieu des compositeurs classiques, mais il est resté pauvre, bohème, sans logement fixe, n’obtenant pas la reconnaissance critique et publique. Entre temps également, Caroline est devenue une belle jeune fille et Schubert tombe amoureux…

Si dans la réalité Schubert est bien allé en Hongrie pendant cinq mois en 1924, s’il est bien tombé éperdument amoureux de Caroline , au point de lui dédier , quelques temps avant sa mort, peut-être sa plus belle création musicale, on ne sait pas si l’amour fut réciproque. On sait qu’il rentra à Vienne et ne revit jamais Caroline et Gaëlle Josse imagine dans Un été à quatre mains, une réciprocité amoureuse contrariée par la cuisante différence de classe et de statut, entre une riche fille de l’aristocratie et un artiste sans le sou.

Chaque histoire de vie, chaque destin possède ses trous noirs, ses terres d’obscurité et de silence, ses creux et ses replis. On devine parfois qu’ils « bourdonnent d’essentiel » comme l’écrivait René Char. On devine qu’en leur secret, derrière le rideau, se sont joués des moments décisifs, dont les harmoniques continuent à irradier la vie, longtemps après

Et c’est bien là tout l’intérêt et la force du récit. Cette ébauche de passion est racontée de manière aérienne et subtile par l’auteur d’Un été à quatre mains, dans une partition amoureuse réussie et belle.

On apprends aussi beaucoup de choses sur Schubert, sur la société viennoise de l’époque et l’on sent tout l’amour de Gaëlle Josse pour la musique classique, pour le musicien en particulier  et pour  la ville de Vienne, qu’on a tout de suite envie d’aller visiter après avoir refermé le livre.

La force de ce livre très court, est d’exploiter un évènement biographique réel de la vie de l’artiste, pour brosser un portrait intimiste et sensible de l’homme, au delà du musicien de génie. Et pour tisser les liens d’une histoire d’amour remarquable : le passage où le musicien compose des pièces à quatre mains qui lors du jeu sur le piano obligent les mains de Caroline de croiser et frôler les siennes est très beau.

Pour l’heure, Franz attend Caroline, Cardine comme l’appellent ses proches pour sa leçon du jour. Il improvise fébrile. Chaque jour un peu plus fébrile. Un peu plus impatient. Elle arrive. Enfin. S’installe sur le tabouret recouvert de velours broché, ajuste sa distance par rapport au clavier. Docile, attend que son professeur lui demande de jouer. Attend ce qu’il va en dire. Ses yeux immenses qui lui font face, qui semble dévorer tout son visage, et ce sourire grave, retenu et tendre à la fois. Elle se tourne vers lui avec lenteur.A chaque fois, il ne peut s’empêcher de remarquer cet écart entre cette lenteur qui l’habite et cette surprenante agilité au piano. Franz aime l’entendre jouer. Elle comprend sa musique. La musique des paradis perdus. Il n’a rien d’autre à dire. C’est pour elle qu’il écrit désormais. Lorsqu’il compose un quatre-mains, c’est pour elle qu’il écrit tel trait, qu’il invente tel croisement de main, sans nécessité le plus souvent, mais qui permettent à leurs mains et leur bras de se frôler, de danser ensemble. Qu’espérer d’autre ?

En bémols, je dirais que malgré la brièveté du propos, j’ai remarqué des répétitions qui m’ont un peu titillées et quelques retours un peu trop fréquents sur la ville de  Vienne et la vie populaire menée par Franz dans la cité à mon goût (même si j’adore l’ Apfelstudel par ailleurs)…

En résumé, j’ai dévoré cette histoire, qui est parmi mes préférées dans tout ce qu’à publié Gaëlle Josse.  Quand on sait que  la musique classique me fait  autant d’effet qu’une chanson de Mireille Mathieu, j’irai presque écouter du Schubert tellement j’aurais envie de retrouver son amour pour Caroline dans sa musique…

 

 

 

 

The Brontë connections…

La fratrie Brontë, est représentée sur ce  tableau réalisé par un ami de  Branwell.  La beauté  physique est plus favorable  ici que dans la réalité.  Branwell, réalisa lui-même un tableau comparable, plus ressemblant, mais décida d’effacer son visage du tableau. Aujourd’hui, l’original du tableau de Branwell , que l’on peut voir à la National Portrait Galery à Londres, ne montre donc  que Anne (ici à gauche), Charlotte ( ici au milieu)  et Emily ( ici à droite)

Voici quelques souvenirs en images, de mon passage à Haworth, dans le Yorkshire,  que je suis heureux de partager avec vous. Vous pouvez agrandir les images et en cliquant ou passant la souris sur l’image, vous aurez la légende.

Les tombes de la famille Brontë.

les 3 premières photos environnent l’endroit où reposent les Brontë, à Haworth. Les 3 dernières montrent la sépulture de Anne Brontë, qui est morte à Scarborough, au bord de la mer du Nord. Elle aimait cet endroit et dans ses derniers jours , sa soeur Charlotte et son amie Ellen l’ont conduite là-bas. Elles logèrent au Grand Hôtel de Scarborough, qui est toujours là, majestieux.

Haworth

On pourrait appeler le village Brontë town ! Les bâtiments, des rues, les commerces, tout est centré sur la famille Brontë. Les anglais sont forts, ils arrivent à faire un vrai business autour de la famille, sans toutefois dénaturer les lieux, ni affaiblir leur rôle dans la littérature anglaise du XIX ième  ni même  leur mythe. Ils sont très respectueux de cette famille et des endroits où elles ont laissé des traces, mais ça ne les empêche pas d’exploiter cette manne commerciale. Le village est beau, enfin Main Street qui aboutit à l’église et au Presbytère où la famille vécut. Bien entendu, il est aujourd’hui entouré d’autres bâtiments et donne un peu moins sur les landes qu’ auparavant.

Le Presbytère

Il a été racheté par la Brontë Society , l’une des plus ancienne et active société littéraire au monde. Elle oeuvre à la conservation des objets et reliques originales  de la famille (certaines sont exposées, d’autres gardées hors de la vue, et le musée continue d’acheter certaines pièces dans le monde)  à l’aménagement des pièces de la maison au plus proche de leur réalité quand elle était habitée par la famille et à rendre vivante et concrète la visite, même pour les simples curieux…j’ai été impressionné par l’organisation du musée et bien entendu ému et ravi de pénétrer dans ce sanctuaire.

A la poursuite des Soeurs Brontë…

Et puis, s’imprégner des Brontë , c’est marcher dans les landes , sur les chemins qu’elles empruntaient, c’est voir des maisons qui les ont inspirées, où elles sont passées.

Il y a de fortes probabilités pour que vous entendiez encore parler des Brontë ici…à plus tard donc !!

La succession de Jean-Paul Dubois – 2017

Les moteurs humains démarrent parfois au moment où on ne les attend pas et il serait vain de se montrer trop regardant sur la nature du carburant qui les anime.

Paul Katrakilis vit à Miami Il  pratique en professionnel  le jaï-alaï, une variante de la pelote basque dont la beauté le transporte. Paul, tout jeune médecin diplômé, à fuit la France et sa famille , où ce qu’il en restait, quelques années auparavant pour couper les ponts et tenter de chercher le bonheur outre Atlantique. Un jour,  l’appel du consulat de France lui annonçant la mort de son père, lui aussi médecin, va l’obliger à revenir en France , à Toulouse, pour régler la succession…

C’est le premier livre de Jean-Paul Dubois que je lis, et j’avoue avoir découvert l’existence de cet auteur plus que confirmé et plutôt discret, lors de son passage à La Grande Librairie . Je me souviens avoir tout de suite accroché à ces paroles et au thème de La succession.

Après lecture, je dois dire que je n’ai pas été déçu et que j’ai beaucoup aimé ce premier contact avec l’auteur.

J’ai trouvé une vraie singularité dans le récit de cette histoire, avec le passé et le présent et plusieurs univers qui se superposent, celui de la médecine, du sport, et bien entendu de la famille.

Paul, le personnage central porte son histoire à bout de bras et son caractère est vraiment fouillé et crédible. On le suit à différents périodes de sa vie, enfant, étudiant, jeune adulte et adulte tout court, devenu le dernier maillon de sa famille.

Et cette famille parlons-en, un grand père nostalgique de Staline, un père froid et à priori dépourvu de sentiment, une mère passant sa vie avec son propre frère à réparer des montres et des horloges. Et l’auteur cogne…

Ces gens-là, incapables de vivre, de supporter leur propre poids sur cette terre, m’avaient fait, fabriqué, détraqué. J’étais venu jusqu’ici, dans cette turne de Hialey Drive pour ne plus faire partie de cette débâcle, pour échapper à ce fatum de sous-préfecture. Et voilà que l’autre était réapparu. Avec ses shorts misérables, son visage glabre, ses consultations de l’après-midi, ses éructations domestiques, ses sentences suffisantes, son latin de cuisine. Il était revenu m’emmerder ici, me pister comme un chien de ferme, renifler ma race, mon odeur, ce remugle familial.

 

Comme vous le voyez, Jean-Paul Dubois y va assez fort , j’ai adoré ce style à la fois désabusé, percutant, parfois cynique et mâtiné d’humour noir. Et d’ailleurs, l’histoire est vraiment noire et ceux qui attendraient les éclaircies feront peut-être bien de passer leur chemin, ou d’aller faire brûler un cierge.  C’est donc très noir, d’une lucidité parfois dérangeante mais j’ai trouvé beaucoup d’humanité dans La Succession.

Mon père, posé sur l’étagère, dormait dan son urne et moi, assis à son bureau, j’évaluais du regard l’étendue de son territoire. Ce cabinet de consultation ressemblait à un caveau. Il hébergeait la maladie et un mort. Dehors la neige fondait en un goutte-à-goutte glacial.

Le livre se lit vraiment vite, j’ai trouvé quelques longueurs dans les descriptions autour de la pelote basque et de sa pratique aux USA, mais d’un autre côté, il y a  aussi des incursions dans le Pays Basque qui m’ont réjouies.

Par contre, le vocabulaire est très recherché, parfois un peu trop pour moi, de nombreux mots m’étaient inconnus.

Depuis que le monde était monde, il y avait toujours eu deux façons de le considérer. La première consistait à le voir comme un espace-temps de lumière rare, précieuse et bénie, rayonnant dans un univers enténébré, la seconde, à le tenir pour la porte d’entrée d’un bordel mal éclairé, un trou noir vertigineux qui depuis sa création avait avalé 108 milliards d’humains espérants et vaniteux au point de se croire pourvus d’une âme.  La médecine ne traitait pas ce genre de questions. Pour elle l’ongle incarné primait toujours sur l’herméneutique. Comme disait l’un de mes professeurs pour casser les reins de quelques internes pressés d’en découdre : « nous ne sommes là que pour assurer une zone de moindre inconfort entre les griffes du forceps et celles de la broyeuse. »

En résumé, La succession n’est pas un coup de coeur mais presque, et je relirai Jean-Paul Dubois, je ne sais pas sur quel titre, il y en a beaucoup dont certains ont obtenus de vrais succès et des prix littéraires courus. A suivre donc mais à éviter pou les bisounourses ou en cas de grosse déprime, quoi que…

Et de 6 !

Coucou.

Bon ben voilà, cette année et aujourd’hui, 5 juillet 2017 le blog à 6 ans !

Je n’avais  rien prévu de spécial pour cette date, ni concours ni article particulier ,  mais d’ici  à la fin du mois, il y aura sûrement un article de type inédit, si tout va bien. J’hésite entre l’article en braille et en code morse, je vais réfléchir…suspens d’ici là !

Notez aussi que le 11 juillet, vous aurez l’explication de la photo d’aujourd’hui, dans un article qui me tient à coeur.

Et j’espère encore proposer un peu d’inédit ou disons quelques nouveautés d’ici cette fin d’année 2017.  C’est salutaire, pour le blog, pour l’auteur et aussi pour les lecteurs.

Vous avez vu je tease à fond…et j’annonce qu’avant l’été prochain, je vous donnerai les numéros gagnants à l’euromillions. Ceux de l’été d’avant…

Après 6 ans, en cumulé, 3 ans sur Over blog et 3 ans sur WordPress le blog de Mind The Gap c’est :

  • 700 articles publiés
  • 130000 pages visitées
  • 17000 commentaires, 8500 de vous et 8500 de moi.

Merci de votre fidélité à ce blog, vous êtes peu nombreuses (je mets le terme au féminin car les hommes ici sont très rares…) mais un noyau dur de fidèles que je n’ai pas besoin de citer permet à mon bar de se maintenir, malgré une fréquentation confidentielle.

Nous voilà donc repartis pour une septième année de blog qui je l’espère sera bien remplie, à très vite donc et RV dans 3 jours pour le prochain article, comme d’habitude  en somme !

 

Classement des commentatrices du blog – second trimestre 2017

Il est l’heure du bilan du second trimestre 2017 !

Le blog vit une période euphorique…de 19 visiteurs uniques par jour en moyenne, en avril et mai, on est passé à 21 au mois de juin, c’est assez incroyable, j’ai hésité à déboucher une bouteille de Cristalline pour fêter ça !  Ceci, dit les articles liés au blog et aux fadaises que je conte sur ma life marchent bien.

Par contre, les articles plus littéraires,  les chroniques de livres, les réflexions…heu comment dire, c’est plutôt ça en résumé  !

Message aux éditeurs, auteurs, agents littéraires qui, par un malencontreux coup du sort passeraient ici : n’ hésitez pas à m’envoyer vos livres pour la rentrée littéraire, j’ai quand même fait plus de 250 chroniques de livres et je connais hyper bien les soeurs Brontë !! Vous êtes dans de bonnes mains. Merci !

Au niveau des nouveaux pays, j’ai noté un lecteur ou une lectrice au Sri-Lanka (sûrement un éléphant) , en Slovénie (peut être un ours), en Birmanie (sûrement un moine en cours de défroquation) , au Cap Vert (peut-être Hulk ), à Oman (si si ça existe…) et même à Monaco (peut être le Prince ?).

Dans tous les cas, je ne parle pas la langue donc finalement…retour à la vidéo précédente, que je vous invite à réécouter pour avoir en tête la mélodie en permanence, vous verrez ça marche bien !

Cet été, le blog est ouvert jusqu’au 15 août, il y aura quelques surprises d’ici là…ne partez donc pas en vacances ou alors vérifiez que vous avez le Wifi sur votre lieu de villégiature.

Et maintenant, voici le top des 6 premières commentatrices du trimestre (statistiques relevées par moi-même au 15 juin).

Sont sorties du classement Syl et Monesille. Selon les services secrets russes, il semblerait qu’elles se soient enrôlées dans une secte pratiquant des rituels sataniques en écoutant l’intégrale de François  Valéry (je vous épargne cette fois-ci mais j’adore aimons-nous vivant ceci dit… 😀 )

  • Sixième : Soène qui réintègre enfin le classement et pourra donc se péter la tête au Beaujolais pour fêter ça ! Elle souffre de la chaleur la pauvre…

  • Cinquième : Valentyne qui revient dans le top 6, et qui pourra donc se péter la tête au Fendant pour fêter ça (les fruits c’est juste  pour se donner bonne conscience)

  • Quatrième : Estelle Calim qui perd une place, elle passe trop de temps à regarder Columbo sur son canapé, c’est moche e…et après comme elle culpabilise, elle fait de la gym…

  • Troisième : Asphodèle qui perd aussi une place, mais qui était revenue à la première place en cours du trimestre, avant que la vie réelle la rattrape. On la voit ici au sortir de ses futures  séances Goulag…

  • Seconde : Lydia qui progresse de 2 places et vient menacer les piliers (du blog, pas du bar…). elle n’en revient pas d’être arrivée sur la seconde marche du podium…

  • Première : Encore une fois , Emilie Berd, ma jumelle astrale préférée qui a stoppé le Hula Hop au profit du camouflage corporel…et je dois dire qu’elle est agile du pinceau, c’est très réussi non ?

Bravo et merci encore de votre fidélité ! Suite des aventures ici même out l’été avec d’ici la rentrée des surprises  !

Blog en pause pour cause de vacances – Episode 2

Le bar est à nouveau fermé pour cause de vacances, allez zou, une petite semaine de plus, ça fait pas de mal !

Réouverture des portes le 3 juillet 2017  pour le début des vacances scolaires  car il faut bien des endroits pour boire des  coups lors de cette période pas très réjouissante , faite de forte chaleur, de bruit  , de bouchons…et d’articles de blog. En juillet, il devrait y en avoir des sympas ici, je fais des efforts quand il y a encore moins de monde qui me suit parce que c’est l’été. Je suis comme ça !

Ici, il y aura la clim et de la bonne bière ! Mais je repartirai encore en vacances à la fin août… oui oui, je me fais pas suer dans la fonction publique pour rien !  Et les gens qui vivent du tourisme devraient encenser les fonctionnaires comme moi !

A très vite, et ne partez pas sans écouter ce qui suit…c’est très beau et ça se prête bien à la danse…

Jeu de Noël 2017 : Sixième énigme !

Bravo à Manou qui gagne le point  (juste une minute avant Martine !) ! La bonne réponse était Delphine de Vigan ! Merci à toutes et rendez-vous en juillet pour la prochaine énigme !

 

Il vous faut trouver aujourd’hui un ou une auteur français(e) actuel(le) à partir des 4 mots suivants : chaque mot se trouve dans l’un de ses romans.  C’est un peu plus dur pour ceux qui ne lisent pas mais, la personne à trouver est connue et populaire !

  • Décembre
  • Nuit
  • Heures
  • Histoire

Vous avez une idée,  alors répondez vite par commentaire sans oublier de taper le mot « Fernandel » pour que votre commentaire soit masqué au départ !

Bonne chance et rendez-vous avant le 15 juillet pour la huitième énigme !

 

 

And the winner is…

Le célèbre éditeur anglais WH SMITH, fête cette année ses 225 ans d’existence, ce qui n’est pas rien. c’est notamment l’éditeur historique de Charlotte Brontë, puis le second éditeur de ses soeurs, le premier n’ayant pas été très bienveillant avec elles.

Cette maison  a édité des grands classiques de la littérature et continue  d’exister avec efficacité sur le marche littéraire outre-Atlantique.

Pour son anniversaire, elle a organisé un grand vote pour déterminer, à partir d’une liste de départ, quel était selon les votants, le livre en langue anglophone  le plus marquant de ces 225 dernières années.

Voici la liste des auteurs sélectionnés pour le sondage , que je classe suivant ma propre connaissance des classiques anciens ou contemporains en langue anglaise, et ma connaissance en la matière est limitée ! Je ne mets pas le nom de l’auteur élu par les lecteurs, pour garder un peu du suspense pour ceux qui seront intéressés.

Auteurs dont je n’avais jamais entendu prononcer le nom.

  • Vintage Lee
  • Emma Donoghue
  • Irain Banks
  • Yann Martel
  • Douglas Adam’s

Auteurs dont je connais le nom mais que je n’ai encore jamais lu

  • John Le Carré
  • Charles Dickens (nommé pour 2 titres)
  • JRR Tolkien
  • George Orwell
  • William Golding
  • Henry James

Auteurs dont j’ai déjà lu au moins un titre :

  • L’auteur qui a remporté les suffrages de ce vote (suspens quasi insoutenable…)
  • Alice Sebold
  • Jane Austen
  • Francis Scot Fitzgerald (j’ai pas réussi à le lire…quel ennui!!!)
  • Charlotte Brontë
  • Virginia Woolf (je n’ai jamais réussi à lire plus d’un quart de ses romans)
  • Emily Brontë

Hé bien le livre qui a rempoté les suffrages  juste devant Dickens et les soeurs Brontë a été….

J’adore les anglais et bravo à Daphné du Maurier, qui je le crois, aurait été à la fois très fière et énervée si elle avait connu ce vote, énervée car elle en avait assez qu’on la ramène toujours à Rébecca et aussi parce qu’elle admirait les enfants Brontë qui furent l’une de ses sources d’inspiration.

Si j’avais pu voter , j’aurais été bien embêté, mais le choix du coeur se serait porté sur Les Hauts de Hurlevent ou Jane Eyre…

Et vous, dans cette liste, vous auriez choisi qui?

Le Je de la vérité

Tiens, et si je m’auto-posais quelques questions, sous la forme d’un tag maison et si je m’amusais à y répondre spontanément, cash et sans langue de boa ?

MTG : Comment  tu te sens tu au moment où tu fais ce tag ?

PAT : Mélancolique , un peu triste, ma tête et mes pensées sont restées dans le Yorkshire…comme l’année dernière dans les Cornouailles. J’ai envie de m’expatrier 2 ou 3 mois en Angleterre, une fois dans ma vie, ça devrait pas être compliqué et pourtant…

MTG : Tu as un morceau de musique culte que tu écoutes en boucle en toute circonstance?

PAT : Non, j’écoute beaucoup de musique et beaucoup de styles différents. Disons que ce qui marche toujours, que je sois en forme ou claqué, triste ou gai, c’est la musique trance. Elle est à la fois planante, reboostante et mélodieuse, c’est ma musique classique à moi en quelque sorte !

MTG : Bientôt 6 ans que tu blogues, tu n’en a pas marre à force ?

PAT : Non, vraiment pas , mais j’ai besoin d’avoir des changements , des ouvertures vers d’autres blogs, des nouvelles rubriques, un nouveau décor… Je crois finalement que je m’intéresse plus aux auteurs des blogs qu’à ce qu’ils écrivent en fait, c’est un souci…

MTG : Le dernier livre qui t’ai mis sur le cul ?

PAT : Ben, j’ai besoin de réfléchir pour répondre à la question…je crois que je prends moins de plaisir à lire les auteurs d’aujourd’hui depuis quelques temps. Disons peut-être  » Ceux qui restent  » de Marie Laberge . Mais j’ai aimé aussi Mathias Malzieu et Leila Slimani. Les rencontres littéraires sont rares…il y a eu Anna Gavalda, puis Jean-Philippe Blondel, également Delphine de Vigan et dernièrement Sigolène Vinson. Et puis bien entendu, mais dans un  autre registre, Daphné du Maurier et les soeurs Brontë.

MTG : Dans l’actualité politique , qu’est ce qui te fait bondir .

PAT : Heu…disons que je m’en tamponne à 90 %  . Je me pré-occupe juste de ne pas laisser les extrémistes de tout poil et de tout bord accéder au pouvoir (et la France en est remplie autant à gauche qu’à droite…) et je m’arrête là. Je n’attends rien de plus. Par contre, si je pouvais trucider Trump en toute impunité, je le ferais…de temps en temps, il faut être altruiste et rendre service à l’humanité ! Et puis bien sur les attentats…ma façon de résister est de continuer d’aller dans les concerts, à Londres et partout !

MTG : C’est dur de vieillir ?

PAT : Ouais, c’est clair, c’est je crois ma seule peur d’ailleurs, avec toutes les conséquences de la vieillitude qui sont autant de peurs. Mais Indochine est de retour, du coup je me sens rajeunir  !

MTG : Tu es plutôt brune, rousse ou blonde ?

PAT: Les trois mon général…car les trois peuvent être douces ou âpres , du moment qu’elles sont bien charpentées et légèrement pétillantes, ça me va…

MTG : Tu as une devise ?

PAT : Non, mais d’Angleterre j’ai ramené un tee-shirt qui dit  » words cannot express how much I dont care ».  C’est totalement moi… 😀 😀

MTG : Un plaisir coupable ?

PAT : Houla il y en plein…mater les jolies jeunes femmes court vêtues qui croisent ma route (ce qui m’occasionne des baffes de la Douce inévitablement si je ne suis pas assez discret)  regarder parfois Columbo, manger trop de petits gâteaux…

MTG : Ton blog préféré ?

PAT : Houla, question piège, je ne veux peiner personne hein, surtout s’il faut dire la vérité.  Allez je me lance : Le mien  !

MTG : Trop facile mec…

PAT : De toute façon c’est un blog qui n’existe plus, enfin si, il existe mais il est à l’arrêt depuis très longtemps… Il y était question de livres, de lose  et de choses plus existentielles comme les poux…

MTG : tu n’as pas envie de taguer certaines copines et amies de blog ?

PAT : Si, mais comme je suis naturellement bon et attentionné pour mon prochain, je ne le ferai pas… d’autant que je décline souvent les tags !

MTG : Et pour finir, ton dessert préféré ?

PAT : Mon dessert ? Comment n’en citer qu’un ?? Allez disons en ce moment les macarons !