Pause vacances !

Salut les gens du bar !

Encore une fois à cette époque le blog ferme pour cause de vacances et donc le bar est fermé !

Elles seront un peu bouleversées par rapport à ce qui était prévu, à savoir 2 semaines en Normandie, mais on va quand même passer une semaine dans la Seine Maritime…Etretat on arrive !!! Les touristes barrez-vous, on veut les falaises que pour nous !

Après, la seconde semaine…….ce sera Haute Savoie !

On se retrouve à la la rentrée du 12 septembre, celle du  blog de Mind The Gap.  La rentrée des classes (plus ou moins classe)  aura déjà eu lieu, on sera presque en automne…soyez donc  là le 12 septembre !

Rhoooo le teasing d’enfer 😀

En attendant, merci de votre fidélité, profitez bien des derniers jours de congés ou de repos pour ceux qui  le peuvent encore!

A très bientôt !

Love from MTG !

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Venise n’est pas en Italie de Ivan CALBERAC – 2015 – Premier roman

Emile a 15 ans, il vit en région parisienne. Son père est vendeur en porte à porte, sa mère est femme au foyer et son frère s’est engagé dans l’armée. En apparence, une famille ordinaire, sauf que celle-ci est plutôt extravagante et assez gênante pour Emile. En effet, le jeune homme s’avère être sensible et très peu fier de lui et de sa famille. Au lycée, il croise Pauline, sympathise avec cette jeune fille de bonne famille, qui pratique le violon. Celle-ci invite Emile à Venise, pour assister à un concert. Alors que les parents d’Emile étaient d’accord pour lui acheter un billet de train et le laisser partir seul pour Venise, voilà qu’ils décident de l’accompagner en Italie…par la route.

Second livre de la série « j’achète un premier roman au feeling en librairie «  et second coup de coeur !  Et curieusement, comme pour  » Les oubliés du dimanche », l’auteur est scénariste !

Alors, il y a quand même une chose qu’il faut dépasser dans ce livre, c’est accepter que ce récit sous forme de journal intime d’un adolescent de 15 ans ne soit pas tout à fait crédible. Je ne parle pas du récit, mais de que dis Emile par rapport à son âge. Lorsque j’avais 15 ans, j’aurais bien été incapable d’avoir le genre de pensées du personnage qui ne fait pas que se regarder le nombril. Il faut dire aussi que l’histoire de Venise n’est pas en Italie se déroule dans une période sans téléphone portable ni Internet…

Il y a plein de niveaux de solitude, la solitude tout seul, accessible à tous, en libre-service, ouverte 24 heures sur 24, mais il y a aussi la solitude à deux, qu’on appelle la vie de couple, je le vois bien quand mes parents se comprennent pas du tout, à quel point ils se sentent chacun comme une île déserte. Et puis bien sûr, celle que je connais le mieux, la solitude entre trois et dix personnes en moyenne, qui s’appelle la vie de famille, une des plus coriaces, parce que pour le couple, il y a des recours juridiques comme le divorce, qui a été créé pour mettre fin à la solitude à deux, mais en ce qui concerne la vie de famille, même devant la Cour de justice européenne, ils peuvent rien pour vous.

Car Ivan Calbérac nous convie à un voyage vers Venise, qui est à fois une petite aventure, une histoire d’amour, une parodie de la vie de famille et une sorte de traité philosophique.

Il y a tout ce qui me plaît dans ce récit : de la tendresse, de l’humanité, beaucoup de drôlerie et de profondeur en même temps. Venise n’est pas en Italie fera le bonheur de beaucoup de lecteurs quel que soit ce qu’ils recherchent ! On s’identifie très vite à Emile en qui on retrouve l’adolescent qu’on a été ou que l’on est toujours si on est attardé comme moi. Et puis les galères en famille, tout le monde connaît ça !

« Le problème , quand on a honte de sa famille,c’est qu’en plus on a honte d’avoir honte. C’est quelque chose entre la double peine et le triple cafard. »

Ivan Calbérac, qui a lui-même adapté son roman en pièce de théâtre, apporte une réelle fraîcheur tout en interpellant son lecteur que les bizarreries de l’être humain et les non sens de la société actuelle.

J’ai adoré ses réflexions et son style, j’ai pensé à Foenkinos parfois mais en plus pétillant.

Bien qu’elle fût devant moi, à un mètre de distance, j’ai eu envie de lui écrire une lettre d’amour, parce que j’adore écrire, j’exprime souvent mieux les choses en les taisant. Les mots sur le papier, c’est du silence qui parle, c’est le début de la poésie.

Les autres membres de la famille sont également bien campés : le père est un genre de doux dingue bruyant qui peut vite se mettre en colère, la mère est une taiseuse qui cache son jeu et fait mal quand elle se lâche.

Mais ma mère c’est un peu comme les divisions qu’on fait à l’école primaire, il manque souvent la retenue. Paraît que c’est un problème mondial, le manque de retenue et de poésie aussi.

Le style de l’auteur est jubilatoire, axé sur la dérision et parfois le burlesque, avec une prédilection pour les aphorismes, ce que j’aime assez dans les romans, du moment qu’il y a une vraie histoire et que l’auteur ne se contente pas de noter ses pensées sur un carnet.

En résumé, un moment de lecture parfait ou presque que je vous recommande chaudement !

Et France Culture a adoré aussi…alors là tout fout le camp…j’ai pas compris !

Pour ceux qui ont souffert de solitude toute leur vie, c’est peut-être une solution intéressante, la fosse commune, avoir de la compagnie pour l’éternité, ça se refuse pas.

 

 

15 août !

Nous sommes le 15 août, donc un jour férié, issu d’une fête catholique…ma foi, tant qu’on ne nous demande pas de croire et de pratiquer et qu’on nous file un jour férié gratos, on peut être tolérant envers la religion non  ??

Bref, le 15 août est un jour férié mais particulier. C’est la semaine où rien ne se passe nulle part, la plus calme de l’année au boulot car oui, tout le monde se doit d’être en vacances cette semaine là…et aussi celle d’avant ou celle d’après, mais pas plus. Au départ, il y a des raisons objectives, à l’époque les entreprises et les usines fermaient à ce moment là, c’était les premiers congés payés…mais aujourd’hui, c’est devenu de plus en plus rare…pourtant tout le monde continue de partie en même temps et en plus bien souvent au même endroit.

Et puis, après la semaine du 15 août, ben c’est déjà la fin. Gamin, j’entendais dire qu’après le 15 août, les touristes partaient, que l’été se terminait, qu’on revenait dans le business…etc. C’est vrai que j’étais dans un département rural mais il y a encore ce genre de réminiscences…

La semaine du 15 août si tu n’es pas en vacances, si tu es coincé dans une ville où il fait bien chaud, si tu es sans famille ou sans amis, ben c’est pas bon du tout du tout…c’est même peut-être la pire semaine de l’année, de l’été , qui est d’ailleurs la pire saison de l’année.

Mais bon dimanche c’est fini…la semaine, les congés, l’été, la chaleur tout ça tout ça…courage courage. Enfin perso, je ne suis pas encore parti en congés d’été (enfin si une semaine en  juin, mais je veux dire de plein été), alors la rentrée je ne veux pas y penser, même si cette année, je ne peux pas faire autrement que d’y penser mais là ce n’est pas le sujet.

Je fais partie des privilégiés maintenant, je pars en vacances, je ne suis pas seul mais j’ai des souvenirs très négatifs de cette période de l’année. Sans compter qu’en plus, comme c’est un mercredi cette année, les magasins seront sûrement fermés…

Bon 15 août malgré tout, enfin pour ceux qui sont en vacances !!

La solitude…

Ha, je suis en train de lire un roman top, je vous en reparlerai sûrement plus tard, à la fois drôle et disons assez désespéré…

Comme c’est le plein été , que je suis à court d’articles et d’idées, je vais broder sur la solitude…cet article sera un peu sans queue ni tête, tant pis !

Et je trouve ce passage sur les solitudes vraiment bien…

Il y a plein de niveaux de solitude , la solitude tout seul, accessible à tous, en libre-service, ouverte 24 heures sur 24, mais il y a aussi la solitude à deux, qu’on appelle la vie de couple. Et puis bien sûr, celle que je connais le mieux, la solitude entres trois et 10 personnes en moyenne, qui s’appelle la vie de famille, une des plus coriaces, parce que pour le couple, il y a des recours juridiques comme le divorce, mais en ce qui concerne la vie de famille, même devant la Cour de justice européenne, ils peuvent rien pour vous. Ce qui nous amène à la solitude avec plusieurs millions de personnes autour de vous, c’est la vie en société, tout le monde sait de quoi je parle.

Pas mal vu non ?

Je vous laisse imaginer la solitude de l’auteur en train d’écrire ces pensées…la solitude du lecteur qui les reçoit…et celle du blogueur qui écrit un article sur la solitude, seul devant son clavier d’ordinateur.

La solitude inspire toujours les artistes car c’est un sentiment universel et du coup elle nous concerne tous.

En chansons, la solitude a donné beaucoup de trucs nases…je ne cite aucun titre pour ne pas blesser les fans de Garou par exemple (warf) mais aussi quelques jolies choses comme l’ Ultra moderne solitude de Souchon ou le Je marche seul de Goldman.

En livres, je pense aux romans de Delphine de Vigan qui finalement, ont la solitude comme fil rouge si l’on regarde bien, mis à part peut-être Inspiré d’une histoire vraie et encore…

Je m’écarte un peu du sujet…mais en y réfléchissant bien, on peut dire que seule la solitude peut permettre d’écrire ça…drôle et désespéré je vous dis ce livre-là !

Pour ceux qui ont souffert de solitude toute leur vie, c’est peut-être une solution intéressante, la fosse commune, avoir de la compagnie pour l’éternité, ça se refuse pas.

 

Petite play list de l’été.

Il fait chaud et chaud.

Que faire de plus que d’écouter un peu de musique ? Alors voici 3 morceaux que j’écoute en ce moment et qui me plaisent .

Tout d’abord, le retour de Jain, la Toulousaine avec son deuxième album. C’est du Jain mais le style musical a changé et en bien pour moi. Le premier extrait est hyper positif puisque le titre c’est « Alright ».

 

Ensuite, une chanson plus confidentielle, enfin pas la chanson, la reprise ! C’est le méga tube d’ EBTG, « Missing » repris par deux artistes de l’univers de la Trance, dont la chanteuse Emma Hewitt, l’une des plus jolies voix de la vocal Trance. C’est super cool, ça passe hyper bien et si on  ne connaît pas un peu les sonorités Trance, on ne se doute pas que ce morceau en est issu.

Enfin, ce titre découvert dans la voiture en allant au boulot…rien de révolutionnaire mais j’ai accroché sans avoir que c’était…Kendgi Girac !

Et vous vous écoutez quoi ??

C’est qui qui vend ?

C’est l’été, la canicule, pas grand monde sur les blogs…de quoi parler ?

Des meilleures ventes de l’édition , selon EDITSTAT qui établi chaque semaine, le palmarès des 200 meilleures ventes en France, tous magasins confondus.

J’ai jeté un oeil au dernier classement et voilà ce que j’ai vu…

Le classement est pollué par tous les cahiers de vacances pour les écoliers. Alors amis parents, j’ai un message pour vous : arrêtez de gonfler vos enfants avec ces cahiers quand ils sont en vacances…dites vous que si votre fils ou votre fille est une buse, il ou elle le restera même après les cahiers. Et sinon, il n’ en a pas besoin…l’école suffit ! Alors arrêtez de gaspiller votre argent et de polluer ce classement. Merci.

Nous trouvons aussi des cartes Michelin…c’est intéressant et rassurant parce que les GPS pourris qui t’amènent sur des pistes tout juste carrossables pour aller au plus court, franchement ça craint !

Bien entendu, on a les auteurs habituels qui sont des gros vendeurs de livres, pas la peine de les citer, vous les connaissez tous !

Ha oui, comme chaque été, c’est le retour des morts vivants. Pas que l’été d’ailleurs, mais j’ai remarqué qu’on trouvait toujours des classiques voire même cette année des « avant-classique ».  J’ai repéré vite fait Stendhal mais aussi Homère et Platon. Par contre, les héritiers ne vont pas toucher une tune sur ces titres là, c’est moche quand même.

Et pour finir, on trouve plein de livres feel-good , pseudo philosophico du bien être:

  • Ta deuxième vie commence que tu comprends que tu n’en as qu’une
  • Et tu trouveras le trésor qui est en toi
  • Désolée je suis attendue

Ben moi, si j’étais écrivain, ces titres feel good me donneraient envie d’écrire un roman intitulé :  » Pardon, mais j’ai envie de me pendre » 😀

Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin – 2015 – Premier roman

Il faut écouter dans l’urgence parce que le silence n’est jamais loin.

Justine à 21 ans, elle est aide soignante à la maison de retraite de Milly, le village de son enfance où elle habite depuis toujours. Ses parents sont morts en même temps que ceux de son cousin Jules, dans un accident de voiture lorsqu’elle était petite. Justine et Jules vivent toujours chez leurs grands-parents. La jeune femme se passionne pour son travail et ses « oubliés du dimanche »  et noue une relation particulière avec Hélène, une pensionnaire qui tenait autrefois le café de Milly, avec Lucien. Hélène va confier sa vie à Justine, et ces confessions bouleversantes vont pousser Justine à s’interroger sur sa propre famille…et sur elle même.

Ce que je ne trouve pas joli chez moi, je me dis qu’un jour ce sera la beauté de quelqu’un. Quelqu’un qui m’aimera et qui deviendra mon peintre. Ce sera celui qui me continuera. Qui me fera passer du brouillon au chef d’oeuvre si j’ai une grande histoire d’amour. On est tous le Michel-Ange de quelqu’un , le problème c’est qu’il faut le rencontrer.

Premier livre de ma série, j’achète au feeling en furetant dans la librairie et je lis des premiers romans.

Hé bien, ça va m’encourager à poursuivre , j’ai littéralement dévoré et adoré cette histoire et la façon de la raconter de l’auteur. Pourtant, la dédicace à Claude Lelouch m’avait un peu refroidi, je ne supporte pas ses films ni lui même !

Valérie Perrin est tout d’abord une grande raconteuse d’histoire, et là aussi c’est paradoxal car elle est scénariste et les scénarios et Lelouch…mais je m’éloigne encore du sujet !

Plus sérieusement, Les oubliés du dimanche est une histoire totalement maîtrisée, qui sait tenir en haleine le lecteur et toucher sa sensibilité. Il ressort beaucoup de dimension humaine dans ce récit qui mélange aujourd’hui , la période de la seconde guerre mondiale et les années 80.

C’est avant tout une grande histoire d’amour, enfin même plusieurs belles histoires d’amour que Valérie Perrin arrive habilement à relier entre elles. L’auteur sait émouvoir son lectorat sans toutefois en faire des tonnes.

Sa vie était foutue. Comme la machine à laver. Elle le savait qu’elle était foutue, bien avant que Marcel ne vérifie « une dernière chose ». Et quand la vie est foutue, on ne tremble plus, on ne pleure plus, on hait.

Son style est simple mais j’y ai trouvé beaucoup de sensibilité et beaucoup de poésie, dans le bon se,s du terme…du genre en lisant je me suis dit souvent  » Waouh c’est beau ! »

Elle lui affirme que chaque être humain est relié à un oiseau . Et que certaines personnes ont le même. Il suffit d’observer le ciel pour voir que son oiseau n’est jamais loin. Elle dit que les oiseaux ne meurent pas, qu’ils se donnent à l’infini. Dès qu’on met un oiseau en cage, un homme devient fou.

En résumé, j’ai passé un moment magnifique et Les oubliés du dimanche m’a rappelé un peu Le Confident d’ Hélène Grémillon que j’avais adoré à l’époque. Ce premier roman est parfait pour une lecture d’été .

Et cette petite dernière que j’aime beaucoup…

 » Tu sais pourquoi Lucien n’a jamais voulu m’épouser? Parce que l’alliance encercle le seul doigt qui possède une veine aillant vers le coeur ».

Simple Minds en live.

Le 20 juillet, la Douce et moi sommes allés voir Simple Minds en live dans le cadre du festival de Carcassonne.

Je trouve que c’est l’un des meilleurs groupes de New wave / Rock des années 80 avec un nombre incroyable.  de titres devenus des tubes . Le Groupe écossais  existe toujours, fait de nombreux concerts et sort même des albums  (leur dernier et vingtième album est sorti en 2018) mais on attend franchement leurs tubes de l’époque.

Le Leader, Jim Kerr, tient la route en tant que papi du rock, il est très sympa avec quelques tics de vieux chanteur un peu ringard sur scène. Il s’en sort bien côté voix et sa formation  (avec notamment des jeunes musiciens et choristes mais aussi un membre du premier jour et des habitués du groupe) assure vraiment !

On a eu droit à une orchestration très rock des morceaux phare de Simple Minds, très peu de claviers sur ce tour là !

Et l’avantage de Carcassonne, c’est que les concerts se font en plein  air, dans un théâtre avec en toile de fond, des tours médiévales, le ciel, les étoiles…ou les éclairs et l’orage qui est arrivé sur la fin du concert, donnant un effet jeux d’eau aux jeux de lumière de la scène.

Bref, 1h45 qui est passée très vite et une belle prestation !

Ci dessous un live de mon morceau préféré du groupe, qui n’a pas été enregistré à Carcassonne mais à Edimbourg en 2015…

Enjoy !

Je laisse la liesse…

Fini le mondial de foot !

C’est l’occasion de s’interroger sur ce phénomène de liesse , de partage , d’hystérie collective autour de l’évènement, du patriotisme, de la fierté d’être français…

Personnellement, je suis complètement à côté de ça, totalement hermétique à ces sentiments là. Je ne m’intéresse absolument pas au foot ni aux autres sports collectifs d’ailleurs, certainement un manque d’initiation quand j’étais enfant. C’est souvent le père , puis l’école qui transmettent cet engouement pour le foot.

Mais même sans cela, il est évident qu’il y a dans les rues des personnes qui ne sont pas particulièrement fan de foot ou de sport, mais qui se sentent en phase avec ceux qui le sont ou simplement avec ce sentiment de fierté d’avoir gagné une compétition mondiale, d’être de la même nationalité que l’équipe la plus forte dans le monde entier !  D’ailleurs c’est drôle mais on n’entend pas les racistes de tout poil quand l’équipe de France gagne le mondial, pourtant il y a du black, du marron…

De mon côté rien n’y fait, j’aimerais je crois sincèrement faire partie de la norme ou de la majorité et sortir mon petit drapeau français et encourager l’esprit de réussite et aller dans la rue, mais je n’y arrive pas…je m’en tamponne totalement. Je ne suis pas patriote pour 2 sous…je me méfie du patriotisme…en temps de guerre oui, il le faut, en temps de paix, du patriotisme on passe vite au nationalisme et du nationalisme…

Et pour être honnête, on rappelle dans les médias qu’un tel rassemblement de français ne se voit qu’après les attentats ou après avoir gagné la coupe de monde de football. Après les attentats, c’est peut-être un besoin de rassembler, après la victoire des bleus, plus une envie, je ne sais pas. C’est bizarre de voir rassemblés et comparés ces 2 évènements.

Ce que je sais, c’est qu’un mois après le grand rassemblement post attentats ou un mois après le grand rassemblement pour fêter la victoire des bleus, il ne va pas rester grand chose de cette liesse collective. Et puis, j’aimerais vraiment que les français se rassemblent pour des choses qui en valent vraiment  la peine. Certes, se serrer les coudes et rendre un hommage aux victimes des attentats  est louable , de même que faire la fête pour célébrer l’équipe nationale du sport le plus populaire au monde, certes, mais n’y aurait-il pas mieux à faire d’un point de vue des masses populaires ?

Bref, le mondial est fini, c’est les vacances…repos et tant mieux !

Une part de ciel de Claudie GALLAY – 2013 – Poche

Ce n’est pas les ans qui font l’habitude. C’est le renoncement.

Carole est une citadine qui vit seule, ses filles sont temporairement à l’étranger. A l’approche de Noël, elle  prend le train et rejoint le Val, le village perdu de son enfance, dans les Alpes, au pied des pistes de ski.  En effet, Curtil, son père a envoyé une boule à neige, signal habituel qui marque son retour temporaire dans sa famille . Carole va retrouver Gaby, sa soeur  et Philippe, son frère, renouer avec les lieux et les personnes qui ont peuplé sa jeunesse et les habitants du Val…

Troisième roman lu de Claudie Gallay depuis le début de l’année et encore une fois j’ai adoré ! Bon, quelques longueurs car il fait plus de 600 pages, il ne faut pas se presser pour lire Une part de Ciel. L’intrigue se tisse petit à petit, un peu comme une perfusion au goutte à goutte qui finit par irriguer tous les sens du lecteur.

Déjà la description du lieu, le Val, et de son environnement est parfaitement maîtrisée. Le village de montagne… J’ai pensé un peu aux 3 Gueules dans le livre de Cécile Coulon, sauf que du coup à côté du Val, les 3 gueules font  un peu Disney Land comme description. La terre est très importante dans ce roman, elle donne l’atmosphère générale du livre.

Et puis, comme souvent chez Claudie Gallay, des personnages qui au départ n’ont rien de spécial, rien pour plaire ou accrocher le lecteur , mais qui peu à peu se révèlent et deviennent touchants, faibles et forts à la fois. Peut-être qu’on leur ressemble et c’est  ce qui nous touche.

J’ai toujours froid quand je reviens au Val. Un instant j’ai ressenti l’envie terrible de rester dans le train. Je suis née ici, d’un ventre et de ce lieu. Une naissance par le siège et sans pousser un cri. Ma mère a enterré mon cordon de vie dans la forêt. Elle m’a condamnée à ça, imiter ce que je sais faire, revenir toujours au même lieu et le fuir dès que je le retrouve.

 Mais quel est le thème du livre me direz-vous ? Une part de Ciel est un livre sur les silences, les non-dits, les murmures et l’amour caché qu’il peut y avoir dans une famille, une fratrie, celui qui est là mais ne s’exprime pas, sinon dans le reproche ou la méfiance…

Dans toutes les vies il n’est question que de cela, l’amour, le manque, les interdits. Si tout se passe bien, on finit la conscience tranquille. Mais il est rare que tout se passe bien.

On rencontre aussi une galerie de personnages secondaires vraiment bien vus, comme Sam, l’épicier qui va fermer sa boutique…

La plus grande des solitudes, c’est quand plus personne ne vous a connu enfant, que plus personne ne sait votre passé, votre jeunesse. Vous ne pouvez plus parler de vous alors vous vous repliez et vous vous taisez. J’aime infiniment la vie et j’ai aussi affreusement peur de la perdre. Je ne connais personne qui n’a pas peur.

En résumé,  Une part de ciel est un vrai beau roman, dans la lignée des précédents de Claudie Gallay, avec ce style très personnel qui fait sa force.

Une dernière pensée pour terminer.

Et tout être humain il y a un lac, une tristesse liquide que les oignons aident à vider.