Les plumes d’Asphodèle – Les textes !

Nous voici arrivés au 9 juillet 2018, date anniversaire des plumes d’Asphodèle : il y a 7 ans, paraissait le premier épisode de cet atelier d’écriture , animé de main de maître (et de coups de règles en bois aussi bien souvent…) par la Grande Prêtresse  !

Ci dessous, voici les liens vers les textes des participants qui ont joué le jeu, merci à eux.  Si jamais ils ne fonctionnent pas, rendez-vous sur leur blog pour voir leur inspiration avec les mots récoltés , qui pour mémoire étaient: Aquarelle, Voyelle, Mirabelle, Maternelle, Stèle, Eternel, Bretelles, Ribambelle, Infidèle, Dentelle, Cannelle, Passerelle, Balancelle et Ritournelle.

Par ordre d’arrivée, ont célébré l’anniversaire des plumes d’Asphodèle , en espérant que tous les liens marchent:

 

Et voici mon texte…va falloir être indulgents, je n’arrive plus à écrire comme avant…par contre je vous rassure , c’est toujours aussi déprimant 😀

Pendant longtemps je me suis couché,  pas de bonne heure mais à celle où les  nouveaux amants n’en finissent plus de s’unir sous leurs draps de satin, jouisseurs infidèles devant l’éternel, fossoyeurs de dessous en dentelles.

Non, chez moi  ce sont toujours les draps en flanelle qui peinent à compenser la froideur de stèle de ma couche.

Vous vous dites, allez encore la sempiternelle ritournelle sur la solitude, le chagrin d’amour, le refoulement paternel ou  l’envie de meurtre maternel !

Vous faites fausse route : j’ai simplement compris que l’acte d’amour n’était qu’un mouvement de balancelle et que voyou ou voyelle, peu importait au final, le genre et le nombre des partenaires.

Ribambelle d’aventures ou amour d’une vie ? Quelle importance…no way !

Si l’amour était un tableau, il faudrait  qu’en le regardant, on sente le doux parfum de la cannelle ou le subtil nectar des mirabelles, sortes de passerelle entre le peintre et le spectateur.

Mais l’amour n’est que très rarement une aquarelle…le plus souvent il devient une toile qui se remplit d’araignées…

 

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Gazette du blog du second trimestre 2018 – Spécial 7 ans.

Hello les amies ! Je suis reviendu de vacances…bouhhhhhh !

Oui mais réjouissez-vous, non seulement je suis là mais en plus vous aurez sûrement droit à mes photos de vacances en Corse…vi vi vi  enfin peut-être, c’est chiant comme article à faire ça !

Et aujourd’hui nous sommes le 5 juillet 2018, et cela fait 7 ans que le blog de Mind The Gap existe ! C’est assez improbable en y réfléchissant, je ne sais pas pour encore combien de temps, tout comme vous j’imagine, mais ça continue pour le moment…youpi !

Et coïncidence, aujourd’hui c’est le 400 ième article publié sur cette plate forme…ce qui fait exactement 798 articles publié en comptant le début du blog sur Overblog. Et comme wordpress me dit qu’en moyenne mes articles font 486 mots, on peut évaluer à 384636, le nombre de mots écrits sur le blog !

Un roman de 300 pages fait 75000 mots en moyenne, un de 200 pages fait 50000 mots. J’ai donc écrit l’équivalent de 5 à 8 romans !! Enfin en volume, car le roman de ce blog , c’est pas du Proust…ou alors il faut enlever le S :D.

Bref, merci à vous de continuer à me lire et à me supporter, certaines d’entre vous sont là depuis le début, elles se reconnaîtront, les autres sont arrivées ensuite…

Ce trimestre, pas de requêtes marrantes tapées sur les moteurs de recherche ni de pays étrange d’origine étrange à vous indiquer.

Et comme on est à la fin du second trimestre 2018, c’est le moment de vous donner le classement des top commentatrices du trimestre. Je rappelle qu’il est basé non pas sur les seuls commentaires du trimestre écoulé, mais sur les 1000 derniers commentaires ! WP fonctionne comme ça…alors patience pour arriver à y entrer, c’est comme un cercle VIP, ça se mérite… 😀 😀

Je vous sens curieux de savoir non ? N’oubliez pas que « la curiosité est ce qui délimite le monde des vivants et des morts ».

Nous quitte (provisoirement j’espère)  ce trimestre, Estelle Calim…qui est partie rejoindre son lit tout habillée, elle est un peu à cran en ce moment…

Les 6 commentatrices (qui assurent 53 % des commentaires quand même…) sont:

Sixième : Syl qui revient dans le palmarès, motivée par la chaleur de l’été il faut croire et qui, comme vous allez le voir, est habile du popotin…d’ailleurs vous devriez essayer de l’imiter…et publier vos vidéos sur vos blogs… 😀

Cinquième : Sharon qui gagne une place et s’établit plus durablement dans ce classement. Du coup elle avance fièrement vers son destin…motivée et sobre !

Quatrième : Valérie qui elle aussi gagne une place et semble heureuse dans ce palmarès…elle bulle avec une certaine nonchalance qui lui va bien…

Troisème : Lydia, qui elle abandonne une place et du coup se contente de saluer ses fans…en toute simplicité  !

Seconde : Soène qui est maintenant la Poulidore du classement des commentatrices (comme moi je suis le Poulidor des entretiens de recrutement) et prend ses aises tout en voyant la vie en rose, comme le montre sa tenue…

Première : Emilie Berd, pour le 158 ième trimestre consécutif…un peu comme à l’époque du top 50 quand « Viens boire un p’tit coup à la maison » était numéro 1 pendant des mois et des mois dans les années 80 . Et comme la chaleur a mis du mal à venir, elle s’est un peu rhabillée (hélas) et a rangé son hula hop…mais visiblement ses entraînements ont payé, regardez moi ce galbe fessier… vivement le retour de la canicule  😀

Et voilà, une nouvelle fois, merci à vous et rendez-vous dans 3 mois !

Blog en pause vacances !

Enfin ça y est, les vacances se profilent !  Et samedi La Douce et Moi partons en Corse…youhou ! C’est le retour après 3 longues années et cette fois-ci ce sera le Cap Corse !

Et donc, le bar sera fermé pendant quelques jours.

Je vous donne rendez-vous le 5 juillet pour le prochain article du blog de Mind The Gap et d’ici là, je vous embrasse, prenez soin de vous…

 

Christine and the queens, le retour !

Voilà, elle aussi s’est coupé les cheveux, comme Agnès Obel et Katy Perry, quelle misère !! Mais elle est de retour avec son second album en prévision.

Désormais, c’est Chris tout court (comme les cheveux) plus que Christine And The Queens.

Voici le premier extrait qui s’intitule » Damn, dis-moi« . On retrouve les titres mystérieux et les textes un peu occultes , le côté électro, mais ce nouveau morceau est plus dansant, plus années 80 enfin je trouve.

J’aime plutôt mais j’attends la suite pour voir si le retour de Christine est un retour gagnant, ou pas. A priori, les fans sont là, les places pour la tournée se vendent bien !

Les déraisons d’ Odile d’ OULTREMONT – 2018 – Editions de l’Observatoire – 0.08€ la page

À l’état pur, la déraison maintient en équilibre sur un fil invisible. Mieux, elle devient une arme d’une puissance inouïe

Adrien est un employé anonyme d’une société qui distribue de l’eau. Il est quasi invisible et prisonnier d’une routine quotidienne. Louise elle, est fantasque, un peu déjantée, artiste, du genre à appeler ses chiens  » LE CHAT » et à parler en changeant de rimes chaque jour. Les deux vont se rencontrer et vivre en couple, selon un équilibre improbable. Et puis, quasiment jour pour jour, Adrien est mis au placard (dans tous les sens du terme) par son employeur, et Louise apprend qu’elle est atteinte d’un cancer aux poumons. L’équilibre vacille…

Dis comme cela, ce premier roman d’ Odile d’ Oultremont pourrait faire penser aux premiers livres de Marc Levy. En fait, après avoir lu  » Les déraisons » , c’est à Foenkinos que je pense et encore plus au génial  » En attendant Bojanglès ».

Certes, ce genre de livre à déjà été écrit plein de fois, mais voilà, j’ai beaucoup aimé cette fraîcheur et cette prose, qui constitue une ode à ceux et celles qui ne sont pas dans la norme, qui ne filent pas droit comme la société voudrait qu’ils filent. C’est rythmé, bien écrit, jubilatoire.

Odile d’ Oultremont alterne les passages drôles avec ceux qui nouent l’estomac, et au final c’est une belle et grande histoire d’amour qu’elle invente à travers Adrien et Louise, qui crèvent l’écran enfin les pages du roman.

Il y a également de belles pensées sur la vie, la nature humaine , le temps qui passe…la mort, la vie…et les quelques personnages secondaires qui peuplent cette histoire sont bien trouvés.

Il avait le vertige. il se vit perché, avec elle, au sommet d’un sommet, au bord de la première vue du monde qui n’est rien d’autre que le dernière et, alors, en une preuve d’amour absolu, lui offrir de la laisser s’en aller, seule face à l’immensité, de la rendre à son état premier, la solitude. Et de lui signifier ainsi sa confiance infinie.

Alors au final, étant donné que depuis la rentrée 2017 je rame en lecture et que j’ai du mal à me concentrer et à me vider la tête en lisant, je déclare Les déraisons un coup de coeur littéraire  !

En plus ce livre est parfait pour se détendre et s’émouvoir, parfait pour l’été, à condition de ne pas attendre de lire le roman du siècle !

La play lieux

Ayant peu de temps pour publier en ce moment, je poursuis ma série de mini questionnaire façon play list.  Aujourd’hui ce sera les pays ou disons les lieux. Emilie m’avais parlé des mots, mais c’est moins évident à faire un questionnaire autour de mots, je verrai bien la prochaine fois.

En attendant, voici les questions du jour autour des endroits…

Là tout de suite, vous pouvez vous télé-transporter quelque part, pour une semaine de vacances sans personne et sans aucune contrainte, vous allez où ?

Quelque part au Royaume Uni, je ne saurais citer exactement un endroit, mais ce serait un bout du monde, pourquoi pas le Donegal en Irlande…que je ne connais pas encore…

Un endroit pour résider une fois que vous aurez arrêté toute activité professionnelle ?

Ben je dirais la Bretagne, même si c’est peut-être pas compatible avec les rhumatismes…

Le pays qui fait rêver tout le monde mais pas vous ?

Les Etats Unis…ça a l’air beau, somptueux même, mais je n’ai aucune envie d’y aller, tout ce qui américain me fait fuir je crois…et idem pour Moscou et la Russie d’ailleurs, je suis pour la paix moi madame, la preuve…

Un voyage à offrir à quelqu’un que vous n’aimez pas?

Dans un  pays très chaud…genre un désert, ou en Colombie. En plus je prendrai Air France comme compagnie aérienne , histoire de mettre toutes les chances de mon côté pour que ça foire avant même d’être arrivé à destination

L’endroit pour aller roucouler quand  on tombe amoureux ?

Ben, tous les endroits sont beaux quand on est amoureux…alors, je dirais Venise, ou le lac de Come par exemple.

Un coup de coeur en France?

Ultra difficile…toute la Corse disons, sinon Saint Jean de Luz-Ciboure et le Labourd, Le pays du Mont Blanc, Collioure et toute la Bretagne…bon ok ça fait pas un coup de coeur unique  mais tant pis !

Enfin une capitale européenne  qui vous a déçue ou disons pas emballé plus que ça ?

Peut être Bruxelles…

Les plumes d’Asphodèle – Le Retour – Les mots et les inscrits

Hé bien visiblement, pas mal d’entre vous ont été agréablement surpris de mon idée de refaire une édition des plumes d’Asphodèle, à l’occasion de l’anniversaire de l’atelier d’écriture, qui est le 9 juillet prochain !

Voici donc les 14 participants, par ordre d’arrivée : Mind The Gap, Valentyne, Soène,  Lydia B, Aliénor (une petite nouvelle pour les plumes), Emilie B, Pathcath, Pativore, Antiblues, Martine27, Syl, Célestine, Asphodèle (houla) du coup ça met la pression ça… :D), Adrienne et Laurence.

Et voici le récapitulatif des 14 mots qui devront être placés dans votre texte : Aquarelle, Voyelle, Mirabelle, Maternelle, Stèle, Eternel, Bretelles, Ribambelle, Infidèle, Dentelle, Cannelle, Passerelle, Balancelle, Ritournelle.

Pour faire vos textes, vous pouvez laisser l’un des mots s’il vous embête, pour les adjectifs vous pouvez utiliser le masculin ou le féminin et pour les noms communs, le singulier ou le pluriel. Toutes les formes de texte sont possibles, il n’y a pas de thème ni de lien à avoir avec  les mots, le but est juste de s’amuser et de raconter  ! Pas de nombre de mots minimum ni maximum, mais essayez de ne pas faire trop long…

Et enfin le plus important, vous avez jusqu’au 15  juin minuit pour m’envoyer  votre lien par mail à l’adresse mind.the.gap@orange.fr. Je  mettrai vos liens sur mon propre article qui donc, si vous avez suivi, paraîtra le 9 juillet, comme les vôtres !

C’est parti !! Merci à tous et toutes de votre participation !

Les plumes d’Asphodèle : Le retour !

Surprise ! Non vous n’êtes pas chez Asphodèle , la Grande Prêtresse, mais j’ai eu envie de faire un nouvel épisode des plumes , comme ça pour le fun…et aussi pour l’anniversaire du lancement des plumes, le 9 juillet prochain, cela fera en effet  7 ans que le premier épisode aura été publié.

A l’époque je ne connaissais ni l’atelier, ni Asphodèle et j’avais juste créé mon blog, 4 jours avant…comme quoi, les grands esprits sont fait pour se rencontrer !

Bref, tout ça pour dire que je vous propose un nouvel épisode des plumes, façon Asphodèle, sauf que c’est moi qui gère et donc, comme vous le savez , je ne suis  pas aussi bienveillant , aussi  patient et aussi perfectionniste que la Grande Prêtresse ! Il n’y a pas de thème particulier pour la collecte des mots, mais il faut proposer un mot qui termine en « èle » ou « elle  » ou ‘aile », pour que ça rime avec Asphodèle hé hé  !

Voici les règles , qui correspondent en grande partie aux vraies plumes  !

1) Vous avec jusqu’au 05 juin minuit pour vous inscrire ici, sur cet article, en laissant  dans votre commentaire le mot que vous proposez. Le mien pour lancer le bal sera le mot : Aquarelle. Je m’auto-inscris donc !

2) Le 6 juin dans la journée, je publie un article qui récapitule les participants et les mots collectés.

3) Vous aurez jusqu’au  vendredi 15 juin minuit pour m’envoyer, uniquement par mail, le lien de votre texte, à mon adresse : mind.the.gap@orange.fr. Si vous n’avez pas de blog ou plus de blog et que vous voulez participer, vous pouvez m’envoyer votre texte en format word. Aucun délai supplémentaire, tant pis pour les retardataires, je ferai mon article en suivant pendant  le week-end  ensuite le blog sera en pause et moi en vacances…donc je n’y reviendrai pas.

4) Vous programmez votre article pour le 7 juillet, moi aussi et bien entendu, je mettrai vos liens sur mon propre article…et donc à compter du 7  juillet on découvre les textes !

Voilà, c’est parti, à vous maintenant !

Les rêveurs de Isabelle Carré – 2018 – Grasset – 007€ la page

« Le roman, c’est la clé des chambres interdites de notre maison » Aragon, cité par l’auteur au début du récit.

Dans ce premier roman, Isabelle Carré évoque son enfance, ses parents, son adolescence , ses premières amours, et son parcours vers le théâtre…notamment. C’est le récit d’une famille un peu atypique, un peu déglinguée, un peu trop hors des normes communes dans les années 70.

Notre vie ressemblait à un rêve étrange et flou, parfois joyeux, bordélique toujours, qui ne tarderait pas à s’assombrir, mais bien un rêve, tant la vérité et la réalité en étaient absentes. Là encore, et malgré la sensation apparente de liberté, il fallait jouer au mieux l’histoire, accepter les rôles qu’on nous attribuait, fermer les yeux et croire aux contes.

Les rêveurs part de faits authentiques , autobiographiques, qui sont ensuite racontés de manière romancée, un peu comme un puzzle de vie où il manquerait des pièces que l’auteur fabriquerait pour qu’elles s’imbriquent aux pièces disponibles.

Au final, comme le relève Isabelle Carré, c’est un livre un peu foutraque, qui manque d’unité, mais qui révèle une part de vérité de cette femme sensible et bienveillante. Pas de règlement de compte ici, pas de ruptures brutales, et pourtant il pourrait y avoir de quoi vu le pedigree des parents, si je puis dire…

Et pour un premier roman, c’est une plume toute en finesse et sensibilité, qui ne cherche pas à en mettre plein les yeux ou à émouvoir, mais qui cherche juste à toucher le lecteur en lui disant la vérité, enfin une vérité.

Je me réside où réside, où se cache la blessure secrète où tout homme court se réfugier si l’on attente à son orgueil, quand on le blesse ? Cette blessure – qui devient ainsi le for intérieur- , c’est elle qu’il va gonfler, emplir. Tout homme sait la rejoindre, au point de devenir cette blessure elle-même, une sorte de coeur secret et douloureux.

C’est parfois drôle, parfois décalé, et parsemé de références littéraires qui sont chères à l’auteur.

Ce faisant, on aborde des thèmes encore très actuels, comme la condition des classes, l’homosexualité, les séjours en hôpital psychiatrique et j’en passe. Mais jamais avec pathos, ni violence, de la retenue, de l’émotion, du vrai…

J’ai donc beaucoup aimé Les rêveurs, mais je n’irai pas jusqu’au coup de coeur, car il y a dans les rêveurs un certain désordre qui a un peu nuit à ma lecture à certains moments, mais je suis curieux de voir si après ce premier succès public et critique, Isabelle Carré va poursuivre dans la voie de l’écriture…et de la rencontre de ses lecteurs.

Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n’ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminés, et on ne se revoit jamais comme on se l’était promis…Alors je m’offre une seconde chance, j’écris pour qu’on me rencontre.

La loi de Murphy (2) – En revenant de Nantes…

Ha vraiment Emilie Berd, je ne te remercie pas avec ton article à la noix sur les catastrophes en chaîne que tu as donc nommé la loi de Murphy ! Je viens de tester…C’est pas drôle DU TOUT.

J’ai dû faire un aller retour rapide sur 24 heures à Nantes…pour affaires si je puis dire…après Annecy où je me suis fait refouler , j’ai passé un nouvel entretien d’embauche . Voyage aller et entretien : nickel ! Par contre, le fucking Murphy m’attendais pour le retour.

Alors que l’avion était prêt au décollage, portes fermées et manoeuvre de recul effectuée,  avec 15 minutes d’avance sur l’horaire prévu (vous en déduisez donc que je ne volais pas avec Air France mais avec Easy Jet…avec Air France, quand on arrive en retard déjà on est super content…de pas être resté au sol…), une annonce d’un steward demande s’il y a un médecin dans l’avion (pas un pilote, il y en avait bien un…vous allez voir après) et donc une personne se lève et va rejoindre un passager, probablement en situation de malaise. Et 5 minutes plus tard, une autre annonce du steward nous dit que pour un  problème technique , nous devons revenir au point de départ, c’est à dire parcourir les quelques lettres faits en marche arrière.

Arrivé au point de départ, réouverture de la porte avant, remise en place de la passerelle et le passager malade va prendre l’air. Et là je me dis c’est drôle comme formulation « problème technique » pour un malaise de passager…mais bon pourquoi pas, les anglais sont bizarres (l’équipe en cabine était 100% française…).

Et encore 5 minutes plus tard, le steward refait une annonce pour dire que d’ici quelques minutes, le co-pilote va faire une annonce pour avoir des éclaircissements. Entre temps, les pompiers sont montés à bord, le passager a été déplacé au premier rang , il semble aller bien.

Annonce du co-pilote, anglais, mais dans un français impeccable : il y a eu un souci lors du tractage de l’avion, une mauvaise manoeuvre de l’engin de tractage pour la marche arrière à touché le train avant de l’appareil. Il faut donc faire venir des techniciens pour vérifications et attendre de voir de qu’il en est. On n’a rien remarqué, s’il y a eu un choc lors de la manoeuvre , il a dû être minime.

10 minutes plus tard, on nous annonce que les ingénieurs Airbus qui étaient rentrés chez eux pour déjeuner sont sur le chemin et encore 10 minutes plus tard, la commandant, le copilote les ont rejoint sur le pour l’inspection en règle du train avant de l’ A 319.

Enfin, plus tard, le co-pilote nous dit qu’on va pouvoir partir, que tout est ok, qu’il faut juste de temps de faire les papiers. Ouf, entre temps, les pompiers sont partis et le passager va bien. Allez  on ferme et on envoie les gaz, descente rapide sur Toulouse à la fin du vol et on arrive avec 1h30 dans la vue. Mais bravo à tous les membres de l’équipe à bord, hyper professionnels, calmes, communiquant et bienveillants avec les passagers, qui eux aussi sont restés zen au final.

J’arrive à Toulouse à Blagnac, il fait assez beau, petit vent d’autant , pas trop chaud…et je me dis allez dans une heure je récupère la voiture au terminus du tram et donc en gros dans 2 heures je suis à la maison…youpi !

Mais non, c’était sans compter sans ce fucking Murphy boy ! Arrivé au péage, alerte rouge de la voiture  : arrêtez vous immédiatement, surchauffe moteur et en effet l’aiguille est au rouge. Je me gare juste après pris le ticket de péage, comme je peux, et la température descend, je repars, mais 5 km plus tard, pareil…sauf que je suis sur l’autoroute  ! Je ralentis et voie le panneau de la prochaine aire à 5 km, je tente le coup et j’y arrive, je coupe le moteur, j’ouvre le capot, une bonne odeur de grillé embaume l’air ambiant. Je vais acheter un bidon de liquide de refroidissement et après 30 minutes, pour faire redescendre la pression, je verse un peu de liquide, il doit en manquer…j’ai versé tout le bidon, il n’y avait plus une goutte dans la voiture et en versant , je me rends compte que ça fuit autant que dans nos centrales nucléaires.

J’ai mon garagiste au téléphone, il me dit que je ne peux plus rouler, une pièce à lâché et donc appel d’un dépanneur pour remorquage, chargement de la voiture, départ en camion, arrêt pour un second remorquage, et j’arrive au garage du dépanneur . Entre temps tractations et explications avec l’assistance de l’assurance et la douce qui a les infos de l’assurance .

Au final, la voiture est toujours là-bas, à 70 km de chez moi et je suis rentré en taxi . Bon l’assurance va me rembourser le remorquage sur autoroute (124 euros) et a payé le taxi. Il n’y aura que la réparation à ma charge.

Je suis rentré avec un taxi sympa, qui a pour particularité de ne bosser que le soir ou la nuit et d’avoir passé 20 ans dans les commandos de la Marine Nationale…il m’a pas raconté sa vie mais on a échangé un peu , 45 minutes c’est long si on  ne  cause pas, un dur le mec, 52 pays en 20 ans et des missions secret défense assez glauques !

Bref rentré à 20h30 au lieu de 15h30.

Alors si vous croisez le fucking Murphy…dites lui que si je croise, je mets les commandos de marine à ses traces. Non mais Ho !!