souvenirs souvenirs

Il fut un temps où Asphodèle animait son atelier des plumes  (atelier d’écriture, rien de graveleux, vous la connaissez…) et il fut ton temps où j’écrivais des petits textes régulièrement…

Souvenirs souvenirs…première diffusion sur Over Blog le 01 mars 2014…il y a 4 ans !

Avertissement au lecteur : Si vous êtes au bord du gouffre, ne lisez pas ce texte. L’auteur décline toute responsabilité et comme c’est dimanche, ne comptez pas sur moi pour appeler les urgences.

Je me suis inspiré de plusieurs chansons dont je cite des morceaux de paroles à travers mes mots à moi

Petite soeur

Pauvre petite sœur démente ! Tu  voudrais partir à l’aventure ?

Où est-il  ce là-bas, ce continent sans rivage, cet océan sans naufrage ? Tu cherches un ailleurs, un lointain chimérique, mais tu oublies qu’il n’y a pas d’ailleurs…tu sais que ta vie, c’est ici !

La  longue distance est un vol :  elle ne fait aucune différence. On  n’abandonne jamais l’asphalte.  Le goudron ne devient jamais  soierie. Même lors du   dernier voyage, le couffin dans le cercueil  sera « made in China ».

Abandonne petite sœur ! On ne recommence pas, on continue seulement. Tu peux toujours  chercher  le dépaysement, rêver d’une  nostalgie heureuse, d’une existence amnésique.

Au mieux, les jours de soleil, l’améthyste aura la couleur  de tes bleus à l’âme.

Accepte ta mélancolie, porte-la comme un fardeau de plumes.

On pète aussi les plombs en partant   à la découverte de l’inconnu. Ta routine est salvatrice, C’est  un puissant antidote   qui soulage ton corps en anesthésiant les neurones qu’il te reste.

Le seul horizon de l’homme  est le rétroviseur de ses blessures et de ses failles. Or tu fais partie des hommes petite soeur. Sache que les miroirs, contrairement à nous, finissent toujours par réfléchir. Inutile de mettre un coup de poing à ton reflet, il ne mérite pas sept ans de malheurs.

Le paradis blanc n’existe  que dans la chanson : le  poète a trop  donné, ses pianos  ont fini par être usés jusqu’à leurs cordes. Les ours polaires crèvent dans l’insouciance générale.

La banquise a fait banqueroute, occise  par les autoroutes.

Vis ton ennui petite soeur , cette  uniformité que tu sais invincible. Tu es seule, comme les autres…

 

Vous trouvez ça triste ? Morbide? Ok j’entends…

Voici un autre pour la route…d’un autre genre disons…

Nasitude.

Devoirs de vacances : vous définirez les contours de l’immortalité selon Aristote et l’enseignement scolastique.

Aristote ??? Harry  s’ tâte !!!

Pour la seconde fois, à 23 ans, Harry a loupé son bac. Pour se consoler, il mate à longueur de journée les jeunes nones fraîchement recrutées lors des offices à la cathédrale. Il espère qu’elles vont un jour se transformer en vampires. Harry se dit avec lassitude et sans trop de  passion qu’il se laisserait volontiers sucer.

Ne soyez pas choqué(e)s, les créatures à cornettes sont des anges et les anges n’ont pas de sexe…mais cela Harry feint de  l’ignorer. Et puis donner son sang ne lui fait pas peur…c’est dans l’oubli de la douleur que l’on peut accéder au repos éternel de l’âme.

Oui mais voilà, la concupiscence est un péché et le péché d’Harry l’a empêché de choper le repech et d’empocher son fichu bac. Je vous le rappelle au cas où la mémoire de votre cerveau vous causerait des trous de lucarne…

Harry tourne en rond, comme tous ceux qui ne rentrent dans aucun cercle.

Moralité : n’est pas Tarzan qui veut,  à trop se tripoter la liane, on finit par se retrouver dans la jungle.

 

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24 réflexions sur “souvenirs souvenirs

  1. Bouh tu vas me faire chouiner en me mettant le logo des Plumes et de toutes ces choses que j(adorais faire ! Mais bon…énorme soupir, quelle fuck//g vie !
    J’adore ton premier texte, le second aussi mais le premier est top , poète que tu es ! ;)♥

    1. Ben oui, d’où le titre  » souvenirs souvenirs, avec forcément un peu de nostalgie. Mais tu sais, même sans tous les malheurs qui te sont tombés dessus, je crois que tu aurais stoppé de toute manière, mais on s’est bien amusés à l’époque !!
      Bisous Bisous !

  2. C’est en participant sur le tard aux « Plumes » (je n’osais pas me lancer) que je vous ai tous découverts. Et rien que pour ça, je dis merci Asphodèle et merci internet !

    J’ai eu la gorge serrée en lisant ton premier texte mais je me suis détendue en lisant le deuxième. Tu nous fais passer par toutes les émotions ! 😉

  3. MTG ou le poète malgré lui 😆😆😆Le premier est magnifique! Tu joues avec les mots, les allitérations… C’est top!
    Le deuxième aussi (Tu l’as posté avec le premier texte pour éviter que l’on ne se pende, non? 😆)
    Bisous

    1. Exactement, en le programmant, jeme suis dis…hiver, temps pourri, dimanche…je ne peux pas ne mettre que le premier quand même, d’autant que je suis en rupture de stock de cordes. Et en plus, vu la fréquentation du blog, je ne peux pas me permettre de perdre ne serait-ce qu’une cliente !!
      Moa poète ? Mais comment je pourrais t’enlever cette idée de la tête ??? 😀

        1. Tu as tout à fait raison Emilie, il est dans le déni total mais c’est un poète, oui Môssieur !!! 😆
          P.S. : je crois savoir pourquoi il ne veut pas l’admettre mais ma discrétion m’empêche de le dire !!! 😆 Tu vois hein Poussin, je ne suis pas aussi pipelette que ça !!! 🙄

  4. estellecalim

    Je vois que tes textes n’étaient pas plus gais que les miens 😂
    Le premier m’a fait penser à ces expatriés rencontrés très loin d’ici (et c’était un de mes rèves de jeunesse de faire comme eux) qui partent avec leurs blessures et ne font que les cacher sous le soleil 😉

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