La seule histoire…

Certaines personnes, avançant en âge, décident de vivre au bord de la mer. Elles contemplent le flux et le reflux des marées, l’écume sur la plage, plus loin les brisants et au delà, et peut-être, au delà de tout cela, perçoivent-elles les vagues océaniques du temps, et trouvent-elles, dans cette immensité suggérée, quelque consolation pour leur propre petite vie et leur mort prochaine.

Ha mais carrément, et si l’on enlève l’avançant en âge et la mort prochaine, c’est totalement  ça l’océan lorsqu’on est triste, mélancolique ou en proie au chagrin. Les poètes ont souvent raconté la vague qui s’échoue aux pieds de l’homme ou de la femme, et qui emporte leurs larmes en refluant. Enfin, je n’y comprends rien en poésie mais je crois que c’est vrai !

Et pourquoi diable est-ce que je parle de ça ?

Hé bien parce qu’en exactement 30 jours j’ai réussi à lire un roman vraiment bien de Julian Barnes, l’un des plus grands auteurs  anglais actuels et qui s’appelle La seule histoire. Je n’arrive toujours pas à lire mais peut-être bien que ça revient à très petite dose.  En l’occurrence, c’était seulement 260 pages mais très denses !

Julian Barnes, c’est celui qui a écrit La fille qui danse, que je vais relire tantôt car je me souviens d’un très grand livre, très fort, sans vraiment me souvenir de cette histoire. Et là, dans La seule histoire, il est question d’une histoire d’ amour hors normes, c’est à dire entre une femme mariée et un étudiant, qui bien entendu va finir mal. Et le narrateur s’interroge sur l’amour, alors qu’il est devenu vieux…mais pas en regardant la mer en permanence, il est bien vivant ce monsieur.

Ce qui revient souvent dans ce récit, c’est qu’en amour, tout est vrai et tout est faux et qu’un premier amour, le véritable amour, détermine souvent une vie pour le reste de temps qui reste à vivre. Que les autres histoires viennent se confronter à La seule histoire.

Mais  c’est vrai que la mer, à condition qu’elle ait des vagues et des ressacs, des chaos iodés, à cette vertu de calmer, peut être pas les chagrins d’amour, mais au moins elle arrive à apaiser. La montagne, ce n’est pas pareil pour moi, elle peut aussi apaiser et rendre plus zen, mais à condition de la parcourir ou de l’escalader. La simple contemplation ne suffit pas, peut-être parce qu’il manque le bruit de l’océan qui se retire et le fracas de la houle.

Bref, j’ai lu un livre, j’arriverai peut être à une petite trentaine cette année, mais lus surtout entre janvier et mai 2018. Et je vous conseille de découvrir Julian Barnes si vous ne le connaissez pas encore…

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C’est tout bon ! Ou presque !

Hello les ami(e)s.

Non le blog ne recommence pas pour le moment, je n’ai pas le temps de m’y pencher et de plus, je ne peux plus m’abriter derrière les livres, je ne lis plus, ça s’est encore aggravé depuis l’été…

Mais sinon ben ça va ici en Haute Savoie ! On est quasi installés, plus aucun carton en vue en bas dans les pièces à vivre !! Et on aime l’endroit où nous sommes, la maison est sympa et le coin aussi, c’est calme et vert avec des villes à 20 minutes et déjà pas mal de truc au village !

Non le seul hic, c’est le soleil qu’on a perdu : on est d’un côté de la Haute Savoie où quand sur d’autres vallées il y a du beau temps, ici il y a du brouillard et du tout couvert tout moche ! Il paraît que c’est à cause du Léman et des petites montagnes de l’autre côté…Emilie ne m’avait pas menti…c’est 4 mois comme ça il paraît, en gros de Toussaint à Pâques…mais après ça va le faire !

Dans le coin, il y a plein de belles choses à faire tout près : les montagnes du Chablais, les Voirons, bien entendu la rive française du Léman et puis Genève, Lausanne en prenant le bateau à Thonon et donc la rive suisse du Léman. On a acheté du bon fromage et on aime le Crépy, un petit vin vraiment local, qui paye pas de mine mais qui est top  et que j’avais déjà découvert quand je squattais chez ma jumelle astrale…

J’ai pris mon nouveau poste , qui est un vrai poste de cadre A, avec plein de choses à faire, organiser, réorganiser, plus l’humain à manager. Bref intéressant et prenant à la fois. Côté ambiance , tout le monde est sympa, mais après, le Haut Savoyard n’est pas monstre déconneur au premier abord…ça rigole pas trop, enfin c’est pas comme dans le Sud !

Je vais bosser avec le TER et ça j’adore…pas de bouchon , pas de souci pour se garer et pour le moment, contrairement à Estelle en Normandie, en un mois, je n’ai à déplorer qu’un train supprimé, tout les autres nickel et à l’heure ! Que ça dure…et d’ici un an, on devrait avoir un train toutes les 30 minutes entre Evian et Annemasse dans le cadre du Léman Express. Bien entendu en tout, il me faut 40 minutes de porte à porte contre 10 minutes quand j’étais en Ariège, mais on a retrouvé la civilisation tout en gardant la campagne …on peut pas tout avoir.

La Douce aménage la maison, qui manque d’espaces dans la cuisine notamment et elle n’a pas encore trouvé de poste pour le moment, mais il y  des annonces ! Du coup, je vais peut-être la pousser à aller faire le Père Noël dans les magasins à Genève, parce que financièrement va falloir passer le cap en attendant d’avoir un poste fixe (en plus elle pourra me ramener des cadeaux de Suisse  en tant que père Noël… :D).

Bref c’est presque tout bon comme disent les gens ici !

Et vous ça va où bien ???

Le départ – suite – blog en pause

Eh bien on y est : demain de prendrai l’ A 66 de Pamiers vers Toulouse, et ce sera un aller sans retour, tout au moins de manière permanente.  Si l’exploitant de cette petite autoroute reliant Toulouse à l’ Ariège le savait, je crois qu’il se pendrait tellement son chiffre d’affaires va baisser ! En effet, on l’a tellement fait ce trajet pour des tas de raisons !

Je pense que je ne réalise pas, trop de choses à faire et à régler ces derniers jours pour arriver à réaliser, enfin j’imagine que c’est ça.

Et donc, je vais mettre le blog en pause pour un moment, je ne sais pas combien de temps. Pendant 2 semaines je ne serai pas chez moi, je vais commencer mon nouveau travail dès lundi, puis après, une fois chez moi, faudra attendre de retrouver l’Internet, s’installer, bosser …

Alors une pause un peu plus longue sur les pauses vacances s’impose me semble-t-il, mais je reviens quand je pourrai, que j’aurai le temps  et que j’aurai envie de m’y remettre, et en attendant il y a Facebook !

D’ici là, prenez soin de vous, je vous embrasse et vous laisse en musique !

Mind The Gap.

Prout Prout la vie de Marcel…

Je ne lis quasiment plus depuis quelques semaines, mais bon j’ai la tête prise par tout autres choses, ça reviendra.

Mais quand même, depuis quelques jours je me suis lancé dans cette sorte de biographie de Proust, présentée comme une analyse critique de l’oeuvre de l’écrivain : A la recherche du temps perdu.

Et je dois dire que c’est super intéressant, je n’ai pas encore fini, j’en arrive à la période où Marcel Proust passait ces étés au grand hôtel à Cabourg. Mais déjà, on peut dire que quand même il a eu une vie méga chiante depuis sa naissance.

Une enfance où déjà il était fragile et asthmatique avec un père aimant mais absent, une mère un peu trop présente et un milieu de haute bourgeoisie. A la suite, une période hyper mondaine où Proust fréquente des salons littéraires à la mode et fréquente le Ritz à Paris…quel ennui.

Et puis, crises d’asthme sévère, mort du Père, puis de la Mère…deuil compliqué.

Côté écriture, ben on se demande comment Proust est devenu cet immense auteur, encore aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands. Au départ, un premier récit passé assez inaperçu, puis des traductions d’un critique d’art anglais , Ruskin, faites essentiellement par maman avec l’aide de Marcel la nuit.

Et puis, ce que je retiens de Proust à la plage, c’est que selon l’auteur, Proust s’est mis à écrire La recherche parce qu’il n’arrivait pas à écrire justement. Impossibilité pour lui de mettre en place un roman, de se lancer dans une fiction. A tel point que selon l’auteur, La recherche est un roman sur l’impossibilité d’écrire, mais dans lequel Proust abolit les frontières entre l’oeuvre et la vie de l’auteur : les deux se mélangent dans cette réinvention des souvenirs de Proust.

En résumé, un super livre pour approcher Proust et j’espère qu’il me donnera envie de le lire, même si je dois dire que vu la longueur des phrases et vu le peu d’intérêt de la vie de l’auteur…mais c’est ainsi que je dois m’y prendre, d’abord approcher le bonhomme avant de le lire !

A suivre et je vous conseille donc Proust à la plage  qui est issu d’ une collection puisqu’il existe aussi un titre consacré à Colette et dans d’autres domaines, à Darwin, Einstein, ou l’homo sapiens !

Départ…

 

Le départ…vaste sujet de réflexion !

Voici ce que j’écrivais, 2 semaines après avoir créé mon blog en 2011.

Je ne sais pas pour vous mais bizarrement je n’aime pas le dernier jour avant les vacances ou même le jour du départ en vacances.

Et pourtant je suis toujours prêt à lever le camp, à voir du pays et à bouger, c’est indispensable à ma vie, je ferais que cela (ou presque)  si je le pouvais. J’ai des souvenirs impérissables  de la Suisse, du Pays Basque, de la Corse,  de la Bretagne, de Londres ou Venise.

Mais voilà, ce matin en me levant, je regardais le petit massif de fleurs des champs dans le jardin et le me disais qu’il allait me manquer. Tous les jours ce massif est différent et j’ai peur de le retrouver mal en point. Pareil, en promenant le chien au bord du petit lac où je vais tous les jours souvent 2 fois par jour, je me disais que cet endroit propice à la réflexion allait me manquer, un peu comme s’il y avait un risque que je ne le retrouve pas de la même manière en rentrant Et pourtant, certains matins quand il pleut à cordes ou qu’il fait bien froid, ce lac me sort un peu par les yeux.

Et puis faire les valises est quelque chose dont j’ai absolument horreur et pourtant ça veut dire préparation du départ mais au fond je crois que c’est le départ en lui même qui me noue un peu l’estomac….

Et là, il va y en avoir un de départ, et pas pour des vacances ni pour 3 mois !

Je crois que je ne réalise pas encore et cela ne m’étonne pas : en caractérologie, je fais partie des personnes qui ont  « retentissement » secondaire. C’est à dire que je ne réagis pas aux choses à chaud mais toujours en décalé. Pour le moment je ne ressens que cette sorte de noeud à l’estomac liée à tout départ, mais je ne suis ni excité, ni énervé, ni particulièrement stressé.

Pourtant, quand je vais prendre l’ A 66 pour la dernière fois, déjà je serai seul dans la voiture et quand je serai arrivé à destination, je ne serai pas chez moi. Au premier sens du terme, puisqu’en tant que boulet 2.0, je vais devoir squatter chez des âmes charitables pendant 2 semaines, le temps d’avoir notre location. Du coup, encore moins évident de bien réaliser ce qui est en train de se passer !

Quand à la zone géographique, je ne la connais que par des vacances et encore, pas tellement cette partie là de la Haute Savoie et le travail, forcément, ce sera la découverte  !

Un départ en aller simple  en somme , rien de plus.  Le massif de fleurs des champs dont je parle dans mon article du début n’est plus là, le chien non plus d’ailleurs. Comme dirait l’autre, » On peut pas mettre 10 ans sur table, comme on abat ses lettres au Scrabble »

 

Il se voyait déjà…

Le vendredi 29 septembre, je regardais C’est Dans l’Air où Charles Aznavour était invité et comme toujours , il était alerte et à priori en forme. Il expliquait qu’il allait remonter sur scène à 94 ans, qu’il aimerait fêter ses 100 ans sur scène . Et 3 jours après il était mort, de sa belle mort comme on dit parfois.

Monter sur scène à 94 ans, avec canne, appareil auditif et prompteur…pourquoi pas, il y a un petit côté ridicule mais d’un autre côté, il y a un combattant qui aime la vie et ne peut pas s’arrêter de faire l’artiste.

Hier, si j’ai bien tout suivi, un hommage national était rendu à Aznavour aux Invalides et ma foi, pourquoi pas , même si je trouve que ça ne colle pas trop au personnage.

Le personnage, je l’ai toujours apprécié. On connaît son histoire, parti de rien, débuts très difficiles, beaucoup de temps et de travail pour rencontrer le succès , un peu le rêve de tout artiste en herbe, sauf que n’est pas Aznavour qui veut. Et puis j’aimais bien chez lui une forme de modernité, de dérision parfois et surtout une grande lucidité sur son métier, lui-même, doublé d’une grande fierté d’être devenu ce qu’il est devenu, fierté qui en agaçait beaucoup.

L’artiste, je le connais peu, je n’ai jamais écouté d’album entier de Charles Aznavour mais de cette catégorie-là d’artiste sacré de l’après guerre, c’est probablement le seul dont je puisse citer au moins 10 morceaux sans problèmes, et même les fredonner. Parce que pour moi, les chansons d’Aznavour touchent à l’universalité, elles peuvent toucher tout le monde, on n’est pas dans le genre d’artiste élitiste ou politique. Et qu’on aime ou pas, il faut reconnaître le talent d’auteur de l’artiste…

Et puis, pour moi sa façon de chanter est fortiche, j’imagine que ses chansons doivent être difficiles à interpréter !

Tout cela pour dire que les chansons de Charles Aznavour resteront car elles font partie de notre propre parcours.

94 ans ! Et même pas le temps de faire son pot de départ lui !

Pourvu que Calogéro ne chante pas jusqu’à cet âge là…et qu’on se cogne pas un album hommage de reprises par les chanteurs de The Voice !!

Il fallait bien que je choisisse un morceau pour clore cette chronique, pour moi c’est vraiment   » Comme ils disent » LA chanson d’ Aznavour mais je vous propose d’écouter   » Hier encore ».

 

Pot ou pas pot – le retour !

 

Hé bien, vous avez été inspiré(e)s par ma chronique sur les pots de départ, enfin le mien en particulier.

Du coup, voici la suite !

En répondant à vos commentaires, il m’est venu l’idée de demander à l’employeur de commander un petit buffet pour mon départ, histoire qu’il participe et moi aussi. Allez j’avoue que je connaissais déjà la réponse, c’était juste pour jouer les sales gamins.

Mais c’est intéressant de voir la réponse. Le premier argument, tout à fait normal à mon point de vue, c’est qu’ils ne l’ont pas fait pour les autres, et des départs il y en a eu en 9 ans…il ne va plus rester que 20% de ceux qui étaient là quand je suis arrivé en 2009 ! Le second est plus révélateur…cela pourrait créer un précédent. Et là, on voit bien tout le paradoxe du salariat…on ne va pas dépenser pour un salarié qui part puisqu’on ne pourra plus rien tirer de lui. Il faut savoir que l’intérêt du salarié est exactement à l’opposé de celui de la Direction, des propriétaires quand il s’agit d’une entreprise. Et tout le reste n’est que discours et bla bla, les exceptions sont rares !

Alors que faire…vu qu’à la base les pots de départ et moi ça fait deux mais que je ne voulais pas partir comme un sauvage non plus (bien que je le sois et le revendique haut et fort ! )?

Hé bien j’ai proposé qu’on aille manger dans un restau sympa un jour à midi avant que je parte et comme je ne peux pas inviter tout le monde, car même en Ariège les restau sympas avec un apéro, on ne mange pas pour douze euros !   Ceux qui viendront participeront et comme ça leur évitera de faire un cadeau parce que ça aussi c’est chiant dans les pots de départ. Et j’ai invité tous mes collègues de travail, hormis la Direction et les propriétaires si je  puis le dire ainsi dans la Fonction Publique.

Cela aussi, c’est comme les pots de départ organisés et payés par les employeurs publics : ça ne se fait pas ! Tant pis, c’est fait et comme ça nous serons entre fifres et sous-fifres !

Mais…maintenant que j’y pense…dans mon nouveau travail en Haute Savoie…ils pourraient me faire un pot de bienvenue non  ?? Vous en pensez quoi ?? 😀

 

 

Rien où poser sa tête de Françoise Frenkel – 1945 – Récit / Témoignage

Françoise Frenkel est une jeune femme juive polonaise qui a étudié les lettres françaises à La Sorbonne et a fondé à Berlin en 1921 la première librairie consacrée aux oeuvres françaises. Avec l’arrivée d’ Hitler au pouvoir en 1933, et la mise en place des persécutions antisémites, elle sera contrainte de fermer sa librairie et de se réfugier à Paris en 1939. Puis de quitter Paris lors de l’exode vers la zone libre, puis de se cacher en zone libre pour échapper aux rafles et à la déportation qui attend les réfugiés juifs en France pendant la collaboration. D’ Avignon à Nice où elle restera longtemps, en passant par Grenoble et la Haute Savoie, Françoise Frankel arrivera en 1943 à passer en Suisse d’où elle écrira Rien ou poser sa tête, qui sera publié en 1945. Cette même année, Françoise Frankel reviendra à Nice pour vivre en France et on n’aura  alors plus de nouvelles d’elle.

Rien où poser sa tête est un récit sobre et descriptif de ce qu’a pu être la vie des juifs pendant la guerre et en particulier en France pendant le régime de Vichy. L’auteur se contente de raconter son quotidien sans aucun pathos ni aucune haine, comme s’il était indispensable de laisser un témoignage de cette réalité. Elle ne parle que d’elle même et des personnes qu’elle a croisées dans son périple , qui l’ont cachée , aidée, emprisonnée, jugée, relâchée. A chaque fois, Françoise Frenkel esquisse un portrait d’hommes et de femmes , sans les juger ni les encenser, qui ont croisé sa route.

J’ai beaucoup aimé cette lecture qui se dévore comme un roman et qui permet de garder en mémoire cette période noire de l’histoire européenne et française, probablement la pire de toutes. Si l’on connaît plus ou moins cette période de l’histoire, rien où poser sa tête a le mérite de sortir des théories pour témoigner sur la réalité des privations de la population en général et de la traque des juifs dans le but de les déporter à des fins d’extermination.

C’est un livre qui en apparence ne fait pas grand bruit, qui ne cherche pas à en mettre plein la vue au lecteur, qui n’est même pas triste ni plombant, et qui devrait être proposé au collège ou au lycée pour sortir des manuels d’histoire.

C’est le parcours d’une fugitive , le récit d’une solitude noire entrecoupée de quelques lueurs.

J’ai été frappé par l’analogie entre la situation des réfugiés juifs de l’époque et  celle des migrants d’aujourd’hui. A la différence  qu’ heureusement, lorsqu’ils sont arrêtés et internés dans des camps , ils ne finissent pas dans la chambre à gaz. Mais on retrouve tellement de points communs, les passeurs étaient déjà en place et organisés et la population déjà divisée entre aider ou se conformer aux règles…

En résumé, Rien où poser sa tête fut pour moi une belle découverte, trouvée dans la librairie et achetée au feeling.

Pot ou pas pot ??

Il est des moments où il convient de se poser des questions existentielles: après 9 ans passés dans mon travail actuel, est-ce que je fais un pot de départ ou non ?

Oui, je sais, normalement on ne se pose pas la question, on le fait, tout le monde fait ça. Mais voilà, je n’aime pas les pots de départs, je ne garde aucun souvenir de ceux qui ont eu lieu avant mon propre départ et la tradition…je m’assois un peu dessus à l’occasion.

Le souci c’est que le pot de départ s’adresse à tous dans l’entreprise ou la collectivité dans laquelle on travaille, au moins au niveau de son service pour les grosses structures. Ben oui on ne peut pas sélectionner ses collègues et surtout, on ne peut pas dire aux chefs, à la Direction, au PDG…heu c’est sans vous merci. Bien entendu on peut faire quelque chose hors travail, chez soi et là on n’invite que qui on veut, mais ce n’est plus du tout un pot de départ.

Mais au delà de ça, que célèbre t-on lors d’un pot de départ ? Un succès bien évidemment, on part pour du mieux, parce qu’on a réussi à se faire embaucher ailleurs, à aller dans une région qui nous plaît, à progresser ou je ne sais quoi d’autre. Mais un départ, c’est aussi quelque part un échec…si tout allait bien et qu’on s’épanouissait, pourquoi partir et aller voir ailleurs ? Si l’on est un tant soit peu honnête et qu’on regarde les vraies raisons d’un départ professionnel , on se rend compte qu’à la base il y  a souvent un échec ou quelque chose de négatif, que le seul le départ peut transformer en positif.

Et puis, c’est idiot, mais moi j’aimerais bien que l’employeur assume financièrement le pot de départ, je veux dire qu’il paye l’apéro, le buffet…hors chez nous je ne l’ai jamais vu ! Ceci dit, je pourrais les avoir au chantage émotionnel …

Bref, je ne sais pas ce que je vais faire ou pas faire…mais j’y songe ! Mon dernier pot de départ était très bien, très sympa, touchant même…mais je n’ai plus le moindre lien avec aucun des participants, sauf une personne mais qui est une amie et l’était déjà il y a 10 ans…

Cela ferait un bon sujet pour le bac de philo non ? Plutôt que d’emmerder les lycéens avec Platon??

Les 3 premiers…

Je me désintéresse de plus en plus de la rentrée littéraire et cette année encore plus que d’habitude, vu mes difficultés à lire.

Mais j’aime bien jeter un oeil aux meilleures ventes de livres grands formats de la rentrée littéraire, histoire de voir si les têtes d’affiche sont toujours les mêmes…

Il y a 2 classements de référence, celui d’ EDITSTAT qui fonctionne sur l’ensemble des réseaux de vente de livres (librairies, chaînes, grandes surfaces), et celui de DATALIB qui lui ne concerne que les libraires indépendantes. ! Cela peut être intéressant de voir les différences entre les 2…

Et voici donc les 5 meilleures ventes de la rentrée littéraire, selon ces 2 classements.

Pour DATALIB, au 17 septembre, date à laquelle j’écris cet article:

  1. Jérôme Ferrari
  2. Amélie Nothomb
  3. Maélîs de Kérandal
  4. Pauline Delatroy Allart
  5. Adeline Dieudonné

Pour EDITSTAT, derniers chiffres arrêtés au 10  septembre:

  1. Amélie Nothomb
  2. Jerôme Ferrari.
  3. Maélîs de Kérandal
  4. Jussi Adler-Olsen
  5. Yasmina Khadra

Donc, concernant les 3 premiers qui sont largement en tête des ventes, que l’on soit client fidèle d’une librairie indépendante ou que l’on achète ses livres dans tous les points de vente, le résultat est le même.  Il s’agit de trois auteurs phare, très populaires et on voit que le succès d’Amélie Nothomb ne s’émousse pas puisqu’elle est numéro 1 des ventes malgré son volume métronomique de publication : un nouveau roman à chaque rentrée littéraire. Il semble que le roman d’ Adeline Dieudonné ( La vraie vie), qui est un premier roman, émerge de la masse publiée.  Yasmina Khadra est également habituée des podiums de ventes. Je ne connais pas les autres auteurs .