Christine and the queens, le retour !

Voilà, elle aussi s’est coupé les cheveux, comme Agnès Obel et Katy Perry, quelle misère !! Mais elle est de retour avec son second album en prévision.

Désormais, c’est Chris tout court (comme les cheveux) plus que Christine And The Queens.

Voici le premier extrait qui s’intitule » Damn, dis-moi« . On retrouve les titres mystérieux et les textes un peu occultes , le côté électro, mais ce nouveau morceau est plus dansant, plus années 80 enfin je trouve.

J’aime plutôt mais j’attends la suite pour voir si le retour de Christine est un retour gagnant, ou pas. A priori, les fans sont là, les places pour la tournée se vendent bien !

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Les déraisons d’ Odile d’ OULTREMONT – 2018 – Editions de l’Observatoire – 0.08€ la page

À l’état pur, la déraison maintient en équilibre sur un fil invisible. Mieux, elle devient une arme d’une puissance inouïe

Adrien est un employé anonyme d’une société qui distribue de l’eau. Il est quasi invisible et prisonnier d’une routine quotidienne. Louise elle, est fantasque, un peu déjantée, artiste, du genre à appeler ses chiens  » LE CHAT » et à parler en changeant de rimes chaque jour. Les deux vont se rencontrer et vivre en couple, selon un équilibre improbable. Et puis, quasiment jour pour jour, Adrien est mis au placard (dans tous les sens du terme) par son employeur, et Louise apprend qu’elle est atteinte d’un cancer aux poumons. L’équilibre vacille…

Dis comme cela, ce premier roman d’ Odile d’ Oultremont pourrait faire penser aux premiers livres de Marc Levy. En fait, après avoir lu  » Les déraisons » , c’est à Foenkinos que je pense et encore plus au génial  » En attendant Bojanglès ».

Certes, ce genre de livre à déjà été écrit plein de fois, mais voilà, j’ai beaucoup aimé cette fraîcheur et cette prose, qui constitue une ode à ceux et celles qui ne sont pas dans la norme, qui ne filent pas droit comme la société voudrait qu’ils filent. C’est rythmé, bien écrit, jubilatoire.

Odile d’ Oultremont alterne les passages drôles avec ceux qui nouent l’estomac, et au final c’est une belle et grande histoire d’amour qu’elle invente à travers Adrien et Louise, qui crèvent l’écran enfin les pages du roman.

Il y a également de belles pensées sur la vie, la nature humaine , le temps qui passe…la mort, la vie…et les quelques personnages secondaires qui peuplent cette histoire sont bien trouvés.

Il avait le vertige. il se vit perché, avec elle, au sommet d’un sommet, au bord de la première vue du monde qui n’est rien d’autre que le dernière et, alors, en une preuve d’amour absolu, lui offrir de la laisser s’en aller, seule face à l’immensité, de la rendre à son état premier, la solitude. Et de lui signifier ainsi sa confiance infinie.

Alors au final, étant donné que depuis la rentrée 2017 je rame en lecture et que j’ai du mal à me concentrer et à me vider la tête en lisant, je déclare Les déraisons un coup de coeur littéraire  !

En plus ce livre est parfait pour se détendre et s’émouvoir, parfait pour l’été, à condition de ne pas attendre de lire le roman du siècle !

La play lieux

Ayant peu de temps pour publier en ce moment, je poursuis ma série de mini questionnaire façon play list.  Aujourd’hui ce sera les pays ou disons les lieux. Emilie m’avais parlé des mots, mais c’est moins évident à faire un questionnaire autour de mots, je verrai bien la prochaine fois.

En attendant, voici les questions du jour autour des endroits…

Là tout de suite, vous pouvez vous télé-transporter quelque part, pour une semaine de vacances sans personne et sans aucune contrainte, vous allez où ?

Quelque part au Royaume Uni, je ne saurais citer exactement un endroit, mais ce serait un bout du monde, pourquoi pas le Donegal en Irlande…que je ne connais pas encore…

Un endroit pour résider une fois que vous aurez arrêté toute activité professionnelle ?

Ben je dirais la Bretagne, même si c’est peut-être pas compatible avec les rhumatismes…

Le pays qui fait rêver tout le monde mais pas vous ?

Les Etats Unis…ça a l’air beau, somptueux même, mais je n’ai aucune envie d’y aller, tout ce qui américain me fait fuir je crois…et idem pour Moscou et la Russie d’ailleurs, je suis pour la paix moi madame, la preuve…

Un voyage à offrir à quelqu’un que vous n’aimez pas?

Dans un  pays très chaud…genre un désert, ou en Colombie. En plus je prendrai Air France comme compagnie aérienne , histoire de mettre toutes les chances de mon côté pour que ça foire avant même d’être arrivé à destination

L’endroit pour aller roucouler quand  on tombe amoureux ?

Ben, tous les endroits sont beaux quand on est amoureux…alors, je dirais Venise, ou le lac de Come par exemple.

Un coup de coeur en France?

Ultra difficile…toute la Corse disons, sinon Saint Jean de Luz-Ciboure et le Labourd, Le pays du Mont Blanc, Collioure et toute la Bretagne…bon ok ça fait pas un coup de coeur unique  mais tant pis !

Enfin une capitale européenne  qui vous a déçue ou disons pas emballé plus que ça ?

Peut être Bruxelles…

Les plumes d’Asphodèle – Le Retour – Les mots et les inscrits

Hé bien visiblement, pas mal d’entre vous ont été agréablement surpris de mon idée de refaire une édition des plumes d’Asphodèle, à l’occasion de l’anniversaire de l’atelier d’écriture, qui est le 9 juillet prochain !

Voici donc les 14 participants, par ordre d’arrivée : Mind The Gap, Valentyne, Soène,  Lydia B, Aliénor (une petite nouvelle pour les plumes), Emilie B, Pathcath, Pativore, Antiblues, Martine27, Syl, Célestine, Asphodèle (houla) du coup ça met la pression ça… :D), Adrienne et Laurence.

Et voici le récapitulatif des 14 mots qui devront être placés dans votre texte : Aquarelle, Voyelle, Mirabelle, Maternelle, Stèle, Eternel, Bretelles, Ribambelle, Infidèle, Dentelle, Cannelle, Passerelle, Balancelle, Ritournelle.

Pour faire vos textes, vous pouvez laisser l’un des mots s’il vous embête, pour les adjectifs vous pouvez utiliser le masculin ou le féminin et pour les noms communs, le singulier ou le pluriel. Toutes les formes de texte sont possibles, il n’y a pas de thème ni de lien à avoir avec  les mots, le but est juste de s’amuser et de raconter  ! Pas de nombre de mots minimum ni maximum, mais essayez de ne pas faire trop long…

Et enfin le plus important, vous avez jusqu’au 15  juin minuit pour m’envoyer  votre lien par mail à l’adresse mind.the.gap@orange.fr. Je  mettrai vos liens sur mon propre article qui donc, si vous avez suivi, paraîtra le 9 juillet, comme les vôtres !

C’est parti !! Merci à tous et toutes de votre participation !

Les plumes d’Asphodèle : Le retour !

Surprise ! Non vous n’êtes pas chez Asphodèle , la Grande Prêtresse, mais j’ai eu envie de faire un nouvel épisode des plumes , comme ça pour le fun…et aussi pour l’anniversaire du lancement des plumes, le 9 juillet prochain, cela fera en effet  7 ans que le premier épisode aura été publié.

A l’époque je ne connaissais ni l’atelier, ni Asphodèle et j’avais juste créé mon blog, 4 jours avant…comme quoi, les grands esprits sont fait pour se rencontrer !

Bref, tout ça pour dire que je vous propose un nouvel épisode des plumes, façon Asphodèle, sauf que c’est moi qui gère et donc, comme vous le savez , je ne suis  pas aussi bienveillant , aussi  patient et aussi perfectionniste que la Grande Prêtresse ! Il n’y a pas de thème particulier pour la collecte des mots, mais il faut proposer un mot qui termine en « èle » ou « elle  » ou ‘aile », pour que ça rime avec Asphodèle hé hé  !

Voici les règles , qui correspondent en grande partie aux vraies plumes  !

1) Vous avec jusqu’au 05 juin minuit pour vous inscrire ici, sur cet article, en laissant  dans votre commentaire le mot que vous proposez. Le mien pour lancer le bal sera le mot : Aquarelle. Je m’auto-inscris donc !

2) Le 6 juin dans la journée, je publie un article qui récapitule les participants et les mots collectés.

3) Vous aurez jusqu’au  vendredi 15 juin minuit pour m’envoyer, uniquement par mail, le lien de votre texte, à mon adresse : mind.the.gap@orange.fr. Si vous n’avez pas de blog ou plus de blog et que vous voulez participer, vous pouvez m’envoyer votre texte en format word. Aucun délai supplémentaire, tant pis pour les retardataires, je ferai mon article en suivant pendant  le week-end  ensuite le blog sera en pause et moi en vacances…donc je n’y reviendrai pas.

4) Vous programmez votre article pour le 7 juillet, moi aussi et bien entendu, je mettrai vos liens sur mon propre article…et donc à compter du 7  juillet on découvre les textes !

Voilà, c’est parti, à vous maintenant !

Les rêveurs de Isabelle Carré – 2018 – Grasset – 007€ la page

« Le roman, c’est la clé des chambres interdites de notre maison » Aragon, cité par l’auteur au début du récit.

Dans ce premier roman, Isabelle Carré évoque son enfance, ses parents, son adolescence , ses premières amours, et son parcours vers le théâtre…notamment. C’est le récit d’une famille un peu atypique, un peu déglinguée, un peu trop hors des normes communes dans les années 70.

Notre vie ressemblait à un rêve étrange et flou, parfois joyeux, bordélique toujours, qui ne tarderait pas à s’assombrir, mais bien un rêve, tant la vérité et la réalité en étaient absentes. Là encore, et malgré la sensation apparente de liberté, il fallait jouer au mieux l’histoire, accepter les rôles qu’on nous attribuait, fermer les yeux et croire aux contes.

Les rêveurs part de faits authentiques , autobiographiques, qui sont ensuite racontés de manière romancée, un peu comme un puzzle de vie où il manquerait des pièces que l’auteur fabriquerait pour qu’elles s’imbriquent aux pièces disponibles.

Au final, comme le relève Isabelle Carré, c’est un livre un peu foutraque, qui manque d’unité, mais qui révèle une part de vérité de cette femme sensible et bienveillante. Pas de règlement de compte ici, pas de ruptures brutales, et pourtant il pourrait y avoir de quoi vu le pedigree des parents, si je puis dire…

Et pour un premier roman, c’est une plume toute en finesse et sensibilité, qui ne cherche pas à en mettre plein les yeux ou à émouvoir, mais qui cherche juste à toucher le lecteur en lui disant la vérité, enfin une vérité.

Je me réside où réside, où se cache la blessure secrète où tout homme court se réfugier si l’on attente à son orgueil, quand on le blesse ? Cette blessure – qui devient ainsi le for intérieur- , c’est elle qu’il va gonfler, emplir. Tout homme sait la rejoindre, au point de devenir cette blessure elle-même, une sorte de coeur secret et douloureux.

C’est parfois drôle, parfois décalé, et parsemé de références littéraires qui sont chères à l’auteur.

Ce faisant, on aborde des thèmes encore très actuels, comme la condition des classes, l’homosexualité, les séjours en hôpital psychiatrique et j’en passe. Mais jamais avec pathos, ni violence, de la retenue, de l’émotion, du vrai…

J’ai donc beaucoup aimé Les rêveurs, mais je n’irai pas jusqu’au coup de coeur, car il y a dans les rêveurs un certain désordre qui a un peu nuit à ma lecture à certains moments, mais je suis curieux de voir si après ce premier succès public et critique, Isabelle Carré va poursuivre dans la voie de l’écriture…et de la rencontre de ses lecteurs.

Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n’ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminés, et on ne se revoit jamais comme on se l’était promis…Alors je m’offre une seconde chance, j’écris pour qu’on me rencontre.

La loi de Murphy (2) – En revenant de Nantes…

Ha vraiment Emilie Berd, je ne te remercie pas avec ton article à la noix sur les catastrophes en chaîne que tu as donc nommé la loi de Murphy ! Je viens de tester…C’est pas drôle DU TOUT.

J’ai dû faire un aller retour rapide sur 24 heures à Nantes…pour affaires si je puis dire…après Annecy où je me suis fait refouler , j’ai passé un nouvel entretien d’embauche . Voyage aller et entretien : nickel ! Par contre, le fucking Murphy m’attendais pour le retour.

Alors que l’avion était prêt au décollage, portes fermées et manoeuvre de recul effectuée,  avec 15 minutes d’avance sur l’horaire prévu (vous en déduisez donc que je ne volais pas avec Air France mais avec Easy Jet…avec Air France, quand on arrive en retard déjà on est super content…de pas être resté au sol…), une annonce d’un steward demande s’il y a un médecin dans l’avion (pas un pilote, il y en avait bien un…vous allez voir après) et donc une personne se lève et va rejoindre un passager, probablement en situation de malaise. Et 5 minutes plus tard, une autre annonce du steward nous dit que pour un  problème technique , nous devons revenir au point de départ, c’est à dire parcourir les quelques lettres faits en marche arrière.

Arrivé au point de départ, réouverture de la porte avant, remise en place de la passerelle et le passager malade va prendre l’air. Et là je me dis c’est drôle comme formulation « problème technique » pour un malaise de passager…mais bon pourquoi pas, les anglais sont bizarres (l’équipe en cabine était 100% française…).

Et encore 5 minutes plus tard, le steward refait une annonce pour dire que d’ici quelques minutes, le co-pilote va faire une annonce pour avoir des éclaircissements. Entre temps, les pompiers sont montés à bord, le passager a été déplacé au premier rang , il semble aller bien.

Annonce du co-pilote, anglais, mais dans un français impeccable : il y a eu un souci lors du tractage de l’avion, une mauvaise manoeuvre de l’engin de tractage pour la marche arrière à touché le train avant de l’appareil. Il faut donc faire venir des techniciens pour vérifications et attendre de voir de qu’il en est. On n’a rien remarqué, s’il y a eu un choc lors de la manoeuvre , il a dû être minime.

10 minutes plus tard, on nous annonce que les ingénieurs Airbus qui étaient rentrés chez eux pour déjeuner sont sur le chemin et encore 10 minutes plus tard, la commandant, le copilote les ont rejoint sur le pour l’inspection en règle du train avant de l’ A 319.

Enfin, plus tard, le co-pilote nous dit qu’on va pouvoir partir, que tout est ok, qu’il faut juste de temps de faire les papiers. Ouf, entre temps, les pompiers sont partis et le passager va bien. Allez  on ferme et on envoie les gaz, descente rapide sur Toulouse à la fin du vol et on arrive avec 1h30 dans la vue. Mais bravo à tous les membres de l’équipe à bord, hyper professionnels, calmes, communiquant et bienveillants avec les passagers, qui eux aussi sont restés zen au final.

J’arrive à Toulouse à Blagnac, il fait assez beau, petit vent d’autant , pas trop chaud…et je me dis allez dans une heure je récupère la voiture au terminus du tram et donc en gros dans 2 heures je suis à la maison…youpi !

Mais non, c’était sans compter sans ce fucking Murphy boy ! Arrivé au péage, alerte rouge de la voiture  : arrêtez vous immédiatement, surchauffe moteur et en effet l’aiguille est au rouge. Je me gare juste après pris le ticket de péage, comme je peux, et la température descend, je repars, mais 5 km plus tard, pareil…sauf que je suis sur l’autoroute  ! Je ralentis et voie le panneau de la prochaine aire à 5 km, je tente le coup et j’y arrive, je coupe le moteur, j’ouvre le capot, une bonne odeur de grillé embaume l’air ambiant. Je vais acheter un bidon de liquide de refroidissement et après 30 minutes, pour faire redescendre la pression, je verse un peu de liquide, il doit en manquer…j’ai versé tout le bidon, il n’y avait plus une goutte dans la voiture et en versant , je me rends compte que ça fuit autant que dans nos centrales nucléaires.

J’ai mon garagiste au téléphone, il me dit que je ne peux plus rouler, une pièce à lâché et donc appel d’un dépanneur pour remorquage, chargement de la voiture, départ en camion, arrêt pour un second remorquage, et j’arrive au garage du dépanneur . Entre temps tractations et explications avec l’assistance de l’assurance et la douce qui a les infos de l’assurance .

Au final, la voiture est toujours là-bas, à 70 km de chez moi et je suis rentré en taxi . Bon l’assurance va me rembourser le remorquage sur autoroute (124 euros) et a payé le taxi. Il n’y aura que la réparation à ma charge.

Je suis rentré avec un taxi sympa, qui a pour particularité de ne bosser que le soir ou la nuit et d’avoir passé 20 ans dans les commandos de la Marine Nationale…il m’a pas raconté sa vie mais on a échangé un peu , 45 minutes c’est long si on  ne  cause pas, un dur le mec, 52 pays en 20 ans et des missions secret défense assez glauques !

Bref rentré à 20h30 au lieu de 15h30.

Alors si vous croisez le fucking Murphy…dites lui que si je croise, je mets les commandos de marine à ses traces. Non mais Ho !!

La Trance et moi…

Dans un commentaire sur un précédent article, Valérie (la normande)  me demandait de raconter comment j’en étais arrivé à la Trance, musicalement parlant. Ce que Valérie veut, je l’exécute…alors voici l’histoire. En gros, je dirais pour résumer que c’est sans le savoir que je suis venu à la musique Trance.

Au départ il y a Jean-Michel Jarre, qui a bercé mon enfance ou adolescence et c’est le précurseur français de toute la musique électronique et ses sons se retrouvent aujourd’hui dans de nombreux titres Trance.

Ensuite , il y a les années 80,  les synthétiseurs à outrance et les boites à rythme…c’était mon refuge et ça a bien préparé le terrain.

Arrivent les années 90, il y a la vague Euro Dance avec les tubes qu’on connait, Corona, Haddaway, Culture Beat Cappella… et puis à l’époque via Skyrock (qui ne passait alors pas de Rap du tout…), j’écoute des émissions où l’on diffuse des morceaux en vogue à Ibiza, que je prends pour des morceaux de Dance mais disons plus formatés pour les clubs. Des morceaux 100% instrumentaux…il y a encore des vinyles à l’époque, j’en achète même…j’ai plein de titres en tête, je vous les épargne. Et puis il y eut Children de Robert Miles, qui reste pour moi LE morceau de Dance Music…mixé, remixé, repris, joué 1000 fois au piano et même à la Harpe et à la trompette…

Ici l’original…

 

Dans les années 2000, je me détourne un peu des musiques électroniques, mais cela reste ma came…

Années 2010…j’entends parler d’un DJ d’Amsterdam, l’un des plus connus au monde et qui est le boss de la Trance : Armin Van Buuren. Et petit à petit, je me mets à écouter des morceaux Trance, issus de la maison de disque numéro 1 dans le monde sur cette musique, ARMADA, et ses multiples labels. Et je kiffe à donf…et je découvre que tous les morceaux des années 90 que j’écoutais et adorais , sont en fait tous considérés comme des grands classiques du mouvement Trance. En fait, dès les années 90 j’aimais cette musique, très différente de celle d’aujourd’hui, mais je ne le savais pas…donc je suis allé vers la Trance sans le savoir.

Aujourd’hui, j’en écoute presque tous les jours, c’est le meilleur anti dépresseur 100% naturel que je connaisse. C’est vraiment la musique qui me correspond le plus je crois. Difficile à expliquer, les nappes de Synthé, les accords sombres, une certaine mélancolie , cherchant l’émotion, tout en état joyeux entraînant, avec des rythmes rapides, généralement plus de 2 battements par seconde…

Voilà comment je suis devenu fan de Tance Music. Je ne suis pas un grand connaisseur des origines du mouvement ni de tous les sous-genres, mais je progresse…

Et au hasard, enfin presque, voici un de mes morceaux préférés…très accessible…

 

 

 

Seule Venise de Claudie GALLAY – 2004 – Babel (poche)

Une femme , quittée par son amant à Paris vide son compte en banque et se réfugie à Venise. On est en décembre, et l’héroïne habite dans une petite pension , tenue par Luigi. Elle va croiser un jeune couple de danseurs et un prince Russe âgé , les trois pensionnaires du moment. Et également un libraire énigmatique, amoureux de Venise et des belles lettres…

Ha l’amour…Ha Venise…Ha Claudie Gallay, et enfin un coup de coeur littéraire pour ce court roman

Il y a deux personnages clés dans Seule Venise. Evidemment, il y a la ville, encore plus belle et envoûtante en hiver, quiconque est déjà allé là-vas aura envie d’y retourner sur le champ. Et pour les autres, je parie que vous envie d’aller voir pour voir si vous ressentez les ressentis du lecteur. Et puis, Venise se marie tellement bien avec la solitude et l’abandon, qui sont les états d’âme de l’héroïne lorsqu’elle débarque à la gare de Venise.

Et puis bien entendu, il y a cette femme, dont on sait très peu de choses, qui est banale, ordinaire, qui vit un chagrin d’amour on ne peut plus répandu. Oui mais voilà, sans s’en rendre compte, comme à chaque fois avec Claudie Gallay, on s’attache par petite touche au personnage, on ressent de l’empathie et une sorte de proximité avec elle. Sans parler des personnages secondaires qui sont très réussis, particulièrement ce vieux prince russe, lui même exilé à Venise par amour. Mais aussi Carla, la danseuse…

Elle est jeune, vingt-cinq ans à peine. La peau de ses paupières est fine, bleue à force de transparence, comme les yeux des tous jeunes enfants. Les yeux, c’est la seule chose qui ne grandit pas  chez l’être humain, de la naissance à la mort.

D’ailleurs le sentiment amoureux est omniprésent dans Seule Venise, et là aussi, la ville ne fait que d’exalter ou l’exacerber.

Je m’assoie près de vous. Il est des êtres dont c’est le destin de se croiser. Un jour ils se rencontrent. On est de ceux-là. Je crois qu’on est ensemble, déjà. Qu’on a sa place dans la vie l’un de l’autre. Même s’il ne se passe rien. Même si l’on ne se touche pas. Même si vos mains.

Enfin, au terme de ma lecture, je fais toujours le même constat concernant Claudie Gallay : comment peut-elle arriver avec aussi peu de mots, de phrases complexes à toucher autant le lecteur? Comment arrive-telle à faire du beau avec du rien…c’est un mystère, peut-être celui de l’écrivain, le vrai…je ne sais pas mais ce que je sais c’est que je vais enchaîner avec un autre roman de l’auteur d’ici la fin de l’année, ce sera le troisième et si ça se trouve même pas le dernier…

Il faut que les gens meurent pour comprendre à quel point on les aime.
Il faut cela.
On cesse alors d’attendre d’eux
et les choses deviennent plus faciles.
On attend trop des vivants vous ne croyez pas ?
Je vais peut-être écrire à mes enfants.

Ce qui m’ennuie c’est qu’à l’époque Télérama avait aimé…tout fout le camp…

« Grâce à des phra­ses courtes pour dire la solitude et de lentes déambulations, l’auteure détourne les clichés vénitiens, pour redonner vie aux fantômes de la lagune ».

 

La play-livres.

Il y a quelques jours , j’ai publié un article sur une play-list musicale (ICI), qui a étrangement bien marché et que certains ont même repris sur leur propre blog, comme un tag.

Aujourd’hui, je change de domaine artistique et modifie aussi un peu les questions…quoi que !

Voici la play-livres !

Quel est le dernier livre que vous vous êtes offert ?

Pour moi, c’est le premier roman d’ Isabelle Carré,  » Les rêveurs », j’en parle très bientôt, j’ai beaucoup aimé…

Et le dernier livre que vous avez offert ?

Lettre d’une inconnue de Stephan Zweig…un court texte très très fort!

L’île déserte est de retour, vous pouvez embarquer l’intégrale d’un auteur classique et d’un auteur actuel , qui choisissez-vous?

Houla, pas simple comme question. Pour l’auteur classique, je prendrai Daphné du Maurier, parce qu’elle a beaucoup publié, que j’adore et que c’est de la lecture plaisir, parfait pour l’île déserte. Pour l’auteur actuel, je dirais Sigolène Vinson, pour le rêve et la prise de tête…

Quel livre offrir à une personne que vous n’aimez pas ?

Bah, un gros pavé bien chiant, donc un classique français, allez je me lance, Notre Dame de Paris de Hugo .

Enfin, le livre qui est pour vous l’histoire d’amour la plus forte ?

J’en ai lu des tonnes…très difficile de choisir…allez pour ne pas avoir à le faire je vais dire Le livre de ma mère d’Albert Cohen…une histoire d’amour absolue, celle du fils pour sa mère !

Voilà, si ça vous branche vous pouvez le faire…