Citation de pensées…

Tiens et si nous prenions un peu de temps pour réfléchir à partir de pensées ou d’aphorismes? J’aime beaucoup cette forme d’expression et d’écriture car elle oblige l’auteur à être percutant et sobre à la fois.  C’est ce qu’on oublié les hommes politiques notamment…on en dit parfois bien plus avec une phrase bien sentie qu’avec un long discours.  Certains écrivains aussi l’ont oublié…mais ce n’est pas le sujet du jour !

Alors je vous propose quelques pensées…

 

Il n’a plus assez de musique dans son cœur pour faire danser sa vie (Robert Guédiguian)

L’avenir appartient à ceux qui rêvent trop (Grand corps malade)

Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche (Michel Audiard)

La vie, cette maladie sexuellement transmissible… (Edward Bellamy)

Si l’avortement est un crime , alors la masturbation est un génocide (Anonyme)

Les enfants c’est comme les pets, on supporte surtout les siens (Frédéric Dard)

La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur. (Paul Eluard)

L’homme n’est pas fait pour travailler, la preuve ça le fatigue (Tristan Bernard)

Si la fortune vient en dormant, les emmerdes viennent au réveil (Anonyme)

C’est quand on a vu ta tête que l’on a inventé la cagoule ! (Anonyme)

On a inventé l’alcool pour que les femmes moches puissent baiser (Coluche)

Aussi haut que l’on monte, on finira tous par des cendres (Henri Troyat)

 

Et vous, avez-vous une pensée ou un aphorisme fétiche ?

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Madame, Monsieur…

Il fut un temps, un très long temps où les représentants français au concours de l’Eurovision étaient atroces. Mais si l’ Eurovision de la chanson (Poland , 8 points), on a tous connu ça dans notre enfance, sauf que ça continue…c’est ridicule mais quasi mythique !

Mais depuis 2016 et la présence d’Amir, qui depuis a fait un début de carrière fulgurant, ça va mieux !

Et pour cette année, 2018, c’est Madame Monsieur qui va représenter notre pays. Je suis tombé sur la chanson qui s’intitule « Mercy » et je ne sais pas si ça va fonctionner à l’ Eurovision, mais je suis certain que ça va faire un tube en France, elle est jouée sur pas mal de radios, dont NRJ !!

Et j’aime beaucoup ce morceau, la voix de la chanteuse est cristalline, la musique est de la bonne électro pop et les paroles, sont disons peut-être un peu nunuches mais elles ont le mérite d’être claires, engagées et humanistes !

Du coup j’ai écouté d’autres titres du groupe, il y a en a peu , un seul album sorti en 2016 mais, je crois qu’on en entendra un peu parler !  A suivre !

Mercy : le titre en compétition au prochain concours de l’ Eurovision

Partir, un autre titre de Madame Monsieur (que j’aime aussi beaucoup )

L’amie prodigieuse 4, l’enfant perdue d’Eléna FERRANTE – 2018- Gallimard – 0.04€ la page

Alors que Lila est restée à Naples , au quartier, Lénu est partie avec son amant Nino, laissant son mari et délaissant ses filles. Le temps passant, la relation passionnelle avec Nino s’estompe et après avoir revu Lila, Lénu revient à Naples et s’installe dans les beaux quartiers. Elle écrit de plus en plus et se rapproche à nouveau de son « amie prodigieuse », Lila. Les deux femmes vont tomber enceintes au même moment…à Naples.

Voici un petit pitch de l’histoire de départ de ce tome 4 qui clôt ta tétralogie fabuleuse d’ Eléna Ferranté. J’ai attendu longtemps ce livre, un an et j’ai réussi à l’avoir la veille de sa sortie, mais j’ai connu une quasi panne de lecture avec  » L’enfant perdue« , mais pas à cause du roman !

Cette suite et fin est à la hauteur de l’histoire et de la saga d‘Eléna Ferranté et comme tout admirateur du talent de cette auteur italienne, j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce dernier volet.

J’ai retrouvé la plume sobre et belle de l’auteur et son talent pour restituer toute la psychologie humaine de ses deux héroïnes. On est encore sur l’amour  haineux qui lie ces deux femmes depuis leur naissance et on retrouve le message et la ligne directrice du récit, à savoir la cause féminine, la tolérance en matière d’identité sexuelle.

Sa réflexion sur la culture, l’intelligence, les idées est aussi l’un des points forts du livre!

Pour produire des idées, il n’est pas nécessaire d’être un saint. De toute façon, les vrais intellectuels, il y en a très peu. La plupart des gens cultivés passent leur vie à commenter paresseusement les idées des autres. Leur énergie est principalement consacrée à exercer leur sadisme pour contrer tout rival potentiel.

Les gens déprimés n’écrivent pas de livres. Ceux qui écrivent ce sont les gens heureux, ceux qui voyagent, sont amoureux et ne font que parler, convaincus que les mots, d’une manière ou d’une autre, arrivent toujours à bonne destination.

Oui mais voilà, je dirais quand même que ce dernier volet de l’amie prodigieuse n’est pas le meilleur de la série, peut-être même le moins bon, mais le moins bon de quelque chose de génial donne quelque chose de beau et de grand.

En fait, il y a globalement un petit souci…alors que les trois premiers tomes vont de la naissance à la fin de la trentaine de Lila et Lénu, il n’y qu’un tome pour arriver à plus de 60 ans. Du coup, Eléna Ferranté se recentre sur les deux femmes au détriment des personnages secondaires et du contexte culturel et social de l’ Italie.

Par contre Naples reste omniprésente…

Etre né dans cette ville – écrivis-je même une fois, ne pensant pas à moi mais au pessimisme de Lila – ne sert qu’à une chose : savoir depuis toujours, presque d’instinct, ce qu’aujourd’hui tout le monde commence à soutenir avec mille nuances : le rêve du progrès sans limites est, en réalité, un cauchemar rempli de férocité et de mort.

Et surtout, elle multiplie les rebondissements à un rythme effréné qui font qu’on ne peut pas s’ennuyer , jusqu’à la toute fin, mais qu’on n’a pas le temps non plus de savourer le moment que déjà on est passé à une autre péripétie. Il aurait fallu un cinquième volet mais je pense qu’après 1800 pages, Eléna Ferranté avait peut-être envie de passer à autre chose.

Voilà, la saga fabuleuse de l’amie prodigieuse est close, moi qui fuit les sagas et les pavés à suite qui n’en finissent pas, j’ai fait une très belle rencontre littéraire avec Eléna Ferranté et je relirai cette auteur, probablement ces ouvrages d’avant l’Amie prodigieuse

Et pour finir, un joli portrait de lila…

Bien qu’elle nous ait toujours tous dominés et nous ait imposé à tous une façon d’être, sous peine de son ressentiment et de sa fureur, elle ressentait en elle-même comme un torrent, et tous ses efforts étaient, tout compte fait, destinés à se maîtriser. Quand, malgré ses calculs et ses plans préventifs sur les personnes et sur les choses, le torrent l’emportait, Lila perdait Lila, le chaos devenait l’unique vérité et elle, si active, si courageuse, s’effaçait terrorisée, elle se réduisait à néant.

souvenirs souvenirs

Il fut un temps où Asphodèle animait son atelier des plumes  (atelier d’écriture, rien de graveleux, vous la connaissez…) et il fut ton temps où j’écrivais des petits textes régulièrement…

Souvenirs souvenirs…première diffusion sur Over Blog le 01 mars 2014…il y a 4 ans !

Avertissement au lecteur : Si vous êtes au bord du gouffre, ne lisez pas ce texte. L’auteur décline toute responsabilité et comme c’est dimanche, ne comptez pas sur moi pour appeler les urgences.

Je me suis inspiré de plusieurs chansons dont je cite des morceaux de paroles à travers mes mots à moi

Petite soeur

Pauvre petite sœur démente ! Tu  voudrais partir à l’aventure ?

Où est-il  ce là-bas, ce continent sans rivage, cet océan sans naufrage ? Tu cherches un ailleurs, un lointain chimérique, mais tu oublies qu’il n’y a pas d’ailleurs…tu sais que ta vie, c’est ici !

La  longue distance est un vol :  elle ne fait aucune différence. On  n’abandonne jamais l’asphalte.  Le goudron ne devient jamais  soierie. Même lors du   dernier voyage, le couffin dans le cercueil  sera « made in China ».

Abandonne petite sœur ! On ne recommence pas, on continue seulement. Tu peux toujours  chercher  le dépaysement, rêver d’une  nostalgie heureuse, d’une existence amnésique.

Au mieux, les jours de soleil, l’améthyste aura la couleur  de tes bleus à l’âme.

Accepte ta mélancolie, porte-la comme un fardeau de plumes.

On pète aussi les plombs en partant   à la découverte de l’inconnu. Ta routine est salvatrice, C’est  un puissant antidote   qui soulage ton corps en anesthésiant les neurones qu’il te reste.

Le seul horizon de l’homme  est le rétroviseur de ses blessures et de ses failles. Or tu fais partie des hommes petite soeur. Sache que les miroirs, contrairement à nous, finissent toujours par réfléchir. Inutile de mettre un coup de poing à ton reflet, il ne mérite pas sept ans de malheurs.

Le paradis blanc n’existe  que dans la chanson : le  poète a trop  donné, ses pianos  ont fini par être usés jusqu’à leurs cordes. Les ours polaires crèvent dans l’insouciance générale.

La banquise a fait banqueroute, occise  par les autoroutes.

Vis ton ennui petite soeur , cette  uniformité que tu sais invincible. Tu es seule, comme les autres…

 

Vous trouvez ça triste ? Morbide? Ok j’entends…

Voici un autre pour la route…d’un autre genre disons…

Nasitude.

Devoirs de vacances : vous définirez les contours de l’immortalité selon Aristote et l’enseignement scolastique.

Aristote ??? Harry  s’ tâte !!!

Pour la seconde fois, à 23 ans, Harry a loupé son bac. Pour se consoler, il mate à longueur de journée les jeunes nones fraîchement recrutées lors des offices à la cathédrale. Il espère qu’elles vont un jour se transformer en vampires. Harry se dit avec lassitude et sans trop de  passion qu’il se laisserait volontiers sucer.

Ne soyez pas choqué(e)s, les créatures à cornettes sont des anges et les anges n’ont pas de sexe…mais cela Harry feint de  l’ignorer. Et puis donner son sang ne lui fait pas peur…c’est dans l’oubli de la douleur que l’on peut accéder au repos éternel de l’âme.

Oui mais voilà, la concupiscence est un péché et le péché d’Harry l’a empêché de choper le repech et d’empocher son fichu bac. Je vous le rappelle au cas où la mémoire de votre cerveau vous causerait des trous de lucarne…

Harry tourne en rond, comme tous ceux qui ne rentrent dans aucun cercle.

Moralité : n’est pas Tarzan qui veut,  à trop se tripoter la liane, on finit par se retrouver dans la jungle.

 

En attendant pas Bojanglès mais Ferranté…

Coucou !

Normalement devait paraître aujourd’hui ma chronique sur le tome 4 de l’Amie Prodigieuse d’ Eléna Ferrante. J’ai fait les yeux doux à la libraire pour l’avoir la veille de sa sortie et j’ai donc  commencé à le lire le 17 janvier. Et là, nous sommes le 4 février quand j’écris ces lignes et je n’ai lu que…320 pages en 18 jours.

Voilà, un an que j’attendais ce livre, il est top et ça ne passe pas, enfin au compte goutte…la panne de lecture. Et le pire c’est que j’ai derrière, plein de nouveautés que j’ai vraiment envie de lire !  Bref, suis dégoûté !

Alors en attendant la fin de cette lecture, histoire de parler de livres, j’ai été voir le top 20 des ventes actuelles d’après Datalib, au 5 février 2018.

Je me permets quelques commentaires perfides…

  1. l’Amie prodigieuse 3  (Houla, les droits d’auteurs… c’est loin Panama ?)
  2. l’Amie prodigieuse 4 (punaise, elle va en payer des impôts Eléna…finalement la Suisse…)
  3. Pierre Lemaître : couleurs de l’incendie ( pin pon)
  4. Delphine de Vigan : Les loyautés (il paraît  qu’elle va écrire la fin et la publier dans le tome 2…)
  5. l’Amie prodigieuse 1 ( Et les îles Caïman???)
  6. Jean Dormesson : Et moi je vis toujours (pas vraiment Jean , par contre vos héritiers oui…)
  7. Jean Teulé : Entrez dans la danse (non merci, pas le moral, panne de lecture, temps pourri, mais quand même, je ne suis pas désespéré à ce point ! )
  8. Paul Auster : 4 3 2 1  (0)
  9. Isabelle Carré : Les rêveurs (je trouve rien de mal à dire…j’aime beaucoup cette actrice et je le lirai…)
  10. Au revoir là-haut ( Le film de Dupontel est top !! )
  11. Eric Vuillard : l’Ordre du jour (dommage qu’il soit imprimé, autrement ça faisait un super joli carnet…)
  12. Marguerite Duras : La douleur (rien que  de lire le titre et l’auteur, j’ai envie d’avaler 2 Doliprane)
  13. David Foenkinos : Le Mystère Henry Pick ( Et non pas l’inverse)
  14. Philippe Delerm :Et vous avez eu beau temps (à peu près la même intensité qu’un bulletin météo…très cher  à la page ce genre de livre  )
  15. Romain Gary : La promesse de l’aube ( rien à voir avec l’ Eglise)
  16. l’Amie prodigieuse 2 (Eléna, sinon le Luxembourg ??? )
  17. Alice Zéniter : l’ Art de perdre (la première place du classement peut-être??? )
  18. Roy Arundhati : Le ministère du bonheur suprême  (hein ???)
  19. Olivier Bourdaut : En attendant Bojanglès (j’écrirais bien un autre livre…)
  20.  Olivier Bourdaut :Pactum Salis  (s’il pouvait autant se vendre que le premier…)

Et j’ai repéré aussi dans le classement des 100 meilleures ventes, Gaëlle Josse et Frédérick Beigbeder !

Voilà voilà…allez zou, je retourne lire !!

C’est en janvier…

C’est en janvier qu’est arrivée 2018, l’air de rien, sur un pont à Londres, en regardant un feu d’artifices de loin… I love London !

C’est en janvier que j’ai amassé dans ma PAL plein de livres qui me tentent vraiment, mais que je rencontre des difficultés pour arriver à lire, ce n’est pas une panne de lecture mais pas loin…en 10 jours je n’ai lu que 220 pages du livre d’Eléna Ferrante…

C’est en janvier que Django (alias « erreur de casting » 😀 :D) est arrivé dans mon foyer façon tsunami…

C’est en janvier que j’aurais dû travailler un jour par semaine à mon projet d’écriture sur les Brontë…mais finalement, ce ne fut qu’un jour dans le mois, retard d’allumage !

C’est en janvier que j’ai réservé notre prochaine semaine de vacances en Corse, dans la région du Cap Corse cette fois, il me tarde…

C’est en janvier que j’ai eu des nausées pendant quelques jours, ce qui ne m’arrive jamais d’ordinaire…

C’est en janvier que je n’ai pris aucune résolution pour l’année à venir, comme chaque année d’ailleurs.

C’est en janvier qu’est sorti , un peu en catimini, un nouveau single de Mylène Farmer…vraiment pas terrible à mon goût.

C’est en janvier que j’ai parlé de Trance music sur ce blog, et qu’il y a eu 2 fois plus de commentaires que sur une chronique de livre… 😀

C’est en janvier que je me dis que février aura sa revanche (avec plein de crêpes :D)

Jésus VS Harry Potter

L’autre jour, je suis tombé sur les livres les plus diffusés de tous les temps à travers le monde..j’avais déjà vu ce classement depuis longtemps mais là quelque chose a attiré mon attention.

Voici tout d’abord ce classement!

  • 1 – La Bible (4 milliards d’exemplaires) …
  • 2 – Le Coran (+ de 3 milliards d’exemplaires) …
  • 3 – « Les Citations du Président Mao Tse-Toung » (800 millions d’exemplaires) …
  • 4 – « Don Quijote de la Mancha », Miguel de Cervantes (500 millions d’exemplaires) …
  • 5 – Saga « Harry Potter », JK Rowling (450 millions d’exemplaires)

Donc la Bible est le livre le plus lu dans le monde ??

Pas certain…je suis de la génération Harry Potter et j’aime bien manipuler les chiffres…

La Bible est difficile à dater mais disons que si elle à 20 siècles…pour arrondir, ça veut dire qu’elle s’est vendue ou diffusée à raison de 200 millions d’exemplaires par siècle donc 2 millions par années

Harry Potter a été publié entre 1997 et 2007 pour les 7 romans originaux donc depuis 1997 à aujourd’hui, en gros cela fait 20 ans , cela signifie que le livre s’est diffusé à hauteur de 22 millions d’exemplaires par an ! CQFD !  Harry Potter est bien plus diffusé que la bible !

Bien entendu, vous allez me dire , et dans 5 siècles, est-ce qu’ Harry Potter sera encore connu et présent dans le monde entier ?

Et ben j’ai envie de dire oui…le fait que le sorcier Potter ait plus de popularité que le leader de secte Jésus est un marqueur du changement  des temps et de la societé.

Bon, on ne trouve pas encore des exemplaires d’Harry Potter dans les hôtels anglo-saxons, contrairement à des bibles , mais qui sait un jour futur…

En plus, j’ai envie de dire qu’il y a des points de comparaison entre Potter et Jésus, les deux font des miracles en  quelque sorte, ou du moins de la magie et à leur manière, oeuvrent pour le bien de l’humanité….ou pas, sont de grands mystificateurs !

Quoi qu’il en soit, se méfier des chiffres bruts et dans le match La Bible VS la saga Hary Potter, c’est ce dernier qui l’emporte !

Pour finir, je n’ai lu ni l’un ni l’autre et je n’en ai toujours pas l’intention !

La musique qui me ressemble…

Je ne sais pas vous, mais de mon côté, la musique a toujours fait partie de moi depuis tout gamin et je dirais même qu’elle m’a sauvé quelque part…

Depuis il s’en est passé du temps et des choses, mais la musique est toujours présente et je passe beaucoup de temps avec le Bose sur les oreilles (oui à Noël dernier on m’a offert un casque Bose), je  ne peux pas m’en passer ! j’alterne avec la lecture dont je ne peux pas me passer non plus mais si je devais faire le choix entre les deux, je ne pourrais pas.

La musique est pour moi un anti déprime naturel, voire même un anti-dépresseur naturel qui ne coûte rien à la sécurité sociale…reste à trouver celle qui nous correspond.

J’ai eu diverses périodes mais depuis deux ans environ, je passe la majeure partie de mes évasions musicales à écouter de la Trance. C’est un genre de musique électronique né dans les années 90 en Europe d’une part, dérivée de ce que l’on appelait alors l’Acid house  et en Inde d’autre part, avec le mouvement GOA qui a initié la Trance dite psychédélique.

S’il y en a que ça intéressent, vous pouvez voir l’article de WIKI : ICI

Car c’est cela la musique Trance, un rythme rapide, des mélodies entraînantes  et des arpèges qui montent et descendent sans cesse. Aujourd’hui, la Trance la plus représentée est le mouvement dit Uplifting dont le but le but premier de cette musique est de faire monter au plus haut l’état émotionnel et sentimental de l’auditeur.  Pour cela , des accords de synthé mélancoliques, des breaks sans aucune boite à rythme avec parfois seulement un piano, puis la mélodie et le beat reprennent pour ne plus nous lâcher.

Et c’est pour cela que cette musique est ma musique, je dirais que la Trance est la transcription musicale d’une mélancolie joyeuse…elle me parle. Et j’ai découvert qu’en fait, dans les années 90, tous les morceaux que je qualifiais alors de Dance Music et qui e touchaient, était des morceaux qu’aujourd’hui on considère comme des classiques de la Trance. Comme quoi, je ne le savais pas mais j’étais déjà happé par le mouvement dès sa naissance.

Je vous mets quand même un morceau pour les plus téméraires, mais gentil…c’est à dire que c’est de la Trance mais vocale et arrangée Dance , pour une large audience. C’est l’un des plus gros tubes de 2017 sur la planète Trance.

GarethEmery & Standerwickfeat. HALIENE – Saving Light

Et même un autre morceau, qui est mon coup de coeur 2017 !

Et vous, avez-vous une musique, un style, un artiste qui vous correspond, qui est votre refuge musical ?

Paula HAWKINS – Au fond de l’eau- 2017 – Sonatine – 405 pages – 0.05€ la page

Nous sommes dans un village anglais, Beckford, où coule une rivière, laquelle forme un bassin dans lequel au cours du temps, on a retrouvé des corps de femmes. Certaines se sont peut-être suicidées, d’autres ont peut-être été assassinées.

Alors qu’elle est fâchée avec sa soeur depuis de nombreuses années, Julia apprend que le corps de sa soeur, Nell, vient être retrouvée dans le bassin aux noyées du village de son enfance.  La veille, Nell avait contacté Julia pat téléphone mais cette dernière ne lui avait pas répondu, comme d’habitude. Elle n’a pas d’autre choix que de se confronter à cette disparition et à son enfance dans cet endroit à l’atmosphère noire, tendue, quasi mystique même.

Beckford est donc un endroit bizarre rempli de gens bizarres, avec une histoire bizarre. Et au milieu, il y a une rivière, et c’est cette rivière qui est le plus étrange, parce qu’on a l’impression que de quelque côté qu’on se tourne, quelle que soit la direction vers laquelle on se dirige, on finit toujours par tomber dessus.

Ceux qui me suivent ici régulièrement savent que je ne lis pas de polars…mais j’ai fait une exception pour Au fond de l’eau, car il s’agit du second roman de Paula Hawkins, l’auteur de La fille du train, livre vendu à 12 millions d’exemplaires dans le monde et lu par plus de 20 millions de personnes. Et comme j’avais adoré cette histoire, je me suis rué sur ce second roman .

Et j’ai bien fait, car il s’agit d’un thriller psychologique haletant, parfaitement maîtrisé et addictif dès les premières pages.  Le récit est fait sous la forme classique et très répandue du « choral » et l’auteur donne vie à une galerie de personnages plus ou moins inquiétants.

Ce qui m’a plu également, c’est que Paula Hawkins a créé un univers très féminin, toutes les disparues sont des femmes et les proches de ces disparues également. L’air de rien, il y a dans Au fond de l’eau, une dimension un peu féministe, à savoir une charge (gentille mais récurrente) contre les sociétés patriarcales.

Nickie disait qu’il y avait dans ce village des hommes prêt à vous condamner au premier regard, qu’il y en avait toujours eu. Mais évidemment, les gens fermaient les yeux. Ils n’aimaient pas penser au fait que l’eau de leur rivière était infectée par le sang et la bile de femmes persécutées, de femmes malheureuses : ils la buvaient tous les jours

Le suspens est entretenu jusqu’au bout, même si au final, je trouve la fin du livre moins maîtrisée que dans La fille du train.

Par contre, d’un point de vue de la tension psychologique, je trouve que le degré est encore supérieur dans Au fond de l’eau. Probablement que les lieux décrits par l’auteur sont encore plus flippants que le Londres retranscrit dans La fille du train.

Je ne sais pas quand je relirai un roman apparenté au polar, mais je suis certain de lire le troisième livre de l’anglaise Paula Hawkins lorsqu’il sortira, d’ici quelques années.

Un dernier extrait pour finir…

Et, ce n’est pas grave, le monde est ainsi fait, la rivière est ainsi faite- elle peut fouiller dans le passé et recracher sur la berge ce qu’elle a exhumé, aux yeux de tous. La rivière le peut, mais pas les gens. Pas les femmes. Quand on se met à poser des questions et à placarder des annonces dans les magasins et les pubs, quand on commence à prendre des photos, à entrer en contact avec les journaux et à s’interroger sur les sorcières, les femmes et les âmes perdues, ce n’est pas des réponses que l’on cherche, mais des ennuis.

Putain mais où est le soleil ?

Bon, je vis dans le Sud, mais depuis fin novembre, il fait un temps pourri de chez pourri. Habituellement, au pied des Pyrénées nous avons de longues périodes de soleil en hiver, mais là non et au moment où je rédige cet article, une semaine de plus de pourrie est prévue selon la météo !

Alors, voilà, je vous propose un peu de soleil en photo, de la vitamine D numérique à fixer du regard, en attendant mieux. Une petite pause s’impose et c’est le soleil qui prend la pause.

Voyons ce que nous avons en stock sur l’ordinateur…

Tiens , comme c’est bizarre…la Bretagne, l’Angleterre, Le pays du Mont blanc, la Corse…et il y a même l’ Ariège…

Et vivement les prochaines vacances ce printemps et cet été…rêvons un peu !